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L'Union européenne et la crise de l'immigration en Méditerranée : le bal des hypocrites. FIGAROVOX/ANALYSE - Henri Labayle dénonce le double langage et l'inconsistance de l'Union européenne face au drame de l'immigration. Henri Labayle est professeur agrégé des facultés de droit françaises, en poste à la faculté de Bayonne, à l'université de Pau. Il dirige le CDRE, laboratoire de recherches spécialisé en matière européenne et notamment en matière de droits fondamentaux, d'immigration et de sécurité intérieure. Il est également membre du réseau Odysseus et directeur du GDR «Droit de l'espace de liberté, sécurité, justice». Rien ne change. Les minutes de silence au sein des institutions européennes ne se comptent plus face à la litanie des morts et des disparus lancés en Méditerranée.

Le double langage des États membres L'environnement de l'Union est devenu extrêmement dangereux, troublé par une multitude de conflits. Quelle est l'attitude individuelle comme collective des États européens devant ce constat? Ce refus s'est traduit d'abord, en Méditerranée. Trouver des solutions aux pressions migratoires. L'instabilité croissante dans le voisinage méridional de l'UE a entraîné une augmentation du nombre des personnes qui tentent de rejoindre l'Union européenne. L'UE et ses États membres redoublent d'efforts pour mettre en place une politique migratoire européenne efficace, humanitaire et sûre. Le Conseil européen joue un rôle important dans ce domaine car il fixe les priorités stratégiques. Sur la base de ces priorités, le Conseil de l'UE établit certaines lignes d'action et fournit les mandats destinés aux négociations à mener avec les pays tiers. Il adopte également la législation et définit des programmes spécifiques.

Ces derniers mois, le Conseil et le Conseil européen ont travaillé à l'élaboration d'une réponse forte dans différents domaines. L'historique des pressions migratoires donne un aperçu des principales étapes des travaux menés par le Conseil et le Conseil européen en vue de l'élaboration d'une réponse de l'UE aux pressions migratoires.

Concepts fondamentaux. L’immigration dans l’union européenne : problème ou solution ? Dans toute l’Union européenne, les demandes d’asile accusent une progression spectaculaire. Sachant que la population de l’Union vieillit, faudra-t-il forcément en revenir à une politique d’immigration sélective ? L’immigration de grande ampleur vers l’Europe occidentale est plus récente. Entre 1960 et 1973, le nombre de travailleurs étrangers dans cette partie du continent a doublé, passant de 3 à 6 % de l’ensemble de la main-d’œuvre. Le Royaume-Uni et la France comptent parmi les pays où l’afflux a été le plus important, l’accès y étant relativement libre pour les ressortissants de leurs anciennes colonies. Depuis la fin des années 80, le nombre de demandeurs d’asile a considérablement augmenté. Pourquoi cet essor soudain ?

Les demandes d’asile en Grande-Bretagne provenaient l’an dernier de six pays principaux : Chine, Somalie, Sri Lanka, Yougoslavie, Pologne et Afghanistan. Mais dans certains pays européens, la question du droit d’asile est devenue taboue. Crise migratoire - Malte : la solution que les Européens proposent aux Africains. L’UE peine à trouver une solution à la crise migratoire.

Malgré les efforts de Bruxelles qui chaque mois, organise des sommets d'urgence consacré au problème des migrations, le nombre de réfugiés ne fait qu'augmenter. En 9 mois, quelque 700 000 personnes ont franchi les frontières européennes, selon l'agence Frontex. Depuis que la crise a commencé à prendre de l'ampleur, les dirigeants européens ne cessent de chercher des moyens (et non seulement financiers mais surtout politiques) pour essayer d'élaborer une approche commune pour tous les 28 Etats membres. Mais en vain… Selon Laurent Chalard, docteur en géographie de Paris IV-Sorbonne, le problème est d'ordre politique. Aujourd'hui on est face à une sorte de dilemme, considère-t-il, « on a d'un côté un problème migratoire qui concerne l'ensemble de l'UE alors qu'on a des pays qui, eux, réfléchissent uniquement à l'échelle de leurs territoires, à l'échelle nationale ». Le sommet de l'UE qui s'est tenu fin septembre a démontré un échec total de cette politique.

