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Inégalités / solidarités

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La sociologue Nonna Mayer donne la parole aux « inaudibles » – ATD (Agir Tous pour la Dignité) Quart Monde. À la veille de la présidentielle de 2012, avec une équipe de jeunes chercheurs, Nonna Mayer et Céline Braconnier sont allées interroger des personnes dépendant de l’aide sociale. Elles ont rapporté un ouvrage passionnant et rare, «Les inaudibles». La sociologue nous a accordé une interview dont nous publions ici la version intégrale.

Pourquoi avez-vous choisi ce sujet de recherche ? D’une certaine façon, ATD Quart Monde a été l’un des éléments déclencheurs. En 2008, on avait organisé un grand colloque à Sciences Po Paris sur «La démocratie à l’épreuve de l’exclusion» (1) et c’est à ce moment que j’ai découvert ATD. A l’époque, je voulais travailler sur les inégalités et leur impact politique. Comment avez-vous travaillé sur le terrain ? Nous avons mené des entretiens approfondis dans les agglomérations de Paris, Bordeaux et Grenoble. Qui avez-vous rencontré ? « La précarité, un isolement social et culturel aussi » Combien sont-ils, ces inaudibles ? Que disent-ils de la présidentielle 2012 ? L'invisible (1/5) : L’invisibilité comme grille de lecture sociale.

Premier jour d'une semaine qui sonde l'invisible. Nous commençons aujourd'hui par parler de la construction de l'invisibilité sociale. Avec Melaine Cervera, docteur et enseignant en sciences économiques et Renaud Hourcade, docteur et enseignant en sciences politiques. En décembre dernier, ils rendaient ensemble à l'ONPES un rapport sur L’invisibilité sociale au prisme de la représentation des élus.

Leur travail porte plus généralement sur la reconnaissance sociale et institutionnelle des personnes "invisibles", les pratiques sociales invisibles, l'invisibilité sociale comme vecteur de sociabilité… En fin d'émission, retrouvons toute cette semaine le peintre Jean-Pierre Plundr, dont l'atelier se trouve à Auvers-sur-Oise (95). Il commence par évoquer sa découverte de la radio. Programmation musicale : Etienne Daho, En surfaceMickael Kiwanuka, Tell me a tale. Des "invisibles" aux "inaudibles" Dans cette dernière partie, l'équipe de la Grande Table reçoit Céline Braconnier , professeure des universités à Cergy- Pontoise et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, elle publie Les Inaudibles – Sociologie politique des précaires (Presses de Sciences Po, mars 2015).

A nos côtés, pour dialoguer avec elle, nous reçevons Thierry Pech, directeur général du think tank Terra Nova. La précarité est davantage un basculement qui se construit peu à peu, vécu plus comme un moment qu'une condition. C'est cette abscence du lien social qui rend possible cette approche du bouc émissaire. C'est une population dans laquelle on retrouve tous les clivages. Ils attendent cependant, des actes des politiques qui les aideraient à rebasculer de l'autre côté. Des Idées au quotidien, la chronique de Raphaël Bougois : "La France bascule, mais pas le discours politique. " Pour réécouter la première partie de l'émission sur "Le cinéma du réél", cliquez ici. Intervenants. Exclues, les nouvelles classes populaires s'organisent en "contre-société" Pour le géographe Christophe Guilluy, les classes populaires vivent désormais dans une "France périphérique" où elles partagent une même perception des choix économiques et sociétaux des dirigeants.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Guilluy, géographe Le malaise français ne serait donc qu'un bégaiement de l'histoire, un processus connu qui, en temps de crise, conduit inexorablement les classes populaires vers le populisme, la xénophobie, le repli sur soi, la demande d'autorité. Cette analyse occulte l'essentiel, le durcissement de l'opinion est d'abord le fruit d'une mise à distance radicale des classes populaires.

En effet, pour la première fois dans l'histoire, les classes populaires ne sont pas intégrées au projet économique et social des classes dirigeantes. La nouvelle géographie sociale permet de révéler ce bouleversement. Après trois décennies de recomposition économique et sociale du territoire, le constat est redoutable. Justice sociale et coopération. Recensé : David Robichaud, Patrick Turmel, La juste part. Repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2016, 14,50 €. Court essai enlevé de 140 pages, l’ouvrage de David Robichaud et Patrick Turmel mobilise un grand nombre d’exemples (allant du grille-pain au sport de combat…) pour servir un propos avant tout argumentatif qui apporte moins d’éléments nouveaux qu’il ne compile ceux qui existent déjà, dans un ouvrage intellectuellement exigeant à destination du grand public. À la question : les « inégalités sont-elles le prix à payer pour les grands bénéfices de l’économie de marché ?

Dans quelles limites peut-on intervenir dans la distribution de la richesse, et peut-on le faire sans brimer les libertés individuelles ? L’objectif : déconstruire l’idéologie capitaliste Cet ouvrage répond à un contexte précis. Pars destruens, pars construens L’ouvrage a deux faces : une pars destruens et une pars construens. Quatre remarques critiques.

