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Presse (divers)

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Une économie de plus en plus difficile à mesurer. Actes de la recherche en sciences sociales - Engagements intellectuels 176-177, de Gisèle Sapiro. « De l’Etat de droit à l’Etat de sécurité », par Giorgio Agamben. Pour le philosophe italien, l’état d’urgence n’est pas un bouclier qui protège la démocratie. Il a, au contraire, selon lui, toujours accompagné les dictatures. Pour le philosophe italien Giorgio Agamben, l’état d’urgence n’est pas un bouclier qui protège la démocratie. Il a, au contraire, selon lui, toujours accompagné les dictatures.

On ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence [jusqu’à la fin février] en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier. Il faut avant tout démentir le propos des femmes et hommes politiques irresponsables, selon lesquels l’état d’urgence serait un bouclier pour la démocratie. Les historiens savent parfaitement que c’est le contraire qui est vrai. L’état d’urgence est justement le dispositif par lequel les pouvoirs totalitaires se sont installés en Europe. Lire aussi Faut-il constitutionnaliser l’état d’urgence ? Entretenir la peur Aucun sens juridique. Pourquoi dit-on que la France va si mal ? Philippe Aghion : « La France a d’immenses potentialités mais elle est formidablement mal administrée »

Pour cet économiste français, ancien professeur à Harvard, l’innovation reste le moteur fondamental de la croissance, à condition que les pays sachent l’accompagner pour qu’elle diffuse ses effets d’entraînement à toute la société. Votre leçon inaugurale au Collège de France jeudi 1er octobre porte sur « Les énigmes de la croissance ». Le risque de voir la croissance durablement atone dans le monde fait-il partie de ces énigmes ? Philippe Aghion : De fait, il y a tout un débat autour de la notion de « stagnation séculaire » : pourquoi voit-on l’innovation s’accélérer, sans pour autant provoquer de hausse de la croissance et de la productivité ? Pour ma part, je ne crois pas du tout que nous ayons épuisé notre potentiel de croissance, tout au contraire : avec la révolution des nouvelles technologies de l’information, nous avons changé notre façon de produire des idées, en facilitant les interactions d’un lieu géographique à l’autre.

P. > À lire : La croissance pourrait-elle s’arrêter ? P. La belle leçon de croissance du professeur Philippe Aghion. Accueil Jeudi 1 er octobre, l'économiste Philippe Aghion donnait sa leçon inaugurale au Collège de France sur les leviers de la croissance. Pour lui, innovation et concurrence peuvent déboucher sur une société plus équitable.(...) Cet article est réservé aux abonnés, pour en profiter abonnez-vous. Et aussi sur les Echos Les articles à la une Europe Attentats : des personnes « activement » recherchées à Genève Des forces de police supplémentaires ont été déployées et le niveau d’alerte relevé.

Editos & Analyses Guerre civile et Daech, la double menace libyenne Plus de quatre ans après la chute du colonel Kadhafi, la Libye menace de sombrer dans l’anarchie. High tech Accès à Internet de Daech : Eutelsat répond au Spiegel Le magazine allemand publie une enquête dans laquelle il explique que des sociétés européennes comme Eutelsat pourraient fournir un accès Internet à... à lire également sur les echos Recommandé par Les articles les plus lus Pourquoi le FN pourrait ne pas gagner de région. Patrick Savidan : «Si les inégalités se creusent, c’est parce que tout le monde ou presque aspire à la sécurité des oligarques» Sommes-nous tous des hypocrites ? Alors que huit Français sur dix aspirent à une société plus égalitaire, nous adoptons pourtant des comportements qui contribuent à creuser les inégalités sociales : détournement de la sectorisation scolaire ou évitement de la mixité pour se loger.

Ces choix favorisent un entre-soi participant de l’injustice sociale. Comment expliquer cette passion contrariée pour l’égalité, ce paradoxe entre discours et action ? Dans son dernier essai, Voulons-nous vraiment l’égalité ? , paru cette semaine chez Albin Michel, Patrick Savidan, professeur de philosophie politique à l’université de Poitiers et président de l’Observatoire des inégalités, se penche sur les ressorts individuels de ce paradoxe. N’avons-nous pas perdu la foi en l’égalité ? A mon avis, non. Qu’est-ce qui fait que nous succombons à cette «faiblesse de la volonté» ? Mais n’est-ce pas le propre d’une démocratie de créer de la concurrence, comme le souligne Tocqueville ? En effet. Faut-il rompre avec la figure de l'entrepreneur de la Silicon Valley ? Entretien avec Erwan Kezzar (Simplon.co) L'entrepreneur doit-il forcément être un businessman ? Faut-il forcément effectuer des levées de fonds de plusieurs millions d'euros pour dire que sa start-up a "réussi" ?

