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Laïcité et fait religieux

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EMC - La journée de la laïcité en cycle 4 - une séance clés en main. Il s’agit d’une proposition de mise en œuvre en cycle 4 autour de la journée de la laïcité. Elle peut se faire en 3ème, d’autant plus que « les principes de la laïcité » font partie des thèmes retenus pour le DNB 2016. Mais cela peut tout à fait aussi s’envisager en 4ème en lien avec le programme d’histoire (futur et actuel). Pour une mise en œuvre en 5ème, il faudrait modifier l’évaluation.

Les élèves sont mis en activité essentiellement en groupes (de 2, 3 ou 4 en fonction des activités). Les échanges en petits groupes permettent aux élèves d’exprimer librement leur sentiment, de le partager, de le confronter à celui des autres. Une évaluation en groupe de 3 ou 4 est proposée. Vous trouverez en documents joints trois fichiers : la fiche explicative de la séance. Petit abécédaire de l'école - le site de Bruce Demaugé-Bost. Jean-Loïc Le Quellec : « Le concept de religion est une construction chrétienne récente » Pedagogie_de_la_laicite-web.pdf. Laïcité et valeurs républicaines.

Depuis les événements du 7 janvier, l’École est sommée de mettre au cœur de ses programmes : la laïcité et les valeurs de la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité ». Il faudrait les enseigner, comme s’il suffisait de les apprendre pour qu’elles vivent dans la société. Dans ces bonnes intentions, tout se confond : valeurs et principes. En effet, des valeurs ne sont pas des principes, elles se partagent – ou pas. Dans le cas de celles de la devise républicaine, l’éducation permet de les comprendre, de connaître leur histoire et leur finalité, mais le seul moyen d’en apprécier la portée pour soi et pour les autres, c’est de les vivre au quotidien et l’école est un espace privilégié. Et la laïcité ? Mais au-delà de l’École, c’est tous les citoyens qui doivent vivre et comprendre les valeurs républicaines et le principe de la laïcité.

La laïcité, un grand principe républicain Le terme laïc est un terme d’Église qui détermine deux types d’humain : les clercs et les laïcs. Philippe Meirieu : La laïcité et le mythe de « l’instruction pure » Dans un article intitulé « Laisser la croyance hors des établissements scolaires », paru dans Le Monde du 31 janvier 2015 (1), Danièle Sallenave revient sur la question de la laïcité et, reprenant à son compte une affirmation du président de la République, affirme que « les religions n’ont pas leur place à l’école ». Elle voit dans ce principe la « définition claire et sans équivoque de ce qu’est l’école "laïque", et qui lui permet d’être l’école de tous : une école qui tient les religions à distance ».

Évidemment, Danièle Sallenave n’est pas hostile à « l’enseignement du fait religieux », mais, bien sûr, à condition qu’il soit enseigné comme « savoir » et non comme « croyance » : elle souhaite donc qu’on en donne la charge aux professeurs de français ou d’histoire. . « Décréter l’élève ? » La position de Danièle Sallenave – qu’elle identifie peut-être un peu vite à celle du philosophe Alain – n’est pas nouvelle. . « Ignorer les valeurs ? Philippe Meirieu Notes (1) page 11 (2) Cf. Denis Meuret : Petites propositions pour diminuer la compréhension vis-à-vis des djihadistes dans nos écoles. En réponse à l’horreur d’assassinats commis au nom de l’islam par d’anciens élèves de l’école française, au désarroi d’avoir pu constater que, dans certains collèges, des élèves trouvaient à ces assassins des circonstances atténuantes, estimaient que Charlie Hebdo « l’avait bien cherché», la ministre de l’éducation, puis le Président de la République, en appellent à ce que l’école transmette mieux les « Valeurs de la République».

Malgré la qualité de leurs discours, dont le mérite est de ne pas simplifier le problème, malgré la grandeur de ces valeurs, que, c’est vrai, les islamistes détestent, contre lesquelles ils tuent et qu’un premier réflexe est bien sûr de défendre, dans la rue et partout ailleurs, je voudrais interroger le fait de fonder sur la « transmission des valeurs de la république » la réponse de l’école au problème posé par la conduite de certains de ses élèves.

"L’important est l’intérêt pour l’autre plus que le «respect» de l’autre" L’école doit être plus équitable. Sans titre. Éduquer le Sujet Éthique: Par des Pratiques Novatrices en Enseignement et en. Est-il légitime de parler de « morale laïque » ? 1Instituer l’esprit critique en même temps que le citoyen à venir : tel était le projet de Condorcet. L’instruction émancipatrice, par essence et par destination, est alors irréductible à tout enseignement civique et moral, pourtant en tête des programmes sous Ferry. Nous montrerons que le retour aujourd’hui de la « morale laïque » (expression lourdement connotée qui mérite qu’on s’y attarde) s’inscrit à la fois dans la continuité et dans la rupture de cet héritage. Continuité : le statut de la morale est bien de soutenir le civisme en renforçant l’adhésion aux valeurs de la République. Rupture : cet enseignement est moins celui d’une inculcation acritique des valeurs à promouvoir que d’une émancipation intérieure, tout en faisant droit à un pluralisme éthique. 1 Morale Laïque.

Pour un enseignement laïque de la morale. Remise du rapport à Monsieur Vincent Pei (...) 2Le rapport sur la morale laïque propose une double formation du jugement et du sujet moral que nous interrogerons1. Est-il légitime de parler de « morale laïque » ? Quelle morale pour l'Ecole ? Si l'art d'enseigner n'est pas une technique, quelles valeurs peuvent fonder ses propres obligations ? Que signifient l'efficacité ou la réussite, voire l'obligation de moyens, sans critères déterminés ? Occupée à lutter contre l'idée d'un métier qui ne s'apprend pas, dans un effort de professionnalisation porté par les IUFM, la formation enseignante a peut-être négligé une valeur régulatrice essentielle, la morale.

C'est en tout cas l'idée que soutient Erick Prairat, professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Nancy 2. Dans "La morale du professeur", il établit les éléments d'une éthique professorale et d'une déontologie enseignante, dont il tire les jalons d'une possible formation pour les étudiants en professorat. Une réhabilitation de la morale sans le moralisme, de la sollicitude sans le paternalisme. L'art d'enseigner : ni vocation, ni technicisme L'espace scolaire et ses hétéronomies Un déontologisme tempéré ? Des principes déontologiques fondamentaux Entretien avec E. Revue Hommes et migrations - Laïcité : Les 100 ans d'une idée neuve. Partie 1: À l'école - Sommaire. Documents de l'Observatoire de la laïcité. La laïcité et l’école de la République. 1Dans la présentation de la laïcité on met constamment et à juste raison la loi de 1905 au premier plan.

À travers quelques articles souvent commentés et que l’on devrait faire apprendre par cœur aux enfants des écoles, l’essentiel est dit : le rappel de la liberté de conscience (article 1), la garantie du libre exercice des cultes, qui est une liberté publique, collective (article1). Puis l’article 2 objet de tant de contresens, car si la république ne reconnaît plus certains cultes au sens où le concordat napoléonien qu’elle abroge le voulait, bien entendu, une fois séparée des cultes, il faut bien que la République dialogue avec les représentants des cultes, et les reconnaisse comme responsables. 2On peut aussi prendre la question d’un point de vue chronologique en distinguant trois grands piliers dans l’instauration de la laïcité. 3Le second pilier est la séparation de l’école et de l’église, acte dont nous explorerons la place centrale dans la laïcité. II. 1. II. 2. II. 3. Spirale 39 « Laïcité, croyances et éducation » (2007, téléchargeable)