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Écologie/Alternatives

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Défendre le vivant ou défendre la civilisation ? À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux) Le 21 février 2017, le site web Reporterre a publié une tribune qu’Hervé Kempf (le fondateur du site, ancien journaliste du Monde) m’avait proposé d’écrire, qui traitait de la promotion et du développement des énergies soi-disant « renouvelables ».

Défendre le vivant ou défendre la civilisation ? À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux)

J’y présentais, en 6 points principaux, et plus ou moins détaillés — en une version largement tronquée, d’environ 5000 signes, ainsi qu’ils l’exigeaient, tandis que la version complète était publiée sur notre site — en quoi leur déploiement pose problème, et ne résout pas la crise écologique qu’il contribue à aggraver.

Cyril Dion, fondateur des Colibris, et réalisateur du film documentaire « Demain », était censé me répondre dans une tribune publiée le lendemain. Malheureusement, son texte ne répondait pas au mien, ni aux 6 points que je soulevais — à l’exception d’un seul, loin d’être le plus important. Décevant mais pas étonnant. Monsanto, l’éternel coupable. Pour fonctionner auprès des esprits impressionnables, une religion a besoin de quelques principes de bases immuables : l’apport de réponses à toutes les questions philosophiques importantes (qui suis-je, pourquoi suis-je là, pourquoi est-il impossible de trouver un plombier le dimanche ?)

Monsanto, l’éternel coupable

, la description d’un but généralement plus grand que l’individu qui vise à le transcender et lui amener la rédemption pour toutes ses fautes, réelles ou imaginaires, et la désignation du mal, de ce qu’il ne faut pas faire, de la faute ou de l’ennemi ultime qu’il s’agira de combattre. Dans la religion écologiste, les réponses sont fournies par la Nature qui Sait Pourquoi Les Plombiers Sont Introuvables Le Dimanche connaît et attribue un rôle à chacun, la purification transcendantogène passe par une syntonisation parfaite avec Gaïa, et l’ennemi numéro un est évidemment celui qui veut s’affranchir des limites imposées par l’univers. Dans ce triptyque, Monsanto joue bien évidemment le rôle de cet ennemi. Biomimétisme. Cette ferme urbaine unique est menacée de destruction par les pouvoirs publics. Au Cameroun, on fabrique des pavés « écolos » à partir de déchets plastiques. A partir d’emballages et de bouteilles récupérées dans les poubelles de Yaoundé, un laboratoire réalise des pavés trois fois plus résistants que les autres en ciment. « La première fois que mes amis m’ont vu fouiller dans une poubelle, ils ont cru que je devenais fou, se souvient hilare, Robert Tedonfo.

Au Cameroun, on fabrique des pavés « écolos » à partir de déchets plastiques

Ils ont couru avertir ma tante qui est venue, pagne noué aux hanches, vérifier de ses propres yeux. » Patiemment, le jeune homme âgé de 26 ans, tente alors de lui expliquer ce qu’il fait : collecter des emballages et des bouteilles plastiques dans les poubelles de Yaoundé, capitale du Cameroun, pour en faire des pavés « écolos », utiles pour la construction de routes et de maisons. « Je l’ai même invitée à venir au laboratoire lui prouver que je n’étais pas entrer dans une secte comme elle le pensait », poursuit Robert, casquette vissée sur la tête et gants jaunes usés enfilés aux doigts. Moins de 61 microns. Les pesticides tueurs d’abeilles triplent la mortalité des insectes.

Une étude publiée par « Nature », menée au Royaume-Uni pendant dix-huit ans, illustre de façon incontestable la relation entre insecticides néonicotinoïdes et déclin des butineurs.

Les pesticides tueurs d’abeilles triplent la mortalité des insectes

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes, les plus efficaces jamais synthétisés, tuent massivement abeilles et bourdons. Il n’y a plus désormais que les firmes agrochimiques pour le nier. Ou du moins pour sous-évaluer le rôle de ces pesticides dans le déclin catastrophique des colonies d’insectes butineurs.