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Intersectionalité

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1er mai : le Collectif Afroféministe Mwasi et AssiégéEs appellent les non blanc.he.s à se réapproprier l’anticapitalisme. « Soeurs, Frères, le 1er mai la rue est à nous ! » « Des Afroféministes, des Meufs, des Queers et Trans RaciséEs dénoncent les rapports d’exploitation produit par le système capitaliste ainsi que la division sexiste et raciste du travail. » (Suite de la Déclaration commune et de l’appel à manifester du Collectif Afroféministe Mwasi et de AssiégéEs ici ) Pour des raisons historiques, comme le fait que la condition des prolétaires non blanc.he.s, colonisé.e.s officiellement hier, et colonisé.e.s officieusement aujourd’hui, n’était et n’est toujours pas en tous points équivalentes à celles des prolétaires des « métropoles », l’engagement des non blanc.he.s dans les luttes contre le capitalisme ne relève pas de l’évidence.

Tout se passe comme si nous n’avions pas quitté l’époque où Aimé Césaire envoyait à Maurice Thorez sa lettre de démission du Parti Communiste Français, pleine d’enseignements pour nous, et affreusement actuelle, hélas. A bon entendeur Page FB ici J'aime : J'aime chargement… La décadence de l’Occident. Ou « Les féministes à l’assaut de la civilisation » Dansons sur les cendres.

De tout temps, on dirait que les périodes de trouble, de mutation, de guerres ou de révolutions ont été propices aux mouvements émancipateurs des minorités. Ils se glissent dans les failles des grands mouvements de l’Histoire (pour ce qui nous concerne, l’Histoire des hommes cis blancs, européens ou d’origine européenne, majoritairement hétérosexuels ou homosexuels cachés).

Il y a toujours retour de bâton, bien sûr, mais ils se faufilent, les impertinents. Ainsi, les Anglaises obtinrent-elles le droit de vote en 1919. Les Années folles furent follement décadentes, mais, outre-Manche, avec le droit de vote. Les Françaises en 1945, les Belges en 1948, connurent également cet heureux événement, à la sortie du non moins célèbre massacre collectif, célébré régulièrement sous le nom de « Seconde Guerre Mondiale ». La Deuxième Vague eut plus de chance. C’était vraiment mieux avant. Scoop : ils ont raison. Sur le travail sexuel : une perspective féministe révolutionnaire. Introduction Le débat actuel sur le travail sexuel parmi les féministes a davantage tendance à échauffer les esprits qu’à les éclairer. Les accusations de mauvaise foi fusent des deux côtés, les résultats de recherches sont mobilisés pour affaiblir la position adverse, même lorsque la validité de la recherche elle-même est limitée par ses méthodes et ses champs d’application.

Les prises de position des travailleuses du sexe se voient accusées de chaque côté d’être naïves ou manipulées, selon la position respective que leur parole semble renforcer. Les féministes qui entendent défendre le droit des travailleuses du sexe à vendre des services sexuels affirment qu’un tel travail n’est pas si différent de la plupart des autres métiers de service fortement genrés. J’apprécie ce déplacement thématique de la prostitution : d’une « question de société » abordée sous un angle spectaculaire et sensationnaliste vers celui du travail de tous les jours. Contrainte ou choix ?

Féministes découvertes… avec ou sans voile ! Retour sur six ans d’engagement. Autres articles À l’heure où sur la France souffle un vent réactionnaire, anti-démocratique, raciste, et plus spécifiquement islamophobe, à l’heure notamment où se multiplient les offensives idéologiques, médiatiques et parlementaires contre les femmes musulmanes portant le foulard, à l’heure aussi où des résistances s’organisent, une rencontre est organisée le mercredi 18 mars 2015 à la librairie La Brèche (27 rue Taine, Paris 12ème) autour d’Ismahane Chouder et Pierre Tevanian, coordinateurs du livre Les filles voilées parlent, et Ndella Paye, militante de Mamans Toutes Egales.

En guise d’invitation à cette rencontre, nous republions aujourd’hui un texte écrit par Ndella Paye il y a déjà cinq ans, en mai 2010. Il évoque les premières années d’une histoire militante dont la suite, justement, sera abordée mercredi prochain... J’ai commencé à côtoyer le milieu féministe juste avant le vote de la loi anti-foulard du 15 mars 2004. Stop! Mon corps ne vous appartient pas. C'est le mois de mars, un mois pendant lequel, en tant que femme, noire, musulmane, je dois célébrer certaines journées : d'abord le 8, qui est la journée internationale du droit des femmes, puis le 15, c'est le triste anniversaire du vote de la loi du 15 mars 2004 excluant de l'école publique les filles qui portent le foulard et enfin le 21 qui est la journée internationale contre le racisme.

