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Egalité

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MENE1500237C. La politique éducative en faveur de l'égalité entre les filles et les garçons à l'École repose à la fois sur la formation, initiale et continue, de l'ensemble des personnels, et sur la prise en compte, au cœur des enseignements et de la pratique pédagogique, d'un principe qui est au fondement de notre République et qui constitue un des objectifs du service public d'enseignement.

Elle a pour finalité la constitution d'une culture de l'égalité et du respect mutuel partagée par l'ensemble des membres de la communauté éducative, élèves, personnels, parents et partenaires concourant aux missions de l'école, et garantit à chaque élève, fille ou garçon, un traitement égal et une même attention portée à ses compétences, son parcours scolaire et sa réussite. 1 - Généraliser la formation initiale et continue de l'ensemble des personnels à l'égalité entre les filles et les garçons à l'École Formation initiale des personnels Formation continue des personnels. FetG_2015_396826.pdf. Education pour tous : Un idéal qui reste à atteindre. Un nouveau rapport de l'Unesco l'atteste : le rêve de l'éducation pour tous que la communauté internationale s'était donné pour 2015 n'est pas atteint.

Pire les efforts stagnent. Et les promesses des donateurs ne sont pas tenues. Selon l'Unesco il y a bien eu de grands progrès de faits depuis le début du siècle. 84% des enfants d'âge de l'école primaire étaient scolarisés en 1999. Les Nations Unies s'étaient fixées le cap des 100% en 2015. On n'en est pas là : 93% des enfants sont scolarisés. 58 millions d'enfants restent à la porte de l'école primaire. L'éducation primaire pour tous reste un rêve dans de nombreux pays particulièrement en Afrique subsaharienne. L'Unesco soulève aussi la question des sorties précoces : dans 32 pays , 20% des enfants quittent l'école primaire avant sa fin.

Le défi de l'enseignement secondaire reste encore à lever malgré les progrès . Comment expliquer l'échec relatif du programme Education pour tous ? François Jarraud Communiqué. Plan pour l’égalité à l’école : ce que Vallaud-Belkacem a sacrifié aux réacs. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education, le 25 novembre 2014 à Paris (NICOLAS MESSYASZ/SIPA) « Le contenu de ce nouveau site internet est plus raisonnable, c’est très positif. » Ces propos enthousiastes ne sont pas ceux du service com’ de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, qui a lancé mardi son nouveau plan « pour l’égalité filles-garçons ».

Non, c’est la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, en croisade contre feu les ABCD et qui se réjouit auprès de Rue89 du fait que le nouveau site du ministère de l’Education nationale ait « pris en compte les remarques de son collectif ». Elle explique : « Il y a une amélioration sur la forme. Ambition ou renoncement ? Le nouveau plan égalité a-t-il été épuré, pour contenter tous les réacs obsédés par une supposée « théorie du genre » ? Nous avons donc comparé le nouveau site avec l’ancien pour vérifier l’ambition de ce plan. Des mots perçus comme « menaçants » Le mot « genre » a également disparu. Quelles politiques éducatives contre la ségrégation ? Dans la lutte contre les inégalités à l'Ecole un grand pas a été fait le 2 juillet. Pour lutter contre la ségrégation sociale et scolaire à l'Ecole il faut la connaitre. C'est le sens de l'action que mène depuis 2011 la région Ile-de-France avec l'Observatoire de la mixité sociale et de la réussite éducative.

Le 2 juillet, il publiait trois études financées par le conseil régional. Pour Henriette Zoughebi, vice-présidente de la région en charge des lycées, ces études sont "un véritable apport pour des politiques publiques". Et si le "PISA choc" avait enfin eu lieu à Paris le 2 juillet ? Pour l'OCDE les inégalités sociales à l'Ecole sont le premier problème du système éducatif français.

Elle génère notamment un échec scolaire massif et ciblé socialement qui pèse durablement sur la société française. Si la ségrégation a été bien étudiée au niveau des collèges, les études de l'Observatoire abordent le territoire vierge des lycées. Quel impact d'Affelnet sur la ségrégation ? François Jarraud. Égalité des filles et des garçons. Une politique éducative en faveur de l'égalité à l'école Le code de l'éducation rappelle que la transmission de la valeur d'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, se fait dès l'école primaire.

Cette politique publique est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et que d'autres modèles de comportement se construisent sans discrimination sexiste ni violence. Elle a pour finalité la constitution d'une culture de l'égalité et du respect mutuel. Les établissements sont invités à inscrire cette problématique dans leur règlement intérieur et à mettre en place, dans le cadre des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), des actions de sensibilisation et de formation dédiées.

Les écoles, collèges et lycées sont également incités à nouer des partenariats, notamment avec des acteurs du monde économique et professionnel ou du secteur associatif, pour développer des projets éducatifs autour de l'égalité. Égalité des chances ou école démocratique. Les mots sont des pièges. L’égalité des chances est inscrite au cœur des valeurs démocratiques mais c’est une expression ambiguë, slogan politique justifiant la méritocratie et “label” appliqué à des actions disparates et sans cohérence.