Réfugiés : les Européens lancent la répartition des migrants, Europe. C’est un passage en force qui fera date. Les Européens ont fini, ce mardi, par valider le mécanisme de quotas de répartition des réfugiés mais en tordant le bras à des pays de l’Est toujours aussi rétifs. Ainsi cette décision a été prise lors d’un vote des ministres de l’Intérieur européens réunis à Bruxelles, qui l’ont tous approuvé à l’exception de la Slovaquie, de la République tchèque, de la Roumanie et de la Hongrie, qui l’ont rejetée (la Finlande s’est abstenue).

L’unanimité était la meilleure solution Avant la réunion, tous les participants disaient pourtant que, sur une question aussi sensible politiquement que les problèmes migratoires, l’unanimité était la meilleure solution. « Vous imaginez envoyer des demandeurs d’asile dans un pays qui aurait refusé le système de quotas de répartition ? », s’interrogeait il y a quelques jours un officiel européen. Refus de Budapest Une décision qui laissera des traces durables Renaud Honoré Bureau de Bruxelles. L'Union européenne s'accorde pour une répartition de 120.000 migrants. Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont voté mardi à Bruxelles un plan de répartition de 120.000 migrants dans l'UE. La République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie et la Hongrie ont cependant voté contre ce plan, a annoncé sur Twitter le ministre tchèque. La Finlande s'est abstenue, a-t-il ajouté.

La mesure d'urgence concerne donc 120.000 réfugiés syriens, irakiens et érythréens arrivés au plus tard il y a un mois en Grèce et en Italie, deux Etats de l'UE qui sont en première ligne face à la crise migratoire sans précédent sur le Vieux continent depuis 1945. Elle prévoit leur "relocalisation" dans les 28 pays membres de l'Union en fonction d'une clé de répartition calculée notamment en fonction du PIB, dans les deux années à venir. Faute de consensus, la mesure, qui divise profondément les Européens, a été à titre exceptionnel votée à la majorité qualifiée. LIRE AUSSI:» Crise des migrants: ce que veut vraiment Angela Merkel. Migrants : la Hongrie intensifie sa croisade contre les quotas de l’Union européenne. « Nous ne savons pas quelles sont leurs intentions et nous ne savons pas combien de terroristes se cachent parmi eux » ou encore « les quotas augmentent la menace terroriste » en passant par « un immigré illégal arrive en Europe toutes les 12 secondes », tels étaient les phrases et autres slogans affichés en une de nombreux journaux hongrois ce matin.

Une démarche initiée par le gouvernement de Viktor Orban destinée à « informer la population » de la menace incarnée par les migrants. Cette campagne sera relayée à la radio et à la télévision en décembre et janvier, ainsi que sur des panneaux d'affichage qui porteront le slogan « Défendons le pays », a expliqué le gouvernement lors d'une conférence de presse, précisant qu'il s'agissait « d'une campagne d'information sur les risques du plan européen de quotas ».

Il s’agit d’ailleurs d’une « première étape » avant le dépôt d’une action en justice. Dépôt d’une plainte. L'UE s'ouvre à 120.000 migrants, sans quotas. VIDÉO - Les ministres européens de l'Intérieur ont voté mardi, à une large majorité, un plan de répartition qui se fera de manière volontaire. Accusés d'égoïsme face au drame des réfugiés syriens, les Européens ont finalement fait montre mardi d'un minimum de solidarité et se sont répartis la prise en charge de 120.000 demandeurs d'asile débarqués en Italie et en Grèce, afin de soulager ces deux pays.

