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L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc

L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc
Temps de lecture: 7 min Lors des récentes manifestations au TGP de Saint-Denis, qui mettaient en cause le racisme d’Exhibit B –performance revendiquant une réflexion sur le rapport noirs/blancs et la colonisation– la rappeuse Casey a abordé un paradoxe encore tabou en France, tant de le monde artistique que dans la société civile: «Tu peux pas parler d'esclavage en montrant que l'esclave, faut montrer aussi l'esclavagiste (…) faut que le blanc il se détermine en tant que blanc (…) Ils ont du mal à se projeter, ils ont du mal à se déterminer en tant que blancs» C’est cette question de l'indicible pendant de l'altérité, à savoir la norme, que résumait déjà la sociologue et féministe Colette Guillaumin, en 1978, dans Pratique du pouvoir et idée de Nature: «On dit des Noirs qu'ils sont Noirs par rapport aux Blancs, mais les Blancs sont, tout court, il n'est d'ailleurs pas sûr que les Blancs soient d'une quelconque couleur.» Le privilège blanc «Mais qu'est-ce qu'être blanc? La cécité française

http://www.slate.fr/story/95643/antiracisme-privilege-blanc

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Réflexion 4:”Tu fais la différence entre un Noir et Blanc ? Tu es pitoyable” @Emualynk @LaSaleGarce @UnPandaViolet @_MRP_s donc tu fais la différence entre une personne blanche et une personne noire ? T’es pitoyable— Le Panda Ultime (@WeaZyFTW) 2 Mai 2014 J’ai lu ceci lors de mes pérégrinations sur Twitter, alors qu’un Internaute sortait l’artillerie de l’ami caution “J’ai un ami […] et des amies[…] et je m’en fous, on est tous pareils, on est tous humains. ” “Alors quoi, tu fais la différence entre un Noir et un Blanc ? Tu es pitoyable”. Parmi les interlocuteurs, il y avait mon amie, noire en l’occurence. A l’heure d’un climat xénophobe à son comble, il y en a encore qui persistent dans un déni du racisme, tout en s’assurant d’avoir bonne conscience.

Le concept de blanchité n'a rien à voir avec la couleur de peau Temps de lecture: 5 min Depuis plusieurs jours, un débat sature l'espace public français: le racisme anti-Blancs existe-t-il? Je me suis exprimée maintes et maintes fois pour dire que le racisme se définissait par son caractère systémique. Il est le fruit d'une histoire, constituée de réductions en esclavage, de colonisations, de ségrégations et de génocides nourris par des théories proclamant l'infériorité des groupes attaqués. « L’universel lave-t-il plus blanc ? » : « Race », racisme et système de privilèges 1 Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, 1835, p. 161 : édition électronique, Les clas (...) 1Évoquant les esclaves noirs américains, Alexis de Tocqueville écrivait en 1835 : « Il y a un préjugé naturel qui porte l’homme à mépriser celui qui a été son inférieur, longtemps encore après qu’il est devenu son égal. À l’inégalité réelle que produit la fortune ou la loi, succède toujours une inégalité imaginaire qui a sa racine dans les mœurs […] Les Modernes, après avoir aboli l'esclavage, ont donc encore à détruire trois préjugés bien plus insaisissables et plus tenaces que lui : le préjugé du maître, le préjugé de race, et enfin le préjugé du Blanc1.» 2 Les catégories sociales « Blancs », « Noirs », ainsi que celles utilisées plus loin de « Maghrébins (...) 3 Pour une présentation synthétique de ce courant de pensée indien, voir un article du Monde Diploma (...) 6Avant d’aborder ces questions centrales, j’aimerais expliciter d’où je parle.

J’étouffe Ce matin en me levant, j’étais déjà brisé. Il y a eu tant de matins comme celui-là. Et chacun de ces matins laisse des traces. Des traces qui s’accumulent. Puis, ces cauchemars en sommeil, qui reviennent à chaque déflagration. 11 manières dont les Blancs fuient leurs responsabilités face au racisme Je suis blanche. J’écris et enseigne sur ce que signifie être blanc dans une société qui proclame que la race n’a pas de sens, mais qui reste profondément divisée par la race. Une partie fondamentale mais très difficile de mon travail consiste à amener les Blancs d’une compréhension individuelle du racisme – à savoir que seules certaines personnes sont racistes et que ces personnes sont mauvaises – vers une compréhension structurelle.

sans titre Rachida Brahim est chercheuse associée au Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES) de l’Université Aix-Marseille. Sa thèse, bientôt publié sous le titre La Race tue deux fois. Une histoire des crimes racistes (1970-2000), paraîtra en décembre 2020 aux éditions Syllepse. Elle revient sur la difficulté qu’a la France à s’envisager non seulement comme une société qui connaît le racisme, mais également comme une société dont la structure, les institutions et l’organisation produisent en elles-mêmes ce racisme. Middle East Eye : Pourquoi, en France, a-t-on tant de mal à accepter l’idée même de « violences policières » motivées par le racisme ? Rachida Brahim : Il y a des personnes qui arrivent à les envisager. Comprendre le colorblind(ness) - Le blog d'Émy Le « colorblind / colorblindness », est à l'origine un terme médical désignant le daltonisme. Mais spécifiquement, dans le cadre du racisme, le « colorblidness » est un argument souvent utilisé (par les blanc-he-s essentiellement) consistant à dire « moi, je ne vois pas les couleurs », pour dégager toute accusation de racisme. Le privilège est quand tu penses que quelque chose n’est pas un problème parce que ça n’en est pas un pour toi personnellement. Et pourtant… Pourtant, cette façon de présenter les choses est déjà raciste en soi (en plus d'être profondément égocentrique) pour plusieurs raisons : Cette façon de présenter les choses est une façon de dire que l'on ne voit pas et surtout que l'on refuse de voir les problématiques liées au racisme (les discriminations à l'embauche, au logement et aux loisirs, les contrôles au faciès, l'exotisation sexuelle, etc.). Regarde à quel point j’en ai quelque chose à faire ! Traduction du billet pour les non-anglophones :

