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France - Fichier TES

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» La biométrie des honnêtes gens : penser le temps long. Dans les deux premiers articles que j’ai consacrés au sujet de la biométrie, je me suis attaché, dans un premier temps, à expliquer la nature du traitement TES et la controverse qu’il soulevait puis, dans un deuxième temps, à décrire les différentes modalités techniques de mise en œuvre d’un fichier biométrique centralisé et leur faillibilité intrinsèque à garantir le respect des libertés fondamentales.

» La biométrie des honnêtes gens : penser le temps long

L’objectif de ce troisième article est d’aborder, plus largement, la question de l’identité et de l’usage de la biométrie à des fins régaliennes. Celle-ci n’a en effet jamais fait l’objet d’un débat public à la mesure des enjeux qu’elle soulève à l’ère numérique. La question du contrôle des populations et de l’identification des personnes a toujours traversé les sociétés [1]. Avant l’industrialisation, qui a induit les premiers déplacements massifs vers les grandes villes, les populations vivaient dans des villages où tout le monde savait tout sur tout le monde. «Mégafichier» : une centralisation «inutile et dangereuse» Le décret du 28 octobre 2016 relatif au fichier des Titres électroniques sécurisés (TES) soulève de vrais dangers qui supposent d’aller au-delà d’une simple déclaration d’apaisement du ministre de l’Intérieur, même assortie d’une faculté donnée aux Français qui le souhaitent de refuser de placer leurs empreintes digitales dans la base.

«Mégafichier» : une centralisation «inutile et dangereuse»

Le nouveau fichier TES, tel qu’envisagé dans le décret, étend en effet aux cartes d’identité – soit environ 60 millions de Français – la numérisation et la centralisation des données biométriques, qui portait jusqu’à présent uniquement sur les passeports. Il va collecter et enregistrer dans une base unique les données relatives à la filiation (noms, prénoms, dates, lieux de naissance et nationalité des parents), l’adresse, le courriel et le numéro de téléphone, ainsi que plusieurs données biométriques : la couleur des yeux, la taille, les empreintes digitales donc, mais aussi l’image numérisée du visage.

Fichier TES : critique, le sénateur Gaëtan Gorce interdit de parole par le groupe PS. 'Everyone is afraid of it': France's massive ID database seen as threat to personal freedom. It's another blow to France's motto, Liberté, égalité, fraternité, and this time it's liberty that's taking the hit.

'Everyone is afraid of it': France's massive ID database seen as threat to personal freedom

Exactly two weeks ahead of the Nov. 13 anniversary of last year's Paris attacks, the French government quietly created a massive database that will collect and store the personal information of its 60 million citizens. The Ministry of the Interior took a sleepy Sunday in the middle of a long weekend to proceed without parliamentary consultation or public debate to publish decree No. 2016-1460, creating TES, short for "Titres électroniques securisés" or secure electronic documents. "It would seem they wanted to move quickly, avoid debate, make the least noise possible," says Marc Rees, the journalist who broke the story the day after.

"If that was their strategy, it's a failure. Everyone's been talking about it all week. " A woman is evacuated from the Bataclan theatre after the attack in Paris on Nov. 13, 2015. "It's a monstrously big and scary file," says Rees. French privacy row over mass ID database. Sign Up. Le gouvernement crée un fichier dans lequel se trouveront tous les Français. Facebook. La France crée un "fichier monstre" de 60 millions de personnes.

La création d’un fichier rassemblant 60 millions de Français suscite de vives inquiétudes. Tous fichés : ce n'est plus une façon de parler - Boîtes noires, le blog d'Olivier Tesquet. Au Journal officiel, un fichier biométrique de 60 millions de « gens honnêtes » Hier, au Journal officiel, le gouvernement a publié un décret instituant un fichier monstre commun aux passeports et aux cartes nationale d'identité.

Au Journal officiel, un fichier biométrique de 60 millions de « gens honnêtes »

Destiné à faciliter établissement et renouvellement de ces titres, en plus de prévenir les fraudes, il va ingurgiter des centaines de millions de données puisées dans toute la population française. En 2012, lorsqu’ils avaient attaqué devant le Conseil constitutionnel la proposition de loi relative à la protection de l'identité, une cohorte de sénateurs et députés socialistes, dont Jean-Jacques Urvoas, avait dénoncé le super fichier voulu par la majorité d’alors.

Gens honnêtes : le fichier du 30 octobre. On voudrait nous rendre tous paranos, qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Gens honnêtes : le fichier du 30 octobre

C'est reparti pour un tour autour du "fichier des gens honnêtes". Ce sont nos amis de NextINpact qui, dans les profondeurs du Journal Officiel du 30 octobre, ont découvert le décret portant création d'un gigantesque fichier regroupant celui des passeports, et celui des cartes d'identité. 60 milllions de noms au total. Joli scoop, soit dit en passant, et belle riposte aux ingénieux stratèges du coup en douce, qui guettaient la date idoine. Vous auriez pensé, vous, le 30 octobre, au seuil d'un délicieux pont ensoleillé, à aller fouiller dans le décret numéro 18 du ministère de l'Intérieur sur le site du Journal Officiel ? Moi pas. Le gouvernement autorise un fichage sans précédent des Français. Cazeneuve se justifie sur le fichage de 60 millions de Français mais rejette la puce sécurisée.

