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Précarité, pauvreté, exclusion

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Le logement des jeunes et des précaires, un sujet absent des débats de la campagne. Les candidats proposent des mesures classiques, peu adaptées aux jeunes ayant du mal à trouver leur place dans le parc social ou le logement privé.

Le logement des jeunes et des précaires, un sujet absent des débats de la campagne

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Les acteurs du secteur immobilier perdent patience. Ils attendent en vain qu’émergent dans la campagne pour l’élection présidentielle les questions sur le logement, si cruciales pour la vie quotidienne. En Espagne, les squats de la crise. Un taux de chômage de 18,6 % et des emplois de plus en plus précaires nourrissent l’essor d’un mouvement d’occupation illégale de logements en Espagne.

En Espagne, les squats de la crise

LE MONDE ECONOMIE | | Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance) C’est un de ces lotissements fantômes hérités de l’explosion de la bulle immobilière de 2008, comme il y en a tant en Espagne. Une rangée de belles maisons presque terminées et des dizaines d’autres, squelettes de béton couverts de tags, sur une route en terre à la fin de la rue Fuente Elvira de Colmenarejo, à une cinquantaine de kilomètres de Madrid. Au début de la crise, le promoteur a fait faillite et son projet immobilier a été jugé illégal.

Comment emprunter sans CDI ? Si les taux de crédit immobilier très attractifs incitent à devenir propriétaire, il reste compliqué d’emprunter lorsqu’on est intérimaire, autoentrepreneur, ou en CDD.

Comment emprunter sans CDI ?

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Pauline Janicot Selon la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 86 % des embauches se font actuellement en contrat à durée déterminée (CDD). Parallèlement, les « slashers », ceux qui cumulent plusieurs emplois ou employeurs, seraient de plus en plus nombreux (5 % des salariés). Près de 15 000 cancers pourraient être évités chaque année chez les plus défavorisés. Une étude publiée mardi examine l’influence de l’environnement socio-économique sur l’incidence de la maladie, qui diffère selon les organes touchés.

Près de 15 000 cancers pourraient être évités chaque année chez les plus défavorisés

Près de 15 000 cas de cancer pourraient être évités chaque année par une amélioration des conditions de vie et de la santé des populations les plus défavorisées, assure une étude publiée mardi 7 février dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’agence sanitaire Santé publique France. Ce gain potentiel serait plus important pour les hommes que pour les femmes et maximal pour le cancer du poumon, notent les auteurs de cette enquête. Lire aussi : Cancer : « Le Monde » révèle des hausses inquiétantes pour certaines tranches d’âge L’analyse – la première du genre dans l’Hexagone – examine l’influence de l’environnement socio-économique sur l’incidence (nombre de nouveaux cas annuels) de la maladie, qui diffère selon les organes touchés.

Détermination sociale de facteurs de risque. Mal-logement : la Fondation Abbé Pierre juge durement le quinquennat. Dans son rapport annuel présenté mardi, la fondation juge que le quinquennat n’a pas rempli ses objectifs.

Mal-logement : la Fondation Abbé Pierre juge durement le quinquennat

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre François Hollande n’aura pas, en cinq ans, réussi à inverser la courbe du « mal-logement », phénomène qui s’enracine, voire empire, en France. C’est le constat dressé par la Fondation Abbé Pierre dans son 22e rapport annuel, publié mardi 31 janvier. Ce fléau touche près de 4 millions de personnes et même 12 millions si l’on inclut celles dont la situation est jugée fragile : les 1,123 million d’habitants de copropriétés en difficulté ; 1,21 million d’occupants qui ont accumulé des impayés de loyers et/ou de charges ; 4,3 millions de personnes qui s’entassent dans des logements trop petits ; 3,5 millions qui n’arrivent pas à se chauffer correctement.

Lire aussi : Les marchands de sommeil, triste visage du mal-logement. Malgré le froid, certains sans-abri demeurent réticents à l’hébergement d’urgence. Le plan grand froid, mis en place lundi 16 janvier, prévoit 10 000 places supplémentaires temporaires alors que les hébergements disponibles se font rares.

Malgré le froid, certains sans-abri demeurent réticents à l’hébergement d’urgence

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Alors que la France fait face à la pire vague de froid depuis cinq ans, les associations d’aide aux sans-abri sont particulièrement mobilisées. L’attention médiatique pour les SDF déclenchée chaque année par la chute du thermomètre agace d’ailleurs un peu les bénévoles et les travailleurs sociaux : « Ce n’est pas le froid qui tue, c’est la rue », rappelle Maya Allan, épidémiologiste pour le collectif Les morts de la rue, qui, en 2015, recensait 510 morts.

