Rdp12_0.pdf (Objet application/pdf) La démondialisation pour le développement durable ? 1 Pour faire référence au livre d’Alain Minc, La mondialisation heureuse, Plon, 1997. 1Face à une mondialisation économique qui s’avère de moins en moins « heureuse »1 – si tant est qu’elle ne l’ait jamais été – et à une Europe offrant la triste figure de l’impuissance, la critique ne cesse de monter.
Qu’il s’agisse de stigmatiser les délocalisations, de dénoncer la perte de souveraineté face aux marchés financiers, ou plus positivement d’appeler à renouer avec le classique protectionnisme, ou encore d’exhorter, au travers de formules qui se veulent mobilisatrices, à « acheter français » ou à « produire français », se manifeste un ensemble de remises en cause visant la mondialisation économique et financière.
Peut-être la figure la plus radicale et la plus percutante de cette critique est-elle celle de la « démondialisation ». 2La démondialisation, plus largement la critique de la mondialisation, sont principalement axées sur les questions économiques et financières. La démondisalisation inquiète les partisans d'un libéralisme aux abois. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Aquilino Morelle (professeur associé à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, directeur de la campagne d'Arnaud Montebourg) La "démondialisation" est au cœur des primaires de la gauche et sera au centre de la prochaine élection présidentielle..
La convergence et la virulence des attaques dont ce projet politique fait l'objet, en particulier les points de vue critiques publiés récemment dans ces colonnes par Zaki Laïdi, Pascal Lamy et Pierre Lellouche, est un indice de l'inquiétude qu'il suscite chez les tenants du libéralisme. Leur thèse est connue : la mondialisation serait un phénomène inéluctable, parce que provoqué par des mutations technologiques irréversibles – "le porte-conteneurs et Internet", pour reprendre les mots de Pascal Lamy. De surcroît, l'économie mondiale aurait atteint un tel degré d'intrication que les notions d'exportation et d'importations en seraient devenues caduques. Ce projet a été démasqué et cette mystification dissipée. La démondialisation un concept en pleine croissance - Hervé Nathan.
Marianne, no. 731 Finie, la pensée unique : la crise économique a bousculé les élites intellectuelles et politiques qui prônaient la mondialisation heureuse. Mais le nouveau débat qui s'ouvre chamboule les clivages traditionnels. Décryptage. C'est le dernier mot à la mode du débat politique : "démondialisation". Il est repris à gauche par Arnaud Montebourg, qui s'en fait le héraut dans la campagne pour la primaire socialiste.
La démondialisation, c'est donc le furet du bois joli. Une promesse perdue La démondialisation est donc en marche, au moins dans les esprits. Bien que personne ne soit vraiment certain du fait, le mot est attribué, par l'hebdomadaire libéral The Economist, à Walden Bello, sociologue et activiste philippin. La démondialisation est donc d'abord un enfant émancipé du mouvement altermondialiste. La démondialisation s'impose en fait, puisque l'altermondialisme n'a pas triomphé. Dani Rodrik, professeur à Harvard, acte alors "la fin du consensus de la mondialisation". Qui a peur de la démondialisation ? Dans une tribune récemment publiée sur Mediapart (6 juin 2011), des membres du conseil scientifique d’Attac (Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé) déclarent « s’inquiét(er) de la fortune rencontrée par la démondialisation ».
Je crois avoir à leur endroit suffisamment d’estime et d’amitié pour leur dire mes désaccords – à plus forte raison après m’être rendu coupable d’avoir moi-même employé le mot « à problème » (1)… Dépolluer du FN Du problème en question, il est sans doute utile de commencer par déblayer la situation politique – entendre la dépolluer du Front national. Car l’on sent bien que la fortune de l’extrême droite qui capitalise sur ce thème n’entre pas pour rien dans les inquiétudes des signataires.
Au fait, qu’est-ce que la mondialisation ? Il y a alors deux définitions possibles de la mondialisation : De quelques approximations de l’anti-démondialisation. Mondialisation, démondialisation, ambiguité | Blog quelconque. Démondialisation est un terme à la mode dans ce tout début de campagne présidentielle. Le succès du terme doit beaucoup à Arnaud Montebourg et il est vrai qu’il a l’avantage de donner l’impression d’une radicalité (loin du fade altermondialisme?)
