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Inégalités

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Taxer les riches ne nuit pas à la croissance, selon le FMI. Paupérisées, les classes moyennes ne cessent de s’endetter. L’emploi et le territoire: l’émergence des « monstropoles » | carToTem – fabien lambertin cartography. C’est le nombre d’emplois salariés privés supplémentaires en France depuis 5 ans. Ainsi, en marge de la hausse historique du chômage, le territoire français continue de créer de l’emploi. Néanmoins, ce chiffre qui pourrait suggérer une bonne santé économique cache une profonde dualité spatiale, une géographie économique à deux vitesses qu’illustre parfaitement cette première anamorphose. On observe en effet un gain en emploi très fortement concentré géographiquement : six bassins d’emploi totalisant un surcroît de 184 000 emplois (Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux et Saclay). Ce qui induit que le cumul des 316 autres zones d’emploi accuse un déficit de près de 71 000 emplois salariés.

Globalement, 118 zones d’emploi présentent une évolution positive sur les cinq dernières années, pour 204 zones d’emploi qui connaissent des pertes, qui sont supérieures à 1 000 emplois pour 75 d’entre elles. Les grandes métropoles ont donc fait mieux que résister aux effets de la crise depuis 2009. Le comparateur La Gazette - Le Compas. Quels sont les pays les plus et les moins inégalitaires ?

Il ne s’agira ici que des inégalités de revenu. Pour cet exercice, on est totalement dépendant des bases de données mondiales. La moins mauvaise, que j’ai utilisée, est sans doute celle de la Banque mondiale. On est également dépendant de l’indicateur d’inégalités, et, au fil des ans c’est l’indice de Gini qui s’est imposé alors que d’autres, plus faciles à comprendre, auraient été aussi pertinents pour les citoyens et pour le débat public.

Mais dans de tels cas, les préférences des statisticiens, au demeurant compréhensibles sur le plan technique ou logique, l’emportent presque toujours sur l’accessibilité, ce que je trouve regrettable. Il faudrait au moins maintenir une double entrée. Il faut juste savoir que le Gini est compris entre 0 et 100, 0 étant l’égalité parfaite et 100 l’inégalité extrême où un seul individu percevrait tous les revenus du pays. MAIS IL Y A ENCORE PLUS SIMPLE, même si c’est nettement moins parlant en termes d’inégalités entre « le haut » et « le bas ». Etats-Unis, triste record : la fortune des 0,1% les plus riches équivaut à celle des 90% « du bas » On n’avait pas connu cela depuis la période des années 1920 et 1930. C’est le résultat principal d’une nouvelle étude des excellents Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, relayée par le Guardian (13 novembre 2014.

On y trouve un lien vers l’étude complète). Depuis le milieu des années 1970, la part de la richesse (au sens du patrimoine) des ménages détenue par le millième le plus riche (les 0,1%) est passée de 7% à 22% (courbe en bleu clair ci-dessous). Et depuis le milieu des années 1980, celle des 90 % les moins riches a dégringolé de 37% à 22,8% (courbe en bleu foncé). Les deux courbes se rejoignent presque en 2012. Je pourrais m’en tenir là. Mais voici quand même un deuxième graphique pour les fêtes, issu de la même étude. Depuis la fin des années 1970, la part de la richesse détenue par ceux qui sont entre les 1% et les 0,5% les plus riches a en fait très peu varié (courbe gris clair du graphique ci-dessous)).

Le fossé entre riches et pauvres n’a jamais été aussi prononcé. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Claire Guélaud Ce n’est encore qu’un document de travail sobrement intitulé « Tendances de l’inégalité des revenus et son impact sur la croissance ». Officiellement, il n’engage que son auteur, Federico Cingano, économiste à la Banque d’Italie détaché à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais, publié avec l’aval de la direction de l’emploi de l’OCDE, ce texte lance le débat à l’intérieur de l’institution sur un sujet économiquement et politiquement sensible : l’impact de l’accroissement des inégalités de revenu, à leur plus haut depuis trente ans, sur l’économie.

L’économiste italien commence par dresser un panorama général de la situation. Le revenu disponible des ménages, note-t-il, a augmenté en moyenne de 1,6 % par an (hors inflation) dans les vingt à vingt-cinq années qui ont précédé la crise de 2008 dans l’ensemble des 34 pays de l’OCDE. Les Pays-Bas et la France restent égalitaires. Les inégalités réduisent la croissance, affirme l'OCDE. C'est la fin d'une vérité bien établie : celle d'un « trade-off » entre inégalités et croissance. Traditionnellement, on estime que les sociétés peuvent faire un choix entre une croissance élevée, mais avec des inégalités importantes -Etats-Unis, par exemple- ou plus d'égalité, mais au prix d'une croissance plus faible (cas de la France).

