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Jan Karski (Mon nom est une fiction)

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Infos pratiques sur le site du TNS. Résumé Le roman Jan Karski s’inspire de la vie du résistant polonais qui, en 1942, a réussi à s’introduire dans le ghetto de Varsovie puis dans un camp de concentration.

Infos pratiques sur le site du TNS

Bouleversé par ce qu’il a vu, il a tenté de sensibiliser les Alliés au sort des Juifs. Dans son adaptation théâtrale, Arthur Nauzyciel a respecté la construction en trois parties du roman. La première évoque l’entretien accordé par Jan Karski à Claude Lanzmann pour son film Shoah ; la deuxième repose sur son livre Mon témoignage devant le monde − Histoire d’un État secret, paru en 1944 ; dans la troisième, Laurent Poitrenaux, qui interprète Jan Karski, déploie une parole imaginée par Yannick Haenel. Yannick Haenel, né en 1967, a écrit sept romans dont Cercle (prix Décembre 2007, prix Roger-Nimier 2008), Jan Karski (prix du roman Fnac et prix Interallié 2009), Les Renards pâles en 2013 et Je cherche l’Italie en 2015.

Jan Karski (Mon nom est une fiction) Extrait du spectacle "Jan Karski (Mon nom est une fiction)" Questions à Arthur Nauziciel. Arthur Nauzyciel (metteur en scène) parle du spectacle. Entretien avec Laurent Poitrenaux.

Photos du spectacle

Témoignage de Jan Karski sur le ghetto de Varsovie .Shoah , C.Lanzmann. Vostfr. Dossier sur le roman « Jan Karski » de Yannick Haenel. « Jan Karski est ce résistant polonais qui, en 1942, tandis que la Pologne est dévastée à la fois par les nazis et par les soviétiques, a réussi à entrer clandestinement dans le ghetto de Varsovie, afin de témoigner de l’extermination des Juifs d’Europe.

Dossier sur le roman « Jan Karski » de Yannick Haenel

Trente-cinq ans plus tard, il relatera sa traversée du ghetto dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann. Ce livre raconte comment Jan Karski a risqué sa vie pour porter le message des Juifs du ghetto ; comment il a tenté d’avertir les Alliés ; comment il a rencontré personnellement le président Roosevelt. Et surtout comment il s’est confronté à l’incrédulité, au soupçon, au refus. Pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l’extermination des Juifs en Europe ? En quoi cette passivité est-elle une complicité ?

Des extraits ont été publiés dans le n°107 de L’Infini. Yannick Haenel parle de son roman avec Sylvain Bourmeau sur Mediapart. Plus sur Mediapart : Avec « Jan Karski », Yannick Haenel signe un livre juste sur un Juste Extraits. Dossier autour de Jan Karski et du roman de Yannick Haenel. « L’extermination des Juifs est pour moi incompréhensible. »Le Rapport Karski, 1978-2010. « L’humanité a commis un second péché originel :sur ordre ou par négligence, par ignorance auto-imposée ou par insensibilité,par égoïsme ou par hypocrisie, ou encore par froid calcul. » Jan Karski, 1981.

Dossier autour de Jan Karski et du roman de Yannick Haenel

La photo de Jan Karski qui se trouve sur la couverture de l’édition de 2004 (à gauche) a été prise à Washington lors de sa première mission (juin-septembre 1943). A la demande de l’ambassadeur Jan Ciechanowski, elle ne fut pas retouchée, afin de laisser visibles les cicatrices causées par les tortures de la Gestapo au cours de l’été 1940 [2]. Dans la nouvelle édition, la photo a changé. Suite de notre dossier sur « Jan Karski ». Mercredi 17 marsLe Rapport KarskiArte, 22 h 05 L’entretien inédit accordé en 1978 à Claude Lanzmann par le résistant polonais Jan Karski, lequel avait alerté les Alliés sur les atrocités perpétrées contre les Juifs. Littérature et Histoire. Ressources pédagogiques sur le site du mémorial de la Shoah. Revue de presse sur le spectacle. Jan Karski, horreur en huis clos. Sur le roman de Yannick Haenel, paru à la fin 2009 chez Gallimard, la polémique a déjà eu lieu.

