Climat : les leçons de la conférence de Varsovie avant d'aborder celle de Paris. Des pays qui revoient leurs objectifs de réduction d’émissions de CO2 à la baisse, un Fonds vert pour le climat toujours vide, des mouvements sociaux qui quittent les négociations quand l’industrie des énergies fossiles y conserve sa mainmise… La 19e conférence sur le climat qui s’est achevée fin novembre à Varsovie, en Pologne, a tout d’une caricature. Seule certitude : la France accueillera la conférence de l’Onu sur le climat en 2015.
Dans cette tribune, des membres d’Attac France recommandent au gouvernement quelques pistes pour se libérer du poids des intérêts privés. Le 21 novembre, la France a été officiellement désignée comme pays hôte de la conférence de l’Onu sur le climat de 2015. En septembre dernier, le gouvernement annonçait vouloir aboutir à « un accord applicable à tous, juridiquement contraignant et ambitieux, c’est-à-dire permettant de respecter la limite des 2°C » . « Assez c’est assez », « assez de discours, des actes » . « On ne négocie pas avec le climat » Leur écologie et la nôtre, par André Gorz. Evoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme.
Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change. La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse. Alors mieux vaut, dès à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape.
C’est pourquoi il faut d’emblée poser la question franchement : que voulons-nous ? Il vaut mieux tenter de définir, dès le départ, pour quoi on lutte et pas seulement contre quoi. 90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une étude pointe les 90 entreprises qui ont produit le plus de gaz à effet de serre. Les pétroliers Chevron, ExxonMobil, BP et Shell arrivent en tête. Parmi les groupes français, Total et le cimentier Lafarge sont les entreprises qui contribuent le plus aux émissions de CO2 et de méthane. Deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre accumulées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle sont causées par seulement... 90 entreprises ! Les recherches menées par Richard Heede viennent d’être publiées par la revue scientifique Climatic Change.
Les cinq premières entreprises privées sont les géants pétroliers américains Chevron (3,5 % des émissions) et ExxonMobil (3,2 %), la britannique BP (2,4 %), la néerlandaise Shell (2,1 %) et l’entreprise américaine ConocoPhillips (1,1 %). Quelles sont les compagnies qui provoquent le réchauffement climatique ? Sophie Chapelle Photo : CC Graeme Maclean. Agro-industrie bretonne : l'heure de vérité. Le Monde.fr | | Par Aurélie Trouvé (économiste et agronome, coprésidente du Conseil scientifique d'Attac) Ces derniers jours, le projet d'écotaxe a essuyé une pluie de critiques, pour beaucoup à juste titre.
La gestion serait assurée par un grand conglomérat privé, Ecomouv, qui s'attribuerait près du quart des recettes de la taxe, engrangeant des profits excessivement élevés. Au final, 60% au mieux des recettes bénéficieraient aux modes de transports alternatifs à la route. Les autoroutes seront exemptées de la taxe et donc indirectement favorisées, de même que le transport aérien. Sans compter le manque de politiques pour accompagner le fameux " transfert modal " vers le transport ferroviaire et fluvial. Mais est-ce pour autant une raison de rejeter le principe de cette taxe ? La Bretagne est la championne de la production agricole de masse. Les agriculteurs vendent ensuite au rabais leurs porcs, leurs volailles, leur lait à des grandes industries agroalimentaires. Hydrocarbures de schiste : « Monsieur le ministre, ne signez pas ! »
Le ministère de l’Ecologie vient de diffuser, ce vendredi 8 novembre, un communiqué de presse aux termes duquel il affirme être contraint par une décision de justice d’accorder dans les jours prochains sept permis à la société Hess Oil pour rechercher un gisement de pétrole de schiste en Seine-et-Marne et dans l’Aisne. Pour Arnaud Gossement et Olivier Meyer, avocats engagés contre des projets de forage, c’est faux. Nous, avocats engagés contre des projets de forages d’hydrocarbures non conventionnels, appelons Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, à refuser de signer les arrêtés qui permettraient d’accorder à la société Hess Oil le bénéfice de sept permis exclusifs de recherches.
