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Histoire globale, mondialisations et capitalisme

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Histoire globale de la première modernité - Sanjay Subrahmanyam. L’histoire de la mondialisation relève-t-elle de l’histoire globale ? L’histoire globale a souvent été définie comme étant, à son niveau le plus élémentaire, une analyse des connexions de longue distance entre des sociétés éloignées.

L’histoire de la mondialisation relève-t-elle de l’histoire globale ?

Qu'est-ce que la mondialisation ? - Sylvie Brunel, article Géographie. Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels.

Qu'est-ce que la mondialisation ? - Sylvie Brunel, article Géographie

Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni linéaire ni irréversible. « Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres. » La constatation est banale, hormis le fait que celui qui la formule, Polybe, vivait au IIe siècle avant J. -C. ! L’approche néo-classique de l’histoire de la mondialisation. Dans un papier récent (7 février) nous avions montré qu’il existait un « problème téléologique » dans toute tentative de proposer une « histoire de la mondialisation ».

L’approche néo-classique de l’histoire de la mondialisation

Nous avions aussi pris soin de distinguer la « dépendance téléologique », soit la situation de fait de tout historien qui cherche à éclairer la formation d’un phénomène et connait donc le résultat provisoire du processus à expliquer, de « l’interprétation téléologique ». Dans cette dernière, c’est la mise au jour d’une nécessité historique, d’une loi ou ruse de l’histoire, qui tient lieu d’explication, au mépris de la contingence du réel et de la diversité des stratégies d’acteurs. Afin de savoir si toute histoire de la mondialisation est obligatoirement une interprétation téléologique, nous proposons aujourd’hui d’analyser la réponse que les historiens économiques néoclassiques donnent indirectement à cette question à travers un discours particulièrement structuré. Max Weber nous permet de préciser cette critique. Histoire et mondialisation.

Recensés : Dossier coordonné par Caroline Douki et Philippe Minard, « Histoire globale, histoires connectées : un changement d’échelle historiographique ?

Histoire et mondialisation

Pour une histoire de la mondialisation non-téléologique. Nous avons montré (papier du 7 février) que l’histoire de la mondialisation peut aisément tomber dans le piège d’une interprétation téléologique qui expliquerait le présent comme la conséquence nécessaire d’une certaine loi de l’histoire.

Pour une histoire de la mondialisation non-téléologique

Nous avons également montré que tel semble bien être le cas de l’approche néoclassique en la matière (papier du 21 février), laquelle pose un idéal-type, le principe de convergence, qui devient explicatif par lui-même. Comment réaliser une histoire de la mondialisation qui, tout en assumant l’inévitable « dépendance téléologique », ne procède pas d’une « interprétation téléologique » ? C’est le défi que le papier d’aujourd’hui cherche à relever. Mais ceci nous oblige à assumer, avec Simmel, cette idée plus radicale peut-être que l’historien ne recrée pas un monde ayant existé, mais qu’il donne forme à une matière, qu’il crée un monde original, en grande partie dépendant de nos valeurs présentes et qui ne peut avoir de sens que pour nous. La mondialisation avant la mondialisation. La mondialisation a commencé bien avant la Révolution industrielle et la colonisation, avec les flux commerciaux, les migrations religieuses et les échanges matrimoniaux transfrontaliers… Mais comment est-on passé de cette mondialisation archaïque à la globalisation moderne ?

La mondialisation avant la mondialisation

La mondialisation n’est pas une idée neuve. L'invention de la mondialisation - La vie des idées. Patrick Boucheron est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

L'invention de la mondialisation - La vie des idées

Spécialiste des cultures urbaines et artistiques de l’Italie des XIVe et XVe siècles, il vient de diriger, en collaboration avec Julien Loiseau, Pierre Monnet et Yann Potin, un ouvrage intitulé Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009). Près de soixante-dix historiens ont participé à cette aventure collective, qui propose un parcours ambitieux à travers les lieux et les temps de la mondialisation au XVe siècle, de la mort de Tamerlan en 1405 au couronnement de Charles Quint en 1520. Cet ouvrage s’inspire notamment des acquis de la world history et de l’histoire connectée. Sommaire des questions : Peut-on parler de mondialisation au XVe siècle ? Le monde au XVè s. Yann Potin. Trois nuages. Un volcan islandais vient d’infliger à l’Europe occidentale un exercice pratique d’antimondialisation.

Trois nuages

Le blocage des transports aériens qui en résulta ne pouvant pas être longtemps traité selon la rhétorique ordinaire des « usagers pris en otage », faute de responsables connus, il fallait bien pour les commentateurs inventer autre chose. On disserta donc sur la fragilité de nos sociétés modernes, menacées par les excès du principe de précaution et vulnérables au fameux « effet papillon » ; certains se risquèrent même à méditer sur la « leçon de lenteur » donnée par le nuage, prônant une sorte de décroissance dans la connexion simultanée des espaces mondiaux.

