Vivre sous la menace. « Kafka ne croit guère à la loi, à la culpabilité, à l’angoisse, à l’intériorité. Ni aux symboles, aux métaphores ou aux allégories. Il ne croit qu’à des architectures et à des agencements dessinés par toutes les formes de désir. Ses lignes de fuite ne sont jamais un refuge, une sortie hors du monde. C’est au contraire un moyen de détecter ce qui se prépare, et de devancer les “ puissances diaboliques ” du proche avenir » (Gilles Deleuze et Félix Guattari, Kafka, Editions de Minuit, 1975). « C’est moi qui ai agencé le terrier, et il semble que ce soit une réussite » [1] [1] Franz Kafka, Le Terrier (Der Bau) traduction de Bernard... .
Dès le début du récit, le « Je » est livré aux hypothèses qui vont empêcher toute possibilité de repos. Exposé à cette menace invisible, l’esprit avide de repos est condamné au travail épuisant de la pensée qui veut l’identifier, la prévoir et la prévenir, la conjurer pour s’en libérer. La pensée insomniaque . Le « sifflement » de la menace . . . Alain Parrau. Léo Ferré by SCL - La chambre. Poème de René Baer Musique de Léo Ferré On m'a prêté quatre vieux murs Pour y loger mes quatre membres Et dans ce réduit très obscur Je voulus installer ma chambre Pour lui donner un air coquet Je suspendis aux murs en pente Les diplômes que j'ai manqués Et mes décorations absentes Sur une table les photos De celles que se refusèrent Sur des rayons les in-quarto Des livres que je n'ai su faire J'ai mis derrière les fagots Les grands crus de notre royaume Les Chambertins et les Margaux Dont j'ignore jusqu'à l'arôme Et dans un vaste coffre-fort Rangés en piles régulières Toutes les valeurs et tout l'or Que j'aurais pu gagner naguère.
Bel-Ami - Partie 2, chapitre 7 (extrait) - Maupassant. Plan de la fiche sur Bel-Ami - Deuxième partie, chapitre 7 - de Maupassant : Introduction - Auteur : Guy de Maupassant (1850-1893), longtemps peu considéré jusqu’à la sortie de son premier roman : "Boule de suif" qui connaît un très fort succès. Maupassant cumule les œuvres, les romans, les nouvelles, quelques pièces de théâtre mais son expression ne change guère, ce sont les mêmes thèmes qui reviennent (amour malheureux, désagrégation de la famille, la mort, critique de l’égoïsme). Les personnages ne diffèrent que selon leur appartenance à une catégorie (riche, pauvre, nobles, bourgeois, paysans, mères de famille,...). Les récits s’accumulent ainsi en une série qui peut se prolonger à l’infini.
. - Œuvre : Le roman naturaliste Bel-ami (1885) est l’histoire de l’ascension d’un "grain de gredin", l’écrivain brosse un large tableau satirique de la société parisienne. - Extrait : Profitant de ce que l’on appelle de nos jours un délit d’initié, Walter s’est immensément enrichi. Lecture du texte. BALLAST • Mehdi Charef : « Du peuple immigré » 04 avril 2019 Entretien inédit pour le site de Ballast Mehdi Charef nous attend en fumant une cigarette. L’homme, cinéaste et écrivain, est d’abord une voix : basse, rugueuse. Il nous raconte bientôt son enfance ; l’Algérie est tout juste indépendante et Medhi Charef a 10 ans — avec ses frères et sa mère, il débarque en France rejoindre un père qu’il n’a jamais vu, ouvrier dans un pays à reconstruire.
Vous écrivez encore tous vos manuscrits à la main : ça doit surprendre vos éditeurs ! J’ai toujours gardé un lien à l’encre, au stylo à plume. Ce livre sur votre enfance, Rue des Pâquerettes, semblait être en germe dans votre œuvre écrite et cinématographique. . « La génération de mon père est celle qui est arrivée juste après 1945 car six millions de Français n’avaient plus de logements. » Pour mes parents, je crois, qui sont encore vivants.
