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Économie

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Pour rembourser sa dette, l'Argentine cherche à contourner les Etats-Unis. Kirchner, au bord des larmes, propose une solution pour reprendre la main sur la dette argentine. Buenos Aires tente une nouvelle parade. La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a présenté mardi 19 août lors d'une allocation télévisée un projet de loi qu'elle a ainsi résumé: "Si les détenteurs d'obligations décident - à titre individuel ou collectif - de demander un changement de la législation et de la juridiction de leurs obligations (...), le ministère de l'Economie est autorisé à mettre en oeuvre un échange contre de nouvelles obligations de droit local.

" Accepter une décote La cheffe de l'Etat argentin a expliqué qu'une nouvelle restructuration respecterait les modalités des échanges de dette de 2005 et 2010. Banco Nacion ouvrirait un compte auprès de la Banque centrale d'Argentine pour permettre à l'Etat d'effectuer les transactions nécessaires au service de sa dette. Versement bloqué Le but de cette opération? "Une grande injustice" Très émue, la présidente argentine a notamment lancé: "Excusez moi si je suis un peu nerveuse, j'ai plus d'assurance d'habitude. Dette argentine: le Sénat approuve le transfert du paiement à Buenos Aires ou Paris. La stratégie de Cristina Kirchner visant à contourner le blocage imposé par la justice américaine au paiement des échéances argentines a reçu un premier aval du Parlement. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Sénat argentin a en effet approuvé une loi visant à rembourser la dette du pays non plus à New-York, mais à Buenos Aires, voire à Paris.

Le but ? Éviter des défauts de paiement techniques tel que celui survenu au coeur de l'été, tout en contournant la décision du juge new yorkais Griesa, qui bloque ses paiements tant qu'elle n'acceptera pas de payer des fonds vautours qui avaient refusé les restructurations du début des années 2000. Le texte sera également soumis au vote des députés, probablement dans 15 jours. Une solution visant à éviter un coût de 120 milliards de dollars Selon l'Argentine, si elle appliquait le jugement américain, le processus de désendettement approuvé par 93% des créanciers serait menacé. Le créanciers pourront choisir paris ou un autre lieu de paiement. La Chine et l'Argentine scellent un accord d'échange de devises. Buenos Aires renfloue ses réserves de devises. L'Argentine et la Chine ont en effet scellé un accord d'échange de devises lors d'une rencontre entre le président de la banque centrale sud-américaine, Juan Carlos Fábrega, et son homologue chinois, Zhou Xiaochuan, dans la ville suisse de Bâle, dans le cadre de la réunion bimestrielle de la Banque des règlements internationaux (BRI).

Chute des réserves de devises de l'Argentine Les présidents des deux banques centrales "ont analysé les mécanismes pour activer (ce contrat) qui permettra de débloquer par tranches, en accord avec les exigences des deux pays, un montant total pouvant atteindre 11 milliards de dollars", selon le communiqué. L'Argentine se doit d'augmenter le montant de ses réserves de devises, qui ont chuté de 52 milliards de dollars début 2011 à 29 milliards début 2014, le pays ayant dû puiser dans ses économies pour régler les achats de carburants à l'étranger et rembourser sa dette.

Conflit avec les fonds "vautours" Argentine. Huitième pays du monde par sa superficie (2,8 M km², soit plus de 5 fois la France), l’Argentine représente la 4e population d’Amérique Latine (42 M d’habitants, derrière le Brésil, le Mexique et la Colombie). Elle est la 3e économie d’Amérique Latine et la 24e puissance mondiale : avec un PIB de 536 Mds USD en 2014, elle se situe loin derrière le Brésil (2 244 Mds USD) et le Mexique, mais bien devant la Colombie. Le montant de son revenu par habitant (12 778 USD) la place devant ces autres puissances régionales et au 3e rang en Amérique du Sud, derrière l’Uruguay et le Chili. Dernier pays appartenant au groupe affichant un très haut développement humain (49e), l’Argentine se positionne juste devant l’Uruguay (50e) mais derrière le Chili (41e).

Le secteur agricole et agroalimentaire a représenté 6% du PIB en 2013. Il constitue la colonne vertébrale de l’économie argentine, dont 60% des exportations sont des produits primaires ou primaires transformés. Argentine. Principaux Indicateurs économiques (p) : prévision Ressources naturelles agricoles, énergétiques et minérales Amélioration de l’environnement des affaires Niveau d’éducation supérieur à la moyenne régionale Retour du pays sur les marchés internationaux Faiblesse du compte courant Dépendance aux cours de matières premières agricoles Inflation persistante Goulets d’étranglement dans les infrastructures appréciation du risque L’économie est sortie de la récession Après s’être contractée en 2016, l’économie argentine a rebondi en 2017.

La victoire de la coalition au pouvoir (la formation Cambiemos de centre droit) aux élections de mi-mandat d’octobre 2017 devrait renforcer la confiance des entreprises en 2018, améliorer les perspectives des investissements privés et donner une impulsion à la croissance du PIB l’année prochaine. Le double déficit demeure un point épineux Le gouvernement est parvenu à son principal objectif budgétaire de 4,2 % du PIB en 2017. Dernière mise à jour : Janvier 2018 I.