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Réflexions sur le travail

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Doxa #7 - Le travail. La France est malade du travail. « Valeur travail », « Moi j’aime l’entreprise », « l’entreprise doit être protégée », comme un virus se répandant insidieusement dans un organisme pour l’affecter, la notion de culture du travail/d’entreprise distille son poison depuis des années. Si vous pensez que j’exagère, rappelez-vous les récents mots de Mr Rebsamen à propos du travail le dimanche : « Le contrat de travail n’impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié: il est signé par deux personnes libres qui s’engagent mutuellement. » Tiens donc ?

Pas toujours une subordination ? Pourtant selon la jurisprudence : « Il ne peut y avoir contrat de travail qu’à la réunion de ces 3 critères : – Le lien de subordination – La prestation de travail – La rémunération. » La loi ne s’appliquerait donc pas le dimanche ? Mais d’abord, parlons travail. . « Je préfère le sourire de la caissière à une froide machine. » « Tu finiras caissière. » M’a-t-on dit. Mais que se passe-t-il lorsque l’on refuse ce système ?

KarlS. Le Salaire à Vie (Bernard Friot) Seize Allemands ont perçu un revenu de base financé par le crowdfunding. La plateforme «Mein Grundeinkommen» a décidé de mettre en place le revenu universel qu’elle défend grâce au financement participatif. Mille euros par mois pendant un an, sans aucune contrepartie. C'est le cadeau qu'a fait une initiative citoyenne basée à Berlin à une quinzaine de personnes résidant en Allemagne. Fondée en 2014, la plateforme «Mein Grundeinkommen» (en français, «mon revenu universel») défend l'instauration d'un revenu inconditionnel d'existence, soit le versement d'un revenu à tous les citoyens sans conditions de ressources et sans obligation de travailler. Plutôt que de prêcher dans le désert face à une majorité politique conservatrice pour qui il reste aujourd'hui inconcevable de déconnecter la notion de revenu de la valeur travail, cette initiative citoyenne a décidé de passer à l'action en proposant elle-même ce revenu de base à quelques volontaires grâce au crowdfunding.

Pas plus heureux mais «plus tranquilles» Partagez cet article. Antonio Casilli : «Poster sur Facebook, c’est travailler. Comment nous rémunérer ?» Et si chacun de nos tweets, posts, commentaires ou contributions en ligne était en fait assimilable à un travail qui ne dit pas son nom ? Et si chaque internaute était une petite main au service des Google, Amazon et autres Facebook ?

C’est le postulat du sociologue Antonio Casilli, qui vient de publier Qu’est-ce que le Digital Labor ? (INA Editions) avec Dominique Cardon. Pour ce spécialiste italien des impacts sociaux d’Internet, notre présence en ligne produit de la donnée et, par conséquent, de la valeur : une valeur intégralement captée par les géants du numérique. Sur le Net, sommes-nous tous des travailleurs numériques qui nous ignorons… Nous avons tendance à concevoir les internautes comme les consommateurs des plateformes numériques. Vous parlez à ce propos de «digital labor», comment définiriez-vous précisément cette notion ? Si le digital labor ne dit pas son nom, comment parler de travail ? Il y a trois critères qui permettent de parler de travail. Qu’entendez-vous par là ? Collection Particulière : A toi, demain - - Fiction France Culture. Le goût des autres : Documentaire francophone en partenariat avec la RTBF dans le cadre de l’UER Réalisation & prise de son : Eric Smeesters Montage : Hervé Brindel, Luc Plantier Stagiaire montage : Marianne Amaré Mixage : Laszlo Umbreit A toi, demain © Eric Smeesters Un père conduit sa fille à l’école.

Elle lui demande si on peut ne pas travailler. Il décide de suivre sa question, de la soumettre à l’entourage en commençant par son institutrice. Peu à peu, de l’éducateur à la conductrice du tram qu’elle prend tous les matins en passant par les voisins, la question évolue. Le père, lui, fait le lien, interroge et s’interroge. . « En amont… » Un matin de 2012, me voilà subitement privé de ce qui, dans les faits, constitue une part de mon salaire de réalisateur, en l’occurrence le chômage d’artiste, le « statut d’artiste » comme on dit en Belgique. Comme tant d’autres dans le métier, je vivais quotidiennement la distinction entre le travail et l’emploi…sans vraiment la comprendre.