Comme souvent en pareil cas, l’hébétude et le désœuvrement font naître un appétit d’histoire : on s’empressa donc de chercher des précédents. L’éruption du Laki le 8 juin 1783 faisait naturellement le candidat le plus sérieux à la concordance des temps. Histoire globale, mondialisations et capitalism. Histoire du monde 4/4 - Le concept de mondialisation sert-il à quelque chose ? - Cairn.i. Notes L’extension du pouvoir impérial et ses limitations, ainsi que l’influence et l’incohérence des idéologies coloniales, sont soulignées par Ann Stoler et Frederick Cooper, « Between metropole and colony : Rethinking a research agenda », dans Cooper et Stoler (eds.), Tensions of Empire : Colonial Cultures in a Bourgeois World, Berkeley, University of California Press, 1997, pp. 1-56.

Le concept de mondialisation sert-il à quelque chose ? - Cairn.i

Voir « Procès Bové : la fête de l’antimondialisation », Le Monde, 30 juin 2000; « Gouverner les forces qui sont à l’œuvre dans la mondialisation », Le Monde, 27 juin 2000. Pour l’usage du concept par les universitaires, voir Gemdev (Groupement Économie mondiale, Tiers monde, Développement), Mondialisation : les mots et les choses, Paris, Karthala, 1999. C’est cette version de la mondialisation qu’on lit tous les jours dans le journal, et on la retrouve bien vivace dans le livre du correspondant du New York TimesThomas Friedman, The Lexus and the Olive Tree, New York, Ferrar, Straus & Giroux, 1999. C.L.R. Cinq siècles et deux mondialisations… L’histoire se répète-t-ell. À partir de quand peut-on parler de mondialisation ?

Cinq siècles et deux mondialisations… L’histoire se répète-t-ell

Pour François Gipouloux, spécialiste de l’économie chinoise et auteur de La Méditerranée asiatique (1), la première mondialisation est celle qui, au 16e siècle, voit l’établissement de connexions commerciales à l’échelle du globe, liant les destins économiques de l’Europe, de l’Asie et des Amériques à travers des réseaux marchands. Et cette première mondialisation, estime-t-il, si elle se réalise à la faveur de l’expansion européenne, résulte surtout de l’attraction exercée par la Chine. Conséquence : la mondialisation contemporaine, dont il estime qu’elle s’amorce à partir de 1985, serait en fait une « remondialisation ». Et celle-ci placerait, à nouveau, la Chine au cœur du commerce mondial. Gipouloux signe une habile synthèse de l’histoire du commerce de ces six derniers siècles et nous invite, avec les nombreux auteurs dont il cite et met en relation les travaux, à décentrer le regard.

Les espaces de la mondialisation, héritages et dynamiques. Les espaces de la mondialisation, héritages et dynamiques L'existence d'un niveau géographie mondial, d'éléments de société à l'échelle du Monde, est un fait aujourd'hui omniprésent. On nomme ""mondialisation"" sa construction. Les processus que recouvre ce terme sont à la fois très anciens et tout récents. Ainsi, le Monde actuel est marqué par de nombreux héritages, ceux de la dispersion de l'Humanité et de son fractionnement, l'empreinte de la découverte des autres par les Européens et du tissage des interrelations entre les sociétés. Cette couture du Monde conditionne largement la vision que l'on a de lui, à commencer par les représentations cartographiques, les découpages continentaux et les noms donnés aux parties conventionnelles du Monde.

Canal-U - Quels espaces pour la société-monde ? Chronique d’un monde en connexion, 1200-1600. Les quatre parties du monde : histoire d'une mondialisation. Entretien avec Serge Gruzinski. 1 Voir en fin d’article les références des ouvrages cités. 1Serge Gruzinski est archiviste-paléographe et directeur d’études à l’EHESS. S. Gruzinski: Les quatre parties du monde. Serge Gruzinski, Quelle heure est-il là-bas ? : Amérique et islam à l'orée des Temps modernes, éd. du Seuil - Librairie espagnole El Salón del libro Paris 5e librairie hispano-américaine. Paris, novembre 2008 Serge Gruzinski est directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire du Nouveau Monde (Fayard, 1991-1993), Histoire de Mexico (Fayard, 1996), La Pensée métisse (Fayard, 1999) et Les Quatre Parties du monde (La Martinière, 2004 ; Points-Essais, 2006). À l’échelle du globe, qu’est-ce qui circule, ou ne circule pas, entre les cultures ? Nous en faisons l’expérience à travers la mondialisation : nous vivons dans le flux immédiat des nouvelles du monde, cependant que, paradoxalement, nos vieilles façons de sentir persistent. Le démantèlement progressif d’univers cloisonnés n’est pas nouveau et il a notamment connu une prodigieuse accélération à l’orée des Temps modernes. Le site des éditions du Seuil. À voir : archive Ina, La pensée métisse. Epilogue: Capitalisme et mondialisation. De lautonomie des trajectoires locales à linterdépendance systémique globale.

