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Qui lynche qui ?

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Pew Research death penalty poll: Why whites support capital punishment more than blacks. Courtesy NYS Department of Correctional Services/Creative Commons We hear a lot about the racial disparity in death penalty sentencing, namely, that black Americans are dramatically overrepresented on death row. Less remarked on is the disparity in death penalty support, as revealed in a new Pew Research Center survey. Overall, 55 percent of Americans support capital punishment, and 37 percent are opposed. Among whites, however, support for the death penalty jumps to 63 percent, compared to 40 percent for Hispanics and 36 percent for blacks. Religion—or at least, Protestantism—seems to increase the divide. Before we get into why whites are so supportive of the death penalty, it’s important to remember this: There’s no separating capital punishment from its role, in part, as a tool of racial control.

Likewise, in Southern colonies like Virginia and South Carolina (where enslaved blacks were close to half the population), legislatures imposed the death penalty for a long list of offenses. La race : parlons-en. « Surtout n’en parlons pas » se promettait une famille bien élevée au moment de passer à table, au plus fort de l’affaire Dreyfus. Las ! Ils en parlaient pourtant et n’avaient pas assez de toutes leurs fourchettes pour s’embrocher, si l’on en croit les dessins satiriques de Caran d’Ache. Et en effet, comment ne pas en parler, quand tout le monde en parlait ? La famille des sciences sociales a déjà, quant à elle, beaucoup parlé de la race (sur la Vie des idées, voir par exemple ici, ici, et ici). Alors pourquoi rouvrir le débat ? Un consensus domine en France : la race n’est pas une réalité biologique, mais sociale.

La philosophe Magali Bessone fait pour sa part la proposition qu’on ne peut efficacement combattre les inégalités et discriminations raciales (et le racisme) sans utiliser la notion elle-même (voir la recension de Dominique Schnapper). Autrement dit, la race est bien restée une catégorie biologique, parce qu’elle a continué à être utilisée par les biologistes. Nota bene : Ni rire de tout, ni rire avec tout le monde.

« Alors le rire, parlons-en et parlons-en aujourd'hui, alors que notre invité est Jean-Marie Le Pen. Car la présence de Monsieur Le Pen en ces lieux voués le plus souvent à la gaudriole parajudiciaire pose problème. Les questions qui me hantent, avec un H comme dans Halimi sont celles-ci : Premièrement, peut-on rire de tout ? Deuxièmement, peut-on rire avec tout le monde ? À la première question, je répondrai oui sans hésiter, et je répondrai même oui, sans les avoir consultés, pour mes coreligionnaires en subversions radiophoniques, Luis Rego et Claude Villers. S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s'il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout.

De la guerre, de la misère et de la mort. [...] Achille Mbembe : « Le sous-prolétaire chinois est un nouveau nègre » Achille Mbembe à Saint-Malo, en juin 2011 (CYRIL FOLLIOT/AFP) Achille Mbembe, 56 ans, historien et philosophe camerounais installé en Afrique du Sud, enseignant à Johannesburg et à Harvard (Etats-Unis), écrit régulièrement des essais percutants. L’avant-dernier, « Sortir de la grande nuit » (La Découverte, 2010), exhortait les citoyens africains à prendre leur destin démocratique en mains.

Le dernier, « Critique de la raison nègre » (La Découverte, 2013), dégomme magistralement le racisme. Cet essai renvoie par son titre au livre le plus connu de Kant, paru en 1781. Avec la marginalisation de l’Europe dans l’économie mondiale et la montée en puissance des pays émergents, faut-il s’attendre à la fin du racisme post-colonial et à l’idée même de race nègre ? Rue89 : Vous dites dès le départ que l’Europe n’est plus le centre de gravité du monde, mais vous empruntez votre titre à Kant. Voulez-vous tisser avec ce livre l’envers de la pensée européenne ? Elle mêle les deux. Oui, absolument.

Aamer Rahman (Fear of a Brown Planet) - Reverse Racism. Race, état d’exception et impasses de l’ « antiracisme ». Militer aujourd’hui avec Fanon | Les Indigènes de la République. Nous aurons l’occasion de rendre hommage plus longuement, sur le site du PIR, à la pensée et l’œuvre du psychiatre martiniquais. Pour l’heure, nous livrons ici quelques réflexions, à partir de la pensée de Fanon, sur l’ « état d’exception » permanent, les limites du combat « antiraciste » et les perspectives de luttes décoloniales. Il peut sembler curieux de débuter un article consacré en grande partie à Fanon par une citation, qui plus est assez longue, d’un autre auteur. Pourtant, comme nous le verrons, le bref détour que nous faisons ici par la pensée de W.

Benjamin, permet d’ouvrir de très larges perspectives en termes de luttes indigènes. . « La tradition des opprimés nous enseigne que l’ « état d’exception » dans lequel nous vivons est la règle. Du point de vue de tous ceux et de toutes celles qui en subissent les effets, le racisme n’est pas une exception. Dans les maisons et dans les cerveaux. Elle est tout simplement nécessaire pour créer le désordre.

