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Vivant

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Le dilemme de Magdalena Zernicka-Goetz, mère et cultivatrice d’embryons. La patronne de l’imposant laboratoire de biologie moléculaire de l’université de Cambridge a poussé jusqu’à treize jours la culture in vitro d’embryons humains.

Le dilemme de Magdalena Zernicka-Goetz, mère et cultivatrice d’embryons

Une percée issue d’une intuition née pendant une grossesse, tardive et risquée. LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Philippe Bernard (Cambridge (Royaume-Uni), envoyé spécial) Pendant neuf ans, Magdalena Zernicka-Goetz a gardé pour elle son secret. Un papillon au jaune singulier. Comment résister au charme des papillons Heliconius ?

Un papillon au jaune singulier

Depuis 1758 et le grand Carl von Linné, les naturalistes se délectent de son vol délicat et de ses ailes impressionnantes par la taille, la profondeur de leur noir, mais surtout les couleurs et les motifs d’une richesse étourdissante qu’elles arborent. A elle seule, l’espèce Heliconius erato présenterait 29 formes géographiques distinctes. Quand on sait que le genre regroupe 39 espèces, on imagine la palette. Les chercheurs les adorent, mais les oiseaux, eux, les détestent. La faute aux passiflores, sur lesquelles ils pondent et dont se nourrissent leurs chenilles. « Nous, médecins et chercheurs, mettons en garde contre la Fondation Jérôme-Lejeune » Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de cette fondation, reconnue d’utilité publique, contre les recherches sur l’embryon et contre l’avortement.

« Nous, médecins et chercheurs, mettons en garde contre la Fondation Jérôme-Lejeune »

Dans un texte publié par Le Monde, 146 médecins et chercheurs dans le domaine des sciences de la vie (dont une trentaine d’académiciens et de professeurs au Collège de France, et plusieurs présidents de sociétés savantes) mettent en cause l’action de la Fondation Jérôme-Lejeune, en particulier les procédures judiciaires lancées contre des autorisations de recherche sur l’embryon. Ils demandent aux pouvoirs publics de « reconsidérer » la reconnaissance d’utilité publique attribuée à cette fondation lors de sa création en 1996.

La Fondation Jérôme-Lejeune est connue pour son action au service des trisomiques et pour ses positions défavorables à toute intervention sur le vivant. TRIBUNE. En outre, ses interventions ne concernent pas seulement les domaines médicaux ou scientifiques,... 146 médecins et chercheurs accusent la Fondation Lejeune d’entraver la recherche sur l’embryon. Une pétition signée par 146 scientifiques accuse la Fondation Jérôme-Lejeune d’attaquer en justice tous leurs travaux et demande le retrait de sa reconnaissance d’utilité publique.

146 médecins et chercheurs accusent la Fondation Lejeune d’entraver la recherche sur l’embryon

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont C’est à la fois un coup de colère et le signe d’une inquiétude croissante. Dans un texte publié par Le Monde, 146 médecins et chercheurs dans le domaine des sciences de la vie mettent en cause l’action de la Fondation Jérôme-Lejeune, en particulier les procédures judiciaires lancées contre des autorisations de recherche sur l’embryon, et demandent aux pouvoirs publics de « reconsidérer » leur reconnaissance d’utilité publique, attribuée lors de sa création en 1996. Les scientifiques critiquent également les positions de la fondation dans les champs sociaux et politiques qui, selon eux, « dénaturent et dégradent le débat éthique qu’il convient de mener sur les évolutions des sciences de la vie et de la santé ». Les singes pourraient disparaître de la planète d’ici vingt-cinq ans à cinquante ans. Selon une étude, 60 % des espèces de primates sont en danger d’extinction en raison d’activités humaines. 75 % des populations accusent déjà un déclin.

Les singes pourraient disparaître de la planète d’ici vingt-cinq ans à cinquante ans

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Audrey Garric Les singes sont nos plus proches cousins, et pourtant nous les regardons mourir à petit feu. Un rapport sexuel entre un singe et une biche observé au Japon. Des scientifiques français ont enregistré, pour la première fois, un comportement sexuel entre un macaque et une femelle sika.

Un rapport sexuel entre un singe et une biche observé au Japon

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nathaniel Herzberg Le propre de l’Homme va encore en prendre un coup. Une équipe de scientifiques français a en effet mis en évidence, pour la première fois chez un primate non humain, une pratique sexuelle avec un partenaire d’une autre espèce. En l’occurrence, des primatologues strasbourgeois en mission sur l’île japonaise de Yakushima ont observé un macaque japonais se livrant avec une biche sika à un exercice présentant « toute la séquence comportementale d’une saillie ». L’ensemble a été rendu public, mardi 10 janvier, dans la revue scientifique Primates. L’équipe de l’institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS) et de l’université de Strasbourg observe depuis plusieurs années les macaques japonais de la région. Nouvelle-Calédonie, paradis naturaliste.

Une poignée de chercheurs a récolté des espèces nouvelles pour la science, au cœur de régions encore méconnues de l’île.

Nouvelle-Calédonie, paradis naturaliste

Un laboratoire naturel idéal pour observer comment l’évolution y a agi en vase clos. LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Yann Chavance Du jamais-vu, du moins à cette saison. Un paquet de cigarettes par jour induit 150 mutations des cellules pulmonaires par an. En séquençant plus de cinq mille génomes de tumeurs, une équipe internationale de chercheurs a évalué les dégâts du tabac à l’échelle moléculaire.