Vous envisagiez de repartir en Algérie ? [Association des bidonvilles et des cités de transit] Davantage dans la cité de transit. Le maréchal des sans-logis - Rémo Gary. Les Misérables/Tome 1/Livre 5/10 - Wikisource. Elle avait été congédiée vers la fin de l’hiver ; l’été se passa, mais l’hiver revint. Jours courts, moins de travail. L’hiver, point de chaleur, point de lumière, point de midi, le soir touche au matin, brouillard, crépuscule, la fenêtre est grise, on n’y voit pas clair. Le ciel est un soupirail. Toute la journée est une cave. Le soleil a l’air d’un pauvre. L’affreuse saison ! L’hiver change en pierre l’eau du ciel et le cœur de l’homme. Fantine gagnait trop peu. . — Les beaux cheveux ! — Combien m’en donneriez-vous ? — Dix francs. — Coupez-les. Elle acheta une jupe de tricot et l’envoya aux Thénardier. Cette jupe fit les Thénardier furieux. Fantine pensa : — Mon enfant n’a plus froid. Un travail ténébreux se faisait dans le cœur de Fantine.
Une vieille ouvrière qui la vit une fois chanter et rire de cette façon dit : — Voilà une fille qui finira mal. Elle prit un amant, le premier venu, un homme qu’elle n’aimait pas, par bravade, avec la rage dans le cœur. Elle adorait son enfant. — Oh ! : Dossiers et synthèses. Documents sociologiques, articles de presse, témoignages ► Une recherche organisée sur Google « misère sociale » apporte déjà des résultats. . ► BOURDIEU P., La Misère du monde, recueil et analyses sociologiques de témoignages, qui n’a hélas rien perdu de son actualité. . ► HUGO V., Choses vues (« Cet homme n’était plus pour moi un homme, c’était le spectre de la misère »), donné en sujet de baccalauréat en 2007 Discours ► Discours de Victor HUGO sur la misère (1849), cité dans le manuel de Seconde Soleils d’encre Portraits et pamphlets ► LA BRUYERE (de) J, Les Caractères, « Des biens de fortune », 47 (V) et 48 (V) ; VIII, « De l’homme », 127 (I) et 128 (IV) Romans et nouvelles ► Les romans picaresques Poèmes et chansons ► BAUDELAIRE C., Les Fleurs du mal, « A une mendiante rousse », « Le Vin des chiffonniers » ; Le Spleen de Paris, « Le Joujou du pauvre », « Les Yeux des pauvres » Films (documentaires et fictions) ► AMAR D., Hiver 54 Documents iconographiques Ressources en ligne.
Dans la dèche à Paris et à Londres - Wikiwand. Dans la dèche à Paris et à Londres (titre original : Down and Out in Paris and London) est un livre autobiographique de George Orwell paru en 1933. L'auteur, à travers sa vie de travailleur pauvre et de vagabond, y décrit la misère à Paris et à Londres à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Faits en bref Auteur, Pays ... Fermer En français, le livre a d'abord été intitulé La vache enragée dans sa première traduction par René-Noël Raimbault et Gwen Gilbert. George Orwell écrira plus tard que la traduction de Raimbault est la seule traduction d’une de ses œuvres qu’il ait admirée (George Orwell, Correspondance avec son traducteur René-Noël Raimbault, p. 15). La nouvelle traduction par Michel Pétris a pour titre Dans la dèche à Paris et à Londres.
Le livre se déroule en deux parties. L'auteur a entre 25 et 30 ans. Plusieurs images fortes restent en tête à la lecture de ce livre : il a cette comparaison pour décrire la faim. Les Misérables (1908)/Tome 3/Livre 8/06 - Wikisource. L’homme fauve au gîte. Les villes, comme les forêts, ont leurs antres où se cachent tout ce qu’elles ont de plus méchant et de plus redoutable.
Seulement, dans les villes, ce qui se cache ainsi est féroce, immonde et petit, c’est-à-dire laid ; dans les forêts, ce qui se cache est féroce, sauvage et grand, c’est-à-dire beau. Repaires pour repaires, ceux des bêtes sont préférables à ceux des hommes. Les cavernes valent mieux que les bouges. Ce que Marius voyait était un bouge. Marius était pauvre et sa chambre était indigente ; mais, de même que sa pauvreté était noble, son grenier était propre. La chambre que Marius occupait avait un pavage de briques délabré ; celle-ci n’était ni carrelée, ni planchéiée ; on y marchait à cru sur l’antique plâtre de la masure devenu noir sous les pieds. Une chose qui ajoutait encore à l’horreur de ce galetas, c’est que c’était grand. L’un des grabats était près de la porte, l’autre près de la fenêtre. Maringo.austerlits.iena.wagramme.elot. — Oh ! Le roman d'une maison, de Rezvani. C’est une maisonnette à l’italienne, « un peu plus qu’un cabanon, un peu moins qu’une villa », aux murs peints de couleurs ocre délavées et flanquée d’un palmier.