Jan Karski, horreur en huis clos

A partir du témoignage de Jan Karski tel qu’il figure dans le film de Claude Lanzmann, Shoah, sorti en 1985, Haenel a construit un livre en trois parties, qui bascule du documentaire à la fiction. Membre de la résistance polonaise en 1942, Karski raconte dans le film comment il fut chargé par deux responsables d’organisations juives polonaises d’un message à l’attention des Alliés pour les informer sur l’extermination des Juifs en Pologne.

Les deux hommes le firent entrer clandestinement dans le ghetto de Varsovie, puis à l’intérieur même d’un camp d’extermination. Devant la caméra de Lanzmann, Karski revit cette expérience, et parle de l’incrédulité de ses interlocuteurs, à Londres et à Washington, quand il raconte ce qu’il a vu. Abandon. Bande-son. Opéra. Bizarrement, cela s’arrange dans la dernière demi-heure. Lire aussi notre cahier spécial Avignon. Jan Karski, le théâtre, l’Histoire et la fiction. Jan Karski (Mon nom est une fiction) d’après Yannick Haenel En 2009, Yannick Haenel publiait, aux Éditions Gallimard, Jan Karski, un ouvrage ayant pour sujet la figure de ce résistant catholique polonais qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, témoigna de la réalité des camps d’extermination auprès des Alliés, dans l’espoir d’une intervention de leur part.

Jan Karski, le théâtre, l’Histoire et la fiction

Du documentaire à la fiction Trois parties le constituaient, menant du documentaire à la fiction : d’abord, la reprise d’une interview de Jan Karski réalisée par Claude Lanzmann pour son film Shoah ; puis le récit, d’après ses propres écrits de sa découverte de la réalité des camps ; enfin, un monologue intérieur imaginé par Haenel. Lauréat du prix Interallié, le livre suscita une polémique. Pouvait-on ainsi « romancer » l’Histoire, et plus encore ces pages particulièrement terribles ? Adapté selon le mode du monologue Une mise en scène minimaliste. Le ressassement de la shoah - Jan Karski (Mon nom est une fiction) À partir du roman de Yannick Haenel, Nauzyciel a tenté de montrer à la fois le cheminement de la pensée d’un témoin de l’extermination des Juifs par les nazis dont le message a été éludé, la réitération à quoi mène une idéologie se refermant sur elle-même, l’obsession de l’impuissance à faire changer le monde.

Le ressassement de la shoah - Jan Karski (Mon nom est une fiction)

En trois parties, comme dans le livre de Haenel, le spectacle prend le temps d’associer sa forme à son contenu. D’abord, une sorte de description externe de ce qui est montré de Jan Karski dans le film de Claude Lanzman « Shoah ». Près d’une caméra, au milieu d’un mobilier minimaliste et la photo en gros plan du visage de la statue de la Liberté, Nauzyciel raconte. Ses mots et son ton sont de l’ordre informatif, analytique et documentaire. Ils disent le visible transmis par le cinéma, le biographique et l’historique. La seconde partie est soutenue par la très belle voix off de Marthe Keller. S’y ajoutent des détails, des anecdotes, des événements précis.

Jan karski arthur nauzyciel festival avignon. Le metteur en scène Arthur Nauzyciel adapte pour le théâtre le « roman » de Yannick Haenel consacré au résistant polonais qui informa, dès 1942, les Alliés de l'extermination des Juifs de Pologne dans le ghetto de Varsovie et dans les camps.

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Présenté en ouverture du dernier festival d'Avignon, 'Jan Karski (Mon nom est une fiction)' est l'un des spectacles les plus politiques, au sens noble du terme, de la saison. À découvrir aux Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux, du 8 au 19 février. En 1942, à l'heure où Karski, Jan Kozielewski de son vrai nom, apporte la funeste nouvelle, beaucoup de vies pouvaient encore être sauvées en Pologne. Cet homme avait bravé tous les dangers pour porter son message. Le tragique de son destin se résume en une phrase… Personne ne tient compte de son avertissement et aucune vie ne fut sauvée suite à son témoignage. Témoigner pour le témoin In memoriam.