Fichier de 60 millions de Français : le gouvernement sort la lance à incendie. Après le brasier dénoncé voilà une semaine dans nos colonnes, le gouvernement a finalement promis de bouger des lignes du décret « Titres électroniques sécurisés ».

Fichier de 60 millions de Français : le gouvernement sort la lance à incendie

Des promesses en attente d'un nouveau texte administratif. L’épisode nuageux entre le cabinet d’Axelle Lemaire et celui de Bernard Cazeneuve aura été de courte durée. Dans une conférence de presse organisée place Beauvau, les deux représentants du gouvernement ont sorti les grandes eaux pour éteindre les flammes de la discorde. Bernard Cazeneuve a repris les grandes lignes de sa réponse au Conseil national du numérique – un fichier ultra sécurisé, utile pour une bonne administration à tel point que sa création réinjectera quelque 700 emplois dans les préfectures, puisqu’autant d’agents seront appelés donc à d’autres tâches.

De plus, le texte interdit l’identification des personnes à l’aide des traces biométriques (visage, empreintes), en pleine conformité de la décision de 2012 rendue par le Conseil constitutionnel. Amesys file un coup de main à l’agence en charge du fichier monstre. Mais qui aura la charge du fichier monstre TES, qui provoque un émoi tel que Bernard Cazeneuve s’est finalement résolu à organiser un débat public ce 9 novembre devant la commission des lois de l’Assemblée ?

Amesys file un coup de main à l’agence en charge du fichier monstre

Selon nos informations, un appel d’offres devrait bientôt voir le jour, quelque part entre fin 2016 et début 2017. Contre plusieurs millions d’euros, des industriels se verront donc confier la tâche d’élargir le fichier TES, qui contient déjà les données relatives à nos passeports, aux cartes nationales d’identité. Premiers recours contre le décret fichant 60 millions de Français.

C’était à prévoir.

Premiers recours contre le décret fichant 60 millions de Français

Fichier TES : le débat - Articles - Comprendre les enjeux autour du fichier TES. Depuis sa publication dimanche 30 octobre 2016, le décret relatif au fichier des Titres Électroniques Sécurisés (TES) – qui pourrait rassembler à terme les données biométriques de près de 60 millions de Français – est particulièrement décrié. Mais de quoi s’agit-il ? Méga-fichier TES : pourquoi il suscite tant de réactions. Publié au Journal Officiel le 30 novembre, le décret aurait pu passer inaperçu.

Méga-fichier TES : pourquoi il suscite tant de réactions

C'était sans compter sur le site spécialisé NextInpact qui a repéré durant le week-end de la Toussaint ce texte actant la création d’un méga-fichier regroupant les données biométriques de 60 millions de Français. De la CNIL au Conseil National du Numérique en passant par la secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire, qui évoque dans L’Opinion un passage "en douce", de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer la mise en oeuvre de ce fichier controversé. Pour Europe 1, Marc Rees, rédacteur en chef du site spécialisé NextInpact et spécialiste des questions juridiques, revient sur les objectifs et les conséquences de la création de ce TES.

» La biométrie des honnêtes gens. La publication du décret du 28 octobre 2016 [1] relatif au fichier des Titres Électroniques Sécurisés a fait naître de grandes inquiétudes quant à la création d’un fichier centralisé d’État contenant les données biométriques de près de 60 millions de nos concitoyens.

» La biométrie des honnêtes gens

Pour en saisir les enjeux et les risques, il est important de comprendre les principes architecturaux et fonctionnels du traitement de données personnelles dont il est question. La biométrie a deux usages principaux : l’authentification et l’identification. L’authentification vise à déterminer si une personne est bien celle qu’elle prétend être. L'intégrale du jeudi 3 novembre - 28 minutes - ARTE. La réponse de Bernard Cazeneuve au Conseil national du numérique, ligne par ligne. Fichier des pièces d'identité : «Ce décret crée un monstre» Fichier TES : désossons les arguments de Jean-Jacques Urvoas et Bernard Cazeneuve.

La publication en douce d’un décret organisant le fichage de 60 millions de Français allait nécessairement faire du bruit. Après cet incendie, Bernard Cazeneuve et Jean-Jacques Urvoas ont endossé les habits de pompier. Costume assez mal taillé tant les arguments sont aussi fragiles que du petit bois. Quoi de mieux qu’un long week-end de Toussaint pour ficher la quasi-totalité de la population, exception faite des moins de 12 ans ?