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Laïcité

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Débat primaire de droite : les propositions des candidats sur la laïcité. Bruno Le Maire a commencé le débat sur la question en proposant de « durcir » la loi sur la burqa. Le port de la burqa ne sera plus une contravention mais un délit. Il souhaite aussi un une nouvelle loi pour interdire le port du voile à l’université, dans les préfectures et dans les hôpitaux. Jean-Frédéric Poisson ne sera pas lui « le chef de l’Etat qui rentrera dans une logique de la police du vêtement ». « Je n’ai pas compris les volontés d’interdire le port du burkini. Je n’ai pas compris non plus la logique qui voudrait que petit à petit on choisisse entre des vêtements qui seraient interdits et d’autres qui ne le seraient pas ». Rappelant l’épisode du « pain au chocolat », Jean-François Copé, s’est lui targué d’avoir été le premier à avoir abordé « ces sujets là », ce qui lui a valu un tacle de Nicolas Sarkozy (voir notre article). Enfin Alain Juppé propose « un code la laïcité », où « le principe d’égalité entre les hommes et les femmes sera inscrit.

Crèches dans les lieux publics : la laïcité n'est pas contre les traditions françaises. FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le rapporteur public du Conseil d'Etat recommande d'autoriser, sous conditions, les crèches dans les bâtiments publics. Pour le professeur Guillaume Drago, cette conception fort ancienne de la laïcité est légitime. Guillaume Drago est professeur de Droit public à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) et directeur du Centre d'études constitutionnelles et politiques. FIGAROVOX. - Concernant les crèches dans les mairies, le rapporteur public du Conseil d'Etat recommande d'autoriser, sous conditions, les crèches de Noël dans les bâtiments publics, au nom du principe de laïcité.

Comment comprenez-vous cette annonce? Guillaume DRAGO. - Je crois que c'est une volonté de la pacification du débat public qui guide le rapporteur public du Conseil d'État. Cette attitude est celle du Conseil d'État depuis toujours, particulièrement depuis la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l'État. Plus politiquement, on assiste à une certaine crispation autour de la laïcité. Le Conseil d'État autorise les crèches de Noël dans les lieux publics. Le Conseil d'État s'est réuni vendredi matin à pour examiner la question sensible de l'installation d'une crèche de Noël dans les lieux publics. La plus haute juridiction administrative française se penchait sur le cas de deux affaires similaires, à Melun et en Vendée, où deux juridictions ont rendu des décisions contradictoires.

Elle recommande d'autoriser les crèches dans les lieux publics, sous conditions. Avec une élection présidentielle qui se profile, des débats centrés sur l'identité et une polémique autour du « burkini » cet été, la question de la laïcité est omniprésente dans les paysages médiatiques et politiques. Ce matin, la laïcité est au cœur d'une affaire sur laquelle se penche le Conseil d'État.

Et plus précisément son « Assemblée du contentieux », rarement réunie, qui statue sur les grandes étapes de la jurisprudence. Un lieu public peut-il accueillir une crèche de Noël ? Deux décisions contradictoires Valeur culturelle ou cultuelle Autorisation, sous conditions. J. Ferry : Circulaire du 17 novembre 1883. Détails Catégorie : Textes et rapports officiels Création : samedi 17 novembre 1883 Publication : jeudi 10 avril 1997 Écrit par J. Ferry Affichages : 22825 Adressée par M. le Ministre de l'Instruction publique Aux instituteurs, concernant l'enseignement moral et civique "Aux affaires" depuis le 30 janvier 1879, Jules Ferry (qui occupait à la fois la Présidence du Conseil et le Ministère de l'Instruction publique) quitta son poste le 17 novembre 1883 (il fut remplacé à la tête du Ministère de l'Instruction publique par Armand Fallières).

M. Paris, le 17 novembre 1883 Monsieur l'Instituteur, L'année scolaire qui vient de s'ouvrir sera la seconde année d'application de la loi du 28 mars 1882. La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d'une part, elle met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier, d'autre part elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique.

Le Président du Conseil, Jules Ferry I. 1. Les valeurs de la République ( laïcité de l'école....) Pour saisir l’importance de la laïcité en France, il suffit de lire la première phrase du premier article de notre Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » La France y est bien définie d’emblée comme « une République laïque ». Il y a donc au cœur de la définition de la République une laïcité institutionnelle, constituée et constituante. Pour autant, on le voit bien ces dernières années, cette référence laïque peut être instrumentalisée par des adversaires de l’idéal républicain de laïcité, des valeurs laïques, qui s’en servent soit pour s’exclure de ce cadre démocratique, soit pour exclure des groupes du vivre ensemble national. Face à ces dénégations ou ces interprétations qui font marcher la laïcité à l’inverse de ses valeurs intégratrices, la connaissance critique de la construction historique de la laïcité en France – « à la française » – est très éclairante.