Elle se fonde sur un libéralisme prônant l’individualisme et niant les déterminismes sociaux à l’œuvre qui transforment les victimes en coupables. Dans cette perspective le bilan de la massification est à faire.François Dubet et Vincent Troger nous rappellent que le mythe égalitaire s’effondre, se parcellise à la fin du XXe siècle. Denis Meuret avance le paradoxe d’une école américaine finalement plus juste que la nôtre. Avec l’égalité des chances, on avait inventé un slogan mobilisateur qui permettait de sauver la face : l’élitisme républicain rejoint l’organisation de la classe et de l’établissement voulue par l’église puis par le lycée napoléonien.

L’école, l’égalité des chances, la gauche et la droite. L’égalité des chances scolaires est un objectif politique à la fois consensuel et marginal, consensuel parce qu’il réconcilie égalité et inégalités, marginal parce que sa poursuite heurte des valeurs fortes de chaque camp politique. La Droite traditionnelle se divise en France en deux courants. Le premier, littéraire et élitiste, se soucie d’excellence. Il assimile l’égalité des chances à la reconnaissance du mérite. Son emblème est Pompidou : de Monboudif (Cantal) à Normale Sup. Gauche dénonciatrice, gauche réformiste On peut aussi distinguer deux courants à gauche. La gauche réformiste croit davantage à la possibilité de diminuer l’inégalité des chances, elle nous a donné l’ouverture du second cycle long pendant la décade prodigieuse (1985-1994), qui a diminué les inégalités sociales d’accès à l’enseignement supérieur, comme la droite colbertiste avait fait diminuer les inégalités sociales d’accès au second cycle de l’enseignement secondaire.

Vertus du néolibéralisme ? Quelle justice ? L'Ecole, cible de la mobilisation pour les valeurs de la république. Peut-on sauver les valeurs de la République dans la division ? Trois mois après la grande manifestation du 11 janvier, c'est toujours vers l’École que se tournent les responsables pour transmettre et sauver les valeurs de la République. Le 15 avril, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, et celui du Sénat, Gérard Larcher, ont chacun de leur côté remis un rapport au président de la République sur la renaissance des valeurs de la République.

Malgré son âge, la République sait encore faire le grand écart car les deux projets ne traitent pas des mêmes valeurs. Ils ne sont d'accord que sur un point : c'est l’École qui va régler le problème. Rien de commun entre les rapports de Gérard Larcher, le sénateur UMP des Yvelines et Claude Bartolone, le député socialiste du 93. Soumettre l'élève à une identité nationale "La nation française, un héritage en partage", le rapport de G.

Mais ce n'est pas la seule incohérence. L'enseignement de l'histoire au service du roman national. Un comparateur des collèges relance la concurrence entre établissements. Le jour même où le ministère de l'éducation nationale annonce sa volonté de revoir les secteurs des collèges pour lutter contre l'apartheid scolaire, L'Etudiant met en place un comparateur des collèges qui va exactement en sens contraire. Reposant sur des bases discutables, le comparateur porte un coup funeste à une Education nationale qui tente de lutter contre la montée des inégalités. Elle va rendre plus difficiles ses efforts pour lutter contre la ségrégation scolaire. Le jour même où le gouvernement lance "la grande mobilisation pour les valeurs de la République", le travail ministériel est sapé de l'intérieur et de l'extérieur. Une information tronquée des familles " Que vaut votre collège ?

L'écran d'accueil montre immédiatement la supériorité du privé (comme par hasard en bleu) sur le public (comme par hasard en rouge). Quelle responsabilité sociale ? La publication de ces palmarès d'établissements les met directement en concurrence là où elle est possible. François Jarraud. L'égalité filles - garçons, c'est bon pour les garçons. La mode médiatique serait plutôt au retour des écoles non mixtes et à la séparation entre filles et garçons.

Pourtant, en dehors de ses vertus sociales et politiques, la mixité a tendance à améliorer les résultats scolaires et particulièrement ceux des garçons. On pourrait croire que dans l'école républicaine, totalement soumise à des programmes nationaux et des corps d'inspection et d'enseignement nationaux, la mixité règne de façon identique dans les cours d'école.

Il n'en est rien comme le révèle une publication de l'Insee basée sur des statistiques régionales. L'Insee a eu l'idée de montrer les écarts entre garçons et filles selon les régions pour l'accès au diplômes d'études supérieurs la réussite au bac général, la scolarisation à 18 ans, l'inscription en bac professionnel et la lecture efficace à 17 ans. L'insee montre particulièrement la situation en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Mais d'autres arguments poussent à la mixité. François Jarraud Insee Première. L'Ecole préfère les filles (et vice - versa) Normalement le 8 mars on soulignes les inégalités imposées aux filles. Elles existent bien à preuve le fait que le devenir professionnel des filles et garçons, à diplôme égal, sont inégaux, au détriment des filles aussi bien en terme de salaire que d'accès à l'emploi. Mais l'Ecole ne fonctionne pas comme cela. Si certaines filières sont bien ségrégatives, l'Ecole est un univers où les filles dominent.

