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Jacques Lévy

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Professeur de géographie et d’aménagement de l’espace à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, où il est directeur du Laboratoire Chôros et co-directeur du Collège des humanités, il travaille sur la ville et l’urbanité, la géographie politique, l’Europe et la mondialisation, les théories de l’espace de l’individu et des sociétés, l’épistémologie de la géographie et des sciences sociales, la cartographie, l’urbanisme et le développement spatial.


Il a notamment publié Géographies du politique (dir.), 1991 ; Le monde. Espaces et systèmes, 1992, avec M.-F. Durand et D. Retaillé ; L’espace légitime, 1994 ; Egogéographies, 1995 ; Le monde pour Cité, 1996 ; Europe. Une géographie, 1997 ; Le tournant géographique, 1999 ; Logiques de l’espace, esprit des lieux (dir.), 2000, avec M. Lussault ; From Geopolitics to Global Politics (dir.), 2001 ; Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés (dir.), 2003 (2° édition remaniée en 2013), avec M. Lussault ; Les sens du mouvement (dir.), 2005, avec S. Allemand et F.

Rivière Séoul Lévy. La géographie culturelle a-t-elle un sens ? Le « tournant culturel », qui s’est d’ailleurs effectué en plusieurs étapes, recouvre en fait une réalité composite et peut se lire d’au moins trois manières différentes.

La géographie culturelle a-t-elle un sens ?

Comme anthropologisation des sciences sociales, il encourage et développe la diffusion des concepts et des méthodes de l’ethnographie et de l’ethnologie. Comme dématiérialisation du monde, il met l’accent sur la valeur explicative des réalités idéelles, qui ne sont plus traitées comme « superstructures » du monde matériel mais comme composantes majeures et durables des « dominances » d’une société. Comme relativisme culturel, il adopte une posture critique face aux faiblesses d’un « universalisme occidental » qui se trouve souvent grevé par ses particularismes implicites. De manière similaire, on dira que les travaux qui s’inscrivent dans la géographie culturelle ont participé au renouvellement de la géographie. Explorer l’espace des humains: une introduction à la géographicité. Course Syllabus Skip Syllabus DescriptionS1.

Explorer l’espace des humains: une introduction à la géographicité

L’espace comme pratique, problème, théorie Thème: L’espace c’est nous. Le monde de la distance. Une boite à outils pour comprendre les enjeux de l’espace.Objectifs: Une première étape dans la compréhension de l’espace et de la spatialité. Une introduction à la théorie sociale de l’espace.S2. LevyAtala12. Jacques Lévy et Michel Lussault : Penser en mouvement. Jacques Lévy et Michel Lussault, 2013.

Jacques Lévy et Michel Lussault : Penser en mouvement.

Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés. Nouvelle édition. Paris. Belin. Regarder le péri-urbain : compte rendu de la séance du séminaire “Re/lire” avec Jacques Levy et Eric Charmes (26 janvier 2015) Par Tess Gagnage, Margaux Lavernhe et Diane Beduchaud.

Regarder le péri-urbain : compte rendu de la séance du séminaire “Re/lire” avec Jacques Levy et Eric Charmes (26 janvier 2015)

Jacques Lévy. Le Monde, comme si vous y étiez.

Jacques Lévy

Les nourritures terrestres de l’Expo 2015 à Milan. Jacques Lévy | 13.07.2015 La thématique de l’Exposition universelle de Milan, en 2015, « Nourrir la planète » semble à pauvre, discutable et complaisante. Au-delà de ce mélange indigeste de commerce, d’écologie et de géopolitique, n’est-ce pas le signe de l’épuisement de ce genre d’événement en son principe même, dans un contexte où il n’est plus nécessaire, ni même utile pour découvrir le Monde et où seuls les voyageurs paresseux peuvent y trouver de l’intérêt. Cette « zone molle de la classe [...] L’invention partagée. Lussault, Michel. 2013. Jacques Lévy | 27.01.2015 L’avènement du Monde de Michel Lussault offre un ouvrage fort d’une théorie spatiale de l’objet Monde à la fois consistante et innovante. Jacques Lévy - Géographe, professeur à l’école polytechnique fédérale de Lausanne. Professeur à Sciences-Po Paris. Quels espaces pour la société-monde ? - Université de tous les savoirs. Quelle mobilité pour quelle urbanité? - Jacques LEVY - Université de tous les savoirs.

Redécoupage territorial: et si on redessinait la France à la carte? La grande passion française pour la délimitation de périmètres territoriaux –ou charcutage– est de retour.

Redécoupage territorial: et si on redessinait la France à la carte?

François Hollande a relancé, lors de sa conférence de presse du 14 janvier, la grande partie de puzzle territorial en affirmant que le nombre de régions «peut évoluer». Le député de l'Essonne et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée Thierry Mandon a précisé le lendemain que de 22, le nombre de régions métropolitaines pourrait passer à une quinzaine. Pour les géographes que nous avons interrogés, revoir le découpage des régions françaises n’est pas forcément une mauvaise chose. Qu’est-ce qu’une région? «Ce qui fait "région", analyse le géographe, ce n'est pas l'institution régionale mais les relations (économiques, sociales, culturelles) entre la capitale régionale et les territoires environnants.