Cadrage : la neutralité de l’état, cadre de la laïcité Olivier Loubes. Jules Ferry, père des grandes lois scolaires. Jules Ferry est un politicien, avocat et journaliste controversé. Il demeure toutefois une figure incontournable de l’enseignement pour avoir établi la scolarité primaire laïque, gratuite et obligatoire. Biographie Né le 5 avril 1832 à Saint-Dié de père avocat, Jules Ferry grandit dans une atmosphère austère. Avocat à 19 ans, journaliste et polémiste réputé, il se lie dès 1857 avec les chefs républicains dont Léon Gambetta. L’enseignement primaire public gratuit Les instituteurs et institutrices, formés dans les « écoles normales » créées en 1879, sont rémunérés par l’État et doivent obtenir un brevet de capacité pour enseigner.

L’enseignement primaire obligatoire La loi de 1882 rend l’école primaire publique laïque et l’instruction obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans, filles incluses. Fiche loi 1882 ecole laïque et obligatoire. Les fondements juridiques de la laïcité en France - Laïcité : les débats, 100 ans après la loi de 1905. Textes à valeur constitutionnelle Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789, intégrée au préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 Buste de Marianne dans la salle de la mairie de Rully. © Janine Niepce Agrandir l'image « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » (art. 10).

Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris par le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 : « (...) Nul ne peut-être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. (...) Constitution du 4 octobre 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Textes législatifs Loi du 15 mars 1850 sur les établissements (scolaires) du primaire et du secondaire (loi Falloux) : Loi du 12 juillet 1875 (loi Laboulaye) : « L'enseignement supérieur est libre. » (art. 1er) Dans les établissements privés (...) Dossiers d'histoire - Les lois scolaires de Jules Ferry - Sénat. La loi sur l'enseignement primaire obligatoire vise deux objectifs : rendre l'instruction obligatoire, bien sûr, mais aussi laïque.

En ce qui concerne l'obligation, le texte ne fait que consacrer une série d'efforts qui ont déjà largement porté leurs fruits, même s'il reste encore, en 1878, environ 600 000 enfants non scolarisés. La loi vise les enfants des deux sexes, de six à treize ans. Elle encadre les possibilités d'absence et prévoit un système gradué de sanctions en cas de manquements répétés et injustifiés. Enfin, elle ouvre la possibilité d'inscrire les enfants dans des établissements privés ou de leur faire donner une instruction à domicile. La scolarité est couronnée par un certificat d'études, ou validée par des examens annuels pour les enfants éduqués dans leur famille. Le texte est transmis au Sénat pour la première fois le 21 janvier 1881. La laïcité en France, histoire de la laïcité en France. La laïcité de la République Française figure en bonne position dans le texte constitutionnel en vigueur, à savoir dans la Constitution de 1958.

En effet, la laïcité est affirmée dès le premier article de notre Constitution qui dispose que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Si la République Française ne reconnaît et ne salarie aucun culte, comme le précise la loi du 9 décembre 1905, chaque français a droit à une appartenance religieuse ou à une non appartenance religieuse. Histoire de la laïcité française L’histoire de la laïcité en France peut être divisée en deux moments, comme l’a bien mis en évidence Jean Baubérot dans une grande partie de ses écrits. Il parle ainsi des « deux seuils de laïcisation ». Dans les lignes qui suivent, nous reprendrons, très rapidement, les évènements sur lesquels le Professeur Baubérot insiste.

Pour terminer on arrive à une égalité formelle de cultes, séparés de l’Etat. La loi de séparation des Eglises et de l'Etat (1905) Vue comme une particularité française, la laïcité a fêté en 2005 ses cent ans. Elle est pourtant plus que jamais critiquée et contestée, à droite comme à gauche, si bien que la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 vit peut-être ces derniers instants.

Revenir sur l’histoire de cette loi décisive peut nous aider en partie à comprendre ce principe philosophique et politique si difficile à définir, mais aujourd’hui constitutionnel, garant de l’égalité républicaine. La première séparation de l’Eglise et de l’Etat (1795) Sans revenir ici aux origines les plus profondes de la laïcité (qui nous emmènent bien avant les Lumières), il faut nous arrêter sur un fait souvent méconnu, la première loi de séparation entre l’Eglise et l’Etat, qui apparaît dans la Constitution de l’an III (1795) : « Nul ne peut être empêché d’exercer, en se conformant aux lois, le culte qu’il a choisi.

Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d’un culte. Bibliographie non exhaustive - H. 9 décembre 1905 - Séparation des Églises et de l'État - Herodote.net. Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand (43 ans) fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État. La loi s'applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, la confession d'Augsbourg (les protestants luthériens), les réformés (les protestants calvinistes) et les israélites. Elle clôture 25 ans de tensions entre la République et l'Église catholique, l'un et l'autre se disputant le magistère moral sur la société. Une loi de conciliation La nouvelle loi met fin au Concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement français et l'Église catholique.

Elle proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Article 1er : « la République assure la liberté de conscience. Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte... » Par cette loi, l'État manifeste sa volonté de neutralité religieuse mais ne s'exonère pas de ses responsabilités. Politique, religion et laïcité  : perspectives théoriques et débats contemporains.

Pr Pierre Rosanvallon © P. Imbert, Collège de France 1L’Institute for Advanced Study (IAS) et le Collège de France ont décidé d’un commun accord d’organiser chaque année, alternativement, un séminaire fermé autour d’un thème de réflexion commune, auquel seraient également conviés des membres d’autres institutions. 2Le séminaire organisé au mois de juin 2011 par Pierre Rosanvallon et Didier Fassin, professeur à la School of Social Science de l’IAS, a porté sur « Politique, religion et laïcité». 3Il s’est d’abord agi de revenir aux impensés et d’interroger les automatismes liés aux religions. Religion, État, laïcité dans une approche théorique 5Puis l’universalité est apparue comme une notion à accepter comme une norme locale.

Politique et laïcité 6Lors de la seconde demi-journée, consacrée à « Politique et laïcité», Jean Baubérot a insisté, à propos du cas français, sur l’ampleur des interprétations erronées de la laïcité destinées à renforcer celle-ci. Politique et religion Fuld Hall. « Laïcité », par André Comte-Sponville • Les idées, André Comte-Sponville, Laïcité, Religion, Athéisme.

Ce n’est pas l’athéisme. Ce n’est pas l’irréligion. Encore moins une religion de plus. La laïcité ne porte pas sur Dieu, mais sur la société. Ce n’est pas une conception du monde ; c’est une organisation de la Cité. Ce n’est pas une croyance ; c’est un principe, ou plusieurs : la neutralité de l’État vis‑à-vis de toute religion comme de toute métaphysique, son indépendance par rapport aux Églises comme l’indépendance des Églises par rapport à lui, la liberté de conscience et de culte, d’examen et de critique, l’absence de toute religion officielle, de toute philosophie officielle, le droit en conséquence, pour chaque individu, de pratiquer la religion de son choix ou de n’en pratiquer aucune, le droit de prier ou de blasphémer, tant que cela ne trouble pas l’ordre public, enfin, mais ce n’est pas le moins important, l’aspect non confessionnel et non clérical – mais point non plus anticlérical – de l’école publique.

Et les droits de l’homme ? Demandera-t‑on. Pierre Merle : La fausse laïcité à la française. "La France, pays des droits de l'Homme, a une législation d'exception : la laïcité scolaire se construit contre la liberté". Le sociologue Pierre Merle analyse le glissement législatif opéré en 2004. Il le confronte aux accords internationaux de la France et aux textes fondateurs de sa démocratie : déclaration des droits de l'Homme, constitution.

En négation avec ces fondamentaux, " les grands principes juridiques, nationaux et internationaux, sont progressivement oubliés, l'ignorance préférée à la connaissance". Pierre Merle interroge : "D'où peut naître une ère nouvelle si ce n'est en s'inspirant des exemples réussis de laïcité scolaire et en respectant les textes juridiques fondateurs des démocraties et de la République ? " Le modèle de la laïcité « à la française » connaît une double crise. De la laïcité de liberté à la laïcité d'exclusion Dans la Constitution de 1958, la laïcité occupe une place cardinale : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Cours de Philosophie - La laïcité. La laïcité est le fruit, comme l’explique Jean Baubérot, « d’une longue histoire conflictuelle opposant, tout au long du 19ème siècle, ceux qui veulent que la France redevienne la fille aînée de l’Eglise catholique et ceux qui pensent que la France moderne doit être la fille de la Révolution de 1789 ».

Si la laïcité, dans son principe, n’est pas hostile aux religions, elle est cependant résolument anticléricale. Victor Hugo oppose, dans son discours à l’Assemblée nationale contre la loi Falloux (1850) la religion, si elle correspond à une option ou à une démarche personnelle et spirituelle, au cléricalisme (qui tend à s'instaurer comme mode de vie) : « (…) je veux la surveillance de l'État, et comme je veux cette surveillance effective, je veux l'État laïque, purement laïque, exclusivement laïque ». Le cléricalisme, selon Victor Hugo, est le parti de « l’ignorance » et de « l’erreur ».

Laïcité et Philosophie. La laïcité en questions. Les fondements juridiques de la laïcité en France - Laïcité : les débats, 100 ans après la loi de 1905. Maison de la Laïcité  » La Laïcité.