Heureux sans travailler. Tout non-travail mérite salaire. Un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties ? L’idée n’est pas neuve. Elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés contemporaines frappées par un sous-emploi permanent, elle fait son grand retour. Un peu partout en Europe, et sous diverses appellations (allocation universelle, revenu d’existence, revenu social garanti…), des pays se disent prêts à expérimenter un nouveau pacte social, dont l’une des premières étapes serait celle d’un revenu de base. En Espagne, Podemos (gauche radicale) l’a inscrit sur la plateforme de son programme électoral.

Le revenu de base est, selon ses promoteurs, bien plus qu’une assistance sociale. L’argumentaire de Paine est fondé sur une critique de la propriété foncière. Vers la fin du capitalisme Plus de deux siècles plus tard, l’idée navigue entre les courants de pensée et traverse allégrement les frontières idéologiques et géopolitiques. «Les Retardateurs», plage de Saint-Nazaire. L’emploi salarié se raréfie. Le refus du travail - L’orda d’oro. Cet extrait de La horde d’or, la grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle, Italie 1968-1977 [1] a été publié ici à un moment où, une fois de plus, on prétendait nous mobiliser pour la compétitivité de l’économie, le succès de l’entreprise France (cf. le « pacte de responsabilité », et la convention anti-chômeurs qui en découlait...). Il semblait utile de rappeler que la glorification du travail et de l’économie n’a rien d’une évidence, de rappeler l’existence de ce « point de vue ouvrier » qui refuse égoïstement l’« intérêt général » capitaliste.

Le refus du travail L’expression « refus du travail » renvoie à deux significations distinctes, deux orientations théoriques et pratiques sur lesquelles nous devons à présent nous attarder. Le refus du travail c’est à la fois : b) une conscience diffuse assortie d’un comportement social antiproductif, qui participe de la défense de la liberté et du bien-être de chacun. Marcel Duchamp et le refus du travail. Marcel Duchamp et le refus du travail A une époque où le néo-libéralisme exige de chacun qu’il se fasse « entrepreneur de lui-même » et « capital humain », l’artiste sert de modèle à de nouveaux modes d’asservissement, fondés sur le contrôle, l’auto-exploitation, la course en avant productive, la soumission aux règles du marché.

Pour rompre avec cette logique, Maurizio Lazzarato propose de se souvenir de Marcel Duchamp qui prônait le non-mouvement et l’action paresseuse. Marx avait dit que les révolutions sont la locomotive de l’histoire mondiale. Mais peut-être les choses se présentent-elles tout autrement. . « John Cage se vante d’avoir introduit le silence dans la musique, moi je me targue d’avoir célébré la paresse dans les arts » dit quelque part Marcel Duchamp. L’anthropologie du refus ouvrier reste de toute façon une anthropologie du travail, la subjectivation de la classe est toujours une subjectivation des « producteurs », des « travailleurs ». 1. 2. Maurizio Lazzarato. Revenu garanti, « la première vision positive du XXIe siècle » Susanne Wiest, Enno Schmidt et Daniel Häni Après avoir vécu douze ans dans une roulotte de cirque, pour être libre et pour économiser un loyer, Susanne Wiest s’est installée à Greifswald, dans le nord de l’Allemagne.

Elle travaille comme maman de jour, sans gagner suffisamment pour joindre les deux bouts : elle doit accepter l’aide de ses parents. Une réforme fiscale, qui l’appauvrit en intégrant les allocations de ses enfants à son revenu imposable, augmente encore son exaspération et son sentiment d’absurdité. Et puis, un jour, elle tombe sur une carte postale. Une carte postale dorée, avec, en lettres blanches, cette simple question : « Quel travail feriez-vous si votre revenu était assuré ? » L’audition de Susanne Wiest au Bundestag, le 8 novembre 2010 En décembre 2008, usant d’un droit accordé depuis 2005 à tout citoyen allemand, elle lance une pétition en ligne demandant au Bundestag de se pencher sur la question du revenu de base. 1. Marie-Paule Perrin et Oliver Seeger Un jardin ? Simple, juste et efficace : le revenu de base pour tous | Chez Karima Delli, écolo joyeuse. Oui, c’est la crise, en France comme en Europe.

