background preloader

Inégales répartitions

Facebook Twitter

Oxfam fustige la concentration "indécente" de la richesse dans le monde. Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, une situation "indécente" qui "exacerbe les inégalités", dénonce l'ONG britannique Oxfam dans un rapport publié en amont du World Economic Forum (WEF) qui s'ouvre mardi à Davos.

Oxfam fustige la concentration "indécente" de la richesse dans le monde

"Il est indécent que tant de richesses soit concentrée dans les mains d'une si infime minorité, quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour", affirme la porte-parole d'Oxfam France Manon Aubry, citée dans le communiqué. Ce rapport, intitulé "Une économie au service des 99%", dévoile "comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l'impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires".

La France n'échappe pas aux critiques d'Oxfam. INA: les enfants cireurs de chaussures en République Dominicaine. Mexico, au risque de son développement. La capitale du Mexique a connu une croissance démographique et une extension très rapides entre 1940 et 1980, pendant une période de forte expansion qui avait conduit le président de la République Miguel Aleman à promettre une Cadillac à chaque Mexicain.

Mexico, au risque de son développement

L'ancienne ville coloniale de moins 350 000 habitants sur 27 km² du début du siècle dernier, la ville traditionnelle, fameuse "région plus transparente de l'air [1]", accueille plus de 18 millions d'habitants sur 1 540 km² en 2000. Au cours du XXe siècle, la population de la capitale a été multipliée par 52, alors que celle du pays ne l'a été que par 6, passant de 15 à plus de 100 millions d'habitants. Le Recensement général de 1980, en attribuant 14 millions d'habitants à l'agglomération (qui n'en comptait que 12 à l'époque), a fait croire que Mexico était la plus grande ville du monde et qu'elle atteindrait 30 millions avant 2000. La macrocéphalie, Mexico monstre urbain et moteur économique Mexico vu de l'espace L'inversion thermique. La pauvreté urbaine à Mexico : une approche de la diversité des colonies populaires. 1La désignation de la pauvreté urbaine donne lieu à des débats théoriques riches, en partie spécifiques à chaque contexte national.

La pauvreté urbaine à Mexico : une approche de la diversité des colonies populaires

Il s’agit à la fois de désigner les formes sociales de la pauvreté et les lieux dans lesquels elle se concentre. Dans le contexte français, ces deux dimensions de la pauvreté urbaine sont saisies séparément : à travers la notion d’exclusion ou de précarité d’une part ; et au moyen de l’identification de quartiers pris dans des processus de relégation recouvrant largement les « zones urbaines sensibles » et les autres quartiers prioritaires de l’action publique d’autre part.

Dans le contexte mexicain, la notion de marginalidad permet au contraire de saisir, dans un même mouvement, les formes sociales et spatiales de la pauvreté urbaine (Fassin, 1996). 1 La colonie résidentielle est un terme d’urbanisme apparu à la fin du 19e siècle et désignant ce que (...) Le choix des indicateurs pour appréhender la pauvreté multidimensionnelle Source : INEGI (2010). En images : les disparités entre quartiers riches et pauvres à Mexico. Dans de nombreuses métropoles, les zones défavorisées sont souvent nettement séparées des quartiers bourgeois.

En images : les disparités entre quartiers riches et pauvres à Mexico

A Copacabana (Brésil) par exemple, le premier versant de la colline de Cantagalo accueille les favelas, qui s’amassent sur des constructions insalubres, tandis que le second versant héberge d’immenses immeubles privés, piscine comprise. Mais Mexico ne fait visiblement pas partie de ces villes qui tentent de dissimuler ces (fortes) disparités économiques. L’agence Publicis Mexico vient aujourd’hui de dévoiler une surprenante campagne publicitaire. Intitulée “Erase the Difference” (“Effacer les différences”), elle est composée de quatre clichés aériens shootés par le photographe Oscar Ruíz dans le quartier de Santa Fe.

Des photos qui soulignent la dichotomie frappante entre quartiers riche et pauvre dans la capitale du Mexique. À première vue, “Erase the Difference” paraît irréelle, retouchée sous Photoshop. . © Oscar Ruíz Journaliste indépendante basée à Paris.