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Humour

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L’humour est une arme. Je vais parler d’humour.

L’humour est une arme

La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. Et est parfois instrumentalisé. Peut-on accepter toutes les formes d’humour ?

Le blogueur sociologue Denis Colombi en avait déjà parlé plein de fois sur son blog « Une heure de Peine » : l’humour n’est pas une entité abstraite détachée de tout code social. On peut rire de tout, mais on peut aussi arrêter de citer Desproges n'importe comment. C’était il y a 33 ans, 5 mois et 5 jours : Pierre Desproges inventait sans le savoir le «point Desproges», dont quiconque a eu une grande discussion sur l’humour, le rire et toutes ces sortes de choses a déjà pu expérimenter la grande force.

On peut rire de tout, mais on peut aussi arrêter de citer Desproges n'importe comment

Le «point Desproges», c’est le moment où quelqu’un, afin de donner de l’autorité à son propos, se réfère à une fameuse phrase de l’humoriste décédé en 1988 des suites d’une maladie courte et rigolote : on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Ou avec tout le monde. En fait, on ne sait pas trop. En attendant de se plonger dans la pensée desprogienne pour tenter d’y démêler ce que l’auteur a voulu dire, constatons donc la vigueur avec laquelle cette phrase, devenue d’ailleurs un «dicton» dans de nombreuses bouches, traverse les années. Peut-être même est-elle plus vigoureuse encore aujourd’hui. L'humour est une chose trop sérieuse...

Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer.

L'humour est une chose trop sérieuse...

C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Lui : Tu ris pas ? Moi : Désolé, le sexisme, ça me fait pas franchement rire. Lui : Wah, c'est bon, c'est de l'humour quoi. [Humour] Feminist safe space. Océanerosemarie: “L'humour sert à se moquer de ceux qui ont le pouvoir” Après La Lesbienne invisible, Océanerosemarie présente Chatons violents, qu’elle joue à la Comédie des Boulevards à Paris et emmènera bientôt en province.

Océanerosemarie: “L'humour sert à se moquer de ceux qui ont le pouvoir”

Rencontre. Depuis décembre 2014, Océanerosemarie fait carton plein avec ses Chatons violents, qu’elle joue à la Comédie des Boulevards à Paris et trimballera bientôt en province. Après avoir fait son coming out scénique avec La Lesbienne invisible, l’humoriste a mis sur pieds un one-woman-show qui caresse à rebrousse-poils. En abordant “une notion dont on parle très peu”, celle du “privilège blanc”, Océanerosemarie questionne notre capacité à regarder en face nos paradoxes. Ceux d’une population occidentale, urbaine et riche, à grande majorité blanche, si convaincue de se situer “du bon côté de la barrière” qu’elle en est incapable de se remettre en cause.

Desproges et Coluche : stop à l’instrumentalisation de l’humour noir et du second degré. Source INA J’aimais beaucoup Coluche et Desproges.

Desproges et Coluche : stop à l’instrumentalisation de l’humour noir et du second degré

Ces humoristes étaient des individus intelligents, créatifs, mordants, sensibles et talentueux, à bien des niveaux. Comme beaucoup de monde, j’ai tous les textes de Desproges sous la main. Y compris son roman (« Des femmes qui tombent »). Point Desproges et liberté d'expression - Les Hystériques. Souvent, lorsque l'on critique une blague qui entretient les poncifs d'une mentalité nauséabonde - la culture du viol, au hasard - on a droit à des objections systématiques : parmi ces objections, il y en a deux qui me laissent toujours pantoise.

Point Desproges et liberté d'expression - Les Hystériques

La mort de la liberté d'expression, et le Point Desproges. Censure et liberté d'expression Nous vivons dans une société où chacun a le droit d'exprimer son opinion et c'est tant mieux. L'ironie, par Vladimir Jankélévitch. L'IRONIE de Vladimir JANKELEVITCH Plan : Introduction : courte biographie de l'auteur I.

L'ironie, par Vladimir Jankélévitch

Le mouvement de conscience ironique 1. L'ironie sur les choses 2. Intent vs. Impact: Why Your Intentions Don’t Really Matter. Les blagues sexistes favorisent les mécanismes mentaux qui justifient la violence envers les femmes. Les blagues sexistes (et ce genre d’humour dans tous ses versants) favorisent les mécanismes mentaux qui incitent à la violence et aux mauvais traitements envers les femmes de la part de sujets qui présentent des attitudes machistes.

Les blagues sexistes favorisent les mécanismes mentaux qui justifient la violence envers les femmes

C’est ce qui découle d’une recherche menée à bien à l’Université de Grenade, et qui sera présentée le 2 juillet, dans le contexte du symposium international le plus prestigieux du monde sur les applications scientifiques du sens de l’humour (International Summer School and Symposium on Humour and Laughter’ : Theory, Research and Applications), qui se célèbre à Grenade. Pour mener à bien cette recherche, les scientifiques ont appliqué plusieurs questionnaires à un groupe composé de 109 hommes universitaires entre 18 et 26 ans.

L’humour pour les nuls. Depuis quelque temps, à force de l’ouvrir au sujet de l’humour, mes amis militants et moi, on a fini par atteindre certaines oreilles.

L’humour pour les nuls

Et, comme on pouvait s’y attendre, nos propos et nos revendications n’ont pas été du goût de tout le monde. Il faut dire que le sujet est délicat dans une société où il est de bon ton de dire « qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde » et ce sans même se demander pourquoi et dans quel contexte Desproges a bien pu dire ça. Bref, captain obvious to the rescue, les gens veulent rire de tout. Ou plutôt, ils veulent rire de ce qu’ils veulent sans se prendre la tête et surtout, sans réfléchir. Les gens veulent rire de tout donc, et craignent pour leur droit à continuer de dire « oogah boogah » devant un noir quand on dénonce leur humour intolérant. L'impolitesse du désespoir.

Je n'ai pas d'humour.

L'impolitesse du désespoir

Voilà, comme ça, c'est dit. J'ai préféré préciser ce point d'entrée de jeu pour que les choses soient claires... Parce qu'on va me le reprocher, et parce que c'est aussi de ça dont je voudrais parler : de toutes ces situations où l'on reproche à l'autre de ne pas comprendre ou de ne pas vouloir comprendre que c'est de l'humour. "Je ris donc je suis". Le rire et l'humour au carrefour de deux processus identitaires : socialisation et individuation - MA_moire_InA_s_Pasqueron_de_Fommervault.pdf.