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Europe

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La dictature du court terme à l'assaut des Etats. Vive la crise!

La dictature du court terme à l'assaut des Etats

Pour les marchés financiers, la crise de la dette publique dans la zone euro n’a pas que de mauvais côtés. Les agences de notation dégradent les notes attribuées à la dette des Etats les plus fragiles, comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, et maintenant la Belgique… Ces pays, dans la ligne de mire des spéculateurs, ne peuvent se refinancer sur les marchés qu’à des taux de plus en plus élevés. La France n’est pas épargnée. Bonne affaire, pour les créanciers! Le malade et le thermomètre En effet, la dégradation des notes est réputée traduire un risque plus grand qui, lui-même, justifierait des taux plus élevés. Publicité Est-ce la bonne méthode pour contribuer au redressement? Les agences se défendent, au prétexte qu’elles ne font que mesurer un niveau de solvabilité en croisant de nombreux paramètres. Le principe des prophéties auto-réalisatrices Les marchés ont ainsi la capacité d’émettre des prophéties… auto-réalisatrices.

G20. An Overview of the Euro Crisis - Interactive. Les mesures d'austérité sont une supercherie” Actualité Docteur en sciences politiques des Université de Liège et de Paris VIII et président de la branche belge du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), Eric Toussaint a coécrit et codirigé (avec le Français Damien Millet) un ouvrage intitulé “La dette ou la vie”.

Les mesures d'austérité sont une supercherie”

A l’aune de l’expérience de la problématique de la dette des pays du Sud, les auteurs livrent une analyse critique de politiques mises en œuvre au Nord, notamment dans la zone euro. Selon vous, telle qu'elle a été conçue, la zone euro était condamnée à connaître une telle crise… Le drachme, la peseta, l’escudo ont été surévalués par rapport aux autres monnaies, et notamment au deutsche mark, lors de la conversion en euro. Ce qui a donné un avantage compétitif aux pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Belgique,… par rapport aux pays de la périphérie. On en est arrivé à une situation où la BCE a prêté à un taux de 1 %, jusqu’avril 2011, aux banques privées.

Du déficit au défaut de paiement, comment la Grèce peut faire sombrer la zone euro. Les articles du Monde - Le Monde.fr. Jacques Delors dénonce le "coup de poker" de Sarkozy et Merkel. À qui profite le crime. Les agences de notation complice des spéculateurs? La dégradation d’un cran de la note italienne, lundi, par l’agence Standard & Poor’s, de A+ à A, rappelle étrangement le scénario qui a entrainé la Grèce dans l’abîme.

Les agences de notation complice des spéculateurs?

Il faut se rappeler qu’en décembre 2009, la note hellène était encore notée presque au même niveau que la dette italienne, A- (mais oui, mais oui). Le 1er mai, après moult hésitations allemandes en très grande partie responsable de l’aggravation de la crise, les marchés se rendant compte qu’un pays en difficulté ne serait pas automatiquement aidé, la zone euro décide enfin de voler au secours de la Grèce. Le 10 mai suivant, au lendemain de la création du Fonds européen de stabilité financière (FESF), la Banque centrale européenne (BCE), devant l’ampleur des mouvements de marchés que rien ne semblait devoir calmer, décide d’intervenir sur le marché secondaire, celui de la revente, et d’acheter des obligations grecques à tour de bras.

Mais c’était sans compter avec les agences de notation. Photos: Reuters. La zone euro à l'épreuve de la crise grecque. Questions sur un bouillon. Entre rumeurs folles et craintes fondées, petit tour des questions qui taraudent les acteurs économiques de la zone euro.

Questions sur un bouillon

Une grande banque européenne peut-elle faire faillite ? C’est peu probable. Du moins tant que la zone euro résiste à la pression des marchés. Réalisés fin décembre 2010 et publiés en juin, les résultats des stress tests destinés à éprouver la solidité des banques en cas de choc économique étaient plutôt rassurants. Seules 7 des 91 banques européennes examinées ont été recalées, (5 en Espagne, 1 en Allemagne et 1 en Grèce).

L’autre risque concerne la liquidité, à savoir la capacité des banques à lever des fonds sur les marchés pour refinancer les prêts aux entreprises et aux particuliers. Les banques françaises doivent-elles être recapitalisées? «Quels que soient le scénario grec et les provisions à passer, les banques françaises ont les moyens d’y faire face», a répondu hier le ministre de l’Economie, François Baroin. Aux sièges des banques, le ton est l’apaisement. Solitude.