Un paquet de cigarettes par jour induit 150 mutations des cellules pulmonaires par an

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sandrine Cabut Alors que les autorités sanitaires viennent de lancer, début novembre, l’opération Moi(s) sans tabac, une vaste campagne de lutte contre le tabagisme, voilà un nouvel argument qui pourrait finir de convaincre ceux qui hésitent encore à arrêter la cigarette. Fumer un paquet par jour entraîne l’apparition d’en moyenne 150 mutations par an dans chaque cellule pulmonaire, selon une étude internationale publiée dans la revue Science datée du vendredi 4 novembre. Le poisson-zèbre, nouvelle star des laboratoires. Les plantes sont de bons géomètres. Des chercheurs montrent que les végétaux ne se redressent pas à la verticale en sentant la gravité mais en mesurant leur inclinaison.

Les plantes sont de bons géomètres

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par David Larousserie Tapez dans un moteur de recherche les mots-clés « forêt courbée » : vous serez impressionné par les images montrant la capacité des plantes à répondre à l’adversité. Elles se redressent à la verticale, même après avoir été sévèrement penchées par le vent ou un glissement de terrain. Comment font-elles pour savoir dans quelle direction pousser ?

Une équipe de chercheurs du CNRS et de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Marseille et Clermont-Ferrand vient d’apporter, dans Scientific Reports du 14 octobre, une réponse qui ­contredit le consensus précédent. Créer le vivant. Un prix Nobel pour le recyclage… cellulaire. La saison des Nobel 2016 s’est ouverte lundi 3 octobre avec le prix de physiologie et de médecine attribué à un seul lauréat : le Japonais Yoshinori Ohsumi.

Un prix Nobel pour le recyclage… cellulaire

Le biologiste de 71 ans, professeur au Tokyo Institute of Technology, est récompensé pour ses travaux sur l’autophagie, un mécanisme fondamental par lequel la cellule dégrade et recycle ses composants. C’est dans les années 1950-1960 que des scientifiques ont commencé à décrire ce système. Yoshinori Ohsumi, impliqué dans ce champ de recherche à partir de la fin des années 1980, a d’abord travaillé sur des levures, chez lesquelles il a démontré l’existence de mécanismes d’autophagie en les affamant. Ensuite, en étudiant des milliers de mutants, toujours sur ce modèle de levure, il a mis en évidence quinze gènes-clés, appelés ATG (Autophagy Related Genes), impliqués dans ces processus.

Des chercheurs sont parvenus à reproduire des souris sans recourir à des ovocytes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun C’est un fait biologique érigé en dogme depuis le XIXe siècle qui est mis à mal par des chercheurs de l’université de Bath (Royaume-Uni) et par leurs collègues de l’université de Ratisbonne (Allemagne). Ils sont parvenus à obtenir des souriceaux viables sans avoir recours à des ovocytes, des cellules sexuelles d’origine maternelle. Jusqu’ici, les biologistes étaient persuadés que la présence de ces gamètes femelles était indispensable au développement d’un embryon.

Petit rappel, pour comprendre la portée de cette expérience : la reproduction sexuée fait normalement appel à deux gamètes, l’un femelle et l’autre mâle, comportant chacun un exemplaire de chaque chromosome, qui, en fusionnant, formeront les paires de chromosomes de l’embryon. Les plus anciennes traces de vie découvertes au Groenland. Sacré coup de vieux pour l’origine de la vie sur Terre. Des géologues australiens viennent de découvrir au Groenland des traces d’une activité microbienne remontant à 3,7 milliards d’années, soit deux cents millions de plus que les records précédents trouvés dans des roches d’Australie ou d’Afrique du Sud.

Et 800 millions d’années environ seulement après la formation de la Terre. « C’est fou ! Nous ne pensions pas que de tels indices aient pu subsister aussi longtemps », souligne Allen Nutman, professeur de l’université Wollongong, premier auteur de l’étude parue dans Nature jeudi 1er septembre relatant la découverte. Jusqu’où manipuler le vivant ? La saga Crispr-Cas9 5|6 Leurs grands yeux écarquillés ont fait le tour du monde. Début 2014, la revue Cell dévoile la naissance des deux premiers primates dont le génome a été modifié grâce à Cripsr-Cas9, une toute nouvelle technique d’édition de l’ADN. Ces macaques sont nés en Chine. Les nouvelles icônes de la biologie. Amateurs de sciences, vous ne pouvez les avoir ratées. Que faire des « OGM cachés » ? Des briques de la vie recréées en laboratoire. L’« homme de Flores », alias le « Hobbit », aurait disparu bien plus tôt qu’on ne le pensait. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Hervé Morin.

« En sciences, les différences hommes-femmes méritent mieux que des caricatures » LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le Les mythes scientifiques sont toujours néfastes à la connaissance, mais il existe des domaines où le citoyen qui souhaite s’informer aura bien du mal à trouver autre chose que des caricatures. Tel est le cas des différences entre hommes et femmes.

Alors que les scientifiques sont arrivés sur les grandes lignes à un réel consensus et discutent surtout de l’interprétation à donner à des faits bien établis, le champ médiatique donne à voir une tout autre histoire… Les scientifiques seraient divisés entre ceux qui affirment une différence biologique radicale et irréductible entre femmes et hommes et ceux qui démontreraient au contraire une absence totale de différence. Les ouvrages de John Gray – Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, Mars et Vénus sous la couette, etc. Des fourmis viennent à la rescousse d’une plante attaquée.