Et d’une volonté politique à opposer aux "élites mondialisées" et libre-échangistes qui considèrent la mondialisation comme un phénomène inéluctable auquel il serait nécessaire de "s’adapter" par des "réformes" dont on connaît le coût humain et social. Cependant, Montebourg commet une erreur de fond quand il affirme que la "météorite de la mondialisation s’est écrasée dans la vie quotidienne des Français": il confond libre-échange et mondialisation. Cette dernière n’a pas attendu le libéralisme pour exister. L’augmentation de l’interdépendance entre les régions du monde et l’accroissement des échanges de biens, de personnes et d’idées sont des phénomènes que l’on peut observer dès l’Antiquité. Like this: J'aime chargement… Plaidoyer pour la démondialisation. Une autre critique de La démondialisation a été publiée sur nonfiction.fr ici. Le mot de "démondialisation" a fait irruption dans le débat public français, notamment en raison de sa revendication par Arnaud Montebourg, candidat aux primaires organisées par le Parti socialiste.
Mais son emploi de l’extrême-droite à l’extrême-gauche pose la question de la nature du projet associé à ce "mot-obus", selon l’expression utilisée par certains promoteurs de la "décroissance", autre label à la force polémique intacte. D’où l’intérêt de la contribution de Jacques Sapir, chercheur à l’EHESS et auteur de travaux sur l’économie russe et les théories économiques hétérodoxes.
Au sein du débat qui anime la gauche de la gauche, il est l’un des principaux contradicteurs des économistes d’Attac. Dès l’introduction, Sapir définit la mondialisation comme la combinaison de deux processus qu’il étudie distinctement pour la clarté du propos : la globalisation marchande et la globalisation financière. Manuels Valls fustige la démondialisation de Montebourg et les dépenses d'Aubry. Pascal Lamy : "La démondialisation est un concept réactionnaire"
(Dé)mondialisation: une fracture au PS? Démondialisation. Mondialisation. Démondialisation. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La démondialisation est un concept prônant une nouvelle organisation de l’économie mondiale. Elle prend en compte l’augmentation des interdépendances humaines dans le monde mais s’efforce de les soustraire à la domination de la globalisation financière et du libre-échange.
Elle vise à rendre plus juste, sociale et écologique l’organisation économique mondiale grâce à de nouvelles règles endiguant les effets néfastes du libre-échange et du néo-libéralisme. Elle tend à mieux articuler la décision prise dans le cadre civique à l’action au niveau international. La démondialisation se base principalement sur la mise en place de taxes douanières, modulées selon le coût écologique et social des marchandises, et la reterritorialisation de la production. Origine et développements[modifier | modifier le code] Paternité[modifier | modifier le code] Définition[modifier | modifier le code] Causes[modifier | modifier le code]
La démondialisation ou la dégénérescence de l’altermondialisme. Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation. Pour la première fois depuis 1945, l'idée d'avenir est en crise en Europe. Et l'Occident peine à croire au progrès, à l'image de ces nouvelles générations qui n'imaginent plus qu'elles vivront mieux que celles de leurs aînés.
Désaffection politique, crise économique ou crispation identitaire : comment caractériser le moment que nous traversons ? Et peut-on, selon vous, parler d'une crise de civilisation Peter Sloterdijk : Que voulons-nous dire, lorsque nous employons le terme de "civilisation occidentale", dans laquelle nous vivons depuis le XVIIe siècle ? La primauté de l'avenir date de l'époque où l'Occident a inventé ce nouvel art de faire des promesses, à partir de la Renaissance, au moment où le crédit est entré dans la vie des Européens. Autrement dit, le "créditisme" est entré dans une crise finale. Personne sur cette Terre ne sait comment rembourser la dette collective. Slavoj Zizek : J'adhère pleinement à cette idée d'une crise du "futurisme" et de la logique de crédit. S. P. Mathias Thoenig (université de Lausanne, Suisse), nominé du Prix du meilleur jeune économiste: « La mondialisation est réversible, car elle est assujettie à la volonté des Etats »
Voici la version "intégrale" de l'entretien publié dans les colonnes du "Monde Economie" daté mardi 24 mai, accordé par Mathias Thoenig, un des trois nominés du Prix du meilleur jeune économiste remporté par Xavier Gabaix. Le Prix a été remis par Jean Tirole, président du conseil d'administration de l'Ecole d'économie de Toulouse dans les salons Boffrand de la présidence du Sénat - en présence de Gérard Larcher, président du Sénat -, le lundi 23 mai.