Nous dénonçons le double discours d’une partie de l’administration. En effet, pendant que le chef de l’Etat et le ministre de l’Ecologie, avec une sincérité certaine, défendent l’interdiction du recours aux gaz et huiles de schiste, leur administration se bat contre nous, pied à pied, devant les tribunaux. Pourquoi l'« open source » passe à coté du problème que soulève le logiciel libre - Projet GNU. Les termes « logiciel libre » et « open source » recouvrent à peu près la même gamme de logiciels. Cependant, ils disent des choses profondément différentes sur ces logiciels, car ils se basent sur des valeurs différentes.
Le mouvement du logiciel libre fait campagne pour la liberté des utilisateurs de l'informatique ; c'est un mouvement qui lutte pour la liberté et la justice. L'idéologie open source, par contre, met surtout l'accent sur les avantages pratiques et ne fait pas campagne pour des principes. C'est pourquoi nous ne sommes pas d'accord avec l'open source et n'utilisons pas ce terme. Quand on dit qu'un logiciel est « libre » [free], on entend par là qu'il respecte les libertés essentielles de l'utilisateur : la liberté de l'utiliser, de l'étudier, de le modifier et d'en redistribuer des copies, modifiées ou non. Ces libertés sont d'une importance vitale. Le mouvement du logiciel libre fait campagne pour la liberté des utilisateurs de l'informatique depuis 1983. Conclusion.
Rachel Botsman: À propos de la consommation collaborative. Collaboratif selon Botsman: oui, mais... Ponzi, ou le secret des pyramides, par Ibrahim Warde. C’est une arnaque vieille comme la finance. Mais, avant 1920, les promoteurs de chaînes pyramidales faisaient du Ponzi — comme M. Jourdain de la prose — sans le savoir. Carlo Ponzi est né à Parme, en Italie, en 1882. Il débarque aux Etats-Unis en 1903, en pleine ère des « barons voleurs », convaincu comme beaucoup d’immigrés que les rues y sont pavées d’or.
Devenu Charles Ponzi, cet adepte du principe de l’enrichissement rapide, mais doué de plus d’imagination que de talent, tente toutes sortes de combines, exerce mille métiers et a souvent maille à partir avec la loi. Employé de banque à Montréal en 1909, il est accusé d’avoir falsifié un chèque et condamné à trois ans de prison. Relâché après moins de deux ans, pour bonne conduite, Ponzi revient aux Etats-Unis. C’est en 1919 qu’il découvre, après maintes tentatives en tous genres, le filon qui établira sa renommée. Taille de l’article complet : 817 mots. Vous êtes abonné(e) ? Vous n'êtes pas abonné(e) ? Accès sans abonnement. Quand les technologies vertes poussent à la consommation, par Cédric Gossart.
Votre fournisseur d’eau vous propose d’adopter un comportement écologique en passant à la facturation électronique. On économisera ainsi le papier, fait-il valoir. Et puisque, ce faisant, l’entreprise réduira ses frais, elle vous fera profiter de tarifs plus attractifs. L’écologie rejoindrait donc l’économie, pour le plus grand bénéfice de tous ! Mais au fait… ces prix plus bas ne vous inciteront-ils pas à arroser votre pelouse, ou à prendre plusieurs bains par semaine ? Est-ce toujours aussi écologique ? En France, trente-cinq millions de vieux compteurs électriques seront prochainement remplacés par des compteurs « intelligents ». Mais à quoi sera employée l’économie ainsi réalisée ? Taille de l’article complet : 2 652 mots. Vous êtes abonné(e) ? Connectez-vous pour accéder en ligne aux articles du journal. Vous n'êtes pas abonné(e) ?
