
Wikileaks
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Analyste de l’armée américaine, il avait livré des documents secrets, choqué par « l’apparente soif de sang » des soldats, et leur mépris pour la vie humaine. C’est une voix fluette qu’on n’avait jamais entendue, et une photo furtive d’un tout petit homme en uniforme escorté par un garde géant. Bradley Manning, le militaire américain à l’origine de la plus grande fuite de documents de l’histoire au profit de WikiLeaks, explique son geste pour la première fois. Après deux ans et demi de détention préventive, dont plusieurs mois en isolement complet dans le cadre de la justice militaire américaine, le soldat Manning a comparu fin février au cours d’une audience préliminaire à son procès, au cours de laquelle il a plaidé coupable, et a lu une longue déclaration. Il risque vingt ans de prison dans cette première affaire, et la prison à vie avec les autres charges qui pèsent contre lui, notamment celle d’avoir aidé « l’ennemi ».
Accusé de trahison, Bradley Manning, la source de WikiLeaks, s’explique
(Wikimedia Commons - Anonymous Editor - cc) Jeudi dernier, le FBI a arrêté un auvergnat de 15 ans, soupçonné être un membre actif du collectif Internet Anonymous . Et de fait, depuis qu’il est entré dans la lumière en décembre dernier, ce rassemblement informel mais très créatif d’internautes du monde entier n’en finit plus d’agacer tous ceux qui se mettent sur le chemin de la liberté d’expression : secte, gouvernement autoritaire ou multinationale. Le 8 décembre dernier, alors que Julian Assange est en prison, le collectif Anonymous envoie sur Twitter un message à tous ceux qui suivent l’actualité - qui suivent le fil - de WikiLeaks. Par l’intermédiaire d’un programme simple gratuit sur Internet, il propose tout à chacun de participer à une attaque en règle contre les fournisseurs de WikiLeaks, comme Amazon, Visa et Mastercards qui viennent de lâcher leur client. Les sites des entreprises citées sont indisponibles pendant plusieurs heures : c’est l’opération Payback .
Quand Wikileaks affole les oligarchies
Et maintenant, Wikileaks s'attaque à la Chine et aux banques
La justice britannique a fixé mardi aux 7 et 8 février l’examen de la demande d’extradition formulée par la Suède à l’encontre du cofondateur du site WikiLeaks Julian Assange dans le cadre d’une plainte déposée par deux Suédoises qui l’accusent de leur avoir imposé des rapports sexuels sans préservatif. Julian Assange a toujours nié les faits, et sous-entendu avoir été piégé par la CIA au moment où WikiLeaks sortait ses 400 000 documents sur l’Irak . Il avait annoncé qu’il s’opposerait à son extradition, estimant que les conditions d’un procès impartial n’étaient pas réunies en Suède. Depuis le début de la procédure, l’Australien accuse à mots couverts la justice suédoise d’obéir à des pressions des Etats-Unis, où une enquête pénale sur Wikileaks est en cours. Ajoutant qu’il avait " de fortes chances " d’être tué dans une prison américaine s’il venait à être extradé.
La demande d'extradition vers la Suède de Julian Assange sera examinée par la justice britannique les 7 et 8 février prochains. Et le site de fuites peine à recueillir des fonds.
Julian Assange - flickr - New Media Days - cc Du même auteur Bradley Manning , 23 ans est soupçonné être à l’origine des fuites concernant l’armée et la diplomatie américaines. Il a été arrêté fin mai, sur dénonciation d’Adrian Lamo , ancienne star du hacking international avec lequel il avait l’habitude de discuter en ligne.
Wikileaks : Bradley Manning, à l'origine des fuites sur l'armée US
WikiLeaks peut-il vraiment survivre sans Julian Assange ?
On trouve de l’injuste dans les petits papiers de Wikileaks, du lourd qui jusqu’à présent n’a ému personne. Ainsi les diplomates US racontent, le 9 mai 2005, avoir reçu le juge « antiterroriste » Jean-François Ricard .
Dans une conversation avec des diplomates US rapportée par Wikileaks, le juge antiterroriste Ricard arguait de sa "réputation" pour avoir réussi à faire condamner Djamel Beghal malgré des preuves insuffisantes.
Capture d'écran - europe1 Du même auteur Il m’est souvent arrivé de gueuler le samedi ou le dimanche matin en écoutant les chroniques de Catherine Nay. Et, finalement, afin d’épargner les oreilles de femme et enfants, et d’éviter d’apprendre des mots interdits à ces derniers, j’avais fini par ne plus l’écouter.
Wikileaks expliqué à Catherine Nay
By Richard Pendlebury Created 10:24 PM on 6th December 2010
Wikileaks: Julian Assange's 2 one-night stands spark a worldwide hunt
WikiLeaks : la chasse est ouverte
Pendant qu’Eric Besson cherche à faire pression sur le serveur français OVH pour qu’il expulse WikiLeaks, accusé de « violer des secrets » , les Américains ne sont pas en reste.Pourquoi Besson aura du mal à expulser WikiLeaks de France
Le site WikiLeaks a trouvé refuge sur les serveurs d’une société française.WikiLeaks : révéler un secret est désormais interdit en France ?
Sous la probable pression des Etats-Unis et celle, plus probable encore, de l’Elysée, Eric Besson a demandé au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) d’examiner comment mettre un terme à l’hébergement du site WikiLeaks en France.Non, WikiLeaks n’est pas Wikipschitt !
Flickr - Poster Boy NYC - cc Du même auteur Depuis dimanche soir avec l’aide de cinq grands quotidiens internationaux ( The Guardian , Der Spiegel , El Pais , Le Monde et le New York Times ), le site organise la publication de plus de 251 000 câbles diplomatiques américains envoyés par ses ambassades et consulats entre 1966 et février 2010. C’est le dernier coup de Julian Assange, placé sous mandat d’arrêt international pour viol, tiens tiens, depuis une semaine tout juste, alors que l’imminence de la publication de ces « fuites » avait elle même … fuitée. Les critiques n’ont pas manqué, surtout de la part des médias qui n’ont pas su - ou pas pu - participer au scoop.Julian Assange lors d’une conférence de presse à Londres le 23 octobre 2010 (Luke MacGregor/Reuters). Julian Assange, l’homme qui vient d’organiser la plus grande fuite de documents militaires confidentiels de tous les temps, a été prévenu : « Vous jouez à l’extérieur des règles, on s’occupera de vous à l’extérieur des règles. » Ce sinistre avertissement a été transmis au fondateur de WikiLeaks par un haut responsable de son pays d’origine, l’Australie, selon le New York Times . Dans ce portrait publié par le quotidien américain, l’un des grands médias à avoir servi deux fois de relais aux révélations de WikiLeaks, Julian Assange s’amuse lui-même complaisamment de cette image, en soulignant qu’on l’a surnommé le « James Bond du journalisme ».

