Histoire globale, mondialisations et capitalisme

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L’histoire de la mondialisation relève-t-elle de l’histoire globale ? « Histoire Globale

L’histoire globale a souvent été définie comme étant, à son niveau le plus élémentaire, une analyse des connexions de longue distance entre des sociétés éloignées. Il s’agirait alors de décrire, puis de comprendre la portée, de relations lointaines matérialisées par des échanges de biens, des transferts de plantes ou de semences, des transmissions de techniques, des circulations d’hommes ou de métaux précieux, voire des contaminations microbiennes ou virales… Ainsi, saisir les conséquences des grandes pestes qui traversent l’Eurasie d’est en ouest, au début du 14 e siècle, est de première importance pour analyser la crise du Moyen Âge en Europe et la dissolution du féodalisme. http://blogs.histoireglobale.com/?p=743
Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels.

Qu'est-ce que la mondialisation ? - Sylvie Brunel, article Géographie

http://www.scienceshumaines.com/qu-est-ce-que-la-mondialisation_fr_15307.html
http://blogs.histoireglobale.com/?p=753

L’approche néo-classique de l’histoire de la mondialisation « Histoire Globale

Dans un papier récent (7 février) nous avions montré qu’il existait un « problème téléologique » dans toute tentative de proposer une « histoire de la mondialisation ». Nous avions aussi pris soin de distinguer la « dépendance téléologique », soit la situation de fait de tout historien qui cherche à éclairer la formation d’un phénomène et connait donc le résultat provisoire du processus à expliquer, de « l’interprétation téléologique ». Dans cette dernière, c’est la mise au jour d’une nécessité historique, d’une loi ou ruse de l’histoire, qui tient lieu d’explication, au mépris de la contingence du réel et de la diversité des stratégies d’acteurs.
http://www.laviedesidees.fr/Histoire-et-mondialisation,449.html Recensés : Dossier coordonné par Caroline Douki et Philippe Minard, « Histoire globale, histoires connectées : un changement d’échelle historiographique ?

Histoire et mondialisation - La Vie des idées

Nous avons montré (papier du 7 février) que l’histoire de la mondialisation peut aisément tomber dans le piège d’une interprétation téléologique qui expliquerait le présent comme la conséquence nécessaire d’une certaine loi de l’histoire. http://blogs.histoireglobale.com/?p=758

Pour une histoire de la mondialisation non-téléologique « Histoire Globale

Christopher A. Bayly La mondialisation a commencé bien avant la Révolution industrielle et la colonisation, avec les flux commerciaux, les migrations religieuses et les échanges matrimoniaux transfrontaliers… Mais comment est-on passé de cette mondialisation archaïque à la globalisation moderne ?

La mondialisation avant la mondialisation

http://www.scienceshumaines.com/la-mondialisation-avant-la-mondialisation_fr_21154.html
C’est au cours du XVe siècle que les différentes parties du monde se sont connectées. Plutôt que de raconter cette histoire du point de vue d’une Europe triomphante, l’ouvrage collectif dirigé par Patrick Boucheron propose de décentrer notre regard, en suivant la piste d’autres mondialisations possibles. Patrick Boucheron est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Spécialiste des cultures urbaines et artistiques de l’Italie des XIVe et XVe siècles, il vient de diriger, en collaboration avec Julien Loiseau, Pierre Monnet et Yann Potin, un ouvrage intitulé Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009). Près de soixante-dix historiens ont participé à cette aventure collective, qui propose un parcours ambitieux à travers les lieux et les temps de la mondialisation au XVe siècle, de la mort de Tamerlan en 1405 au couronnement de Charles Quint en 1520.

L'invention de la mondialisation - La vie des idées

http://www.laviedesidees.fr/L-invention-de-la-mondialisation.html

Trois nuages « Histoire Globale

Un volcan islandais vient d’infliger à l’Europe occidentale un exercice pratique d’antimondialisation. Le blocage des transports aériens qui en résulta ne pouvant pas être longtemps traité selon la rhétorique ordinaire des « usagers pris en otage », faute de responsables connus, il fallait bien pour les commentateurs inventer autre chose. On disserta donc sur la fragilité de nos sociétés modernes, menacées par les excès du principe de précaution et vulnérables au fameux « effet papillon » ; certains se risquèrent même à méditer sur la « leçon de lenteur » donnée par le nuage, prônant une sorte de décroissance dans la connexion simultanée des espaces mondiaux. http://blogs.histoireglobale.com/?p=336
http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=CRII&ID_NUMPUBLIE=CRII_010&ID_ARTICLE=CRII_010_0101

Le concept de mondialisation sert-il à quelque chose ? - Cairn.i

8 Un premier discours sur la mondialisation pourrait s’appeler « la Fanfaronnade du banquier ». Avec l’effondrement de l’Union soviétique et le passage de fait de la Chine à l’économie de marché, les investissements sont censés pouvoir aller n’importe où. La pression exercée par les États-Unis, le FMI et les sociétés multinationales fait tomber les barrières nationales qui gênaient les mouvements de capitaux. Cette façon de voir est un argument en faveur d’un régime nouveau de règles mondiales, qui déferait ce qui reste d’entraves aux flux de capitaux et de biens. C’est aussi un argument sur la discipline : le marché mondial, conçu comme un réseau de transactions, oblige désormais les gouvernements à se conformer à ses diktats.