On y accède par des jardins sculptés en terrasses, dans un vallon perdu de la forêt des Maures, dans le Midi de la France. Autour d’elle poussent les cyprès, les mimosas, les châtaigniers, les chênes, les aloès, les yuccas, les romarins arborescents, les roses trémières, les plaqueminiers, les poiriers, les cerisiers, les pruniers... Cette maison aux proportions parfaites, « à la fois modeste et somptueuse », l’écrivain et peintre Serge Rezvani l’habite - au sens le plus fort du terme - avec sa compagne Danièle, dite Lula, depuis quarante ans. Elle s’inscrivait déjà en toile de fond de plusieurs de ses livres, autobiographiques ou non : Les Années-lumière, Les Années Lula, Le testament amoureux. . . . « Les surprises impensées de la vie » « L’image du bonheur est révolutionnaire » Miracle de l’accident Récit de bonheur ?
La chambre, enfer ou paradis ? : un podcast à écouter en ligne | France Culture. 202 À ma demande d'aller voir les Elstir de Mme de Guermantes | Site Marcel Proust | A la recherche du temps perdu | Texte intégral, Extraits, Citations, Etudes, Livres | Anthologie Proust. À ma demande d'aller voir les Elstir de Mme de Guermantes, Saint-Loup m'avait dit : « Je réponds pour elle. » Et malheureusement, en effet, pour elle ce n'était que lui qui avait répondu.
Nous répondons aisément des autres quand, disposant dans notre pensée les petites images qui les figurent, nous faisons manoeuvrer celles-ci à notre guise. Sans doute même à ce moment-là nous tenons compte des difficultés provenant de la nature de chacun, différente de la nôtre, et nous ne manquons pas d'avoir recours à tel ou tel moyen d'action puissant sur elle, intérêt, persuasion, émoi, qui neutralisera des penchants contraires. Mais ces différences d'avec notre nature, c'est encore notre nature qui les imagine ; ces difficultés, c'est nous qui les levons ; ces mobiles efficaces, c'est nous qui les dosons. Je reçus des marques de froideur de la part d'une autre personne de la maison. Ce fut de Jupien. Cependant l'hiver finissait. Le temps était devenu plus doux. Hélas ! 316 | 4.2.3 Sodome et Gomorrhe II - 3 | Je tombais de sommeil | Site Marcel Proust | A la recherche du temps perdu | Texte intégral, Extraits, Citations, Etudes, Livres | Anthologie Proust.
Tristesses de M. de Charlus. – Son duel fictif. – Les stations du « Transatlantique ». – Fatigué d'Albertine, je veux rompre avec elle. Je tombais de sommeil. Je fus monté en ascenseur jusqu'à mon étage non par le liftier, mais par le chasseur louche qui engagea la conversation pour me raconter que sa soeur était toujours avec le monsieur si riche, et qu'une fois, comme elle avait envie de retourner chez elle au lieu de rester sérieuse, son monsieur avait été trouver la mère du chasseur louche et des autres enfants plus fortunés, laquelle avait ramené au plus vite l'insensée chez son ami. « Vous savez, Monsieur, c'est une grande dame que ma soeur.
Elle touche du piano, cause l'espagnol. Et vous ne le croiriez pas, pour la soeur du simple employé qui vous fait monter l'ascenseur, elle ne se refuse rien ; Madame a sa femme de chambre à elle, je ne serais pas épaté qu'elle ait un jour sa voiture. J'ai toujours dit – et expérimenté – que le plus puissant des hypnotiques est le sommeil. Colette nuit blanche. LES VRILLES DE LA VIGNE. Colette Publication du groupe « Ebooks libres et gratuits » – À propos de cette édition électronique. 115 Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit. Il avait un gentil filet de voix et s’en servait avec adresse du matin au soir, le printemps venu. Il se levait avec les camarades, dans l’aube grise et bleue, et leur éveil effarouché secouait les hannetons endormis à l’envers des feuilles de lilas. Il se couchait sur le coup de sept heures, sept heures et demie, n’importe où, souvent dans les vignes en fleur qui sentent le réséda, et ne faisait qu’un somme jusqu’au lendemain.