Dans une étude publiée ce mardi, l'OCDE décide de tordre le cou à cette idée tenace. Pour les experts, les inégalités ne peuvent être associées à une croissance supplémentaire, elles sont au contraire un facteur de moindre croissance. 8,5% de PIB en moins Cet arbitrage entre croissance et lutte contres égalités n'en est pas un, estiment désormais les experts. « Une nouvelle analyse de l'OCDE donne à penser que les inégalités de revenu ont une incidence négative, statistiquement significative, sur la croissance à moyen terme » écrivent-ils aujourd'hui.

Ainsi, écrivent les économistes, L'argument de la liberté d'entreprendre En somme, insiste l'OCDE, La mondialisation ratée des élites françaises | Alterecoplus. Henri Gibier sur Twitter : "S'il avait suivi depuis 1980 les revenus des 1% les plus riches, le salaire minimum US serait à 25 $ l'heure,pas 7,25. «Le Capital» de Thomas Piketty en 30 tweets. Le monde compte toujours plus de millionnaires, Finance & Marchés. Le patrimoine des ménages a augmenté de 8,3 % sur un an pour atteindre 263.000 milliards de dollars.Cette performance est tirée par les Etats-Unis et l'Europe. C'est l'heure des paradoxes. Alors que l'économie mondiale, tout particulièrement dans la zone euro, tourne au ralenti, les ménages de la planète ont continué de s'enrichir à vitesse grand V depuis l'an dernier. Selon la dernière édition du « Global Wealth Report » que Credit Suisse doit publier ce mardi, le patrimoine des ménages a augmenté de 8,3 % (de mi-2013 à mi-2014) pour se porter à 263.000 milliards de dollars.

C'est une performance en soi puisque ce total « est supérieur de 20 % à son plus haut niveau d'avant la crise et supérieur de 39 % à son niveau le plus bas de 2008 », notent les auteurs de l'étude. 128.000 « ultrariches » La tendance est à l'avenant du côté des millionnaires (incluant le patrimoine financier et l'immobilier comptabilisés en dollars), dont le nombre a progressé de plus de 10 % sur un an. Inégalités socio-économiques. La France populaire décroche, qui s’en soucie ? 26 mai 2014 - Depuis 2008, le niveau de vie des plus démunis diminue. Une crise qui alimente les tensions sociales, mais n’inquiète pas plus que ça les couches favorisées, dont les revenus continuent à augmenter.

Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. + 1 800 euros annuels pour les 10 % les plus riches, - 400 euros pour les 10 % les plus pauvres. Le bilan de l’évolution des revenus sur la période 2008-2011 [1] est sombre pour les milieux populaires. Bien des catégories sont à l’abri de la crise. Trois France se distinguent. Les trois dixièmes de la population situés entre les 40 % les plus pauvres et les 30 % les plus riches ont vu leur situation stagner. Un changement social inédit Ce décrochage de la France d’en bas est inédit. La hausse du chômage est à l’origine de ce basculement. La France qui trinque est d’abord celle qui n’a pas eu la chance d’être estampillée bonne élève par le système éducatif (voir encadré sur le décrochage). Notes. Timeline Photos - Guillaume Duval Alter Éco | Facebook.

Une explication des inégalités dans les pays émergents. Piketty a raison ! Et c'est la Fed qui le prouve en 2 graphiques. Le Financial Times avait pris un malin plaisir à épingler Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty, un phénomène d’édition qui démontre le creusement des inégalités, notamment de patrimoine. Le quotidien britannique avait relevé des erreurs de calcul qui auraient, selon lui, faussé les conclusions de l'économiste, ayant pourtant reçu la bénédiction de Paul Krugman, prix Nobel d’économie.

Cependant une récente étude de la Fed donne raison à Thomas Piketty: la crise financière avait certes permis une contraction des inégalités. Mais elles sont reparties à la hausse depuis 2010. Ainsi les riches deviennent de plus en plus riches, tandis que les revenus des classes moyennes baissent. Les revenus des moins riches continuent de baisser Entre 2007 et 2010, la part des revenus captés par les 3% des Américains les plus riches (courbe verte) est tombée de 31,4% à 27,7%. Trois ans après, en 2013, elle est remontée à 30,5%. Les 3% les plus aisés détiennent plus de richesses que 90% des Américains.

Les inégalités continuent de se creuser aux Etats-Unis. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant) Les inégalités se sont encore accrues aux Etats-Unis, selon une étude publiée jeudi 4 septembre par la Réserve Fédérale (Fed). Les revenus des 10 % les plus riches ont augmenté de 10 % entre 2010 et 2013 pour s'inscrire à 397 500 dollars par an (307 000 euros). Dans le même temps, ceux des 40 % les moins aisés, ajustés de l'inflation, ont décliné, indique le rapport publié tous les trois ans. Pour les vingt premiers centiles situés au bas de l'échelle, la chute atteint 8 % à 15 200 dollars annuels. Si le revenu moyen global a augmenté de 4 % au cours des trois dernières années, le revenu médian (c'est-à-dire le revenu qui divise la population en deux parties égales : l'une gagnant plus, l'autre moins), lui a chuté de 5 %.

