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Le mythe de la blancheur - la polychromie des statues grecques

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Approches nouvelles de la polychromie des sculptures hellénistiques de Délos (résumé) Tation qui lui est associé, ou encore des agoras sur lesquelles les Déliens aimaient à se rassembler5.

Approches nouvelles de la polychromie des sculptures hellénistiques de Délos (résumé)

L'intense activité de fouille, attestée par le nombre considérable d'ouvriers qui y furent alors employés, est consignée dans les carnets de fouille et illustrée par les tirages photographiques d'une consultation si précieuse aujourd'hui. Ces fouilles en aire ouverte ont livré, au fil des ans, plus d'une centaine de sculptures qui présentaient, lors de leur exhumation, de très vifs restes de couleurs et de dorure, appliquées au terme du processus de taille proprement dite. C'est ainsi, par exemple, que le Papposilène A 4122 (fig. la)6, trouvé dans les toutes premières années du XXe siècle dans une petite chapelle consacrée à Dionysos offrait aux regards de ses inventeurs les restes de couleur suivants : du rouge sur le tympa- non, du brun sur la peau, du vert sur le feuillage de sa couronne. 5.

Les marbres antiques retrouvent des couleurs : apport des recherches récentes et débats en cours. Texte intégral 1La polychromie de l’art grec n’est pas une découverte récente.

Les marbres antiques retrouvent des couleurs : apport des recherches récentes et débats en cours

Dès le début du xixe siècle, les savants européens ont dû se rendre à l’évidence : les Hellènes avaient l’habitude de peindre leurs sculptures et leurs édifices, y compris ceux de marbre blanc. C’est le temps, parfois secondé par la main de l’homme, qui a estompé ou effacé la vivacité des coloris antiques, biaisant la vision que nous avons aujourd’hui des vestiges du passé. Mais, une fois le principe admis, est-il possible de donner à voir la polychromie des Anciens ? Peut-on restituer aux œuvres exposées dans les musées leurs couleurs d’antan, afin de recréer l’univers chromatique dans lequel évoluaient les Grecs et les Romains ? 1 J. 2Les premières tentatives de reconstitution en couleurs voient le jour dès le xixe siècle, d’abord pour les édifices, et sous une forme graphique. 5 A. 3De telles expérimentations existent également pour les statues, mais apparaissent plus tardivement.

Peinture et couleur dans le monde grec antique. La révélation archéologique des peintures pariétales et de la polychromie Les fouilles à Herculanum commencent en 1738, celles de Pompéi dix ans plus tard.

Peinture et couleur dans le monde grec antique

Elles donnent lieu à l’édition des Antichità di Ercolano esposte (Naples 1757-92) en huit volumes, dont cinq consacrés à la peinture, qui est publiée progressivement en Angleterre, France, Allemagne, Italie. C’est une révolution : avant la mise au jour des villes campaniennes, on ne connaît en fait aucune peinture marquante : à peine quelques tombes peintes à Rome (Pyramide Cestia, tombe des Nasoni), quelques fragments de fresques (la fresque « Les Noces Aldobrandini », trouvée en 1606 sur l’Esquilin). Ces peintures somptueuses sont immédiatement comparées aux œuvres de la Renaissance ; certains estiment que les figures skiagraphiques sont plus belles que les personnages de Raphaël.

Cette révélation fait oublier la Domus Aurea, dont les fouilles ne reprennent qu’en 1772 sous l’égide de l’archéologue écossais Charles Cameron. Quand l’art grec perdit ses couleurs. L’art grec, on le sait aujourd’hui, était multicolore et bariolé : mais le mythe de sa blancheur remonte à l’Antiquité elle-même.

Quand l’art grec perdit ses couleurs

P. Jockey retrace l’histoire, haute en couleurs, de ce mythe et de ses implications esthétiques, morales et idéologiques. Recensé : Philippe Jockey, Le mythe de la Grèce blanche, Histoire d’un rêve occidental, Paris : Belin, 2013. 208 p, 19 €.. « Tu es vraie, pure, parfaite ; ton marbre n’a point de taches [1] ». Ernest Renan adresse en 1876 cette Prière sur l’Acropole à une Grèce toujours idéale, symbolisée par l’immaculée blancheur de ses temples. L’impérialisme du blanc. Les couleurs et les ors retrouvés de la sculpture antique... Et si la Grèce avait été en couleurs. Dossiers d'Archéologie hors-série n° 12 (Praxitèle) Description du numéro Dossiers d'Archéologie hors-série n° 12 (Praxitèle) Exposer Praxitèle ne doit pas s'entendre comme exposer Houdon ou Rodin.

Dossiers d'Archéologie hors-série n° 12 (Praxitèle)

L'approche des grands maîtres de la sculpture antique requiert la plupart du temps une ascèse par laquelle le regard doit apprendre à reconstituer, au delà des vestiges réels sur lesquels il peut se poser, une image virtuelle qui est celle de l'archétype dont ils procèdent. On sait, en effet, quelles destructions ont provoqué la disparition d'un monde antique dont les restes précieux n'ont commencé à être recueillis dans l'admiration et le respect qu'à partir de la Renaissance.

La polychromie dans la Grèce antique. Dans ce numéro.

La polychromie dans la Grèce antique

Les couleurs des statues antiques. A quoi ressemblent les sculptures de l'Antiquité en couleur. Un musée danois a décidé de reproduire des antiquités gréco-romaines en y ajoutant de la couleur.

A quoi ressemblent les sculptures de l'Antiquité en couleur

Le résultat est… cocasse. Au musée Ny Carlsberg Glyptotek à Copenhague se tient une exposition un peu particulière: aux côtés de sculptures classiques en marbre blanc, on peut admirer leurs copies conformes, à une exception près: elles sont en couleurs. Le Glyptotek estime que cette exposition, relayée par le site Hyperallergic, et fruit de plusieurs années de recherche, «démontre que l’Antiquité était tout sauf sceptique vis-à-vis de l’usage des couleurs. »