Les derniers chiffres disponibles nous disent que plus de 26 millions de personnes sont en recherche d’emploi, soit 10,9 % des actifs européens. Les jeunes sont encore plus touchés avec un taux de chômage moyen de 24 %, qui atteint même 55 % en Espagne et en Grèce ! Ce sont des niveaux jamais vus depuis très longtemps. Parmi les européens qui ont encore un emploi, 30 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Cette pauvreté prend désormais de nouveaux visages, puisque les familles, les personnes âgées, les parents isolés en deviennent les nouvelles victimes.

L’épuisement de la croissance et la concentration des profits dans les mains de quelques-uns impose un changement de paradigme. . … C’est simple. En passant d’une foule d’aides sociales conditionnelles, à une aide universelle, finis les maux de tête, aux oubliettes la bureaucratie et les effets de seuil qui dépriment les « classes moyennes » ! … C’est juste. … C’est efficace. L’Europe compte près de 250 000 citoyens favorables à un revenu de base garanti à vie. Doit-on perdre sa vie à la gagner ? Peut-on croire encore à un système qui accroît les inégalités ? Le meilleur des gestes anti-système ne consisterait-il pas à signer l’Initiative Citoyenne Européenne qui défend la création d’un Revenu de Base Inconditionnel ? Réponse avec Stanislas Jourdan, à l’origine de cette initiative et coordinateur du Mouvement français pour un revenu de base. Qu’est-ce qu’un revenu de base ? Image : extrait de la BD réalisée par Hélène Pouille avec le style de Pénélope Bagieu C’est une idée très simple qui consiste à donner à tous les citoyens, de la naissance à la mort, un revenu sans conditions ni contrepartie.

Précisons tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un revenu unique pour tous ! En pratique, il existe de nombreux modèles différents de revenu de base, avec différents montants et différents mécanismes pour le financer, et différentes justifications théoriques. D’où vient l’idée ? De loin ! Comment le mettre en place ? A contre-emploi (2/2) | Le blog d'une gentille. Pour ceux qui n’étaient pas là la dernière fois, en spoiler se trouve la partie 1 de la note.

Bonne lecture La note "A contre-emploi 1 & 2" est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International. Fiou. Pas facile. Pas facile parce qu’il y a toujours cette petite fatalité qui vient te souffler à l’oreille « mais pourquoi tu t’indignes ? C’est comme ça, c’est tout » et en même temps la rage au ventre d’un monde si injuste. Sur ce, quelques liens qui parleront sans doute davantage aux convaincus comme aux sceptiques. Réduction du temps de travail (Wikipédia) • Salaire à vie (Wikipédia) • Salaire à vie : l’emploi est mort, vive le salariat ! Et puis aussi Solange te parle (Qu’est-ce que la vie ?) Et surement des tas d’autres choses que je suis prête à ajouter à la suite. A contre-emploi 1/2 | Le blog d'une gentille. /! \ La suite ici ! J’aurais voulu trouver meilleure occasion de poster cette note que je n’aurais pas pu ! Entre la rentrée et ceci : « Rebsamen demande au Pôle emploi de « renforcer les contrôles » je crois qu’on tombe juste.

Pour info, juste comme ça, quelques liens sur le même thème : Seb Musset nous parle de ces salauds de chômeurs (et des salariés aussi) ! Le burn-out étudiant sur MadmoiZelleLe burn-out « tout court » sur MadmoiZelle également Il y a plein d’autres liens à vous poster mais… ça attendra la suite sinon je vais vous spoiler. Libérons-nous de l'emploi ! - Le blog d'Emmanuelle. Je ne veux pas être demandeuse d'emploi. Je ne suis pas un objet, qui aurait un emploi, et en dehors de ça, aucune utilité, aucun intérêt, aucune légitimité. Je sais que j'ai été éduquée pour cela, à l'école, pendant des années. Pas pour m'émanciper, oh non, pour être employée. A quoi ça rime tout ça ? Paraît qu’il y a de plus en plus de jeunes qui veulent pas y aller. Pourtant faudrait y aller, et avec le sourire s’il vous plait. Je serai dans la rue le 5 mai, parce qu’il n’y a rien de plus important que de se retrouver, ensemble, pour se porter.

Je voudrais faire l’éloge de la fuite. Edit le 3 mai 2013 : En relisant la fin de mon article, je me rends compte qu'on pourrait croire que j'incite à ne pas lutter. LE SALAIRE DE LA PEUR.