«Politiquement, les régions sont d'ailleurs aujourd'hui relativement marginalisées par rapport à la montée en puissance des grandes villes et à l'institutionnalisation des métropoles.» Jacques Lévy: "La taille des régions est un faux problème" Jacques LEVY, Réinventer la France, Trente cartes pour une nouvelle géographie, FAYARD, 2013. Jacques LEVY vient d'écrire et de publier un nouveau livre.

Jacques LEVY, Réinventer la France, Trente cartes pour une nouvelle géographie, FAYARD, 2013.

Un petit ouvrage qui s'adresse à un public assez large mais qui doit avoir des connaissances en géographie assez affirmées, car, comme souvent avec Jacques LEVY, le vocabulaire est assez technique (ou technicisé). Un ouvrage où l'on retrouve les marottes de Jacques LEVY : son intérêt pour l'idée d'urbain et d'urbanité qui sont développées dans la deuxième partie du livre ; son amour de la démocratie française (et participative), ses idées sur la géopolitique interne de la France et son point de vue sur le rôle du géographe dans la cité : celui de passeur mais aussi celui de penseur et d'organisateur, puisque le livre débouche sur des propositions assez précises pour une réorganisation totale de la géographie administrative de la France. Un livre où l'on devine les amitiés politiques de l'auteur : la période faste, celle du mouvement, des réformes de fond a été celle de 1997 à 2002, celle du gouvernement JOSPIN. Le tournant géographique. Penser l’espace pour lire le monde.

L’ambition de cet ouvrage est clairement affirmée dès le titre qui d’emblée donne à la géographie un objectif précis qui l’inscrit dans le champ des sciences sociales puisqu’il s’agit de prendre en compte la dimension spatiale de l’étude des sociétés.

Le tournant géographique. Penser l’espace pour lire le monde

Le livre est structuré en deux parties, cinq sous-parties et quatorze chapitres ; il correspond à uns structuration bien précise tout en reprenant le plus souvent des contributions déjà parues soit dans des revues ou des ouvrages collectifs. Ainsi peut-on concevoir de lire les chapitres isolément et/ou dans le désordre mais il est logique de suivre l’agencement voulu par l’auteur qui, dans un premier temps « Des mots », réfléchit sur la démarche géographique avant d’envisager des recherches concrètes sur des objets géographiques comme les villes (« Des Choses »).

Au final, ce livre se révèle passionnant par toutes les interrogations qu’il suscite et par les pistes qu’il défriche. Nature et société. Jacques Lévy Une vision naïve des débats actuels sur l’environnement naturel consiste à opposer ceux qui se soucieraient de la nature et ceux qui n’en feraient que peu de cas.

Nature et société.

Cela se produit par exemple lorsque le choix périurbain est présenté par ceux qui le font mais aussi par certains chercheurs comme valorisant la nature et que l’option alternative, celle d’une urbanité plus forte, serait indifférente, voire hostile à une relation forte avec la nature. Il serait facile de montrer que les paramètres de la relation périurbaine à l’espace se rapprochent beaucoup de celle de la ruralité : une privatisation productive de la nature, le jardin remplaçant l’exploitation agricole, la recherche d’une localisation intermédiaire face au monde urbain, ni prégnant, ni inaccessible, et un manque d’intérêt pour les biens publics.

C’est ici que les choses se compliquent car, sur la direction qu’il convient de prendre pour prolonger le Néolithique ou pour en sortir, les avis divergent. Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales. Entretien / Jacques Lévy à propos du film Urbanité/s. Posted by urbanites on mercredi, juillet 30, 2014 · 2 Comments Jacques Lévy est géographe et urbaniste, professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne où il dirige le laboratoire Chôros.

Entretien / Jacques Lévy à propos du film Urbanité/s

Il est également co-directeur de la revue EspacesTemps.net. Pouvez-vous nous expliquer la genèse du film Urbanité/s ? Urbanité/s n’est pas un documentaire. La tradition du film de non-fiction ressortissant plutôt au registre du journalisme est souvent intéressante, mais ce n’est pas sur cette base qu’il faut, à mon avis, développer les expressions non textuelles de la recherche. Le texte n’est qu’une des manières utiles pour penser et pour exprimer sa pensée. Pourquoi avoir choisi le terme « urbanité » et comment le définissez-vous ?

