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Naissance

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Accouchement : gonfler un ballon dans son vagin pour éviter l'épisio - 2 mars 2017. "Putain, putain, putain !

Accouchement : gonfler un ballon dans son vagin pour éviter l'épisio - 2 mars 2017

" Dans le cabinet de Sabine Dugelay, une kinésithérapeute parisienne, de jolis mots pleuvent. Ils sortent de la bouche de Fabienne (son prénom a été changé), sa patiente. Une sympathique brune, joviale, enceinte de neuf mois (c'est son deuxième enfant). "Ah mais putain de merde ! " Elle a les yeux fermés un peu crispés, une main sur la bouche, qu'elle est sur le point de mordre pour se soulager. Le but ? "... Ça ne fait pas mal, précise Fabienne, mais ce n'est pas très agréable. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. "J'ai l'impression que le bébé remonte avec le ballon", décrit Fabienne quand je lui demande d'expliquer ce quelle ressent exactement.

"C'est pour la bonne cause", répond la kiné, avant de l'encourager : "Et maintenant : poussez ! Fabienne expulse le ballon bleu et lubrifié de son vagin avant de souffler. Témoignage: «Ce que je vivais était si loin du bonheur maternel» Non, la venue au monde d’un enfant n’est pas forcément suivie d’une période de bonheur total.

Témoignage: «Ce que je vivais était si loin du bonheur maternel»

Même si le bébé se porte comme un charme, l’accouchement peut laisser la maman exsangue, physiquement et moralement. Le sujet demeure tabou. Charlotte Conchon-Simon témoigne pour briser le silence. Une dépression post-partum et un stress post-traumatique ont gâché sa première année de maternité. «On est élevées dans cette idée qu’il est normal d’accoucher dans la douleur et qu’après, tout est rose. Retour en 2012. Cris et flash-back «J’avais toujours d’intenses douleurs à la poitrine et au ventre. Il faut rouvrir pour réparer les dégâts. Au total, la jeune maman reste hospitalisée 12 jours, incapable de se lever et de s’occuper de son fils placé en pouponnière. Nous sommes des menteuses de mères en filles. Le burn-out maternel est le mal du siècle, nous disent les journaux.

Nous sommes des menteuses de mères en filles

Les mères sont de plus en plus fatiguées, épuisées, au bout du rouleau. Tout le monde le sait. Ce sont vos amies, vos soeurs, vos cousines, vos mères, vos collègues de travail. Personne ne bouge. «Mais les hommes aussi sont touchés» me dit-on. Parmi ceux qui ne bougent pas, les pouvoirs publics tiennent le haut du pavé. Je leur dis quoi moi aux copines qui du matin au soir se disent qu’elles doivent vraiment être complètement NULLES de ne pas s’en sortir avec leur nouveau né hurlant? Bon mais alors, je leur dis quoi moi aux copines qui du matin au soir se disent qu’elles doivent vraiment être complètement NULLES de ne pas s’en sortir avec leur nouveau né hurlant, leurs bambins fiévreux, et toutes les petites galères du quotidien?

Je leur dis «implique leur père, tu ne les as pas fait seule ces enfants!» L'évolution trop lente. Césariennes à vif, épisiotomies imposées… Le grand tabou des violences durant l'accouchement. L'accouchement, le plus beau jour de la vie d'une femme ?

Césariennes à vif, épisiotomies imposées… Le grand tabou des violences durant l'accouchement

"C'est en tout cas l'impression qu'on a quand on lit les témoignages de jeunes mamans sur Internet", reconnaît Ana. Mais pour cette trentenaire qui a eu un garçon en mars, la réalité a été un peu moins heureuse. "La venue au monde de mon fils a été l'une des pires expériences de ma vie. J'ai été maltraitée, humiliée, et rien ne nous prépare à ça. " Sept mois plus tard, la jeune femme souffre encore de stress post-traumatique. "Cela va de la parole insultante et du refus d'information aux gestes autoritaires, qu'il s'agisse d'une immobilisation forcée, d'une épisiotomie non consentie ou d'une péridurale refusée, énumère l'ancien médecin et blogueur Martin Winckler à franceinfo.

Quand l’accouchement est un traumatisme - Le Temps. «Plusieurs mois après mon accouchement, je me suis mise à ressasser des idées noires.

Quand l’accouchement est un traumatisme - Le Temps

Je me disais que c’était ma faute si la naissance de ma fille s’était mal passée, que je ne savais pas accoucher. Et que par conséquent, je n’étais pas faite pour être mère.» Chantal, 37 ans, infirmière à Lausanne, a vécu la venue au monde de sa fille – aujourd’hui âgée d’un an et demi – comme une épreuve très douloureuse. Son expérience est loin d’être isolée: des études ont montré qu’environ une femme sur trois juge son accouchement traumatisant.

Près d’une sur dix souffrirait même de troubles de stress posttraumatique, avec des cauchemars et flash-back, comme en connaissent les vétérans de retour de zones de combat. «A bout de nerfs» C’est le cas pour Chantal, qui s’excuse presque de témoigner d’un accouchement «banal»: «J’avais le projet d’accoucher en maison de naissance. J’ai eu l’impression qu’on me faisait porter la responsabilité de tout ce qui m’arrivait. Perte de contrôle Lire aussi: Agenda.