Ainsi, les 3 % les plus riches américains concentrent 30,5 % du revenu total en 2013 contre 27,7 % en 2010, tandis que la part des 90 % les moins riches, elle, a reculé. Les riches en France : de qui parle-t-on ? 2 septembre 2014 - A quel niveau devient-on riche ? En utilisant plusieurs méthodes différentes, nous aboutissons à environ 3 000 euros mensuels pour une personne seule, 5 500 euros pour un couple et 7 000 euros pour un couple avec deux enfants. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. La question du seuil de la richesse est rarement posée. Sociologues et économistes ne s’y intéressent pas vraiment. L’Insee non plus. Rien à voir avec l’ampleur de la littérature sur les pauvres.

Première définition : la richesse, c’est le double du revenu médian Pour évaluer le seuil de la richesse, pourquoi ne pas partir du revenu médian ? Deuxième définition : la richesse, c’est le seuil des 10 % les plus riches Appartenir au dixième le plus favorisé, cela représente symboliquement quelque chose. Troisième définition : la richesse selon l’opinion Une autre méthode consiste à poser la question par sondage à la population. Quatrième définition : les seuils de l’impôt. "Pour lutter contre les inégalités, il faut s'attaquer aux rentes" Economiste, co-président de l'Observatoire du long terme, Vincent Champain défend une toute autre voie que celle préconisée par Thomas Piketty, pour lutter contre les inégalités: alors que Piketty préconise la mise en place d'un impôt mondial sur le capital, Vincent Champain estime possible de réduire ou tout au moins freiner les inégalités en luttant contre les rentes qui accroissent artificiellement la rentabilité du capital.

Thomas Piketty, dans son livre à succès, détaille l'ampleur de la montée des inégalités, et suggère un moyen pour les freiner : une taxation mondiale du capital. Est-ce la bonne solution ? -Le travail de Thomas Piketty est précieux, en ce qu'il livre une somme d'informations sur les inégalités et leur évolution, notamment aux Etats-Unis. Cela étant, ses calculs montrant une envolée du stock de capital, aux Etats-Unis ou en France, peuvent être discutés.

Par ailleurs, si l'on veut réduire ces inégalités, il y a deux manières de le faire. Les Français sont toujours plus riches - Le graphique - xerficanal-economie.com. Www.ofce.sciences-po.fr/pdf/notes/2014/note40.pdf. La panique Piketty - RTBF Chroniques Paul Krugman. Eh bien bonne chance. Ce qui est le plus frappant dans ce débat jusqu’à présent, c’est que la droite semble incapable de fomenter une contre-attaque substantielle à la thèse de Piketty. La réponse a plutôt été d’utiliser des noms d’oiseaux – notamment – des affirmations selon lesquelles Piketty est un Marxiste et que tous ceux qui considèrent les inégalités de revenus et de richesses comme un problème important le sont aussi. Je reviendrai dans un moment sur les noms d’oiseaux. Tout d’abord, voyons pourquoi le "Capital" a un tel impact. Piketty est loin d’être le premier économiste à mettre en avant le fait que nous vivons une forte augmentation des inégalités, ou à mettre l’accent sur le contraste entre une faible croissance des revenus pour la plupart des gens et les revenus qui grimpent en flèche pour les revenus les plus importants.

Ce que Piketty démontre, c’est que ce ne sont pas des questions futiles. Je crois que cela ne devrait surprendre personne. Paul Krugman. Nier les inégalités - RTBF Chroniques Paul Krugman. Cela ne vous surprendra pas non plus d’apprendre que rien n’a vraiment changé. Non seulement les suspects habituels continuent de nier l’évidence, mais ils ne cessent de recourir aux même arguments pourtant discrédités : les inégalités ne sont pas vraiment en augmentation ; oui, bon, elles augmentent mais ça ne fait rien, parce que notre mobilité sociale est tellement importante ; de toutes façons, c’est une bonne chose, et quiconque prétend que c’est un problème n’est qu’un Marxiste.

Ce qui pourrait vous surprendre, c’est l’année au cours de laquelle j’ai publié cet article : 1992. Ce qui m’amène à la dernière échauffourée intellectuelle, déclenchée par un article de Chris Giles, le rédacteur en chef de l’économie au Financial Times, qui attaque la crédibilité du best-seller de Thomas Piketty "Le Capital au XX1ème siècle". Evidemment, les discussions qui ont suivi ne se sont pas bien passées pour Giles.

Au risque de donner trop d’informations, voilà le problème. Paul Krugman. Critiques d'économistes de gauche à Piketty.