Nous sommes le 14 mars 2015, une semaine après le 8 mars, journée internationale du droit des femmes et la veille du onzième anniversaire du vote de la loi du 15 mars 2004. Je décide d'aller, avec une amie, au festival du film de femmes de Créteil voir Je ne suis pas féministe, mais..., un film de Florence et Sylvie Tissot sur le parcours de la féministe Christine Delphy. J'y vais, toute contente, pensant que ce serait un espace safe (de sécurité) pour moi. J'arrive un peu en retard et rate le début du film. Mais le cauchemar n'est pas fini. Frédérique et Rokhaya sont en bateau, Rokhaya tombe à l’eau… À l’occasion de la journée du 8 mars, et de la sortie de deux films sur la sociologue et militante féministe Christine Delphy [1], trois projections-débats doivent avoir lieu à la mairie du vingtième arrondissement de Paris. Ou plutôt devaient avoir lieu – car l’une d’entre elles devra être reprogrammée ailleurs, suite au blacklistage par la Maire, Frédérique Calandra, d’une des invitées : la journaliste Rokhaya Diallo.

Pourquoi une telle censure dans une mairie qui a, pendant plusieurs semaines, orné sa façade d’une longue banderole en faveur de la liberté d’expression ? C’est ce que nous allons voir… Alors que les logos « Je suis Charlie » sont apposés jusque sur le site de la mairie, « l’esprit du 11 janvier » ne semble déjà plus souffler dans l’arrondissement parisien. Lèse-Charlie Lèse-Caroline Voile Troisième grief : Rokhaya ose penser – et dire ! Oussama Comble du grotesque, enfin : Rokhaya serait l’alliée objective d’Oussama Ben Laden ! Tariq Si, si ! « Des affinités », donc ? P. Ms. DreydFul | Be conscious Or Die Trying

Mrs. Roots | Ecrire. Pour qu'il ne soit plus possible de dire encore une fois : Je ne savais pas. Chronik de Nègre(s) Inverti(s) | Black Power/ Créolité/ Panafricanisme/ Womanism/ Sexualités et genres dissidents. L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc. Temps de lecture: 7 min Lors des récentes manifestations au TGP de Saint-Denis, qui mettaient en cause le racisme d’Exhibit B –performance revendiquant une réflexion sur le rapport noirs/blancs et la colonisation– la rappeuse Casey a abordé un paradoxe encore tabou en France, tant de le monde artistique que dans la société civile: «Tu peux pas parler d'esclavage en montrant que l'esclave, faut montrer aussi l'esclavagiste (…) faut que le blanc il se détermine en tant que blanc (…) Ils ont du mal à se projeter, ils ont du mal à se déterminer en tant que blancs» C’est cette question de l'indicible pendant de l'altérité, à savoir la norme, que résumait déjà la sociologue et féministe Colette Guillaumin, en 1978, dans Pratique du pouvoir et idée de Nature: «On dit des Noirs qu'ils sont Noirs par rapport aux Blancs, mais les Blancs sont, tout court, il n'est d'ailleurs pas sûr que les Blancs soient d'une quelconque couleur.»

Le privilège blanc «Mais qu'est-ce qu'être blanc? La cécité française. CASES REBELLES | NOTRE COLLECTIF. Cases Rebelles est un collectif politique de femmes et d’hommes noir-e-s, africain-e-s et caribéen-ne-s. Il existe depuis Janvier 2010. L’une de nos principales activités est la web-émission radiophonique mensuelle du même nom. Mais nous produisons aussi des écrits et d’autres réalisations. Et nous faisons aussi d’autres choses. Le texte qui suit, NOUS SOMMES, est la genèse de Cases Rebelles. Pourquoi Cases Rebelles ? Nous sommes sœurs et frères d’Afrique et des Caraïbes. nous, afro-descendant-e-s, nous définissons comme Noir-e-s ; Noir-e-s et pas un des mots issus de la stigmatisation ou de l’euphémisation.

Depuis l’Europe nous lançons, en tant que noir-e-s, nos désirs de révolte et d’émancipation, contre tous les systèmes de domination. Nous considérons que les peuples noirs d’Afrique et des diasporas ont tout intérêt à se reconnecter autour de luttes communes et à mettre en relation les nombreux foyers de colères et de résistance qui existent.