Voire, rêve ultime, devenir une licorne ? Faut-il à tous prix "ubériser", même si les conséquences que cela peut apporter ne sont pas toujours pensées ? Cofondateur de Simplon.co, premier réseau de fabriques sociales du numérique, Erwan Kezzar défend avec ses associés une certaine vision du Web et de ce qu'il est possible d'en faire. Depuis sa création en 2013, Simplon contribue à engager une réflexion sur la place et le rôle de l'entrepreneur à l'heure du numérique.

Au coeur de la démarche ? L'utilité sociale et la solidarité. Vous déclariez il y a quelque temps, dans l’émission Homo Numericus, que la figure de l'entrepreneur, qui est aujourd’hui largement valorisée, faisait du mal au numérique. C’est-à-dire ? En quoi cette image de l’entrepreneur véhiculée par la Silicon Valley est-elle nuisible ? Pourquoi ? Les leçons oubliées des années 19 30. Accepter l'échec, un défi pour les entrepreneurs européens, Sciences & Prospectives.

C'était en 1994. Steve Jobs était quasiment seul au milieu des bureaux de Next, la société qu'il avait créée neuf ans plus tôt, après avoir été débarqué d'Apple. Next tentait alors péniblement de changer de modèle économique. Steve Jobs, visiblement déprimé, répondait invariablement « Who knows… » (« qui sait… ») à toutes les questions. Trois ans plus tard, il faisait un retour triomphal chez Apple.

Dans les rares interviews qu'il donna à cette époque, il affirmait que « devoir quitter Apple était ce qui lui était arrivé de mieux, car cela l'avait obligé à prendre du recul ». La peur entrave l'innovation Bref, la peur de l'échec est un des facteurs qui freineraient la création d'entreprise et, plus globalement, l'innovation. Le poids de l'éducation Ces conférences sur le thème de l'échec (voir lexique ci-contre) prouvent que les choses bougent sur le Vieux Continent. Jacques Henno Un succès mitigé Les Conférences du Rebond.

Olivier Roy : « Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste » | Blog | Le Club de Mediapart. Par Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam La France en guerre ! Peut-être. Mais contre qui ou contre quoi ? Daech n’envoie pas des Syriens commettre des attentats en France pour dissuader le gouvernement français de le bombarder. Daech puise dans un réservoir de jeunes Français radicalisés qui, quoi qu’il arrive au Moyen-Orient, sont déjà entrés en dissidence et cherchent une cause, un label, un grand récit pour y apposer la signature sanglante de leur révolte personnelle.

Le ralliement de ces jeunes à Daech est opportuniste : hier, ils étaient avec Al-Qaida, avant-hier (1995), ils se faisaient sous-traitants du GIA algérien ou pratiquaient, de la Bosnie à l’Afghanistan en passant par la Tchétchénie, leur petit nomadisme du djihad individuel (comme le « gang de Roubaix »). Il n’y a pas de troisième, quatrième ou énième génération de djihadistes. Quelques milliers sur plusieurs millions Car ces jeunes radicaux sont identifiés !

Islamisation de la radicalité L'article en entier: Ecouter les inaudibles, sociologie politique des précaires. Inégalités : le grand paradoxe. Le multiculturalisme est-il en train de laisser la place au "grand repli"? L'anthologie de la nouvelle littérature africaine. « L'Afrique qui vient » est le thème du festival Etonnants voyageurs qui s’est ouvert à Brazzaville le mercredi 14 février. Il est aussi le titre de l’anthologie que les deux co-directeurs de cette édition congolaise d’Etonnants voyageurs, Michel Le Bris et Alain Mabanckou, viennent de publier pour présenter les promesses de la génération littéraire africaine montante. 26 textes - nouvelles, récits, essais et pièces de théâtre -, qui disent le tumulte et le chaos, mais aussi la vitalité des imaginaires en transition. Ecrire le tumulte du « post-post » colonial La lecture est édifiante, tant pour les amateurs que pour les connaisseurs. Car ce volume n’est pas une anthologie africaine comme les autres.