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le site. Accès sans abonnement. "Vers une économie circulaire (Vol.2) : opportunités pour le secteur des biens de consommation" - Note de synthèse. "Vers une économie circulaire (Vol.2) : opportunités pour le secteur des biens de consommation" - Note de synthèse Le document est disponible en téléchargement au format PDF – cliquer ci-dessous Introduction En janvier 2012, la Fondation Ellen MacArthur publiait un rapport exposant les fondamentaux de l’économie circulaire. Étant donné la complexité du sujet, le rapport n’avait alors pu aborder que partiellement les principes d’un modèle de consommation différant du modèle linéaire « extraire-fabriquer-jeter ».
Le rapport montrait que ce modèle linéaire entrait en contradiction avec une gestion circulaire des ressources, visant à la récupération et la régénération des matériaux en fin de vie. Cette année, la Fondation s’est penchée sur les biens de consommation courante, c’est-à-dire des produits qui par nature ont un coût par unité relativement bas, qui sont fréquemment achetés, et dont la durée de vie est beaucoup moins longue que pour les biens durables.
Note de synthèse • Textiles. 1. Gaz de schiste, la grande escroquerie, par Nafeez Mosaddeq Ahmed. A en croire les titres de la presse américaine prédisant un essor économique dû à la « révolution » des gaz et pétrole de schiste, le pays baignera bientôt dans l’or noir. Le rapport « Perspectives énergétiques mondiales 2012 » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) annonce en effet qu’à l’horizon 2017 les Etats-Unis raviront à l’Arabie saoudite la place de premier producteur mondial de pétrole et accéderont à une « quasi autosuffisance » en matière énergétique. Selon l’AIE, la hausse programmée de la production d’hydrocarbures, qui passerait de quatre-vingt-quatre millions de barils par jour en 2011 à quatre-vingt-dix-sept en 2035, proviendrait « entièrement des gaz naturels liquides et des ressources non conventionnelles » (essentiellement le gaz et l’huile de schiste), tandis que la production conventionnelle amorcerait son déclin à partir de… 2013.
Une chute aussi brutale rend évidemment illusoire tout objectif de rentabilité. De la panacée à la panique. Gaz de schiste : la bataille de France a commencé. Mise à jour le 11 octobre à 10 heures : Le Conseil constitutionnel a jugé l’interdiction de la fracturation hydraulique conforme à la Constitution. La loi reste en vigueur. Dans l’ombre des labos, dans les couloirs de l’Assemblée, sur les bancs des tribunaux, ils s’agitent. C’est dit, les industriels ne renonceront pas sans combattre aux gaz et pétrole de schiste qui dorment, peut-être, sous nos pieds. Au début, pourtant, leur bataille semblait mal engagée.
Ceux-ci ne se laissent pas attraper aisément. A l’époque, on a cru le dossier clos. A l’heure où nous écrivons ces lignes, impossible de savoir si la loi vacillera sous les coups de boutoir des industriels. Fukushima : Tepco a-t-il menti sur la gestion des eaux contaminées ? Le gaspillage alimentaire à l'origine d'un gâchis écologique. Le gaz de schiste chamboule la géopolitique, par Régis Genté. Qui l’eût cru ? Il y a moins de dix ans, le marché du gaz était largement déterminé par les importations américaines. Et voilà qu’aujourd’hui les Etats-Unis sont au contraire sur le point d’en devenir exportateurs. Ce retournement modifie en profondeur la géopolitique mondiale. Les gaz de schiste étant théoriquement exploitables dans de nombreuses régions du globe, notamment en Europe et en Chine, d’autres acteurs majeurs de ce marché pourraient bientôt émerger, tandis que certains pays ou régions, comme la Russie ou le Proche-Orient, risquent de se trouver affaiblis, quels que soient les doutes — financiers, techniques, environnementaux — nourris quant à l’avenir de ces gaz non conventionnels (1).
Dans le secteur des hydrocarbures, le bluff fait partie intrinsèque des affaires. Mais voilà que les flux énergétiques se réorientent, et nul n’a vu venir ce grand chamboulement. . « Un puissant effet domino a commencé à se faire sentir du fait de la renaissance énergétique outre-Atlantique.