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Réguler les marchés financiers et les banques

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A contre courant, Donald Trump a signé ses premiers décrets de dérégulation de l'économie. Fidèle à sa promesse de déréguler l’économie américaine, Donald Trump a signé ce vendredi deux directives sonnant la fin de la réglementation financière élaborée après la crise financière de 2008.

A contre courant, Donald Trump a signé ses premiers décrets de dérégulation de l'économie

Le président américain a paraphé un décret ordonnant un réexamen de l’ensemble des lois financières «Dodd-Frank» promulgué en 2010 par Barack Obama. Ces mesures étaient dans le collimateur à la fois des républicains et du secteur financier qui les dénonçaient comme un carcan, nuisibles tant pour les banques que pour les consommateurs. A lire aussi Etats-Unis. In Goldman Sachs we trust. Donald Trump engage la démolition de la régulation financière. CAC 40 : augmentation record des dividendes en 2016 avec 56 milliards d'euros. Les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions en 2016.

CAC 40 : augmentation record des dividendes en 2016 avec 56 milliards d'euros

Un niveau record depuis la crise financière de 2008 [1]. Ce sont 13 milliards de plus qui ont été versés aux actionnaires comparé à 2015 (43 milliards d’euros). En moyenne, les grandes entreprises françaises ont ainsi redistribué 57 % de de leurs bénéfices aux actionnaires, contre 51 % en 2015. CAC 40 : inquiétude autour de dividendes records en 2016. 55,7 milliards d’euros.

CAC 40 : inquiétude autour de dividendes records en 2016

C’est le montant que se sont partagés les actionnaires du CAC40 en 2016 au titre des dividendes. Le record, qui date de 2007 avant l’explosion de la crise financière, est de 57,1 milliards. Ces mêmes actionnaires s’étaient partagé 43 milliards d’euros l’an dernier. Les marchés financiers entre folie et aveuglement. Début 2016, les marchés étaient extrêmement pessimistes.

Les marchés financiers entre folie et aveuglement

Un an plus tard, après le Brexit et Trump, ils croient au meilleur. Sont-ils fous ? Vieux routier des marchés financiers, Paul Jackson, est l’un de ceux qui résument le mieux l’année 2016 écoulée. Le stratégiste de Source, une société d’instruments financiers basée à Londres, constate avec un sain scepticisme l’étrange retournement des marchés. « Leur humeur est passée de la peur de la récession (début 2016) à l’espoir d’une période faste (fin 2016). » L’année avait effectivement commencé avec des prédictions anxiogènes.

Pourtant, l’année aurait difficilement pu être pire politiquement : le Brexit a été voté, portant un coup violent au projet européen ; Donald Trump a été élu président des Etats-Unis, à la suite d’une campagne basée sur le rejet des étrangers et l’agression verbale ; en France, l’attentat de Nice a marqué la poursuite des attaques terroristes. Les banques françaises accros aux paradis fiscaux. Une directive européenne votée en 2013 impose aux banques de la zone de fournir, de manière publique, dans chaque pays d’implantation, une comptabilité pays par pays : chiffre d’affaires, effectifs, profits réalisés et impôts payés.

Les banques françaises accros aux paradis fiscaux

Les ONG Oxfam, le CCFD Terre Solidaire et le Secours catholique-Caritas ont analysé ces données qui permettent d’avoir une idée précise de la présence des banques françaises dans les paradis fiscaux. Et c’est édifiant ! En 2014, un tiers des profits internationaux des banques françaises était logé dans les paradis fiscaux pour un total, déclaré, de 5 milliards d’euros. UBS, HSBC, Luxembourg, Panama papers ...une décennie de scandales financiers. Les « Panama papers » révélés par Le Monde et ses partenaires internationaux sont le dernier en date d’une longue série de scandales financiers, qui ont chacun levé à leur façon une partie du voile sur le monde opaque des paradis fiscaux, de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent. 1.

UBS, HSBC, Luxembourg, Panama papers ...une décennie de scandales financiers

Le scandale UBS (2008) Les Etats-Unis envisagent de séparer à nouveau banques de dépôt et banques d’affaires. L’idée de séparer les activités de banque de dépôt et de banque d’investissement est un véritable serpent de mer.

Les Etats-Unis envisagent de séparer à nouveau banques de dépôt et banques d’affaires

La mesure avait été promise par un certain nombre de gouvernements afin de tirer les leçons de la crise financière. L’objectif : rendre étanches les deux métiers afin de sécuriser l’argent des épargnants, qui, lors du cataclysme de 2008, avait été inconsidérément exposé à la spéculation et à la prise de risque des établissements financiers. Mais, une décennie plus tard, on ne voit toujours rien venir. En Europe comme aux Etats-Unis, les bonnes résolutions sont restées lettre morte. Pourtant, outre-Atlantique, les positions évoluent. Loi promulguée par Roosevelt en 1933. Il faut réformer les « mastodontes bancaires » La Nef, une banque coopérative qui pratique la démocratie. L'investissement Responsable continue à se développer en France.

En privilégiant les ISR (Investissement Socialement responsable) Occupy Wall Street, le retour ? LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant) La haute finance n’a qu’à bien se tenir.

Occupy Wall Street, le retour ?

Ses contempteurs sont de retour. Et, cette fois, ils le jurent, la révolution ne fera pas de quartier. Les banques avaient détesté Occupy Wall Street, le mouvement né dans le sillage de la crise financière de 2008. Elles vont abhorrer « Take On Wall Street », une initiative récemment lancée aux Etats-Unis pour (enfin) réformer la finance.