Il innove en prenant le parti de rassembler l’Afrique littéraire dans son ensemble, faisant fi des barrières linguistiques héritées de la colonisation, qui ont longtemps séparé de manière artificielle les anglophones de leurs confrères francophones, lusophones et autres arabophones. Littérature : 39 auteurs africains désignés pour la rédaction d’une anthologie.

La désignation de la ville nigériane de Port Harcourt comme la capitale mondiale du livre par l’Unesco est une opportunité pour le continent africain de faire la promotion de ses jeunes auteurs qui porteront le flambeau de la littérature africaine. Au total 120 nouvelles et des extraits de livre de fiction étaient sélectionnés par le jury comprenant de grandes figures de la littérature comme Elechi Amadi, Tess Onwueme et Margaret Busby. Les auteurs des 39 œuvres retenues à l’issu de cette nouvelle étape participeront à la rédaction de l’anthologie qui sera éditée chez Ella Allfrey (OBE). L’œuvre sera officiellement publiée en octobre 2014 et sera présentée au salon du livre de Port Harcourt. L’évènement destiné aux écrivains, libraires, experts littéraires, autres acteurs de l’industrie littéraire fera la promotion de la littérature africaine.

Liste des 39 écrivains sélectionnés Chimamanda Ngozi Adichie (Nigeria) Richard Ali A Mutu (République démocratique du Congo) Eileen Barbosa (Cap Vert) La revanche du califat. Depuis le 10 juin 2014 et l'assaut foudroyant lancé sur la ville de Mossoul par les combattants de l'État islamique (EI), l'Irak se trouve happé dans un nouveau tourbillon de violence qui menace de le faire imploser. La conquête territoriale brutale du « califat » sunnite proclamé sous le commandement de l'Irakien Abou Bakr al-Baghdadi (de son vrai nom Ibrahim al-Badri al-Samarrai) est sans précédent.

Elle a déjà jeté sur les routes plusieurs centaines de milliers de déplacés (1), toutes populations confondues, tandis que des milliers de civils ont choisi l'exil hors du pays. La catastrophe humanitaire semble insurmontable et la communauté internationale dépassée par l'ampleur des événements. Au début du mois d'août, la situation avait atteint de tels sommets que Barack Obama lui-même, malgré sa volonté de désengager définitivement l'Amérique du bourbier irakien, décidait d'user de la force contre l'EI par une campagne de frappes aériennes (2). L'offensive de l'État islamique.

Les diables des mille collines. Les responsables des massacres des Arméniens pendant la Première guerre mondiale, de l’extermination des Juifs d’Europe pendant la seconde, ou encore de la destruction de la communauté musulmane de Srebrenica en 1995 ne partageaient pas les mêmes croyances religieuses que leurs victimes. Aussi l’intensité de la violence a-t-elle sans doute été amplifiée par le fait que le sentiment d’humanité commune n’était pas entretenu par une pratique religieuse partagée. Le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 tend cependant à remettre en cause cette explication. Dans un pays très pratiquant, 800 000 Tutsi ont été tués par leurs coreligionnaires Hutu en moins de trois mois. Selon l’analyse politique classique, la solidarité religieuse a tout simplement cédé sous le poids de la mobilisation raciste des extrémistes Hutu contre les Tutsi.

Cette grille d’analyse traditionnelle escamote certaines spécificités troublantes du génocide des Tutsi. Une politique raciale contredite par la dynamique sociale. 20151025 - J.-P. Filiu, Les Arabes, leur destin et le nôtre. Ellis Island, une histoire du rêve américain. En 1892, Ellis Island, dans la baie de New York, devient la principale porte d’entrée aux États-Unis pour les immigrants qui arrivent de plus en plus nombreux d’Europe. Inauguré en 1900, après un incendie qui a ravagé les anciens bâtiments, l’immense centre aujourd’hui transformé en musée va voir passer, jusqu’à sa fermeture, quelque 12 millions de personnes.

Parmi elles, l’actrice Pola Negri ou le producteur de cinéma Sam Goldwyn, venus de Pologne, l’écrivain tchèque George Voskovec, le gamin sicilien Salvatore Lucania, qui deviendra le chef suprême de la mafia sous le nom de Lucky Luciano, l’Irlandais William O'Dwyer, futur maire de New York... Comme les autres, ils ont traversé l'Atlantique pour fuir une existence misérable, persécutée ou incertaine en Europe, vers une nouvelle Terre promise qui ne les accueille pas toujours à bras ouverts.