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Oppressions 101

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La faute à Ève. Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident.

La faute à Ève

Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Évidemment, il faut se bagarrer pour. Nos ancêtres (merci à elles) se sont déjà bien bagarrées, et elles ont fait un énorme boulot. On est quand même pas si mal loties que ça en France au vingt et unième siècle grâce à elles, même s’il y a encore des combats à mener. J’ai un respect infini pour les féministes des dernières décennies. Voilà. J’ai eu ça dans la tête pendant vraiment longtemps. Et puis un soir, il m’est arrivé un truc moche. Je me lance… : Un dimanche soir, à 21h52, j’ai découvert que j’étais raciste. J’étais sur Twitter, et j’ai cliqué sur une vidéo. Wondering What 'Privilege' Is? This Video Has Some Answers For You.

A_corps_perdu.pdf. "La théorie du genre" n’existe pas. J’évoquais dans mon dernier article la proposition de résolution présentée en décembre à l’Assemblée Nationale par deux député·e·s UMP, visant à « établir précisément les vecteurs de promotion de la théorie du gender dans notre pays » afin d’« en évaluer les conséquences pour la collectivité nationale ».

"La théorie du genre" n’existe pas

J’ai déjà expliqué en quoi cette proposition était infondée et traduisait une grave méconnaissance des études de genre (ou plutôt un contresens complet). Je voudrais maintenant faire quelques remarques au sujet des expressions « la théorie du gender », ou « la théorie du genre », désignant un objet qui n’existe pas. Cette affirmation peut surprendre, puisque ces deux expressions ont été très souvent employées depuis 2011, notamment dans des articles relayant la polémique autour des manuels de SVT. Cette expression est censée traduire gender theory, qui existe bel et bien en anglais. Moi, ça va. La non-mixité pour les nuls (et les autres) Lorsque nous avons lancé ce webzine, nous nous attendions à des réactions sur notre non-mixité assumée.

La non-mixité pour les nuls (et les autres)

Réactions il y eut, même si moins que prévu. C’est pourtant dans le slogan, mais, si mes années de support technique m’ont appris quelque chose, c’est que personne ne lit jamais les petits caractères. Voilà, maintenant c’est fait. Il nous semblait important de parler de non-mixité, je m’y colle. Le privilège masculin et le “privilège blanc” Déballer le havresac invisible par Peggy McIntosh, 31 octobre 2005.

Le privilège masculin et le “privilège blanc”

Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe. Une autre traduction sur ce blog…Yeah!

Homme Blanc Hétéro* : Le niveau de difficulté le plus faible qui existe

Je précise que celle-ci a été plutôt rapide, donc elle est sûrement grandement imparfaite. Toute remarque de correction sera donc bienvenue! Sinon, je suis désolée pour les féministes racisées, ça sera encore un mec blanc (et cis hétéro en plus) ! Je le jure que je le fais pas exprès, mais ce texte est utile, et surtout je répugne fortement avec mes propres mots, à faire cette pédagogie-là…De quoi je parle? Attendez, ça vient! De l’expression "racisme anti-blancs". Vous savez que vous ne trouverez pas cette expression validée sur ce blog.

De l’expression "racisme anti-blancs"

Mais j’aimerais énumérer quelques unes des choses que j’entends et que je rapporte à celle-ci: Voilà pèle-mêle certaines des idées qui résonnent dans mon esprit quand j’entends cette expression. Elle résonne dans un endroit émotionnel spécial, et l’utiliser fait de vous un mauvais allié dans la lutte antiraciste. C’est ce que j’essayais d’expliquer (entre autres) avec force et énervement (en vain) sur ce forum. Certains n’y voient qu’une bataille de vocabulaire entre discrimination raciale et racisme. De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc.

Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations.

De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc

En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social). Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social.

“il y a des blancs pauvres ! Explaining White Privilege to a Broke White Person... Years ago, some feminist on the internet told me I was “Privileged.”

Explaining White Privilege to a Broke White Person...

“THE FUCK!?!?” I said. I came from the kind of Poor that people don’t want to believe still exists in this country. Have you ever spent a frigid northern Illinois winter without heat or running water? I have. (This was a much nicer camper setup than the one we had.) So when that feminist told me I had “white privilege,” I told her that my white skin didn’t do shit to prevent me from experiencing poverty. After one reads McIntosh’s powerful essay, it’s impossible to deny that being born with white skin in America affords people certain unearned privileges in life that people of another skin color simple are not afforded.

L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc. Lors des récentes manifestations au TGP de Saint-Denis, qui mettaient en cause le racisme d’Exhibit B –performance revendiquant une réflexion sur le rapport noirs/blancs et la colonisation– la rappeuse Casey a abordé un paradoxe encore tabou en France, tant de le monde artistique que dans la société civile: «Tu peux pas parler d'esclavage en montrant que l'esclave, faut montrer aussi l'esclavagiste (…) faut que le blanc il se détermine en tant que blanc (…) Ils ont du mal à se projeter, ils ont du mal à se déterminer en tant que blancs» C’est cette question de l'indicible pendant de l'altérité, à savoir la norme, que résumait déjà la sociologue et féministe Colette Guillaumin, en 1978, dans Pratique du pouvoir et idée de Nature:

L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc

This... is White Privilege. Pour comprendre les discriminations racistes. « Pourquoi les jeunes de mon quartier vivent dans cet état d'esprit La délinquance avance Et tout ceci a un sens.

Pour comprendre les discriminations racistes

Le consentement sexuel expliqué par une tasse de thé. Article initialement publié le 19 mai 2015 Une vidéo de Blue Seat Studios intitulée Tea consent explique le consentement aux relations sexuelles d’une manière simple et accessible à tous. La vidéo de 2 minutes 50 met en scène plusieurs situations où des protagonistes offrent ou se voient offrir une tasse de thé, sous forme d’animation. La vidéo laisse parler une voix off qui demande au public de remplacer la tasse de thé par le début d’une relation sexuelle.

Des personnages dessinés d’une manière simple sur un fond blanc viennent servir d’illustration aux situations décrites par la voix. Le narrateur explique les différentes attitudes à adopter face à quelqu’un à qui vous proposez une relation sexuelle, illustrée par la tasse de thé : Si vous faites du thé et que vous en proposez à quelqu’un qui accepte, il n’y a pas de problème.Si vous proposez du thé à une personne qui n’est pas sûre de vouloir en prendre, il ne faut pas décider à sa place, ou la faire boire de force.