Mieux c'est un endroit où on surnote les filles. Mieux, un lieu où les filles font monter les résultats des garçons. Alors à l'Ecole, le problème c'est les garçons, pas les filles ? Ce n'est pas seulement que les filles réussissent mieux... Que les filles réussissent mieux à l'Ecole que les garçons, toutes les statistiques de l'Education nationale le montrent, à commencer par l'annuel "Filles et garçons sur le chemin de l'égalité".

C'est que l'Ecole préfère vraiment les filles C'est moins connu, mais le système préfère les filles. Plus fort, à l'Ecole l'avenir des garçons c'est les filles. Les facteurs d'inégalités sociales et cognitives au collège mis à nu. Comment expliquer le lien entre l'origine sociale et les inégalités de résultat au collège ? Trois études de la Depp, la direction des études du ministère, abordent sous des éclairages différents cette question.

La dernière, publiée dans un nouveau numéro d'Education & formations (no double 86-87) qui parait le 26 mai, montre des différences importantes dans les acquis cognitifs des collégiens en fonction de leur origine sociale. Durant la scolarisation au collège, le bagage culturel familial fait la différence. Les inégalités sociales au collège se réduisent Les inégalités sociales de résultats au collège sont bien réelles. Malgré un décrochage cognitif important Cet échec au collège, dans une étude de décembre 2013, Jeanie Cayouette-Remblière (CREST EHESS) l'appréhendait une première fois au ras de la classe. Le discours scolaire au centre du décrochage Ce n'est pas le cas pour le niveau en maths et la mémoire encyclopédique où le collège accroit les inégalités sociales. François Jarraud. Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard En matière d'éducation les apparences sont parfois trompeuses.

Les récentes discussions sur l'ouverture sociale des grandes écoles - via un quota imposé de 30 % de boursiers - ne contribuent pas forcément à faire avancer l'égalité des chances. En détournant le regard, elles feraient même oublier que le système éducatif français est un des plus inéquitable de l'OCDE ; qu'au fil d'une scolarité, les inégalités entre les classes sociales se creusent et que sur ces dix dernières années les enfants les plus défavorisés n'y acquièrent plus le socle minimum. Dans Les Places et les chances (un livre à paraître le 11 février, au Seuil), le sociologue François Dubet interroge le modèle français qui consiste à panser ici ou là les plaies de l'inégalité, plutôt que de penser une société plus égalitaire.

A ses yeux, il existe en effet deux grandes conceptions de la justice sociale. Au fil du temps, l'école devient de plus en plus inégalitaire. L'école ne garantit pas l'égalité des chances pour 7 Français sur 10. Christel Brigaudeau et Henri Vernet | 27 Nov. 2014, 07h05 | MAJ : 27 Nov. 2014, 09h01 Longtemps, la force de la République, c'est qu'elle promettait à tous ses enfants de s'élever grâce à l'école. Cela, c'était avant la crise. Crise d'un système scolaire qui laisse de côté les élèves les plus en difficulté et crise économique qui prive de débouchés de plus en plus de jeunes, surtout chez les moins diplômés.

Résultat, « une crise de confiance des classes moyennes, les plus sensibles à l'effet ascenseur social, envers l'école » constate Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol). Son institut vient de réaliser avec l'Ifop une vaste enquête* auprès de ces classes moyennes, un enjeu politique majeur pour la gauche et la droite. . « Le principal moteur des parents, c'est un soutien individualisé des enfants qui les rassure, relève Frédéric Dabi, de l'Ifop. > Venez débattre et poser vos questions sur nos forums ! Introduction aux outils pour l'égalité entre les filles et les garçons à l’école. Egalité filles-garçons : l’élan brisé. Dans sa petite école rurale de l’Eure, Sophie, la directrice, ne cache pas qu’en matière de lutte contre les inégalités « le soufflé est retombé ». Ici, comme dans 250 autres écoles primaires, l’équipe s’était saisie, le temps d’un semestre l’an dernier, des « ABCD de l’égalité », ce dispositif de lutte contre les stéréotypes sexués interrompu par le gouvernement en juin 2014, face aux assauts des lobbys traditionalistes. « Un coup de frein à une belle dynamique », regrette-t-elle.

Ici, aucun parent d’élève n’était venu s’en plaindre – bien au contraire. Depuis, la directrice n’ignore pas qu’un « plan d’action », détaillé par le ministère de l’éducation le 25 novembre 2014, a succédé à l’expérimentation. Qu’il est même censé « amplifier » les ABCD de l’égalité, en coupant l’herbe sous le pied de ceux qui, comme La Manif pour tous, persistaient à y voir un « cheval de Troie de la théorie du genre » . « Recul idéologique » Formation des enseignants. Comment l'Education nationale fabrique la ségrégation scolaire. Egalité : Qu'attend l'Education nationale ?