Cela n'a pas été sans mal. Près de trois jours de tractations et un vote ont été nécessaires pour contourner l'opposition de la Hongrie, de la République tchèque, de la Roumanie ainsi que de la Slovaquie, et pour boucler l'accord adopté par les ministres de l'Intérieur de l'UE. La solution est ponctuelle.

Elle évacue le problème avant la réunion des chefs d'État et de gouvernement de l'UE mercredi soir à Bruxelles, mais ne donne pas les moyens de gérer une crise humanitaire qui s'annonce longue. «Il faut empêcher que d'autres n'arrivent», a insisté le ministre allemand Thomas de Maizière. Migrations: l’Europe paralysée. L’avis de l’expert Migrations: l’Europe paralysée Après avoir été longtemps une terre d’émigration, l’Europe connaît la paix depuis plusieurs décennies, et l’immense majorité de ses habitants vivent une existence paisible au sein d’Etats démocratiques.

Face à la crise migratoire, c’est le moment de faire preuve de bon sens et de solidarité Pendant de nombreux siècles, l’Europe a été en proie aux guerres, aux famines et à la pauvreté. Les privations économiques et sociales poussaient alors plusieurs millions d’Européens à émigrer. Dans le jargon actuel de l’immigration et du débat sur les réfugiés, tous ces Européens furent des «migrants économiques». L’Union européenne est aujourd’hui l’une des régions économiques les plus riches de la planète. Or, nous n’en sommes qu’au début de cette crise, dans la mesure où les contextes incitant les populations à quitter leur terre natale sont voués à s’aggraver.

Cette paralysie fait naître un risque significatif pour l’UE. EUROPE - Bras de fer dans l’UE : quatre pays européens toujours opposés aux quotas. La finance obligée de se mettre au vert ? En savoir plus Bernard Tapie devra rembourser les 404 millions d'euros perçus en 2008 En savoir plus Attentats de Paris : deux nouvelles inculpations en Belgique En savoir plus La Turquie va "regretter" la destruction de l'avion russe, promet Poutine En savoir plus Classement Fifa : la Belgique en tête, la Côte d’Ivoire dans le Top 20 En savoir plus Vidéo : l'armée française a-t-elle abandonné lesTutsis de Bisesero ?

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Pour faire accepter le principe des quotas obligatoires aux pays récalcitrants du groupe de Visegrád (V4), il est question d’une réduction des fonds structurels alloués à ces pays. Martin Michelot est chercheur en relations internationales, basé à l’institut Europeum de Prague, et il a d’abord évoqué pour Radio Prague la réalité de ces menaces budgétaires : Martin Michelot, photo: Europeaum « Pour l’instant il n’y a aucune base légale qui permette des sanctions budgétaires importantes, par exemple des coupes importantes dans les fonds structurels qui alimentent les projets européens dans les pays d’Europe centrale.

Donc pour l’instant on en est seulement au stade de la rhétorique. Photo: ČTK « On se retrouve véritablement face à un mur. EUROPE - Bras de fer dans l’UE : quatre pays européens toujours opposés aux quotas. Les dispositions prises par l'Europe pour gérer la crise migratoire. EUROPE Les 28 pays de l'Union européenne (UE) ont trouvé une solution ponctuelle ce mardi... Delphine Bancaud Des avancées à petits pas. Les 28 chefs d’État et de gouvernement européens ont rendez-vous ce mercredi pour renforcer les contrôles aux frontières et mobiliser des fonds afin de répondre à la crise migratoire. Mardi, c'était aux tour des ministres de l’Intérieur des Etats membres d'être réunis. Pourquoi répartir les réfugiés ? Actuellement, plusieurs pays comme la Grèce, l’Italie et la Hongrie sont débordés par l’afflux de migrants.

Comment s’effectuera cette répartition ? L’UE a proposé des quotas contraignants, prenant en compte la taille de chaque pays d’accueil, l’état de son économie et les efforts déjà consentis. Tous les Etats membres seront-ils obligés d’appliquer l’accord ? « La règle, c’est la majorité qualifiée. Quelles questions restent-ils à trancher ? Migrants en Europe : un accord à majorité écrasante. Sanctionner les pays européens récalcitrants aux quotas de migrants, une menace intenable.

