Géopolitique - Défense
< pole_sud
Fondations, Labos, Instituts de recherche
Deux ans après le début du « printemps arabe », l'on assiste davantage à une désintégration des Etats au Proche-Orient qu'à une « transition », que l'on voudrait démocratique, ou à une prise du pouvoir, dont on redoute qu'elle profite aux éléments islamistes les plus radicaux. Le cas de la Syrie est le plus évident, puisque le soulèvement spontané et pacifique du printemps 2011 s'est vite transformé en guerre civile, en raison de la résistance acharnée du régime, soutenu par ses alliés en Iran et en Russie. Si Bachar el Assad ne contrôle plus une bonne partie du territoire syrien, il est toujours à la tête d'une armée redoutable, qui assure son maintien au pouvoir à Damas. Il s'apparente, de plus en plus à un chef de milice -solidement appuyée sur la minorité alaouite- parmi d'autres milices.
On se doutait bien qu’il y avait un hic. Prenant la mesure des difficultés qu’il y aurait à maîtriser l’écoulement des armes que la France proposait de livrer aux rebelles syriens, François Hollande a fait machine arrière jeudi dans son intervention télévisée . «Il ne peut pas y avoir de livraisons d’armes à la fin de l’embargo (européen, ndlr) c’est en mai, s’il n’y a pas la certitude que ces armes seront utilisées par des opposants légitimes et coupés de toute emprise terroriste. Pour l’instant, nous ne l’avons pas, cette certitude, nous ne le ferons pas tant qu’il n’y a pas de certitude qu’il y a un contrôle total par l’opposition de la situation», a assuré le chef de l’État sur France 2.
Le chef de l'Etat a tranché : "il faut maintenir" l'effort de défense, autour notamment de trois priorités, "autonomie de décision, protection du territoire, dissuasion ", a-t-il assuré ce soir lors de son intervention sur France 2. François Hollande siffle ainsi la fin des discussions sur les réductions drastiques des crédits militaires. "J'ai pu apprécié la qualité de notre outil" militaire, a-t-il déclaré et "je sais ce que c'est l'indépendance nationale" a-t-il expliqué avant d'assurer que "nous dépenserons en 2014 le même montant qu'en 2013" et que, " après, ce sera la même chose ".