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Brevetage du vivant, OGM autorisés, le bio attaqué, rien ne va plus ! Le mois d’avril s’achève en laissant un goût amer dans la bouche des acteurs de la transition écologique.

Brevetage du vivant, OGM autorisés, le bio attaqué, rien ne va plus !

Une vague de décisions en défaveur d’une alimentation saine vient de s’abattre. Monsanto, l’agro-industrie, les pontes de la FNSEA peuvent sabrer le champagne. La course à l’information a malheureusement tiré un trait trop rapidement sur ces évènements pourtant si importants. Alors que nous devrions être frappés d’indignation, le suppositoire est passé tout seul. L’habitude, sans doute. Cash investigation - Industrie agro-alimentaire : business contre santé / intégrale. Traité sur les semences (Tirpaa) : le biopiratage des multinationales en ligne de mire.

La biodiversité des semences paysannes est une source d’innovation pour les sélectionneurs.

Traité sur les semences (Tirpaa) : le biopiratage des multinationales en ligne de mire

Pour faciliter leur accès à ces ressources tout en respectant les principes de la Convention sur la diversité biologique, le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (Tirpaa) a mis en place en 2005 un système multilatéral. Il permet aux industriels d’accéder à 60 % de la diversité des semences recensées au niveau mondial. Ni brevet, ni OGM cachés dans ma bière ! cyberaction. #OGM #Bière #BrevetHeineken (Pelfort, Affligem, Desperados…) et Carlsberg (Kronenbourg, 1664, Grimbergen…), veulent utiliser de l’orge brevetée pour produire leur bière.

Ni brevet, ni OGM cachés dans ma bière ! cyberaction

Leur brevet a été accordé alors qu'il ne dit pas quel procédé de modification génétique a été utilisé. Il explique que c'est certainement un OGM, mais ne l'avoue pas explicitement. Les 3eme et 4eme brasseurs mondiaux contournent ainsi les lois pour voir si elles leur permettent de nous faire boire des OGM, sans qu'on le sache, sans étiquetage. Non aux brevets sur le vivant ! Non aux OGM et à leur dissimulation ! OGM : les parlementaires américains refusent l’étiquetage obligatoire des aliments. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant) Circulez, il n’y a rien à voir !

OGM : les parlementaires américains refusent l’étiquetage obligatoire des aliments

Voilà résumé le message contenu dans un texte voté jeudi 23 juillet par la Chambre des représentants. La majorité des parlementaires américains ont décidé que les entreprises agroalimentaires n’auraient pas à indiquer si leurs produits contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM). Cette loi est votée alors que depuis plusieurs mois le débat est intense dans plusieurs Etats entre le lobby de l’industrie agroalimentaire et plusieurs associations de consommateurs et de groupes de défense de l’environnement, qui réclament plus de transparence sur le sujet. Le texte a été adopté par 275 voix pour contre 150, 45 démocrates s’étant ralliés à la majorité républicaine.

Viande, lait, oeufs : déjà des OGM tous les jours dans vos assiettes ? - Sud Ouest.fr. D’où vient ce chiffre ?

Viande, lait, oeufs : déjà des OGM tous les jours dans vos assiettes ? - Sud Ouest.fr

Depuis quelques jours, plusieurs médias affichent ce chiffre alarmant : plus de "90%" des produits animaux (viandes, oeufs, produits laitiers) hors produits bio, contiendraient des OGM. Derrière ce taux se trouve un collectif de citoyens, "Consommateurs, pas cobayes ! ", qui se bat pour que tous les aliments qui ont été produits à partir d’OGM soient clairement étiquetés. Sur leur site internet, ils attribuent ce chiffre à une estimation de José Bové. En effet, l’eurodéputé écologiste a avancé ce chiffre lors d’une interview donnée en juin dernier :

90% du bétail français serait élevé aux OGM, sans information du consommateur. 90 % du bétail élevé en France peut avoir été nourri avec des OGM.

90% du bétail français serait élevé aux OGM, sans information du consommateur

Si un animal a consommé du soja, du maïs ou du colza OGM importé pour sa nourriture, il est impossible de le savoir. Les œufs, le lait, le poisson d’élevage ou la viande sans label ou étiquetage spécifique peuvent être concernés. C’est pourquoi la semaine dernière le collectif "Consommateurs, pas cobayes ! " Viande: étiqueter l'origine, le mode d'élevage et les OGM. Trois campagnes distinctes demandent plus d’informations sur la viande.

Viande: étiqueter l'origine, le mode d'élevage et les OGM

Une pétition portée la FNSEA, UFC Que Choisir, Jeunes Agriculteurs et COOP de France demande un étiquetage obligatoire de l’origine des viandes. La campagne de CIW France demande l’étiquetage obligatoire du mode d’élevage. La France et les OGM : où en est-on? Le Conseil d'Etat a annulé vendredi une interdiction du maïs MON810 de Monsanto remontant à 2014.