Angela Merkel s'est déjà prononcée contre d'éventuelles pénalités financières visant les pays de l'Est. C’est la nouvelle menace brandie par l’Allemagne: après le Grexit, voici le «PenaltEast». Ou le chiffon rouge des pénalités adressées aux pays de l’Est qui refusent les quotas de migrants. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie y sont toujours opposés, même après le sommet européen qui s’est tenu ce lundi 14 septembre.

Ces derniers jours, plusieurs voix se sont élevées en Allemagne pour proposer que ces Etats soient sanctionnés, parmi lesquelles celle du ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière. Une solution qui paraît de fait difficile et qui ressemble plutôt à un moyen de pression politique pour faire évoluer les opinions publiques concernées. Les pays récalcitrants «sont souvent des pays qui reçoivent beaucoup de fonds structurels» européens, a déclaré mardi 15 septembre Thomas de Maizière, interrogé par la chaîne allemande ZDF. Le droit européen limité. L'Allemagne menace les pays européens récalcitrants à l'accueil des migrants d'un vote à la majorité. Alors que des Etats de l’Union européenne tels que la Hongrie, la Pologne ou la Slovaquie, s’opposent à l’accueil de migrants, le ministre des Affaires étrangères allemand agite la menace d’un vote à la majorité.

Franck-Walter Steinmeier a en effet évoqué l’éventualité d’imposer aux pays européens récalcitrants, une répartition équitable des migrants. "Si ce n'est pas possible autrement, alors nous devrons envisager la possibilité de recourir à un vote à la majorité qualifiée" a-t-il annoncé ce vendredi, estimant qu’il n’était pas "possible que l'Allemagne, l'Autriche, la Suède et l'Italie portent seules la charge [d'accueillir les migrants]. " "L'Allemagne peut proposer une nouvelle patrie à beaucoup de gens - mais pas à tous", a déclaré le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel. Selon le ministre de l’Economie allemand, l’Europe "est une communauté de valeurs (...) Qui ne partage pas nos valeurs ne peut pas espérer durablement recevoir" l'argent de l'Union européenne.

Je m'abonne. Merkel convoque l'Europe sur les migrants. INFOGRAPHIE - L'Allemagne a réclamé mardi un sommet extraordinaire de l'UE face à la discorde entre Européens pour gérer les réfugiés. L'heure de l'explication au sommet va bientôt sonner entre l'Allemagne, ses voisins, l'Europe centrale et les pays de première ligne: Angela Merkel a demandé hier un Conseil européen d'urgence sur la crise des réfugiés et des migrants, appel aussitôt relayé par d'autres capitales comme Vienne et Bratislava.

Ce sommet, le troisième en quatre mois sur le défi migratoire, doit être confirmé ce jeudi et se tiendrait au début de la semaine prochaine. L'Élysée en soutient l'idée, bien qu'il ne s'agisse pas d'une initiative franco-allemande. L'humeur est autrement plus sombre qu'en mai et en juin: les arrivées sont sur une pente exponentielle, la libre circulation craque à toutes les coutures du système Schengen, les divisions européennes s'étalent et aucun consensus européen n'est en vue pour reprendre, enfin, l'initiative. «Diktats» dignes de l'URSS. Migrants : Berlin propose un sommet de l'UE la semaine prochaine. EUROPE - L’afflux de migrants est une aubaine pour l’économie européenne, estime Bruxelles. Les migrants, une chance pour l’économie européenne.

Les politiques de cohésion économique et sociale au sein de l'Union européenne. Immigration clandestine : comment l'Europe peut-elle faire face ? Désaccords européens sur les quotas de réfugiés. L'impact economique et social sur l'union europeenne. Crise migratoire en Europe. Les politiques de cohésion économique et sociale au sein de l'Union européenne. La repartition des migrants dans l'union europeenne.