background preloader

EPISTEMOLOGIE ET NOUVEAUX COURANTS HISTORIQUES

Facebook Twitter

Y a-t-il une expérience directe de l'histoire ? La chute du mur de Berlin et le 11 septembre 2001. « Expérience et Histoire », voilà le titre d’un grand projet qui cherche à exposer une nouvelle approche de la philosophie et de l’histoire.

Y a-t-il une expérience directe de l'histoire ? La chute du mur de Berlin et le 11 septembre 2001

Je débuterai en expliquant pourquoi, selon moi, une telle approche est nécessaire. Depuis des dizaines d’années, les réflexions des philosophes sur l’histoire sont dominées par deux thèmes : la représentation et la mémoire. Ces deux thèmes ont révélé d’importants aspects de l’histoire, mais ils ont également soulevé certains problèmes. Aussi différentes soient-elles l’une de l’autre, ces deux approches ont une chose en commun : supposant que l’histoire s’intéresse au passé, elles partent du postulat qu’il y aurait un écart entre nous et le passé, entre le présent que nous habitons et le passé vers lequel nous nous tournons quand nous faisons de l’histoire. Nous allons examiner brièvement ces deux thèmes tour à tour. Pour les philosophes du XXe siècle, la représentation est d’abord linguistique. Pas du tout, affirme Danto. L’assassin volant et les leçons de l’Histoire. Devant la polémique qui se développe autour du jeu d’Ubisoft, Assassin’s Creed, situé pendant la Révolution française, il me paraît souhaitable de proposer une rapide réflexion, à partir de ma relation personnelle avec ce jeu.

L’assassin volant et les leçons de l’Histoire

J’ai été impliqué comme conseiller scientifique de ce jeu, ayant eu à donner un avis sur le scénario comme sur la réalisation technique d’une phase. Je n’ai joué pour autant qu’un rôle secondaire dans l’entreprise, n’ayant jamais eu ni l’intention ni la possibilité de prendre des décisions. Alors que quelques bandes annonces ont apparemment suffi à enflammer le web, ma connaissance du scénario m’incite à proposer une sorte de vade mecum pour éviter d’inutiles malentendus. L’assassin était à tous les étages Commençons par rappeler que cet épisode succède à un jeu qui se déroulait au temps de la piraterie, qui suivait lui-même un jeu se déroulant dans la Florence de Savonarole.

Sans aucun jugement, ce parti pris n’a aucune originalité. La violence en son miroir. Lorant Deutsch et les deux universitaires. La métaphore choisie par Benoit Vaillot était, certes, un peu triviale, mais elle a l’intérêt de bien mettre en avant ce qu’est l’histoire « à la Lorant Deutsch », un sous-produit industriel.

Lorant Deutsch et les deux universitaires

Comme je l’expliquais dans mon dernier billet, les articles de ce blog se font peu à peu plus espacés les uns des autres. Cela ne revient pas à affirmer que je me désintéresse grandement des dernières actualités concernant les usages publics de l’histoire ainsi que des différents acteurs qui s’agitent. Dans les brouillons de ce blog et dans mon esprit, des opinions concernant les prises de position d’Eric Anceau, certaines des questions mises au programme des concours de l’enseignement ou encore au sujet des récentes commémorations du premier conflit mondial, dorment, n’attendant qu’une plus grande amplitude horaire pour être écrits. J'aime : J'aime chargement… Comment se construit la mémoire collective ? 6 juin 2014.

Comment se construit la mémoire collective ?

À l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement, le président, François Hollande, évoque pour la première fois dans un discours officiel le sort des 20 000 civils tués par les bombardements alliés sur la Basse-Normandie en juin et juillet 1944. Un fait marquant de la Seconde Guerre mondiale, qui a touché des milliers de familles françaises, et dont notre mémoire collective ignore tout… Qui, hors du territoire normand, en a jamais entendu parler ? Quel film de cinéma évoque ces tragiques événements ? Des ruptures dans la transmission Nul complot derrière cette omission. Au filtre de cette mémoire ne sont retenus que les événements perçus comme structurants dans la construction de notre identité collective. « Les événements traumatiques pour la collectivité tendent à subir le même sort que les événements traumatiques pour l’individu : la mémoire les édulcore, voire les gomme totalement », insiste Francis Eustache. 70e anniversaire du Débarquement à Arromanches.

À suivre : En avons-nous fini avec l’histoire des mentalités ? 1 G.

En avons-nous fini avec l’histoire des mentalités ?

E. R. Lloyd, Pour en finir avec les mentalités, trad. Franz Regnot, Paris, La Découverte/ Poche (...) 2 Ainsi, c’est la mobilisation de cette référence qui permet à Paul Ricœur d’affirmer la nécessité d (...) 1L’histoire des mentalités désigne, de façon très générale, l’histoire des formes de pensées, de croyances et de sentiments spécifiques à chaque époque, en tant qu’elles constituent ensemble une appréhension du monde dotée d’une certaine cohérence. 2Nous montrerons, dans un premier temps, que la confusion des discours portant sur l’histoire des mentalités s’explique notamment par l’occultation de la différence entre deux héritages théoriques incompatibles, celui de Lucien Febvre et celui de Marc Bloch. 3 J.

ETUDES POSTCOLONIALES

HISTOIRE GLOBALE. Méthodologie de la recherche et historiographie en master Histoire. CVUH. Réseau historiographie et épistémologie de l’histoire. Epreuve sur dossier de CAPES.