sans titre Temps de lecture: 7 min Régulièrement, je prends part à des débats dans lesquels je suis seule au milieu d'interlocuteurs qui défendent des opinions inverses aux miennes. La plupart de ces échanges ne sont pas relayés, mais il arrive que ceux qui sont les plus houleux soient diffusés sur les réseaux sociaux par mes soins ou par le biais des médias concernés. Dernièrement, plusieurs vidéos ont circulé de manière virale et j'ai, grâce à leur trajectoire, reçu énormément d'encouragements et de soutien. Après le dernier en date, qui m'opposait à Jean-Christophe Buisson et Laurence Taillade dans l'émission «On refait le monde» sur RTL, j'ai vu apparaître plusieurs tweets s'inquiétant de mon bien-être et de la manière dont je vivais humainement ces discussions parfois très vives.

Le racisme comme système Lorsque l'on tape "racisme" sous google, la première proposition qui apparaît est "racisme anti-blanc". Et sur les liens proposés, il faut attendre le quatrième pour avoir une critique de cette notion. Les sociologues affirment souvent que le "racisme anti-blanc" n'existe pas : une idée mal comprise, parce que souvent appréhendée avec ce qu'il faut de mauvaise foi pour se lancer dans la fausse indignation contre la "bien-pensance". Derrière cette idée, ce qu'il y a en jeu, c'est la compréhension de ce qu'est le racisme. Le plus souvent, celui-ci est perçu comme un sentiment individuel - en grande partie parce que les mouvements et politiques anti-racistes contribuent largement à le cadrer ainsi. Pourtant, du point de vue sociologique, ce n'est pas cela le racisme.

sans titre Temps de lecture: 5 min Plus de 20.000 personnes ont manifesté le 2 juin devant le tribunal de grande instance de Paris, et la foule était presque aussi nombreuse le 13 juin sur la place de la République. Le comité La vérité pour Adama a réussi à mobiliser la jeunesse parisienne et banlieusarde, quatre ans après la mort d'Adama Traoré, devenu symbole des violences policières. Ressources De nombreuses femmes noires et racisées ont contribué à l’évolution de la pensée féministe notamment par leurs écrits, leurs paroles, voici quelques lectures et vidéos qui compléteront votre propre reflexion Afroféministe et vous inspireront peut être dans la lutte contre l’hétéro-blantriarcat. bonne lecture Mwasi interviewé.e.s sans titre Alors que le racisme est redevenu une discussion mondiale, l’industrie musicale, à l’initiative de deux de ses cadres, Brianna Agyemang and Jamila Thomas, a décidé de faire son introspection, notamment sur la place des artistes noir·e·s. Les femmes noires y sont les moins visibles et les plus fragilisées, malgré leurs succès. #TheShowmustbepaused ou “Blackout Tuesday”, lancé par Brianna Agyemang et Jamila Thomas, deux femmes noires et cadres dans l’industrie musicale américaine, est né de la colère et de la tristesse suite à la mort de George Floyd et sera peut-être une opportunité de changement dans l’industrie musicale pour les artistes noir·e·s.

« Gauche blanche », « racisés », « non concernés » : ces clivages qui agitent la lutte et les mouvements antiracistes Malgré les lois et les constats, sans cesse renouvelés, rien n’y fait : les discriminations racistes continuent à peser sur la vie de millions de personnes en France, que ce soit ​ dans l’éducation, l’accès aux soins médicaux, le monde du travail ou les relations avec la police. Trois études récentes illustrent leur persistance. En décembre dernier, le ministère du Travail publie les résultats d’une enquête sur « les discriminations à l’embauche » : ils confirment que des entreprises françaises, malgré leurs engagements en faveur de la « diversité », pratiquent une politique discriminatoire à l’égard des personnes aux noms perçus comme « maghrébin » ou « non hexagonal » (sic). Mi-mars, la ministre du Travail Myriam El Khomri pointait publiquement les entreprises Accor et Courtepaille – une chaîne de restaurants propriété d’un fonds spéculatif britannique – pour leurs mauvais résultats en matière de lutte contre les discriminations [1]. De la Marche pour la dignité au Camp décolonial

Pourquoi le racisme anti-Blancs n’existe pas Les propos tenus dans le clip de ce rappeur dont vraisemblablement personne ne connaissait l’existence avant hier sont d’une violence difficilement soutenable. Si l’auteur invoque la fiction, le renversement du stigmate, j’ai du mal à y voir autre chose que la glaçante mise en scène d’une abominable escalade criminelle. Dans tous les cas, et indépendamment de ce clip, une chose est certaine : des personnes noires peuvent nourrir des sentiments de haine à l’égard des Blancs. Pour autant, on ne peut qualifier ce phénomène de racisme. Pourquoi ?

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