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ATTENTATS FRANCE 2015

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Après les attentats de Paris, une modératrice de sites de presse en ligne raconte le déferlement de messages haineux. Les victimes des attentats du 13 novembre seraient « des bobos parisiens multiculturalistes qui l’ont bien cherché » ; des photos montages qui font croire à des scènes de liesse en banlieue parisienne ; des appels à interdire l’islam ou à donner le pouvoir à l’armée... Ce n’est qu’un échantillon des milliers de réactions et commentaires postés dans les forums des journaux en ligne ou les réseaux sociaux, après les attentats de Paris, nous raconte Valérie, une modératrice de ces forums.

Elle témoigne d’un déferlement de propos haineux, de jugements à l’emporte-pièce, à l’heure des réactions instantanées, où chacun veut commenter à tout prix. Lorsque j’ai été avertie des attentats de ce vendredi 13 novembre, je suis arrivée en soutien et support des modérateurs déjà présents. Je suis modératrice pour des sites de presse en ligne depuis plus de dix ans. J’ai vu passer des élections présidentielles, des faits-divers sordides, des lois qui ont déchaîné les passions. Sommes-nous en guerre ? Lundi après-midi à Versailles, devant le Parlement réuni en congrès, le Président, solennel, n’a eu aucune hésitation : «La France est en guerre.

Les actes commis vendredi soir à Paris et près du Stade de France sont des actes de guerre. Ils sont le fait d’une armée jihadiste qui nous combat parce que la France est un pays de liberté, parce que la France est la patrie des droits de l’homme.» Au moins 129 morts, 352 blessés, des blessures à l’arme lourde, l’état d’urgence prolongé durant trois mois, le congrès lundi à Versailles, les bombes françaises larguées dimanche soir à Raqqa, fief du groupe terroriste ayant revendiqué les attentats de Paris vendredi : à première vue, le tableau semble sans équivoque, donnant raison à François Hollande.

Dès samedi soir, Manuel Valls sur TF1 affiche la même certitude. Un terme ambigu A travers sa polysémie, le mot est lui-même un piège. Confusion des registres En fait, c’est la nature même de la guerre qui a changé depuis 1945 ainsi que ses règles. Sommes-nous en guerre ? Qu’est-ce que l’état de guerre ? Le premier ministre a assuré que la France était « en guerre ». Mais la définition de ce terme est loin d’être simple, selon les textes officiels.

Explication. Invité sur le plateau de TF1, samedi 14 novembre, le premier ministre Manuel Valls a affirmé : « Ce que je veux dire aux Français, c’est que nous sommes en guerre. Le président de la République l’a dit avec force ce matin : “Oui, nous sommes en guerre.” Nous faisons face à un acte de guerre organisé méthodiquement par une armée terroriste djihadiste. […] Parce que nous sommes en guerre, nous prenons des mesures exceptionnelles. » Un terme rarement utilisé Souvent employé ces derniers jours par de nombreuses personnalités politiques, le terme de « guerre » n’est que rarement utilisé en droit international. D’autres termes juridiques, aux contours plus flous, sont employés plus souvent, notamment celui de « conflit armé ». Les émeutes et les actes isolés ou sporadiques de violence ne sont pas des conflits armés. Que dit l’ONU ?

L’ère de la guerre. «Le terrorisme ne détruira pas la République parce que c’est la République qui le détruira.» C’est la promesse - martiale et républicaine - que François Hollande a faite lundi devant le Parlement, réuni en Congrès à Versailles, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis. Il a déroulé un nouvel arsenal législatif et sécuritaire ainsi qu’un agenda international qui rappellent la réaction des Etats-Unis juste après le 11 Septembre. «La France est en guerre» et sera «impitoyable», a martelé le Président, au fil d’un discours où il a coupé l’herbe sous le pied de la droite tout en préservant une partie de sa gauche dans l’espoir de faire vivre une union nationale déjà bien mal en point.

«Légitime défense» Après les attaques contre Charlie et l’Hyper Cacher en janvier, le gouvernement avait panaché sa riposte judiciaire et policière de petites mesures sur l’éducation ou la laïcité. Éviter les amalgames Laure Bretton. Ressources - Déconstruire la désinformation et les théories conspirationnistes. L'apport de l'Education aux médias et à l'information (EMI) et de l'esprit critique L’éducation aux médias et à l’information met l’accent sur la capacité des élèves à analyser l’information et la source dont elle émane. Le programme pour le cycle 4 cite comme première compétence de l’EMI « Une connaissance critique de l’environnement informationnel et documentaire du XXIème siècle. » Outils pour l'école, le collège et le lycée Dans le premier degré Pour le premier degré, la vidéo Vinz et Lou « La vérité ne sort pas toujours de la bouche d'internet » permet, sans traiter directement de la rumeur, de lancer le débat avec les élèves sur la manière dont ils vérifient les faits et croisent les informations.

Toujours dans le premier degré, le site de l'IEN de Cluses (académie de Grenoble) met en ligne le travail de Rose-Marie Farinella qui fait passer à ses élèves un diplôme d'apprenti hoaxbuster à travers une séquence du 8 séances. Pour le collège et le lycée Réagir face aux théories du complot.

Attentats du 13 novembre à Paris

Séquences Charlie. Charlie et l'éthique de l'info ds les médias. Phosphore Islam halte confusions.