Rafik Chekkat, membre du PIR. Thuram et Lemarchand ; quand le racisme instrumentalise les violences sexistes. Je vous parlais dernièrement de l'instrumentalisation du féminisme par l'extrême-droite à des fins racistes ; ce weekend en a fait la parfaite démonstration et je crois important d'en parler. Samedi il était révélé dans la presse que Karine Lemarchand avait porté plainte pour coups et blessures contre son ex compagnon Lilian Thuram. Très rapidement, se créa sur twitter un topic de soutien à Thuram qui dégueulait de propos sexistes : on était en plein slut-shaming, le fait de blâmer la victime.

Non moins rapidement l'extrême-droite se jeta sur l'affaire ; l'occasion était trop belle avec un militant noir de gauche accusé de violences sexistes. Karine Lemarchand a depuis retiré sa plainte ; Thuram aura tout de même un rappel à la loi puisque dans ce genre d'affaires, on peut poursuivre sans plainte de la victime. Avant de parler de cette histoire, je pense qu'il convient de parler des accusations de viols - qui sont des violences sexistes - face aux hommes noirs. Christiane Taubira ; un traitement entre racisme et sexisme. Toutes les femmes politiques subissent du sexisme c'est à dire qu'elles sont critiquées sur ce qu'elles sont mais pas sur ce qu'elles font. Elles sont ainsi renvoyées à leur genre lorsque leurs idées politiques, leurs propositions de loi ne conviennent pas à leurs opposants.

On va ainsi renvoyer une femme à "garder les enfants" ou "à ses casseroles". Lors de la proposition de loi sur les 35 heures, un chef d'entreprise proposa d'envoyer à Martine Aubry un bataillon de parachutistes ; pour lui, il était évident qu'une telle proposition ne pouvait avoir été dictée par la raison, mais par la frustration sexuelle. Lors de l'élection à la députation de Marion Maréchal-Le Pen, beaucoup ne se privèrent pas de créer des photo-montages pornographiques au lieu de l'attaquer sur le terrain des idées.

Les femmes sont ainsi renvoyées au sexe et à leur sexe. Christiane Taubira est ministre de la justice ; elle est également une femme, noire et âgée. Le critère de baisabilité Une femme noire. La carrière d'un enseignant-chercheur dérape après des mails racistes. Alioune Gueye est intarissable. L’enseignant-chercheur sénégalais revient inlassablement sur sa carrière universitaire, ses états de services «irréprochables» et surtout, cette «histoire de mails racistes». Après avoir joué le jeu de la discrétion pendant des mois sur les conseils des mandarins de la fac de droit de La Rochelle, le doctorant ne veut plus se taire. Surtout depuis que son contrat d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (Ater) n’a pas été renouvelé à la fin de l’année scolaire. Le juriste, après avoir contacté le quotidien Sud Ouest, menace aujourd’hui de saisir le tribunal administratif. Les faits remontent à novembre 2012. Gueye, qui prépare une thèse sur le règlement intérieur du parlement européen, encadre un travail dirigé (TD) de droit public.

L’enseignant affirme avoir découvert le message deux jours plus tard, dans sa messagerie professionnelle. «L’affaire a été réglée à l’amiable» «Monsieur le professeur, je ne suis pas votre esclave» «Double peine» The Good, Racist People. Les fondements politico-économiques du fémonationalisme. Bien que le concept de fémonationalisme soit peu usité en France, il fait écho aux nombreux débats sur l'instrumentalisation de la rhétorique de l'égalité entre hommes et femmes à des fins racistes. Cette notion pourrait bien prendre une actualité à l’heure où le discours « paternaliste » envers les femmes voilées qu’évoque Farris dans son article se mue en actes et en violences racistes. Dans cet article, Sara Farris propose d’éclairer le phénomène fémonationaliste à travers les transformations de la place des migrant-e-s sur le marché du travail globalisé et les nouvelles différenciations entre hommes et femmes immigré-e-s.

Introduction Le Premier Monde endosse le rôle traditionnellement dévolu à l’homme dans la famille – gâté, doté de tous les droits, incapable de cuisiner, de nettoyer ou de trouver ses chaussettes. Les pays pauvres se comportent comme la femme traditionnelle – patiente, nourricière et effacée. Qu’est-ce que le fémonationalisme ? Fournisseur d’emplois et d’aide sociale.

« Oui mais quand même, la religion, c’est mal » Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes. Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. » Bon, d’accord.

