background preloader

L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc

L'antiracisme commence avec la déconstruction du privilège blanc
Lors des récentes manifestations au TGP de Saint-Denis, qui mettaient en cause le racisme d’Exhibit B –performance revendiquant une réflexion sur le rapport noirs/blancs et la colonisation– la rappeuse Casey a abordé un paradoxe encore tabou en France, tant de le monde artistique que dans la société civile: «Tu peux pas parler d'esclavage en montrant que l'esclave, faut montrer aussi l'esclavagiste (…) faut que le blanc il se détermine en tant que blanc (…) Ils ont du mal à se projeter, ils ont du mal à se déterminer en tant que blancs» C’est cette question de l'indicible pendant de l'altérité, à savoir la norme, que résumait déjà la sociologue et féministe Colette Guillaumin, en 1978, dans Pratique du pouvoir et idée de Nature: «On dit des Noirs qu'ils sont Noirs par rapport aux Blancs, mais les Blancs sont, tout court, il n'est d'ailleurs pas sûr que les Blancs soient d'une quelconque couleur.» Le privilège blanc «Mais qu'est-ce qu'être blanc? La cécité française Le mutisme

http://www.slate.fr/story/95643/antiracisme-privilege-blanc

Related:  Mythe du racisme "anti-blanc"White privilegeLutte contre le racismeAntiracisme 3Privilège blanc

Je suis fatiguée du hijab A 19 ans, je suis montée sur scène et j’ai parlé des avances que m’avait faites un professeur d’université. J’ai dit que c’était un vieil homme sale, et j’ai répété certaines de ses phrases, que les femmes entendent tous les jours dans les rues d’Egypte. Quand plus tard j’ai quitté le théâtre ce soir-là, j’ai entendu deux hommes dire : « Elle a pas honte de dire des mots aussi sales alors qu’elle est voilée ?! » Cinq ans plus tard. La stèle en hommage aux premiers colons ne sera finalement pas érigée société Nicolas LedainPublié le 23/01/2015 | 16:59 Une association avait annoncé la mise en place d'une stèle en hommage aux premiers français arrivés en Guadeloupe.

Quelle est la couleur du blanc ? Dans son ouvrage intitulé Dans le blanc des yeux, le sociologue Maxime Cervulle, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-8-Vincennes, ainsi qu’au Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), interroge la notion de «blanchité». Depuis quelques mois, cette question agite la sphère sociale française, d’injures publiques en tribunes médiatiques, parfois nauséabondes. C’est pourquoi il convient d’étudier le champ théorique qui entoure la «blanchité», tout comme sa représentation sur les écrans. C’est aussi le sujet d’un article de Maxime Cervulle dans un autre livre, De quelle couleur sont les Blancs ?

À celles qui voudraient, comme Lou Doillon, une émancipation balisée Kiyémis, blogueuse afro-féministe, répond aux propos sur le féminisme de Beyoncé ou Nicki Minaj tenus par Lou Doillon dans El País. Dans une interview au quotidien espagnol El País, la chanteuse et mannequin Lou Doillon s'est exprimée cette semaine sur le féminisme, et la façon dont il est parfois, selon elle, déformé. Notamment par des artistes pop américaines. Dans cette interview qui a beaucoup circulé, elle explique notamment: «Quand je vois Nicki Minaj et Kim Kardashian, je suis scandalisée. Je me dis que ma grand-mère a lutté pour autre chose que le droit de crâner en string» ou encore «Comme les garçons ne nous donnent plus de tape sur les fesses, nous le faisons nous-mêmes. Comme personne ne nous appelle “chiennes”, nous nous appelons ainsi entre nous.

Les femmes de « réconfort », une plaie toujours ouverte en Corée du Sud Soixante-dix ans après la fin de la guerre, l’affaire des « femmes de réconfort » reste un point de friction entre Japon et Corée du Sud. Aujourd’hui, seule une cinquantaine de ces femmes est en vie et demande au gouvernement japonais des excuses et des indemnités officielles, ainsi qu’une reconnaissance historique et juridique. Entre 1930 et 1945, elles ont été les esclaves sexuelles des soldats japonais. Tous les mercredis midi, depuis près de dix ans, elles sont une poignée à manifester devant l’ambassade du Japon à Séoul. À l’heure de la pause déjeuner, des hordes d’hommes et de femmes en costumes sortent des buildings du quartier de Jongno-gu pour s’enfoncer dans les ruelles de Insa-dong à la recherche d’un endroit où déguster un bibimbap ou une soupe de kimchi.