La France et les OGM : où en est-on?

Mais cette mesure réclamée par les producteurs restera sans effet, en raison d'un changement de politique à Bruxelles. En mars dernier, la Commission européenne a en effet autorisé aux Etats membres qui en font la demande à abandonner la culture sur son sol du maïs transgénique. Le maïs OGM de Monsanto autorisé mais pourtant toujours interdit. Le Conseil d'État a annulé vendredi l'interdiction du maïs OGM MON810 de Monsanto à la demande des producteurs de maïs, une mesure sans effet car la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto reste interdite en France.

Le maïs OGM de Monsanto autorisé mais pourtant toujours interdit

La Commission européenne a en effet autorisé en mars la France, à sa demande, à abandonner la culture sur son sol du maïs génétiquement modifié issu de la firme américaine Monsanto. Le maïs OGM donc reste interdit en France bien que le Conseil d'État ait annulé ce vendredi, à la demande de producteurs, une interdiction du MON810 de Monsanto remontant à 2014, en contestant les risques invoqués pour l'environnement. Ce sont deux producteurs qui avaient lancé la procédure devant le Conseil d'Etat. Ils avaient cultivé du maïs génétiquement modifié dans le sud-ouest et leur production avait été détruite sur décision de justice. La déception à l'image de Christian Pees, le président de la coopérative Euralis de Pau. Europe : les multinationales peuvent désormais breveter le vivant. C'est une décision de la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets datée du 25 mars 2015 qui a permis de faire avancer "la cause" des multinationales sur le brevetage du vivant .

Europe : les multinationales peuvent désormais breveter le vivant

A la question "si l'on découvre un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée et un caractère particulier de cette plante, peut-on devenir propriétaire de toutes les plantes qui expriment ce caractère" , la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets a répondu …"oui". Un changement très important du droit La décision de l'Office européen des brevets (OEB) d'accorder un brevet pour une tomate et un autre pour un brocoli, fait donc réagir de nombreux acteurs de l'écologie, comme du secteur semencier et agro-alimentaire.

Cette décision d'accorder des brevets pour des plantes non modifiées génétiquement était crainte et attendue : près de mille demandes de brevets de la part des industriels du secteur ont été effectuées en quelques années. Les OGM conduisent au brevetage du vivant. L’agriculteur n’a plus le choix de ses semences ! Ni brevet, ni OGM cachés dans ma bière ! cyberaction. Historique des événements relatifs aux OGM en France et dans le monde. Novembre 2016 : Pour répondre à l’enjeu de sécurité alimentaire, le Nigéria, par son Académie nationale des sciences, vient d’approuver la culture des OGM Consciente de l’enjeu fort de sécurité alimentaire dans son pays, l’Académie des sciences nigériane approuve la culture des OGM et fait du Nigéria le cinquième pays africain à se lancer dans leur production commerciale parès l’afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Egypte et le Soudan.Articles de presse sur le sujet : 23 août 2016 : Le nouveau dossier de l’EFSA sur les OGM : Qu'est-ce qu'un OGM?

Quel rôle joue l'EFSA dans l'évaluation des risques liés aux OGM? Et, qu'est-ce que l'EFSA a récemment fait dans ce domaine? Communiqué de presse de l’EFSA annonçant le nouveau dossier : Accès direct au dossier de l’EFSA : 3 - Les risques sur la santé - Vigilance OGM. En réponse aux affirmations « faites par les développeurs de semences GM de même que certains scientifiques, commentateurs et journalistes voulant qu’il existe un “consensus scientifique” au sujet de l’innocuité des OGM et que le débat sur ce sujet soit “clos” », un groupe formé de 93 scientifiques, universitaires et chercheurs a rédigé en 2013 une déclaration proclamant plutôt l’« absence de consensus scientifique ».

Endossée par plus de 300 chercheurs en date de janvier 2015, cette déclaration, qui a ensuite été publiée dans un journal scientifique avec comité de révision (Hilbeck et coll., 2015), faisait la conclusion suivante : «les résultats des recherches scientifiques dans le domaine de la sécurité des cultures GM sont nuancés, complexes, souvent contradictoires ou non concluants, confondus par les choix, les hypothèses et les sources de financement des chercheurs et, en général, ont soulevé plus de questions qu’ils n’ont apporté de réponses.» ( voir l’étude complète ) Toxicité. Les acteurs principaux dans le domaine des OGM. Les Fabricants d’OGM Les fabricants d’OGM sont de grandes compagnies telles MONSANTO ou BAYER. Les OGM constituent un secteur de technologie de pointe dans lequel seules les entreprises ayant de gros moyens et une expertise avérée peuvent se lancer.

MONSANTO est de loin l’entreprise qui fait le plus parler d’elle au sujet des OGM et de son désherbant le RoundUp®. Les semenciers font le plus souvent appel à des laboratoires privés pour réaliser leurs études de toxicologie sur les OGM avant leur mise sur le marché. Logo Monsanto.