Parlons-en, alors. Islamophobie : entretien avec le sociologue Marwan Mohammed. Marwan Mohammed (@marwanormalzup) est sociologue au CNRS (Centre Maurice Halbwachs) et Abdellali Hajjat est sociologue à l’Université Paris Ouest Nanterre. Ils animent (avec Houda Asal) un séminaire sur l’islamophobie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Ils sont aussi co-auteurs de « Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le “problème musulman” » (à paraître le 26 septembre aux éditions La Découverte). Pour Rue89 Marwan Mohammed revient sur l’émergence et la diffusion du vocable « islamophobie » en France. Où et quand est née la notion d’islamophobie ? On doit l’invention du néologisme « islamophobie » à un groupe d’« administrateurs-ethnologues » spécialiste de l’islam ouest-africain : Alain Quellien, Maurice Delafosse et Paul Marty.

Mais il n’existe pas d’adjectif comme « islamophobe » : « eslam setiz » semble possible, mais il n’est pas très utilisé. Pour vous comment se manifeste l’islamophobie aujourd’hui en France ? De l’expression "racisme anti-blancs" Vous savez que vous ne trouverez pas cette expression validée sur ce blog. Mais j’aimerais énumérer quelques unes des choses que j’entends et que je rapporte à celle-ci: Voilà pèle-mêle certaines des idées qui résonnent dans mon esprit quand j’entends cette expression. Elle résonne dans un endroit émotionnel spécial, et l’utiliser fait de vous un mauvais allié dans la lutte antiraciste. C’est ce que j’essayais d’expliquer (entre autres) avec force et énervement (en vain) sur ce forum.

Certains n’y voient qu’une bataille de vocabulaire entre discrimination raciale et racisme. Je n’en vois pas d’autre, à part redire que le blanc a raison (et alors maintenir votre privilège). Plus sur le racisme antiblanc : Excellent texte du nègre inverti que vous pouvez retrouver dans ma blogroll. Like this: J'aime chargement… De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc » Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social).

Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. “il y a des blancs pauvres !

Blanc privilège

"C'est toute l'atmosphère de Trappes qui nous donne des envies de révolution" RokhayaDiallo : Ça devient grave RT “@flnm93:... Le jeu dangereux de Caroline Fourest avec «les radicaux de l’islam» Les historiens Julien Gaertner et Yvan Gastaut reprochent à Caroline Fourest de confondre enquête journalistique et documentaire militant avec Les radicaux de l’islam car ses images et commentaires «jettent la suspicion sur une partie de la population française, celle de confession musulmane». En laissant croire que «les musulmans comploteraient en groupe contre la République», la chroniqueuse mène un «jeu aussi dangereux que les dérives radicales dénoncées». L’intrigue commence dans une ambiance digne d’un film d’espionnage, même si le générique de l’émission fait davantage penser à Faites entrer l’accusé plutôt qu’à un épisode de la saga James Bond. Les mains enfoncées dans les poches de son trois-quarts cuir, le menton engoncé dans une écharpe pour se protéger du froid à la sortie d’une bouche de métro, Caroline Fourest s’extraie des bas-fonds pour mettre à jour un complot menaçant de faire s’écrouler la République laïque.

. (1) Voir l’extrait situé à 29’40’’ du « documentaire ». Le piège identitaire. Le dernier livre de Michel Agier nous parle de notre monde et de sa complexité. Il nous fait voyager du monde des migrants échoués à Patras (Grèce) ou morts dans un camion en passant une frontière à la Vila Flaviana de Salvador de Bahia (Brésil), de la maison des initiés dans la société baruya en Nouvelle-Guinée à la Tunda, monstre urbain des quartiers d’Agua Blanca à Cali (Colombie). Mais, s’il nous y conduit, c’est d’abord pour mieux nous parler de nous et des perplexités sociales et politiques que nous avons tôt fait de qualifier « d’urbaines ».

Privilège de l’anthropologue : sa proximité avec des situations lointaines le met, plus que d’autres, en capacité de désigner l’étrangeté de ce qui nous est si proche. La réflexion qu’il nous propose est difficile. Elle est néanmoins salutaire. Le monde contemporain, celui que nous vivons et qu’il nous est si difficile de penser, est soumis à un paradoxe intellectuel. L’homme frontière Une telle anthropologie a ses exigences. Bibliographie. Eric Fassin : « Manuel Valls valide les thèses de la droite » « Un juste retour de bâton ». Entretien avec Houria Bouteldja et Sadri Khiari. La discrimination négative. Stigmatisation et discrimination des banlieues. « La discrimination négative » le dernier ouvrage de Robert Castel : à lire absolument. Le racisme anti-blanc n’existe pas. La Condition noire (Pap Ndiaye) Le racisme antiblanc expliqué à mes potes. « Racisme anti-Blancs » : mise en cause, Houria Bouteldja répond. Bouamama, en examen pour racisme anti-blanc.

Racisme antiblancs : spectre de l’anti-France et grande confusion | Rue89 Politique. Domota trouve ça un peu fort. Sartre et le « racisme antiraciste » Mavis Staples "Eyes On The Prize" MALCOLM X: "I Am Not a Racist" (May 21, 1964)