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Entre satire et « attrape-clics », voyage au pays des usines à buzz. D’un site satirique à des inquiétudes bien réelles, comment une fausse information fait le tour d’Internet.

Entre satire et « attrape-clics », voyage au pays des usines à buzz

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maxime Delrue « Toutes nos sources sont vérifiées par un huissier assermenté », assure le site, maquette blanc et noir, logo vert criard, ironie à tous les étages : bienvenue sur Secret News. Des Simpson qui prédisent l’élection de Marine Le Pen avec quinze ans d’avance à Philippe Poutou reconnu dans un film porno, le ton de ce site « d’info » est donné. Dans la section des articles les plus partagés, les hommes et femmes politiques tiennent le haut du pavé, mais ils ne sont pas seuls. Un encart annonce qu’une infirmière française aurait échangé plus de 9 000 bébés dans les maternités du pays pendant vingt-deux ans. Fake news, vraies conséquences Le rituel est immuable. . « Plus on va loin, plus ça marche !

Du côté de Secret News, on se défend de vouloir tromper qui que ce soit : « Notre site est une absurdité évidente. Homme ou femme ? Accueil. Apprendre à distinguer le vrai du faux sur le Web - École branchée. Savoir reconnaître une information de qualité est un enjeu de plus en plus important pour bien vivre sa citoyenneté.

Apprendre à distinguer le vrai du faux sur le Web - École branchée

Voici des ressources sur le sujet. L’accessibilité du Web rend l’accès à l’information à la portée de tous. Cependant, cette facilité ouvre aussi grand la porte à la propagation de fausses informations. Le débat sur les fausses nouvelles a notamment été au cœur l’élection récente de Donald Trump, aux Etats-Unis. En effet, les fausses nouvelles se sont multipliées sur le Web et sur Facebook, entre autres, particulièrement dans les dernières semaines de la campagne électorale.

Catherine Mathys y faisait référence sur le site de Radio-Canada la semaine dernière et l’Agence Science Presse en avait même parlé avant l’élection. Plus près de chez nous, Habilomédias a publié de nombreuses ressources pédagogiques au sujet de l’authentification de l’information. Connaissez-vous d’autres ressources du genre?

Sur le même thème 18 novembre 2015 Dans "Actualité" 18 décembre 2012. Les médias donnent des leçons mais n'éduquent pas. L’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche sera-t-elle l’événement qui conduira tous les médias – traditionnels comme nouveaux – à une remise en question profonde de leurs méthodes ?

Les médias donnent des leçons mais n'éduquent pas

Affirmer qu’ils sont pleinement responsables ou totalement innocents du résultat de ce scrutin est uniment aberrant. Leur influence, démontrée par des données objectives (cf. infra), pose des questions majeures pour l’avenir de la démocratie à l’ère numérique, sociale et mobile. Même si les médias traditionnels et les nouveaux vecteurs d’information ont des caractéristiques et logiques très différentes, ils se rejoignent dans un travers commun : ils donnent des leçons mais n’éduquent pas.

Ils ont renoncé à l’une des missions qui est au coeur de leur utilité civique. Commençons par les médias traditionnels. Toute réflexion à leur sujet doit à mon sens partir de leur situation économique : Les médias traditionnels n’ont donc ni les moyens ni la volonté d’éduquer les citoyens. (CC) Michael Vadon. Stop Intox – Films, articles et liens pour aiguiser son sens critique et ne plus se faire avoir !

Les médias sur Snapchat Discover parlent-ils vraiment aux ados ? Médias français : qui possède quoi, par Marie Beyer & Jérémie Fabre (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Cette infographie sur les médias français réalisée avec l’association Action-Critique-Médias (Acrimed) est une refonte de la carte du Parti de la presse et de l’argent (PPA) conçue pour Le Plan B en 2007 et mise à jour à l’occasion de la sortie du documentaire Les Nouveau Chiens de garde en 2012.

Médias français : qui possède quoi, par Marie Beyer & Jérémie Fabre (Le Monde diplomatique, juillet 2016)

Voir aussi « Le pouvoir médiatique en France », une adaptation de cette infographie sous forme d’affiche, imprimée avec l’édition de décembre 2016. Plutôt que l’exhaustivité, nous avons fait le choix de la lisibilité, en simplifiant l’information. Ainsi, seuls les principaux propriétaires des médias sont indiqués, plutôt que la multitude de petits actionnaires qui cohabitent souvent avec eux (1). Enfin, les groupes indépendants des puissances d’argent (Société nouvelle du journal L’Humanité, SAS Le Canard enchaîné etc.) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés (3).

Un travail en cours Il n’existe pas de source centralisée sur la composition du capital des titres de presse.