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Les mobilisations massives ce dimanche 19 juin dans toute l'Espagne montrent que le mouvement du 15M ne faiblit pas. Un deuxième tour graphique en une vingtaine d'affiches, alors que le prochain rendez-vous est déjà fixé au 23 juillet. La marche du dimanche 19 juin [#19J] contre la crise a réuni plus de 200 000 personnes dans toute l’Espagne selon El Pais [es]. L’organisation n’a pas été laissée au hasard: le rendez-vous était donné dans six différents points de Madrid dès le matin, entre 9h00 et 10h00, pour converger vers la place Neptune à 14h00, au sud du parc Retiro, et à 200 mètres de l’Assemblée (El congreso). Des revendications inchangées
Le « Pacte pour l’euro », qui durcit drastiquement le « pacte de stabilité », va sans doute être adopté au Parlement le 23 juin et au Conseil des chefs d'État et de gouvernement le 24 juin. Une adoption au pas de charge : débats court-circuités en commission parlementaire, agenda surchargé pour les négociateurs, inflexibilité du Conseil européen. Dans la continuité, le gouvernement français veut faire voter par le Parlement une réforme constitutionnelle qui exigerait de tendre vers l'équilibre budgétaire en tout temps et à tout prix. Douleurs et misère pour les populations
A l’appel de mouvements informels (Juventud Sin Futuro, No Les Votes, Democracia Real Ya), principalement structurés par les réseaux sociaux et inspiré par les mobilisations de mars au Portugal, quelques 130000 manifestants se sont rassemblés dans plus d’une cinquantaine de villes espagnoles pour protester contre la corruption, le chômage (avec un taux record de 21,19 %), et l’absence de perspectives offertes par les partis politiques « traditionnels ». A l’issue de cette mobilisation, dont la réussite a surpris toutes les attentes, des centaines de manifestants ont décidé d’occuper la place principale de Madrid, la Puerta del Sol . Le lendemain matin, à l’aube, les occupants étaient évacués par la police. Pourtant, le soir même, ils étaient quelques milliers à revenir occuper la place. Ce mouvement d’occupations des places les plus centrales des principales villes du pays a rapidement pris de l’ampleur. Mardi au soir, les places de plus de 25 villes en Espagne se trouvaient occupées.
À l'heure où le mouvement des "indignés" secoue l’Espagne, Contretemps publie un entretien avec Miguel Romero, membre de la revue Izquierda anticapitalista en Espagne et responsable de la revue Viento Sur (Madrid). Cet entretien a été réalisé le week-end des 21 et 22 mai par Daniel Tanuro au cours de l’Université de printemps du mouvement suisse solidaritéS. Daniel Tanuro : D’où vient cette extraordinaire mobilisation qui secoue l’État espagnol ? Miguel Romero : Pour comprendre, il faut remonter à la grève générale du 29 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites.
Le mouvement « indignados » qui campe sur la Puerta del Sol à Madrid et ailleurs, depuis le 15 mai, est d’une fraîcheur et d’une modernité qui me ravit. Dans leur manifeste, les raisons de la colère s’y trouvent résumées en une phrase : « Les citoyens sont les rouages d’une machine conçue pour enrichir une minorité qui ne tient pas compte de nos besoins ». Entre les mots d’ordre de la rue radicalement critiques à l’égard du libéralisme et du consumérisme et le vote de dimanche favorable à la droite conservatrice espagnole, le décalage est saisissant. Ce qui le nourrit est connu : défiance à l’égard du « système », crise de la représentation, sentiment que droite et gauche mènent des politiques trop semblables, n’enrayant jamais la brutalité du capitalisme.Le débat s’ouvre – enfin – dans la gauche française sur la stratégie de mobilisation populaire, en vue de 2012.
Billet invité Chacun a le nez sur sa crise. Les Européens d’un côté, les Américains de l’autre, sans omettre les Japonais. Au-delà des frontières de ce monde qualifié d’Occidental, les pays émergents subissent le contre coup de la crise des autres.
Suppression des privilèges accordés aux politiques ; Lutte contre le chômage ; Droit au logement ; Service Publics de qualité ; Contrôle des banques ; Réforme de la fiscalité ; Libertés et Démocratie participative ; Réduction des dépenses militaires : voici quelques-unes des mesures que, en tant que citoyens, nous considérons comme essentielles pour la régénération de notre système politique et économique. Equiparación del salario de los representantes electos al salario medio español más las dietas necesarias indispensables para el ejercicio de sus funciones. Reparto del trabajo (travail) fomentando las reducciones de jornada y la conciliación laboral hasta acabar con el desempleo estructural (es decir, hasta que el desempleo descienda por debajo del 5%).
« La grande majorité des travailleurs, des gens doit déclarer cela au pouvoir du capital : Nous ne vous croyons pas quoique vous nous disiez. Nous nous rassemblons pour remporter des petites et des grandes batailles et finalement la guerre » , a souligné Aleka Papariga , parmi tant d'autres choses, dans son discours prononcé dans le cadre d'un rassemblement de masse et dynamique du KKE dans la soirée du 25 mai dans la ville de Larissa. La secrétaire-générale du Comité central du parti a souligné qu'aujourd'hui des luttes populaires et ouvrières plus dynamiques et mieux organisées sont nécessaires , tout comme il faut remporter des petites et des grandes victoires.
Question : Que met-on derrière "Mouvement des indignés"? Seulement les mouvements "labellisés" et reconnus comme tels, ou aussi tous ceux qui à tord ou raison, ou effet de mode ou opportunisme s'en réclament ? by cromagnon Aug 14
Question : Que met-on derrière "Mouvement des indignés"? Seulement les mouvements "labellisés" et reconnus comme tels, ou aussi tous ceux qui à tord ou raison, ou effet de mode ou opportunisme s'en réclament ? by cromagnon Aug 14