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Renouée du japon

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Cuisine(s) sans dépendance(s): feuilles de renouée du japon farcies façon dolmades ("cuisine sauvage") De mon origine vietnamienne, j'aime bien façonner des "nems", et, de mes voyages en Grèce, j'ai gardé un goût certain pour les "dolmades", une des spécialités de ce pays (aïe, aïe, aïe, je vais réveiller de vieilles querelles car je devrais dire "une des spécialités que les turcs" lui ont laissées en héritage culinaire après plusieurs siècles d'occupation ottomane !).

cuisine(s) sans dépendance(s): feuilles de renouée du japon farcies façon dolmades ("cuisine sauvage")

J'en fais souvent quand j'ai des feuilles de vigne non traitées sous la main, à défaut, j'utilise parfois les grandes feuilles de mon noisetier si je suis dans ma campagne bretonne au bon moment car il faut qu'elles soient jeunes. Or, en région parisienne, il m'est plus facile de trouver des feuilles de renouée du Japon, une plante comestible dite "invasive" qui s'est échappée des jardins et qui a largement colonisé les espaces sauvages un peu partout dans l'hexagone (cliquer ICI,pour un résumé plus complet sur cette plante et les multiples façons de l'utiliser en cuisine). feuilles de renouée farcies au riz et à la menthe.

Sauvagement-Bon: Délicieusement acide. La renouée du Japon (reynoutria japonica, fallopia japonica ou encore polygonum cuspidatum) devait sembler être une belle plante lorsqu’elle fut importée de sa région d’origine par quelques jardiniers ayant apprécié la beauté de ses très nombreuses fleurs, la forme presque en cœur de ses feuilles et leur beau vert.

Sauvagement-Bon: Délicieusement acide

La plante étant par ailleurs dotée d’une incroyable faculté à combler les espaces vides du fait d’une vitesse de croissance hors norme, ils devaient déjà l’imaginer remplir de grands et haut massifs. Mais voilà, croissance rapide, nombreuses fleurs et donc très nombreuses graines : la belle est devenue leur cauchemar … et même notre cauchemar.

Sortie des jardins, plus rien de l’arrête et malgré des campagnes d’arrachage en bonne et due forme, l’envahisseuse colonise talus, bords de chemins ou de cours d’eau tout en y délogeant les espèces locales. La renouée du japon: méthode et recette pour une vivace à (re)découvrir ! La renouée du Japon est une plante vivace qui vit en colonie et prolifère très vite, de la même manière que certains bambous..

La renouée du japon: méthode et recette pour une vivace à (re)découvrir !

Elle a été introduite en Europe dans le jardin à titre ornemental, comme c’est une plante qui est « dépolluante » (elle fixe notamment l’aluminium) elle s’est propagée facilement avec les friches industrielles ou cours d’eau (Rhône, Isère..) accueillant les eaux de rinçage d’usines .. Une vivace très généreuse! Elle est capable de faire des rejets en souterrain à des dizaines de mètres du pied mère, par sa croissance rapide elle peut être considérée comme « envahissante » à moins de la contenir régulièrement en la… consommant comme un légume, utilisation encore courante dans son pays d’origine, le Japon.

Deux recettes à base de renouée du Japon. La renouée du Japon fait partie des abominables plantes invasives et si vous en avez chez vous, mon seul conseil est de l'éradiquer vite fait (arracher et brûler les racines car même au compost, elle reprend).

Deux recettes à base de renouée du Japon

Si par hasard vous en rencontrez en balade au mois d'avril, profitez-en : la renouée du Japon se consomme à l'état de jeune pousse (max. 50 à 70 cm). Plus tard, elle devient ligneuse. Voici deux recettes tirées du livre de Meret Bissegger : "La Cuisine des Plantes Sauvages", éditions Ulmer. Belles, sauvages et plus: renouée du Japon. Ce blog est ma création et, à ce titre, il est protégé, textes et images, par le "copyright', ou droit d'auteur (code de la propriété intellectuelle).

belles, sauvages et plus: renouée du Japon

Sauf pour un usage privé, toute reproduction sans mon autorisation est interdite. Merci de la demander à mon adresse électronique :colibri.blogs@orange.frIl est est TRES IMPORTANT de lire la présentation complète de ce blog avant de consulter les messages (cliquer sur l'onglet correspondant). En effet, la cueillette des sauvages ne s'improvise pas (...) En aucun cas, les renseignements fournis dans ce blog ou les expériences culinaires personnelles relatées ici ne sauraient constituer une incitation à consommer des plantes sauvages (...), ni m'engager de quelque façon que ce soit vis-à-vis des lecteurs (...)

Nota bene :20 décembre 2011 : ce blog est en cours de restructuration. Belles, sauvages et plus: renouée du japon sauté au boeuf et au piment d'espelette, pissenlit à l'ail et à la tomate pour un repas sauvagement exotique, et un pic noir pour me tenir compagnie. Le manque d'eau se ressent déjà sur la végétation sauvage.

belles, sauvages et plus: renouée du japon sauté au boeuf et au piment d'espelette, pissenlit à l'ail et à la tomate pour un repas sauvagement exotique, et un pic noir pour me tenir compagnie

Même si la nature a repris une allure de croisière, la végétation a du mal à suivre ces changements de température d'un jour à l'autre. Le plus étonnant, c'est que ce sont les plantes qui paraissent les plus fragiles qui s'en sortent le mieux. Les fruitiers, par exemple, semblent avoir souffert de ces alternances de chaleur et de froid. Une sortie hier m'a permis de constater que mes pêchers et pruniers sauvages portaient très peu de fruits.