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Charlie Hebdo 2015

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«Charlie» s'installe à «Libé» : «Bon, on fait le journal ?» Luz : “Tout le monde nous regarde, on est devenu des symboles” Luz dessine à Charlie Hebdo depuis vingt ans.

Luz : “Tout le monde nous regarde, on est devenu des symboles”

Il doit la vie au fait d’être né un 7 janvier, et d’être arrivé à la bourre pour la conférence de rédaction de l’hebdomadaire satirique. Il participe avec les autres “survivants” à la fabrication du numéro de Charlie Hebdo qui sortira le 14 janvier, et qui sera exceptionnellement tiré à un million d’exemplaires. Aujourd’hui, comme hier, il se rendra dans les locaux de Libération, qui abritent la rédaction, pour discuter des angles, des sujets, de la couverture. Avec d’autres dessinateurs, il ira croquer le grand rassemblement républicain de dimanche.

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a coûté la vie à ses amis, ses mentors, sa famille, Luz nous confie ses doutes, ses craintes et sa colère. La sortie de Charlie Hebdo mercredi prochain est devenu un enjeu national et politique. Luz - Quand j’ai commencé le dessin, j’ai toujours considéré qu’on était protégé par le fait qu’on faisait des petits Mickey. Pourquoi ? C’est-à-dire ? Oui. Luz à propos de la une de «Charlie Hebdo» : «C'était mon dernier jus» Peu avant la conférence de presse donné par l'équipe de Charlie Hebdo, le dessinateur explique à Libération la conception de la une de cette semaine.

Luz à propos de la une de «Charlie Hebdo» : «C'était mon dernier jus»

«Tout est pardonné» «Est-ce qu’il va falloir qu’on explique un dessin ? A week inside Charlie Hebdo: how the 'survival issue' was made. On the heavy-hearted Friday night after the two sieges that followed the Charlie Hebdo massacre – and the week’s death toll reached 17 – three long tables were set, like three sides of a square, at a brasserie in the 14ème arrondissement, since the 19th century a quartier for artists and bohemians.

A week inside Charlie Hebdo: how the 'survival issue' was made

This particular bistro is my regular and favourite: unpretentious, unreconstructed and unimpressed by the uniform, airport-like decor favoured by others on the Left Bank. The company of 16 people – 14 men, two women – was animated, bordering on raucous; wine flowed, though not too much; food is traditional in this place, and it kept coming.

One could almost have felt that the vivacity of conversation, animated gestures and full-blooded life-force around the tables were out of place at the end of a solemn week that had seen the murder of staff and cartoonists at Charlie Hebdo, and others. Exclusif France 2 : les images du face-à-face entre le Raid et Amedy Coulibaly lors de l'assaut, porte de Vincennes. Par Francetv info.

Exclusif France 2 : les images du face-à-face entre le Raid et Amedy Coulibaly lors de l'assaut, porte de Vincennes

Attaque du supermarché Hyper Cacher : un otage raconte l'horreur. Nessim Cohen et sa compagne Marie D.

Attaque du supermarché Hyper Cacher : un otage raconte l'horreur

(prénoms modifiés à leur demande) , âgés tous les deux de 37 ans, faisaient partie des otages retenus vendredi par Amedy Coulibaly dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Au cours d'un entretien téléphonique d'une quarantaine de minutes, Nessim Cohen nous a livré son témoignage de la séquestration. La prise d'otages a fait quatre morts parmi les clients du magasin: Yoav Hattab, Philippe Braham, Yohan Cohen et François-Michel Saada. Elle s'est achevée avec la mort du preneur d'otages, tué dans l'assaut du Raid. Ce dernier est également le principal suspect du meurtre à Montrouge, jeudi, d'une jeune policière municipale.

«Ce vendredi, je me suis rendu avec ma compagne pour faire quelques petites courses avant la fermeture du magasin. «Ma copine et moi avons pris notre courage à deux mains et décidé de monter. «L’un d’entre elles était encore en train de suffoquer. «On ne peut pas dire qu’il nous surveillait de près. Visite des locaux de Charlie Hebdo du 8 janvier 2015 - RTBF. « C’est Charlie, venez vite, ils sont tous morts »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Soren Seelow Sur la table, devant elle, Sigolène Vinson avait posé sa lecture du moment : La Faute de l’abbé Mouret, d’Emile Zola, l’histoire d’un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l’amour d’une femme.

« C’est Charlie, venez vite, ils sont tous morts »

Ce mercredi 7 janvier, peu après 10 heures, chacun s’est embrassé en se souhaitant la bonne année. C’était jour de rentrée pour l’équipe de Charlie Hebdo, la première conférence de rédaction de 2015. C’était aussi l’anniversaire de Luz, le dessinateur. Sigolène Vinson, la préposée habituelle aux chouquettes, avait donc apporté un « gâteau marbré » de la boulangerie du coin. La jeune femme, chroniqueuse judiciaire de l’hebdomadaire satirique, se souvient de chaque détail de cette matinée où les rires se sont tus. J’allais partir quand les tueurs sont entrés… Chers amis de Charlie et Libération, Il ne me reste pour l’instant que trois doigts émergeant des bandelettes, une mâchoire sous pansement et quelques minutes d’énergie au-delà desquelles mon ticket n’est plus valable pour vous dire toute mon affection et vous remercier de votre soutien et de votre amitié.

J’allais partir quand les tueurs sont entrés…

« Charlie Hebdo » : du côté des blessés, entre trauma et soulagement. Notre-Dame sonne le glas.