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Sdf diplomés

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Déclassement scolaire. Question déjà abordée par les sociologues tels que Raymond Boudon et Pierre Bourdieu dans les années 1960-70, elle est de nouveau d’actualité au début des années 1980. En 1981, dans un article sur la valeur des titres scolaires depuis 1973, Joëlle Affichard conclut que les diplômes, bien que les titulaires du baccalauréat soient fragilisés, protègent du déclassement. Plus de deux décennies plus tard le débat n’est pas clos et, fait nouveau (depuis 1993), le phénomène concerne également des diplômés de l’enseignement supérieur dont le taux de chômage a doublé en quelques années. De surcroît, en 2000, les « intellos précaires » viennent notamment combler la pénurie de recrutements dans l’enseignement supérieur.

La recherche, l’édition, la presse et la culture occupent dès lors le devant de la scène. Déclassement : de quoi parle-t-on ? Mobilité intergénérationnelle descendante ou déclassement social : le fils occupe une position sociale inférieure à celle de son père. Chômage croissant. Eric Maurin, La peur du déclassement. Une sociologie des récessions. 1Le déclassement est un phénomène de rupture qui conduit un individu à perdre sa position sociale. Dans un contexte de crise économique c'est une question primordiale car les individus voient leurs opportunités se réduire. La peur du déclassement est un phénomène d'une autre nature, c'est la perception du risque de déclassement. C'est une notion psychologique et sociale distincte de la réalité du déclassement proprement dit, notamment sur le plan quantitatif... Sont concernés par la peur du déclassement des individus qui ne le subiront peut être pas. C'est tout l'intérêt du livre d'Eric Maurin que de questionner les liens entre le déclassement réel et sa perception. 2Une période de récession renforce cet état de fait car le marché du travail offre moins d'opportunités. 4Ainsi au début des années 80, un salarié en CDI se trouve dans une situation où il a beaucoup à perdre. 6Ensuite, il pose la question de la valeur des diplômes.

Diplômés mais SDF, qui sont-ils ? Après avoir révélé en 2012 qu'un SDF sur quatre avait un travail, l'Insee vient battre en brèche un nouveau préjugé sur les sans-domicile(*). Selon une étude publiée mercredi par l'Institut, plus d'un SDF sur dix (14%) a suivi un cursus dans l'enseignement supérieur et 10% sont mêmes titulaires d'un diplôme (Bac+2 au minimum). Les études ne jouent finalement pas autant qu'on le pensait le rôle de bouclier contre le déclassement. Pour mieux comprendre ce phénomène, voici le portrait robot d'un SDF diplômé : Un homme de la trentaine De manière générale, la majorité des SDF en France sont des hommes (62%) et cette proportion se confirme chez ceux passés par les bancs de l'université.

Dans plus de la moitié des cas, les SDF diplômés (59%) et les SDF non-diplômés (62%) sont de sexe masculin. Concernant leur âge, ils sont pour plus de la moitié (57%) âgés de 30 à 49 ans. Né et diplômé à l'étranger Sur les 6.600 diplômés sans-domicile, plus de 4.300 sont nés à l'étranger (65%). En France, un sans-abri sur dix est diplômé de l'enseignement supérieur.

Selon une étude menée par l'Insee et l'Ined en 2012, et sortie mercredi, 14 % des sans-abri ont étudié dans le supérieur. Parmi eux, 10% sont sortis diplômés. «Le diplôme ne protège pas systématiquement de la précarité». Contrairement à ce que l'on pourrait penser, faire de grandes études n'est pas un gage de sécurité, face à la précarité. Ce sont les conclusions d'un rapport conduit par l'Insee et l'Ined en 2012, et paru mercredi 28 septembre. Les chercheurs se sont penchés sur la situation de 14.000 sans-abri francophones et âgés de plus de 18 ans. Des données qui ne surprennent pas Samuel Coppens, qui agit au sein de la Fondation de l'Armée du Salut. 15% sont SDF pendant leurs études Bien que leurs conditions de vie soient relativement proches de celles des autres sans-abri, les diplômés se distinguent sur certains points. 143.000 sans-abri en France Selon les conclusions de cette étude, 143.000 personnes n'étaient pas domiciliées en 2012.

Un « désordre » dans la catégorisation : le déclassement statutaire atypique de diplômés du supérieur sans domicile−Économie et Statistique n° 488-489 | Insee. Selon l'enquête Sans-Domicile réalisée par l'Insee et l'Ined en 2012 auprès des adultes sans-domicile francophones, 14 % d'entre eux ont fait des études supérieures et 10 % en sont sortis diplômés. Les diplômés du supérieur sont plus souvent d'âge intermédiaire (30-49 ans), issus de catégories plus favorisées (39 % contre 17 %) et vivent davantage en région parisienne que ceux qui ne le sont pas ; ils sont aussi plus souvent nés à l'étranger (66 % contre 43 %), particulièrement en Afrique. Un sans-abri sur dix est diplômé de l’enseignement supérieur. Une étude de l’Insee et de l’INED publiée mercredi montre que « le phénomène de déclassement s’étend et [que] le diplôme ne protège plus de la précarité ». LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Pas moins de 14 % des sans-abri ont suivi des études supérieures et 10 % sont diplômés, selon une étude de l’Insee et de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée mercredi 28 septembre.

Leurs travaux se fondent sur un recensement mené en janvier et février 2012 dans les centres d’hébergement, les hôtels, les centres maternels, les lieux de distribution de repas ou encore les banques alimentaires. Le nombre de personnes privées d’un domicile personnel était, à l’époque, estimé à 143 000, dont 30 100 enfants. Il avait déjà bondi de 50 % par rapport à la précédente enquête, datant de 2001, avec une poussée très forte des familles, notamment étrangères. Lire aussi : Les SDF plus nombreux à avoir appelé le 115 en 2014, le nombre de familles en hausse. Grille d'observation participante. Qui sont les SDF ? Qui sont les SDF en France ? Le sigle SDF, repérable dès le XIXe siècle sur les registres de police est aujourd’hui massivement employé en France pour désigner la population sans domicile fixe.

Le mot intègre les significations de sans-logis (absence de logement), de sans-abri (victime d’une catastrophe), de clochard (figure pittoresque n’appelant pas d’intervention publique structurée), de vagabond (qui fait plutôt peur), ou encore de mendiant (qui sollicite dans l’espace public). Des hommes isolés (les clochards), des familles (les sans-logis de 1954) et des phénomènes assez différents (absence de logement, spectacle de la déréliction dans l’espace public, mendicité, etc.) sont ainsi assemblés dans une même appellation. Depuis une vingtaine d’années, les connaissances ont grandement progressé, notamment en raison des investissements de l’INED et de l’INSEE. Les trajectoires, les situations et les différences qui caractérisent cette population hétérogène sont beaucoup mieux connues.