Cinq siècles et deux mondialisations… L’histoire se répète-t-ell

À partir de quand peut-on parler de mondialisation ? Pour François Gipouloux, spécialiste de l’économie chinoise et auteur de La Méditerranée asiatique (1), la première mondialisation est celle qui, au 16 e siècle, voit l’établissement de connexions commerciales à l’échelle du globe, liant les destins économiques de l’Europe, de l’Asie et des Amériques à travers des réseaux marchands. Et cette première mondialisation, estime-t-il, si elle se réalise à la faveur de l’expansion européenne, résulte surtout de l’attraction exercée par la Chine. Conséquence : la mondialisation contemporaine, dont il estime qu’elle s’amorce à partir de 1985, serait en fait une « remondialisation ». Et celle-ci placerait, à nouveau, la Chine au cœur du commerce mondial. http://blogs.histoireglobale.com/?p=387
En France, et dans le monde, l’objectif de sécurité sanitaire a suscité de nombreuses recherches scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires des ondes électromagnétiques utilisées pour les technologies de communication sans fil, appelées radiofréquences. Ce n’est pas aux scientifiques de gérer les questions de société qui entourent les applications de communication sans fil. En revanche, ils peuvent aider les citoyens et leurs élus à prendre leurs décisions en les informant sur l’état actuel des connaissances scientifiques afin que chacun puisse juger en connaissance de cause. Ce texte vise à faire le point sur des arguments avancés à propos des antennes relais et répondre aux questions les plus fréquemment posées : Lire l’argumentaire

Les quatre parties du monde : histoire d'une mondialisation

Chronique d’un monde en connexion, 1200-1600 « Histoire Globale

L’histoire s’accélère à partir du début du 13 e siècle. Des zones civilisationnelles jusqu’ici restées largement autonomes entrent en interaction, produisant une ébullition militaire certes, mais aussi économique et sociale, qui va aller croissant jusqu’à aujourd’hui et est aux racines du monde global que nous connaissons. Ainsi peut-on résumer la thèse de Jean-Michel Sallmann, professeur d’histoire moderne à l’université de Paris-X–Nanterre.

Entretien avec Serge Gruzinski

1 Voir en fin d’article les références des ouvrages cités. 1 Serge Gruzinski est archiviste-paléographe et directeur d’études à l’EHESS. À l’École française de Rome et à la Casa de Velázquez, mais surtout au Mexique, de 1976 à 1984, il a travaillé sur des sources lui permettant d’aborder la réaction des Indiens face à la conquête espagnole ( La colonisation de l’imaginaire ; La guerre des images 1 ), le mélange des formes et des styles entre les éléments de culture précolombienne et ceux de l’Europe de la Renaissance ( L’Amérique de la conquête peinte par les Indiens ; L’Aigle et la Sybille ) et les procédés de métissage ( La pensée métisse ), sans oublier des ouvrages étendant ses réflexions et celles de l’anthropologue Carmen Bernand à l’ensemble du continent américain ( De l’idolâtrie , Histoire du Nouveau Monde ).

Serge Gruzinski, Quelle heure est-il là-bas ? : Amérique et islam à l'orée des Temps modernes, éd. du Seuil - Librairie espagnole El Salón del libro Paris 5e librairie hispano-américaine

Paris, novembre 2008 Serge Gruzinski est directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire du Nouveau Monde (Fayard, 1991-1993), Histoire de Mexico (Fayard, 1996), La Pensée métisse (Fayard, 1999) et Les Quatre Parties du monde (La Martinière, 2004 ; Points-Essais, 2006). À l’échelle du globe, qu’est-ce qui circule, ou ne circule pas, entre les cultures ? Nous en faisons l’expérience à travers la mondialisation : nous vivons dans le flux immédiat des nouvelles du monde, cependant que, paradoxalement, nos vieilles façons de sentir persistent. Le démantèlement progressif d’univers cloisonnés n’est pas nouveau et il a notamment connu une prodigieuse accélération à l’orée des Temps modernes.

A l'Ouest, rien de nouveau - Xavier de la Vega, article Histoire

Rompre avec l’ethnocentrisme de l’histoire européenne, tel est pour Philippe Norel l’un des enjeux décisifs de l’histoire économique globale.
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