Le mot « urbanité » est en train devenir un terme synthétique pour décrire ce qui fait de l’urbain l’urbain. Vous décrivez la ville comme un bien commun à tous mais dites en même temps que l’urbain n’est pas l’univers du bonheur partagé, n’est-ce pas contradictoire ? Géographie de la ville en guerre - BLOG: Urbanités : un film de géographe (Jacques Lévy) Le film du géographe Jacques Lévy, Urbanités, sera projeté en avant-première le cendredi 7 décembre 2012 à 18h30 à l'ENS de Lyon (Ecole Normale Supérieure, site ENS LSH, 15 parvis René Descartes, amphithéâtre Descartes, métro Debourg, Lyon). Présentation sur le site de l'ENS : "Nous aurons le plaisir d'accueillir Jacques Lévy pour une projection en avant-première d'Urbanités. Inspiré par le dialogue intense avec Les Villes invisibles, texte d'Italo Calvino, le film explore le concept d'urbanité à travers l'observation des villes du Monde, tout particulièrement en Chine.

Se voulant une contribution au renouveau du film scientifique, ce film est aussi un manifeste pour un nouveau type de langage cinématographique. La projection sera suivie d'un débat avec le réalisateur. La ville est le développement durable. Le paradigme du développement durable, tel qu’il est défini dans le rapport Brundtland (1987) doit d’abord être compris comme un cadre de débats dont seuls les principes généraux sont explicités. Ce cadre ouvre une large palette de débats publics non seulement sur sa mise en œuvre, mais aussi sur les schèmes d’actions qui peuvent découler de ses valeurs fondatrices. Il contient donc une composante procédurale essentielle qui est indissociable du projet qu’il inclut : permettre l’appropriation par tous les acteurs, à toutes les échelles, d’un questionnement mondial sur le problème du développement.

Les deux versants de la conscience écologique Cela étant posé, il serait contestable d’occulter la composante substantielle du paradigme du développement durable. Figure 1. En effet, dans la colonne centrale, la ville fait partie des expressions critiquables par principe puisqu’elle manifeste une intervention indue (« impact ») sur la nature. La mobilité comme bien public.

Lorsque, en 2003, sur la suggestion de François Ascher, nous lancions le débat sur le droit à la mobilité dans le cadre du colloque de Cerisy Les sens du mouvement [1], nous touchions un point sensible. Il existe en effet des courants importants du débat public qui adoptent la position exactement inverse en affirmant un devoir de non-mobilité. Ces courants considèrent que la proximité est une commandement moral et que la mobilité est un mal en soi. Faisant comme si la mobilité était en elle-même un danger pour la nature, ils stigmatisent tous les transports à longue distance, sans insister sur les déplacements en automobile, pour l’essentiel intra-urbains, qui produisent pourtant bien plus de dioxyde de carbone. Recherche. Le Laboratoire Chôros s'intéresse à l'espace, à l'espace que les hommes habitent et qui les habite. Chôros comprend des géographes, des architectes, des ingénieurs. Héritier du LADYT et de l'IREC, il prolonge leur double orientation vers la recherche fondamentale sur l'espace des sociétés et vers l'expertise opérationnelle en aménagement, tant en urbanisme qu'en développement territorial.

Il s'agit au fond d'une même démarche, consistant à aller jusqu'au bout de ses énoncés, à impliquer la science dans la Cité et, en sens inverse, à nourrir sans cesse le travail de terrain d'une imagination théorique et d'une réflexivité épistémologique. Texte fondateur. Comme son nom l'indique, le Laboratoire Chôros s'intéresse à l'espace, à l'espace que les hommes habitent et qui les habite. Chôros comprend des géographes, des architectes, des ingénieurs. Héritier du LADYT et de l'IREC, il prolonge leur double orientation vers la recherche fondamentale sur l'espace des sociétés et vers l'expertise opérationnelle en aménagement, tant en urbanisme qu'en développement territorial.

Il s'agit au fond d'une même démarche, consistant à aller jusqu'au bout de ses énoncés, à impliquer la science dans la Cité et, en sens inverse, à nourrir sans cesse le travail de terrain d'une imagination théorique et d'une réflexivité épistémologique. Si la posture est commune, c'est d'abord parce que les objets sont les mêmes, et qu'ils sont complexes.

Depuis quelques décennies, la relation des sociétés aux localisations et aux distances s'est profondément modifiée. Texte de référence à télécharger. Six moments de l'invention du monde. Pour déterminer si la mondialisation est un phénomène nouveau ou ancien, il est indispensable de dégager les dynamiques issues des grandes phases, géographiques et historiques, qui ont vu les mises en relations des différents lieux de la planète.

Six moments-clés peuvent être dégagés… La mondialisation est-elle récente ou ancienne, émergente ou déjà obsolète ? A-t-elle commencé en 1989, en 1492, ou encore plus tôt ? Une analyse géohistorique, conçue pour les longues et très longues durées, permet d’identifier six grands moments d’un même processus de mondialisation – qui aurait pu même remonter jusqu’à la sortie d’Afrique et la diffusion d’Homo sapiens sur l’ensemble de la planète .Ces phases ne doivent pas être vues dans une perspective déterministe ou linéaire : elles se recoupent en partie et relèvent de logiques souvent contradictoires. 1 La mise en relation des sociétés de la planète (de - 10000 à 1400)