A l'Ouest, rien de nouveau - Xavier de la Vega, article Histoire. Rompre avec l’ethnocentrisme de l’histoire européenne, tel est pour Philippe Norel l’un des enjeux décisifs de l’histoire économique globale. Derrière un titre un peu aride, L’Histoire économique globale est tout autant une passionnante genèse du monde que nous connaissons qu’une arme de haute précision contre l’ethnocentrisme européen. Plus précisément contre la tendance séculaire des historiens du Vieux Continent à ne rechercher qu’à l’intérieur de ses frontières les ressorts de l’essor économique de l’Europe.

Renaissance, grandes découvertes, transition du féodalisme au capitalisme, révolution industrielle, conquête économique du monde : selon cette « histoire tunnel », les moments forts de l’histoire européenne s’enchaînent et se suffisent, réduisant le reste du monde au rôle de récepteur passif des lumières occidentales ou de victime inéluctable d’une arrogante supériorité. Or, comme le rappelle P. Qu'est-ce que le capitalisme ?

Alors que le capitalisme semble régner sans partage sur tous les recoins de la planète, les historiens débattent comme rarement sur sa genèse. Depuis que des chercheurs ont entrepris de réviser de fond en comble l’histoire économique des contrées non européennes, c’est une nouvelle histoire du capitalisme qui se profile. Le débat sur les origines du capitalisme. Capitalisme ou caritas ? - Vivre pour la Vérité. Trois penseurs de premier plan ont, au XIXe et au XXe siècle, proposé des définitions du capitalisme. Leurs positions ont été récemment exposées dans un très intéressant ouvrage par Philippe Norel [ 1 ], selon qui Braudel voit dans le capitalisme quelque chose de différent de l’économie de marché.

Il naîtrait de l’apparition et de la montée en puissance d’un groupe de négociants qui se sont imposés en particulier pour assurer le ravitaillement des grandes villes contre les contraintes des autorités politiques. Ce serait moins un système d’organisation économique qu’un état d’esprit, un ensemble de pratiques de contournement des réglementations. Pour Braudel, le phénomène apparaît dès le XIIe siècle au moins dans les villes d’Italie et à Paris dès le XIIIe siècle. Tout ce que j’ai exposé dans cet essai montre que je ne crois pas à la réalité de ce capitalisme médiéval. En Angleterre, le capitalisme fut d’abord une affaire de gentlem. Nouvelles perspectives historiographiques sur le monde britanniq. Le dossier. Lhypothèse de déconnexion et le processus de développement : lapport des Development Studies1. Les études empiriques menées sur les cycles longs depuis le début des années 1980 : quels enseignements ?

Un capitalisme résilient. Le développement économique est-il né en Asi. Les racines chinoises de la mondialisation. Cet encadré est issu de l'article « Nous n'avons plus d'antipodes » Les Chinois ont-ils découvert l’Amérique en 1421 ? « Histoire Gl. Une grande divergence, La Chine, l’Europe et la construction de. La Chine, matrice du monde moderne. Quelque peu tardivement, nous sommes aujourd’hui en train de prendre conscience de l’importance de la Chine dans le monde.

L’universalité vue de la Chine. La notion d’universalité présente ce paradoxe bien connu qu’elle est tout sauf universelle. Une grande divergence. L'Asie, une autre modernité économique - Xavier de la Vega, article. Le charbon et l’Empire - La vie des idées. Qui manipulait ’l'économie globale au 17e s.? Techniques chinoises et révolution industrielle britannique « Hi.

La révolution industrielle serait-elle une simple question de géographie ? Le réveil de l’Asie au sein d’un monde multipolaire. La Chine, dernière chance du capitalisme? A p. La Chine, un acteur global dans la longue durée. Que nous dit la Chine sur le capitalisme en 2011 ? Mondialisation : regards de géographes. Le planisphère, figure ambiguë du Monde. L'invention des continents. Rencontre avec Christian Grataloup - Propos recueillis par Martine Fournier, article Géographie. Geopolitique et/ou politique. Global cities.