Le tone policing : un silence de longue durée Dans les débats sur le féminisme sur les réseaux sociaux, la carte « victime » est souvent brandie de pair avec le « tone policing » — le refus de se voir opposer un rappel à la politesse ou au calme dans un débat sur le féminisme.Quand on est en train d’échanger des arguments sur l’égalité entre les sexes et que votre opposant vous demande de vous calmer, de rester courtoise, c’est condescendant et cela renvoie encore une fois les femmes à un stéréotype d’hystérique émotionnelle.De plus, les femmes qui s’expriment sont souvent elles-mêmes victimes de discrimination. Demander à une victime de discrimination de « rester calme » quand elle essaie de démontrer la persistence d’injustices dans la société, c’est un peu abusé (alerte euphémisme).Un peu comme si un•e médecin urgentiste vous demandait d’être patient•e, alors que vous avez mal. Comme si c’était d’une quelconque aide.Mais peut-être que tous les rappels à la politesse ne sont pas du tone policing.

La honte ? C’est quoi la honte, demanda le féminisme blanc ? Comment cela peut-il être perçu, autrement que comme une provocation, quand on connaît la manière dont la question des femmes, de l’injonction à se dévoiler notamment à Alger en 1958, ont joué un rôle central dans la stratégie du pouvoir colonial contre les nationalistes algérien.ne.s ? Dans La bataille du voile, voici ce que Fanon, qui a vécu de près la lutte contre le colonialisme français en Algérie, déclare : « L’administration coloniale peut alors définir une doctrine politique précise : « Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes, il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où les hommes les cachent. ». En effet, comment peut-on se sentir obligé de faire face à ses propres contradictions, lorsqu’on est du côté du pouvoir ?

La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ? Je suis blanche. J’ai passé des années à étudier ce que cela signifie d’être Blanc dans une société qui proclame l’insignifiance de la race, alors que celle-ci structure profondément la société. Voilà ce que j’ai appris : toute personne blanche vivant aux Etats-Unis va développer des opinions sur la race simplement en baignant dans notre culture. Mais les sources traditionnelles – écoles, manuels scolaires, médias – ne nous fournissent pas les multiples points de vue dont nous avons besoin. Une chaîne de télévision condamnée pour racisme envers des Indiens d'Amazonie Dans cette scène du film 'Amazon's Ancient Tribe' (Antique tribu d'Amazonie), Paul Raffaele raconte qu'une jeune fille suruwaha refuse de lui serrer la main et qu'elle veut le tuer. En réalité, il a tellement de crème solaire sur le visage que les Suruwaha croient qu'il est atteint d'une maladie de peau. © Channel 7 Une chaîne de télévision australienne a été déboutée de son appel à propos du caractère raciste et mensonger de son programme ‘Freakshow’ (foire aux monstres) dans lequel des Indiens d’Amazonie sont décrits comme des assassins d’enfants. La Cour fédérale australienne a débouté Channel 7 de son appel contre le jugement confirmant que ce programme, présenté par les ‘aventuriers’ australiens Paul Raffaele et Tim Noonan, était raciste.

Privilège blanc et circulation inégalitaire de la parole Le privilège blanc1 peut être défini de manière extrêmement rapide comme l’ensemble des situations qui favorisent des blancs par rapport à des non blancs. Il existe un rapport social spécifique qui n’est pas liée à la classe sociale, mais à la question raciale, et qui favorise les blancs, même si certains en profitent bien moins que d’autres. Pour plus d’informations sur le privilège blanc, vous pouvez lire un texte de Ms Dreydful et un autre de Rokhaya Diallo. Privilèges blancs dans les lieux de pouvoir Un des exemples concrets du privilège blanc concerne la circulation de la parole universitaire. Un chercheur blanc et un chercheur non blanc travaillant sur un même sujet ne vont généralement pas être cités de la même façon et à la même fréquence.

Charlie Hebdo : du sacré des « Damnés de la terre » et de sa profanation Je méprise ces gens. Je conviendrai presque qu’ils aient le droit d’être racistes, si toutefois ils l’assumaient comme le FN. Mais ils sont trop lâches pour ça. La décence, chèr-e-s blanch-e-s...(3ème partie) [1ère partie] [2ème partie] Le Tone Policing « T’es agressive ! » « Pourquoi être si violente, c’est dommage.. » Petites notes sur l’appropriation culturelle Concept du coup de clavier ici. C’est à l’arrache. Condensé de commentaires sur l’appropriation culturelle. Parce qu’on en revient toujours là. Dans les discussions suscitées par cette affaire de policiers qui font une « soirée négro » (ouais, je sais, haut niveau), une énième affaire de blackface, on voit souvent s’élaborer une distanciation par rapport à ce comportement avec l’idée de justifier l’appropriation culturelle comme un ouverture au monde. Une large partie du développement est issue de lectures très intéressantes sur divers blogs francophones et anglophones.

Monsieur et Madame Zhang Il y a dix ans, Da Cheng et Xiao Qiu Zhang, originaires de la ville de Wenzhou en Chine, sont arrivés clandestinement en France dans l'espoir d'une vie meilleure. Âgés de 60 ans à peine, ils vivent à La Courneuve, en banlieue parisienne, sont toujours sans-papiers, parlent approximativement le français et cousent des vêtements payés une dizaine de centimes d'euros la pièce par des grossistes peu scrupuleux. Malgré leur amour, l'amitié et la solidarité de leurs voisins, une famille d'origine chinoise, "la vie est amère".

Related: