Témoignages : Jeu et sexisme. Complément web au Hors série n°6 « Je trouve très difficile de distinguer ce qui vient "naturellement" et ce que l'on impose aux enfants en terme de jouets selon leur sexe. Mon aîné, Loïs, était gardé avec deux garçons plus grands, donc il n'avait à disposition que des jouets "de garçon". Avant d'avoir 2 ans, il est devenu complètement passionné par les voitures, et la réaction habituelle des gens face à ça, c'est "C'est bien un garçon ! ", comme si les filles ne pouvaient pas s'intéresser aux voitures. On a fêté le Noël des 2 ans de Loïs avec sa cousine du même âge, et quand ils ont déballé tous leurs cadeaux, on aurait dit un cliché grandeur nature : Loïs avait eu des petites voitures et une grosse voiture de pompiers avec un casque et sa cousine un poupon avec tous les accessoires, biberons, etc.
Récemment, Loïs feuilletait un catalogue de jouets et il m'a expliqué qu'il sautait les pages roses parce que c'est marqué "Filles" en haut. Marjorie M., maman de deux enfants. Cinq idées fausses sur les féministes. J'ai un vagin. Mon mec à un pénis. Nous avons tout les deux un cerveau. A mon sens, c'est ce cerveau qui définit ce que nous sommes, bien plus que ce qui se planque sous nos fringues. Et fondamentalement, je ne crois pas que nos cerveaux soient différents, je pense avoir le même nombre de synapses, le même influx nerveux, un cortex frontal aussi valable que le sien et un lobe temporal tout aussi sympa. De cette conviction, j'ai tiré un fort sentiment d'égalité, je ne me considère pas moins méritante, moins puissante, moins intelligente ni moins intéressante que mes homologues masculins, et je crois de façon presque désespérée en l'égalité. Je crois que nous sommes des êtres humains, je crois que nous devrions être considerés de façon identique, je crois que nous avons les mêmes dispositions, les mêmes aspirations, mais que nous vivons dans une société ou être un homme continue à engendrer une certaine superiorité.
Au delà de ça, le féminisme n'est pas strictement féminin. Non. Bon. Féminisme et "slutwalks" Slutwalk à New York, le 1er octrobre 2011 (MILLER ELIZABETH/SIPA) Le mouvement féministe, désormais mondial, des SlutWalks a réveillé ce mois de mai 2012 ! Ce ne sont pas moins de 9 marches contre le sexisme, la culpabilisation des victimes d’agressions sexuelles et les clichés liés au viol qui ont eu lieu du Canada au Brésil, en passant par le Népal et l’Inde. Les origines du mouvement Initiée à Toronto le 3 avril 2011, la première SlutWalk est une réponse aux propos sexistes d’un policier, Michael Sanguinetti, enquêtant sur une série de viols commis sur le campus de l’université de York. Lors d’une réunion de prévention, il a conseillé aux femmes de ne pas s'habiller comme des "sluts" (salopes) si elles ne voulaient pas se faire violer ! Ses propos ont mis 3 000 personnes dans la rue avec un mot d'ordre : rappeler qu'une victime de viol n'est jamais responsable de son agression.
Ce qui a commencé à Toronto se développe ensuite en mouvement d'émancipation mondial. Et pour la suite ? Sondages et témoignages sur le sexisme en collège. Nous avons eu de nombreux témoignages sur le sexisme chez les ados. Certains sont vraiment choquants et osés. Ces «insultes» se font de plus en plus tôt dans la population française. Quelques exemples… Lana, une jeune adolescente Parisienne, se baladait à vélo. Un homme l’interpelle, l’adolescente, pensant qu’il avait besoin d’une information, s’arrête mais l’homme lui crie : «la pipe à 30 € ?»
Devant tous les passants. La jeune fille est restée choquée. Dans le cas de Sonia , ils étaient deux. Témoignages, pas toujours de victimes : «Au collège, entre garçons, on s’amuse souvent à insulter une fille» reconnaît Thomas, un collégien. Témoignages de victimes : «Dans l’escalier, les filles doivent aller derrière les garçons, car si elles sont devant elles se font toucher les fesses ou les garçons leur décrochent leur soutien gorge !!» «Sur le coup, les filles ne disent rien, mais on les retrouve trois mois après en pleurs car les injures sont montées d’un cran. Chloé Like this: Je veux comprendre... le slut-shaming. — Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’unetelle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit.
C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. C’est cette nana de Tumblr qui a ressenti le besoin de signaler à toutes les femmes que leurs poitrines doivent rester à l’intérieur de leur haut : Réaction de Laci Green (Laci, on t’aime) : Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Les méfaits du slut-shaming Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Cercle vicieux. Propos sexistes des sénateurs : la classique défense de la domination masculine. Manifestation pour légalité et contre les violences faites aux femmes. À Paris le 25 novembre 2012 (OSF) Jeudi, l’examen au Sénat du projet de loi relatif à la réforme des élections locales nous a donné à voir un catalogue de misogynie de la part de sénateurs UMP.
Cette avalanche de remarques sexistes ne nous étonne guère, tant elle est l’expression visible et classique d’un système entré dans une logique de résistance : la domination masculine. "Misogyne beauf", "nana" : échanges... par publicsenat Une avalanche de clichés Parmi les perles de ce jeudi, on a pu apprécier : 1. 2. 3. 4. 5. Tout cela agrémenté d’un complaisant "Laissez aux femmes le temps de faire leurs preuves", comme si seules les femmes devaient démontrer leurs compétences pour occuper un siège d’élue tandis que les hommes seraient naturellement qualifiés. Ce florilège de remarques sexistes est un mécanisme classique de défense de la domination masculine par ceux qui en jouissent. Le pouvoir ne se partage pas. La drague lourde en web-série - Société. "Beaux gosses, séducteurs, hommes à femmes, dragueurs, quand une femme dit non, c’est non !
" Après l'appel contre le sexisme lancé le 21 mai par plusieurs mouvements féministes, l’association Paroles de femmes poursuit sa lutte contre les préjugés sexistes en diffusant une web-série intitulée "Alice au pays des inégalités". L'objectif ? "Libérer la parole des femmes et sensibiliser les plus jeunes à la culture de l’égalité", explique la présidente de Paroles de femmes, Olivia Cattan. "L’affaire DSK a permis de mettre en lumière la cause des femmes, mais il ne faut pas que cela retombe comme un soufflé. "Avec cette web-série, dont les prochains épisodes aborderont les thèmes de l'égalité salariale, des violences, du viol, de la précarité, "que les femmes vivent au quotidien", Paroles de femmes entend "se servir des outils modernes pour mener une campagne de sensibilisation de masse". Le Nouvel Observateur Lire le dossier "La France des machos" dans Le Nouvel Observateur du 1er juin 2011.