Comment agir contre les inégalités. Recensé : Anthony B. Atkinson, Inégalités (Inequality. What Can Be Done ?) , traduit de l’anglais par Françoise et Paul Chemla, préface de Thomas Piketty, Seuil, 2016. 448 p., 23 €. Anthony Atkinson publie un ouvrage à la fois très complet et très intuitif, qui embrasse la question des inégalités en essayant d’être le plus exhaustif possible. Ce qu’il faut savoir sur les inégalités Le livre se découpe en trois parties, et la première – un grand état des lieux des connaissances – se suffirait à elle seule. Pourquoi s’intéresser aux inégalités ? Anthony Atkinson défend d’abord son champ de recherche. L’auteur cite sans trop avoir l’air d’y croire les études et les arguments liant les d’inégalités et les questions de cohésion sociale et de criminalité. Et quand bien même on ne s’intéresserait qu’à l’égalité des chances, l’auteur rappelle que les inégalités effectives pour une génération ont des conséquences sur l’égalité des chances de la génération suivante.

La mesure des inégalités. Robert Castel - La crise de la cohésion sociale: l'école et le travail dans un temps d'incertitude. "Les Évaporés du Japon", ces gens qui disparaissent du jour au lendemain. “Chaque année, quelque 100.000 Japonais s’évaporent sans laisser de traces.” Léna Mauger et Stéphane Remael sont partis à la rencontre de ces “évaporés”, et en ont fait un livre, paru aux éditions des Arènes. Les évaporés du Japon est le résultat d’une enquête qui s’est étendue sur plusieurs années. Léna et Stéphane ont fait de nombreux allers-retours entre l’archipel et la France, à la recherche de ces hommes et de ces femmes disparus volontairement, ou de leurs proches. Shunsuke en avait assez de son travail stressant. Masao n’a pas voulu faire honte à ses parents après sa sortie de prison. Comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre sur un tel phénomène? Léna Mauger – Avec Stéphane, nous étions en voyage au Japon pour son travail.

Vous semblez pourtant avoir eu du mal à trouver des interlocuteurs… Sur place, c’était en effet un peu compliqué : les gens ne voulaient pas témoigner. Comment avez-vous fait pour finalement parvenir à recueillir des témoignages ? Initiative fédérale pour un revenu de base - Initiative fédérale. Le revenu de base inconditionnel (RBI) est un versement mensuel par une caisse publique, à chaque individu, d'une somme d'argent suffisante pour couvrir les besoins de base et permettre la participation à la vie sociale, comme une rente à vie. C’est la concrétisation d’un droit humain fondamental. L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de vie, etc.

Le revenu de base n’est pas une prestation sociale et ne doit pas être confondu avec le salaire minimum, l’assurance chômage, l’aide sociale ou toute autre prestation attribuée de manière conditionnelle. Le revenu de base, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Le revenu de base est donc : Financement Liens. FINLANDE - Le Gouvernement prépare l’expérimentation du revenu de base.

Le gouvernement finlandais vient de franchir une première étape pour tenir sa promesse d’expérimenter le revenu de base au cours de son mandat. Formé après les élections générales au printemps dernier, le nouveau gouvernement finlandais, dirigé par le Parti centriste, avait promis d’expérimenter le revenu de base. Il vient d’annoncer l’octroi d’une subvention à un groupe de travail chargé, à échéance 2016, de la définition des paramètres qui permettront cette expérimentation. Ce groupe est composé de chercheurs du département de la sécurité sociale et de retraite finlandaise (Kela), de l’Université de Tampere, un influent Institut de Recherche Économique ainsi que du think-tank indépendant Réservoir, qui a déjà fait connaître sa propre proposition pour une expérimentation du revenu de base.

Un soutien populaire fort et persistant pour le revenu de base Kela a déjà commencé le travail en publiant une série d’articles et d’études sur le revenu de base. Sur le même thème 12 février 2013. Raconterlavie.fr : “le Parlement des invisibles” • Brèves, Pierre Rosanvallon, Invisibilité, Démocratie. «Le pays ne se sent pas écouté.» Ce constat est aussi le leitmotiv de Raconter la vie, le projet d’ampleur initié par Pierre Rosanvallon, spécialiste de l'histoire de la démocratie et auteur de La Société des égaux. Le pays ne se sent pas écouté, il va donc trouver les moyens de s’écrire et de décrire ces « misères cachées » et ces « détresse insoupçonnées » qui fracturent la démocratie. Raconter la vie repose sur une collection de livres de témoignages et sur un site Internet participatif dont l’objectif est double : « Il est de faire sortir de l’ombre des existences et des lieux.

Mais il est aussi de contribuer à la formation de nouvelles catégories pour appréhender la société aujourd’hui et en comprendre plus efficacement les ressorts et les problèmes. » Le Parlement des invisibles Quels sont ces problèmes ? Le physicien Sébastien Balibar relate ainsi la vie d’un Chercheur au quotidien ; Anthony, 27 ans, celle d’un Ouvrier d’aujourd’hui. Vers une démocratie narrative. Mesdames & Messieurs. Comment organiser une projection-débat sur le revenu de base ? Les projections-débat sont un bon moyen de promouvoir le revenu de base. Il existe à l’heure actuelle deux long-métrages documentaires : « Le revenu de base, une impulsion culturelle » (Daniel Häni et Enno Schmidt) et « Un revenu pour la vie » (Michaël le Sauce). Il existe aussi 4 mini-films pédagogiques sur une proposition de revenu de base (2014). Ces film sont de bons supports car ils introduisent le sujet de manière assez complète, passent en revue les objections les plus fréquentes et permettent donc de dépasser les craintes initiales pour vraiment débattre du sujet.

Les formats de ces films sont adéquats pour une projection en public, car ils laissent du temps pour la discussion avec les spectateurs. Comment organiser un ciné-débat ? Voici quelques conseils pour vous guider. Avant l’évènement : Pendant l’évènement : Après l’évènement : Envoyez-nous des photos de vos évènements et remplissez cet outil de suivi ! Un revenu pour la vie Le revenu de base, une impulsion culturelle Oui et non. Joan W. Scott ou l’histoire critique des inégalités. « La critique ce sera l’art de l’inservitude volontaire, celui de l’indocilité réfléchie » [1]. Placée en exergue de son article « L’Histoire comme critique » [2], cette citation de Foucault constitue un raccourci saisissant pour appréhender le parcours épistémologique de l’historienne américaine Joan Scott.

Professeure à l’Institute for Advanced Study de Princeton, Joan Scott est l’auteure de nombreux travaux sur le genre, le féminisme et la citoyenneté. Chercheuse mouvante et plurielle, elle a évolué de l’histoire sociale marxiste à l’histoire des femmes, puis, dans le courant des années 1980, de l’histoire des femmes à l’histoire du genre dont elle a été une des premières théoriciennes. Ces historiographies engagées furent à chaque fois pour Joan Scott matière à une réflexion critique, susceptible d’éclairer les points aveugles des systèmes sociaux de la Révolution française à nos jours. . « Rêvant de devenir Clio, nous en étions devenus une version subversive » Ecouter les inaudibles, sociologie politique des précaires.

Depuis les années 30 et l'enquête fameuse menée par Paul Lazarsfeld à Marienthal dans l'Allemagne pré-hitlerienne, on sait qu'au lieu de se révolter et de manifester, les chômeurs ont tendance à se couper de la vie politique. Mais quels sont les effets plus larges des crises économiques et de leurs conséquences sociales sur la participation politique ? Sont-ils toujours les mêmes ? Comment expliquer qu'en Grèce et en Espagne on assiste à une assez forte mobilisation sociale et à des victoires électorales de partis bien à gauche là où en France, par exemple, cela semble davantage profiter à l'extrême-droite ? Pour répondre à ces questions, il faut impérativement prendre le temps d'écouter longuement ceux auxquels on prête peu souvent attention : les inaudibles. La lutte quotidienne pour la survie incite aux comportements individualistes, à la « débrouille » plus qu’à l’action collective. Intervenants : Sans A _ – Rendre Visibles les Invisibles. Le projet.

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Quand les banlieues se prennent en main. Il y a dix ans, la mort de Zyed et Bouna à Clichy sous-Bois conduisait à de violents affrontements dans les quartiers sensibles. Depuis, près de 48 milliards d'euros ont été investis pour la rénovation de ces quartiers. Pourtant, les inégalités et le sentiment d'abandon persistent. Mais certains habitants refusent de baisser les bras. Tour d'horizon des initiatives citoyennes dans les quartiers dit sensibles en Ile-de-France. Reportage de Clémence Fulleda avec le concours de Catherine Petillon et vos réactions. Caroline Gautron © IP3 Press/Maxppp « La politique de la ville n’a pas atteint ses objectifs ». Rapprocher les entreprises et les jeunes Pour Mouloud Bezzouh, ce n’est pas fatalité. . « En 2007, quand j’ai voulu m’agrandir, je me suis rendu compte que l’offre n’était pas adaptée. Alors, il crée en 2010 la société Habilitec et l’association Insertia , en 2012. Rapprocher donc, et lutter contre ce sentiment de relégation sociale qui semble perdurer dans les banlieues.

Inégalités : le grand paradoxe. Patrick Savidan : «Si les inégalités se creusent, c’est parce que tout le monde ou presque aspire à la sécurité des oligarques» Les Rencontres de Pétrarque / Les inégalités mettent-elles en péril la démocratie ? Inégalités : le grand paradoxe. Le concept andin de "buen vivir" et "l'écosocialisme" -- Jean ORTIZ.