Ci-dessus, de droite à gauche: Gérard Larcher (président du Sénat), Jean-Hervé Lorenzi (président du Cercle des économistes), Jean Tirole (président du conseil d'administration de l'Ecole d'économie de Toulouse), Erik Izraelewicz (directeur du Monde ), Jean-Michel Charpin (Cercle des économistes), Antoine Reverchon (responsable du "Monde Economie"), Etienne Lehmann (Crest) et Mathias Thoenig (Université de Lausanne).
Mes premiers articles portaient sur l'impact de la mondialisation et les inégalités de revenus au sein des pays développés. La fin de la mondialisation. Je discutais en novembre avec un dirigeant d'une de ces nouvelles sociétés chinoises de capital-investissement. Il se félicitait des investissements de sa société dans les domaines des logiciels d'économie d'énergie et des communications mobiles. Mais rien pour les entreprises qui exportent. Les investisseurs intelligents chinois regardent désormais vers le marché intérieur et évitent le secteur qui a pourtant apporté tant de croissance ces dernières années, signe d'une nouvelle tendance surprenante: la démondialisation. Durant les dernières décennies, les biens, les services et les personnes n'ont cessé de courir le monde, toujours plus vite, toujours plus loin.
On pensait que la mondialisation était la façon la plus efficace d'organiser l'économie mondiale. Publicité Dans les mois qui ont suivi septembre 2008, quasiment tous les indicateurs qui montraient que l'économie globalisée était de plus en plus interconnectée se sont effondrés. Expatriés Relocalisation Daniel Gross Devenez fan sur. Et si on commençait la démondialisation financière ?, par Frédéric Lordon.
Conformément à la logique éternelle des faux débats, le tumulte de commentaires suscités par la crise grecque prend bien soin de maintenir étanche la séparation entre questions à poser (inoffensives) et questions à ne pas poser (plus gênantes), et notamment celle des façons d’envisager le financement des déficits publics. Interrogation que les traités européens s’efforcent de déclarer forclose : ce financement se fera exclusivement sur les marchés de capitaux, sous la tutelle des investisseurs internationaux, et pas autrement. La simple observation des dégâts qui naissent de l’exposition des finances publiques grecques aux marchés obligataires pourrait pourtant donner l’envie d’explorer des solutions moins désastreuses, comme, par exemple, le recours au financement monétaire des déficits (1).
Elle pourrait également inciter à méditer le cas singulier du Japon, un pays aussi superlativement endetté... qu’il est absent de la chronique des crises de dette souveraine. En route vers la démondialisation. D’un côté, nous avons une Terre et une biosphère contenant des ressources et de la matière limitées, bornées et finies. D’un autre côté, nous avons une espèce humaine en constante expansion dans une perspective historique. Cette espèce, l’une parmi les autres, prélève et transforme une grande part des ressources disponibles pour maximiser sa « joie de vivre ». La Terre pourra t-elle supporter une croissance continue, ou bien devra-t-on remettre profondément en cause notre conception du développement humain ?
Si on considère le système de pensée dominant, on s’aperçoit qu’il est régi par une conception assez inquiétante de ce que devrait être le bonheur de l’humanité. Cette conception socio-économique dit que la valeur du monde est dans la croissance et dans le développement. Ainsi, pour que le type homo sapiens, en tant qu’espèce, maximise son bonheur, il faut produire cette année davantage que l’année dernière. Et cela de façon linéaire. Voilà quelle est l’équation en jeu. En campagne, Montebourg prône la "démondialisation" Conjoncture : La mondialisation a déjà commencé à se détricoter. Le terme n'est guère élégant : la «démondialisation» marque avant tout le retour de l'État dans la vie économique, pour le meilleur et pour le pire. Comme la poule court toujours après qu'on lui a coupé la tête, l'économie mondiale continue sur son erre. Mais il ne faut pas être dupe : la mondialisation a bel et bien perdu ses esprits.
Dominique Strauss-Kahn l'expliquait, début avril, aux étudiants de la Georgetown University, située à un bloc du Fonds monétaire international : «Vous n'êtes pas sans savoir que la crise financière globale a dévasté l'économie mondiale et causé une misère et des souffrances dans le monde entier. Mais elle a fait bien plus : elle a aussi sapé les fondements intellectuels de l'ordre économique mondial du dernier quart de siècle.» Le directeur général du FMI désigne nommément «le consensus de Washington» . « Désendettement, rerégulation, démondialisation». Les dogmes de «l'ancien paradigme», pour parler comme Strauss-Kahn l'Américain, sont ébranlés.