Une nuit de printemps, le rossignol dormait debout sur un jeune sarment, le jabot en boule et la tête inclinée, comme avec un gracieux torticolis. Il crut mourir, se débattit, ne s’évada qu’au prix de mille peines, et de tout le printemps se jura de ne plus dormir, tant que les vrilles de la vigne pousseraient. Dès la nuit suivante, il chanta, pour se tenir éveillé : Ah ! Ah ! Ah ! 202 À ma demande d'aller voir les Elstir de Mme de Guermantes | Site Marcel Proust | A la recherche du temps perdu | Texte intégral, Extraits, Citations, Etudes, Livres | Anthologie Proust. Le sommeil et le rêve : épisode 22/38 du podcast Un été avec Proust | France Inter. Avec nos partenaires, nous traitons vos données pour les finalités suivantes : le fonctionnement du site, la mesure d'audience et web analyse, la personnalisation, la publicité et le ciblage, les publicités et contenus personnalisés, la mesure de performance des publicités et du contenu, le développement de produit, l'activation des fonctionnalités des réseaux sociaux.
Vos préférences seront conservées pendant une durée de 6 mois. Le sommeil‑rêve comme laboratoire du texte proustien - 035933ar.pdf. 194 Si je voulais sortir ou rentrer sans prendre l'ascenseur ni être vu | Site Marcel Proust | A la recherche du temps perdu | Texte intégral, Extraits, Citations, Etudes, Livres | Anthologie Proust. Si je voulais sortir ou rentrer sans prendre l'ascenseur ni être vu dans le grand escalier, un plus petit, privé, qui ne servait plus, me tendait ses marches si adroitement posées, l'une tout près de l'autre, qu'il semblait exister dans leur gradation une proportion parfaite du genre de celles qui dans les couleurs, dans les parfums, dans les saveurs, viennent souvent émouvoir en nous une sensualité particulière.
Mais celle qu'il y a à monter et à descendre, il m'avait fallu venir ici pour la connaître, comme jadis dans une station alpestre pour savoir que l'acte, habituellement non perçu, de respirer, peut être une constante volupté. Avant de me coucher je voulus sortir de ma chambre pour explorer tout mon féerique domaine. Ce qu'on aurait fait le jour, il arrive en effet, le sommeil venant, qu'on ne l'accomplisse qu'en rêve, c'est-à-dire après l'inflexion de l'ensommeillement, en suivant une autre voie qu'on n'eût fait éveillé.
La même histoire tourne et a une autre fin. Oblomov : une éthique de la paresse. Oblomov n’est pas seulement le récit d’un homme paresseux mais aussi celui d’un homme à la recherche du bonheur. Oblomov repoussera la passion, une émotion jugée trop violente pour accepter une dimension inférieure du bonheur.
Être capable de toucher le bonheur réel, celui à hauteur d’homme, n’est-ce pas cela s’accomplir ? C’est en tout cas la sagesse choisie par ce « Platon en robe de chambre ». « On dirait que tu as même la flemme de vivre. ». Cette phrase assénée à Oblomov par son ami Stolz résume parfaitement le caractère de ce personnage. Le roman d’Ivan Alexandrovitch Gontcharov (1812-1891), a conduit à la création dans la langue russe d’un mot nouveau : l’oblomovstchina pour définir cet art de ne rien faire, de se laisser vivre sans réfléchir au lendemain, de n’envisager aucun avenir que l’heure présente et de se morfondre dans une profonde mélancolie.
Le rêve d’Oblomov Stolz, « l’anti Oblomov » Stolz, l’ami de toujours d’Oblomov, est son antithèse. Oblomov et l’amour. Colette, l'écrivain et ses maisons | France Inter. Les maisons, corps et âme - Liste de 101 livres. "La chambre" - René Baër. Nathalie Sauvagnac, au cœur du monde. Viens à la MAISON... - Liste de 132 livres. Poème maison - 20 Poèmes sur maison - Dico Poésie. Choeur de chambre - Liste de 79 livres. La maison | Passion Lettres. L’intérieur balzacien : du chaos social au désordre individualisé. Viens à la MAISON... - Liste de 131 livres. Extraits Alberto Moravia, Sagan, Anais Nin, Colette (décors) Balzac : pour une esthétique de la maison bourgeoise. Poème de warsan shire. Personne ne quitte sa maison à moins que sa maison ne soit devenue... Warsan Shire - Conversations about home (at the deportation centre)
"Home" by Warsan Shire.