Droit au logement conquiert trente places d’hébergement pour les SDF dans l’Hôtel-Dieu. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a autorisé l’association à conserver les chambres situées dans une aile désaffectée jusqu’en mars.

Droit au logement conquiert trente places d’hébergement pour les SDF dans l’Hôtel-Dieu

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre C’est une jolie victoire pour les sans-abri parisiens qui, au cœur des journées les plus froides de l’hiver, ce week-end des 7 et 8 janvier, auront gagné une trentaine de lits d’hébergement qu’ils peuvent conserver jusqu’à fin mars. Deux initiatives se sont, par un heureux hasard, conjuguées pour ce résultat. Le médiatique docteur Gérald Kierzek, urgentiste à l’Hôtel-Dieu, hôpital de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, avait vendredi 6 janvier, tweeté les messages « suis de garde ce soir (...), j’accueillerai au chaud les personnes qui en ont besoin ». Puis, « il est inadmissible que des dizaines de lits au chaud soient vides, on pourrait soigner et accueillir », tweet assorti de photos de lits vides.

Le centre parisien pour sans-abri du 16e arrondissement a ouvert. Prévue pour accueillir deux cents personnes, la structure assurera un accompagnement social, professionnel, médical et administratif pendant trois ans.

Le centre parisien pour sans-abri du 16e arrondissement a ouvert

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Feriel Alouti Aussitôt tables, chaises, oreillers, couettes et tables à langer livrés, le centre d’hébergement d’urgence pour personnes sans abri, situé dans le 16e arrondissement de Paris, a ouvert ses portes. En France, la « pauvrophobie » se renforce et s’exprime au grand jour. Les incendies volontaires contre des centres d’accueil ou la baisse de subventions aux associations trahissent un rejet grandissant du pauvre et du migrant.

En France, la « pauvrophobie » se renforce et s’exprime au grand jour

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Le mot a été officiellement retenu par ATD Quart Monde, après un sondage auprès de ses militants, et lancé le 17 octobre à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère : la « pauvrophobie », ou rejet du pauvre. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’installe dans la société française et se manifeste de plus en plus visiblement dans le comportement des riverains, des collectivités locales, des administrations. Un sentiment mêlé de submersion et de découragement, face à un problème jamais réglé, se répand chez les travailleurs sociaux et dans la société. Discours culpabilisant. A Paris, les SDF bientôt accueillis dans le 16e arrondissement. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Installer un centre d’hébergement d’urgence de deux cents personnes sans domicile fixe en lisière du bois de Boulogne est une gageure.

A Paris, les SDF bientôt accueillis dans le 16e arrondissement

Le projet porté par l’Etat et par la mairie de Paris a beau être temporaire – il est prévu pour trois ans –, il est violemment rejeté par le maire (LR) du chic 16e arrondissement de Paris, Claude Goasguen, et une partie des habitants. Le centre ouvrira cependant ses portes fin octobre, accueillant d’abord des familles actuellement hébergées à l’hôtel puis, fin novembre, des hommes à la rue. A Hayange, le Secours populaire plongé dans le noir. En guerre ouverte avec l’association, le maire Front national Fabien Engelmann lui a coupé l’électricité en octobre.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste de Montvalon (Hayange (Moselle), envoyé spécial) Deux éclairages mobiles de chantier, des convecteurs, un groupe électrogène… Le Secours populaire d’Hayange (Moselle) a reçu ces dernières semaines des dons inhabituels. L’hébergement d’urgence pris au piège des nuits d’hôtel.

Les hôtels bon marché représentent 35 % de la capacité d’hébergement d’urgence en Ile-de-France. Une solution pratique mais coûteuse, dont il est difficile de sortir. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Un soir de décembre, dans les couloirs du mal nommé Hôtel Moderne d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Nadia Mekacher, en mission d’inspection avec deux collègues, frappe à chaque porte : « Bonjour, c’est le SAMU social de Paris. » Leur but : vérifier le bon fonctionnement de l’eau chaude, du chauffage ou des fenêtres, mais aussi l’absence d’humidité, de cafards, de punaises… L’accueil du gérant de cet établissement un peu vieillot mais correct, avec douche et WC à l’étage, est cordial.

Le SAMU social est son principal client. Le 115 d’Ile-de-France loue, chaque nuit, 12 000 chambres dans 550 hôtels de ce genre pour accueillir des familles sans abri, les centres d’hébergement n’étant pas du tout adaptés à ce public. A Saint-Ouen, les enseignants s’organisent pour sortir de la rue six de leurs lycéens. Cagnotte, prêt d’appartement, les professeurs du lycée Auguste-Blanqui ont été contraint de réagir alors que le 115 ne répond plus ou est saturé. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mattea Battaglia Ils ont fini par se surnommer, entre eux, le « 115 bis », et ça les fait rire jaune.