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Esclavage et Traites négrières

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Traites négrières. Une colonne d'esclaves en Afrique C’est donc le commerce et la déportation d’esclaves Africains dans d’autres régions du monde. Elles ont existé à plusieurs époques, encore aujourd'hui, dans divers lieux. L'une des plus importantes a eu lieu du XVIe siècle au début du XIXe siècle. Des Européens et Américains achetaient en Afrique des esclaves noirs pour les emmener de force et les revendre sur le continent américain où ils travaillaient dans les plantations du Brésil, des Antilles et des régions au sud de l'Amérique du Nord. C'est une des étapes du commerce triangulaire ou commerce atlantique.

La traite des noirs africains a également existé en direction du monde musulman et méditerranéen. Elle se déroulait à travers le Sahara ou par l'océan Indien et la mer Rouge. La traite transatlantique[modifier | modifier le wikicode] Pourquoi l'organisation de la traite transatlantique ? Déroulement d'une expédition de traite[modifier | modifier le wikicode] Aménagement d'un navire négrier. Traites négrières : la vérité sur l’esclavage des Noirs. L’esclavage des Noirs fut essentiellement l’oeuvre de l’Empire arabe puis de l’Empire ottoman, formations politiques qui dominaient militairement, culturellement et économiquement la région du monde par lesquelles s’effectuaient la traite négrière (traversée du Sahara, de la Méditerranée, de la mer Noire, de la mer Rouge) et les principaux marchés aux esclaves (grandes villes d’Afrique du nord et de la péninsule arabique, puis de Turquie) . Elle a été la plus longue et la plus régulière des trois traites, ce qui explique qu’elle ait globalement été la plus importante en termes de nombre d’individus asservis : 17 millions de Noirs réduits en esclavage par les musulmans sur une période allant du VIIe siècle à 1920.

Marché aux esclaves musulman – miniature d’al-Wâsiti sur le manuscrit des Maqâmât Les mahométans castraient la plupart des jeunes mâles noirs, destinés à la garde de leurs harems, ce qui ne fut pas le cas de la traite atlantique , la seule actuellement médiatisée. Les routes de l'esclavage à travers le Sahara en 1791. La connaissance de l’Afrique A la veille de la Révolution, le tracé des côtes d’Afrique est établi avec précision, notamment dans les zones où se pratique le plus important des commerces, la traite des Noirs, en direction des Antilles et des côtes des Amériques. La région du Niger et du Sénégal où des royaumes moins étendus remplacent les anciens empires est mieux cartographiée, grâce aux données plus précises rapportées par des voyageurs audacieux. La traversée du Sahara qui apparaissait infranchissable aux Européens est encouragée par l’African Association de Londres. Plusieurs récits de voyageurs et des cartes plus précises témoignent du désir de pénétrer à l’intérieur du continent, à la fin des années 1780, même si leur publication n’est effective qu’après la Révolution.

Ces nouvelles avancées dans la découverte du Sahara n’ont pas échappé à l’homme des Lumières qu’est Jean Benjamin de Laborde (1734-1794). La carte Les routes suivies par les marchands d’esclaves « M. La traite négrière rochelaise au XVIIIe siècle | Les Expositions Virtuelles de Fort Boyard. Plus nombreux sur un navire négrier que sur les navires marchands, l’équipage dont les marins sont plus là par défaut que par choix, n’est pas toujours de qualité.

Dans son journal, Claude-Vincent Polony avoue à son capitaine qu’à bord de La Reine de Podor, certains marins lui causent bien du souci : « soyez sans inquiétude à l’égard de nos captifs. Je le regrette, nos Blancs me donnent plus de peine à contenir ». La promiscuité - les plus gros négriers comptaient plus de 100 marins -, les risques, la durée du voyage, le climat, l’eau croupie et la mauvaise nourriture sont le lot quotidien d’un équipage qui n’hésite pas à déserter aux rares escales ou à l’arrivée aux Antilles. Les armateurs rochelais ont été accusés de retenir la solde des déserteurs, ou celle des marins qui ont fait naufrage, au détriment des familles, ce contre quoi le député rochelais à l’Assemblée nationale, Samuel de Missy s’est battu. Commerce_triangulaire. La traite atlantique au XVIII° siècle.

Traite négrière transsaharienne. Les traites négrières et l'esclavage au 18ème siècle au travers du voyage du Marie-Caroline d'après F. Bourgeon. by Nicolas Cordray on Prezi. C'est pas sorcier -CANNE A SUCRE. Mémorial de l’abolition de l’esclavage. ILE DE GOREE - SENEGAL - ESCLAVAGE - TRAITES NEGRIERES - Esclaves Afrique - Voyages. Sénat Junior - L'esclavage. Un esclave est une personne qui n’est pas libre car elle appartient, comme un objet, à une autre personne. Elle doit lui obéir en toutes circonstances et travailler pour elle sans être payée. Apparu dans l’antiquité, l’esclavage est largement répandu dans la Grèce antique ou au sein de l’Empire Romain. On estime par exemple qu’au IVeme siècle avant Jésus-Christ à Athènes, le nombre d'esclaves s'élevait à 250 000, soit près d’un habitant sur deux. L’esclavage a aussi été largement présent dans le monde arabe ou encore en Chine.

À partir du XVIe siècle, avec le développement des colonies, les Européens mettent en place un véritable système organisé de réduction en esclavage de population entière. Un certain nombre de pays européens, parmi lesquels la France, échangeaient des produits manufacturés (toiles, armes...) contre des hommes et des femmes en Afrique, pour aller les revendre comme esclaves aux Antilles et aux Amériques. Bordeaux, la difficile mémoire de l'esclavage. Un mascaron représentant le visage d’une africaine sur une façade à Bordeaux (Wikipedia) Samedi 10 mai, une cérémonie commémorative de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, se tient à Bordeaux, conformément à la loi Taubira.

Deuxième port négrier de France, la ville a mis du temps à s’interroger sur ses responsabilités. Son passé ne passe pas tout à fait, et soulève encore des polémiques politiques et universitaires. La commémoration de l’abolition de l’esclave a un goût spécial à Bordeaux. Tout d’abord parce que la capitale girondine et l’esclavage ont un indéniable passé commun. Comme l’écrit l’historien Eric Saugera dans son livre référence, Bordeaux, port négrier : « On pourrait le résumer en une phrase. Chemins d’esclaves Une conférence-colloque intitulée « Chemins d’esclaves » se tiendra ce samedi 10 mai à la bibliothèque Mériadeck.

D’ailleurs Karfa Diallo, le président de la Fondation du mémorial de la Traite des Noirs, n’en démord pas : Le chemin de la reconnaissance. Les esclaves oubliés de Tromelin. Le 31 juillet 1761, l’Utile, un navire de la Compagnie des Indes Orientales, transportant des esclaves destinés à être vendus sur l’Ile de France (actuelle Ile Maurice) s’échoue sur l’Ile de Sable Tromelin. Parmi les survivants, on compte une centaine de marins français et quatre-vingt-huit esclaves malgaches. En deux mois, les Français construisent une embarcation de fortune et regagnent Madagascar, laissant les malheureux esclaves sur l’Ile en promettant de venir bientôt les rechercher. Promesse qui ne fut jamais tenue. Ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que le chevalier de Tromelin accoste sur l’Ile et recueille les survivants : sept femmes et un bébé de 8 mois.

Deux siècles et demi plus tard, au terme d'une longue enquête historique mené par Max Guérout, une mission archéologique débarque sur l'ile Tromelin pour retrouver les traces des esclaves oubliés. Une enquête archéologique haletante qui révèle une inédite et bouleversante histoire.