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XIX siecle

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Qu’est-ce que la République. Recensé : Samuel Hayat, 1848, Quand la République était révolutionnaire.

Qu’est-ce que la République

Citoyenneté et représentation, Paris, Seuil, 415 p., 24€. En mai 2015, le changement de nom de l’UMP, rebaptisé « Les Républicains », suscita la protestation de plusieurs intellectuels. L’historien Jean-Noël Jeanneney reprocha à Nicolas Sarkozy cette « indigne captation d’héritage » tandis que le philosophe Marcel Gauchet pria l’ancien président « d’ajouter un adjectif » au nom de son nouveau parti [1]. Objet de luttes politiques, la République constitue également un terrain d’investigation central et régulièrement réinvesti dans le champ intellectuel [2].

Néanmoins, les travaux proprement historiques se font rares. En revenant aux fondements historiques de la tradition républicaine, l’auteur opère une relecture originale des controverses politiques et intellectuelles soulevées lors de l’insurrection de 1848. Telles sont les questions qui guident la réflexion de Samuel Hayat.

Mauvaises filles – Portraits de prostituées 1925-1935. Alexandre Dupouy est un archéologue du sexe.

Mauvaises filles – Portraits de prostituées 1925-1935

Ce collectionneur français à la tête de druide a passé sa vie à sortir de la poussière ce qu’il définit comme des « vieilleries érotiques et pornographiques ». Dans sa librairie Les Larmes d’Eros, basée dans le 11 e arrondissement parisien et ouverte seulement sur rendez-vous, il accumule et revend des photos, peintures et objets sexuels datant d’avant notre naissance. C’est une sorte de petit musée retraçant l’histoire des mœurs en France. L’histoire de ces photos de gagneuses d’une maison close parisienne des années 1930 commence, quant à elles, il y a quarante ans. En 1975, Alexandre Dupouy reçoit un coup de fil de la part d’un ami libraire. 20 août 1899 : manifestation anarchiste contre l'antisémitisme. 1899 : pic de tension de l’affaire Dreyfus Jeu de l’oie représentant l’affaire Dreyfus Rappel des épisodes précédents de l’affaireL’accusation de trahison portée en 1894 contre le capitaine Alfred Dreyfus, d’origine alsacienne et de confession juive, a déchiré la société française au moins jusqu’en 1906 et l’arrêt de la Cour de cassation qui l’innocente et le réhabilite.

20 août 1899 : manifestation anarchiste contre l'antisémitisme

L’affaire ne rencontrait qu’un écho limité jusqu’en 1898 où Émile Zola publie son célèbre plaidoyer dreyfusard J’accuse ! Des émeutes antisémites éclatent dans plus de vingt villes françaises. L’affaire Dreyfus atteint ainsi son paroxysme en 1899, les tensions croissent, et les deux camps semblent prêts à en découdre. Le 23 février, Paul Déroulède, chef de la "Ligue des patriotes", antidreyfusard, tente un coup d’État. L’appel à manifester dans "Le Journal du Peuple" "Le Journal du Peuple", quotidien anarchiste d’informations de quatre pages [1] publié par Sébastien Faure [2], multiplie alors les articles dreyfusards.

Quentin Verreycken : Gérer les conflits dans l’espace urbain, 18e-21e siècles. Quentin Verreycken Ces dernières années, les « insécurités urbaines » sont devenues une thématique privilégiée des médias, comme l’a encore récemment attesté la polémique autour de la parution de l’ouvrage controversé de Laurent Obertone (2013), La France Orange mécanique.

Quentin Verreycken : Gérer les conflits dans l’espace urbain, 18e-21e siècles.

Plusieurs auteurs ont dénoncé les « marchands de peur » (Rigouste 2011) et « managers de l’insécurité » (Rimbert 2004) qui occupent l’espace médiatique et développent une vision sécuritaire des problèmes sociaux qui lie de façon monolithique pauvreté, immigration et délinquance. Les sciences sociales n’auront pas été en reste dans ce débat, comme le montre l’abondante production scientifique de ces dernières années. Les mots de l’insécurité. Comme le montre la première contribution de Catherine Denys, la notion d’« insécurité », et son corollaire, le « sentiment d’insécurité », sont des concepts relativement récents dans les sociétés occidentales.

La ville en guerre. Manchester walking tour — Peterloo massacre, 196 years on. Tourists may be forgiven in thinking Manchester is all about rain, baggy trousers and Coronation Street.

Manchester walking tour — Peterloo massacre, 196 years on

Perhaps less known is its rich history of political radicalism. You may have read about the homeless campers in tents, or the 50,000 people who marched against the NHS cuts in 2013; maybe also of the rally against council rate-capping during the 1980s. But Mancunian revolts are neither recent nor isolated incidents. Without Manchester, the world today would have been a very different place. St. The massacre, its name a play on Waterloo, was commemorated on Sunday, with actors Maxine Peake and Christopher Eccleston leading the tributes. “It was the largest crowd ever gathered at that point in British history,” says radical historian Michael Herbert.

The outcry sparked was also one of the key contributing factors to the establishment of the Manchester Guardian. To commemorate Peterloo, I’ve designed a walking tour around key sites in Manchester’s radical history: Le socialisme sous presse. Recensé : Thomas Bouchet, Vincent Bourdeau, Edward Castleton, Ludovic Frobert et François Jarrige (dir.), Quand les socialistes inventaient l’avenir (1825-1860), Paris, La Découverte, 2014, 300p., 25€.

Le socialisme sous presse

Quel rapport entre les socialistes du début du XIXe siècle et ceux d’aujourd’hui ? A priori, aucun. En octobre 2014, Manuel Valls proposait même de changer le nom du Parti socialiste. Pourtant, dans un monde où les inégalités sociales et économiques s’accroissent, les socialistes auraient tout à gagner à mettre en avant des marqueurs historiques de gauche [1]. Comme au début du XIXe siècle, moment de naissance du capitalisme industriel et de la presse de masse, le socialisme se situe dans une période charnière où il doit « réinventer l’avenir ».