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Décembre 2016

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L'interet de l'enfant Ian McEwan.

À l’âge de cinquante-neuf ans, Fiona Maye est une brillante magistrate spécialiste du droit de la famille. Passionnée, parfois même hantée par son travail, elle en délaisse sa vie personnelle et son mari Jack. Surtout depuis cette nouvelle affaire : Adam Henry, un adolescent de dix-sept ans atteint de leucémie, risque la mort. Les croyances religieuses de ses parents interdisant la transfusion sanguine qui pourrait le sauver, les médecins s’en remettent à la cour. Après avoir entendu les deux parties, Fiona décide soudainement de se rendre à l'hôpital, auprès du garçon. Mais cette brève rencontre s’avère troublante et, indécise, la magistrate doit pourtant rendre son jugement. Dans ce court roman, Ian McEwan allie avec justesse la froideur de la justice à la poésie et à la musicalité qui imprègnent la vie des personnages. Dans un style limpide, il crée une ambiance oppressante et fait preuve d’une complexité thématique impressionnante. Les certitudes se dérobent : où s’arrête et où commence l’intérêt de l’enfant? – clr987

Le Fils Philipp Meyer.

Roman familial, vaste fresque de l'Amérique des années 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux Prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages trois générations d'une famille texane, les McCullough dont les voix successives tissent et explorent avec brio la part d'ombre du rêve américain. Eli, le patriarche que l'on appelle "le Colonel" est enlevé à l'âge de onze ans par les Comanches et passera avec eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu à la civilisation, il prend part à la conquête de l'Ouest avant de s'engager dans la guerre de Sécession et de devenir un grand propriétaire terrien et un entrepreneur avisé. À la fois écrasé par son père et révolté par l'ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens. Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouve à la tête d'une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l'oeuvre du "Colonel". Mais comme ceux qui l'ont précédée, elle a dû sacrifier beaucoup de choses sur l'autel de la fortune. Et comme tous les empires, celui de la famille McCullough est plus fragile qu'on ne pourrait le penser. Porté par un souffle romanesque peu commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l'Histoire. – clr987

Dedans ce sont des loups Stephane Jolibert.

Aux confins du Grand Nord, dans un paysage de glace et de neige, une bourgade survit autour de l activité du Terminus : hôtel, bar et bordel. Nul ne sait à qui appartiennent les lieux mais ici se réfugie la lie de l humanité et ici s épanouissent les plus bas instincts. Dans ce milieu hostile, Nats fait son boulot avec application, jusqu au jour où débarque un homme au visage familier, et avec lui, une flopée de mauvais souvenirs. Dès lors, tandis que la neige efface le moindre relief du paysage. Tandis que la beauté de Sarah chamboule son quotidien. Tandis que le vieux Tom lui raconte le temps où les loups tenaient les chiens à distance. L esprit de vengeance tenaille Nats, impérieux, dévorant. – clr987

Miniaturiste Jessie Burton.

Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets. S’inspirant d'une maison de poupée d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman qui restitue avec précision l’ambiance de la ville à la fin du XVIIe siècle. Au sein de ce monde hostile, où le pouvoir des guildes le dispute à l'intransigeance religieuse et à la rigueur morale, la jeune Nella apparaît comme une figure féminine résolument moderne. Œuvre richement documentée et conte fantastique, Miniaturiste est un récit haletant et puissant sur la force du destin et la capacité de chacun à déterminer sa propre existence. – clr987

Un travail comme un autre Virginia Reeves.

« On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c’était le charbon, pour Marie, c’est la ferme, pour moi un puissant courant électrique. » Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille, jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie.. « Un premier roman exceptionnel, porté par une langue sincère, directe et suave. » Kevin Powers. « L’univers de ce roman exquis – les années 1920, en Alabama – ne m’a pas quittée depuis que je l’ai refermé. C’est magnifique, douloureux, original, et si juste dans ses moindres détails. Touffu, plein de terreur et de beauté. » Fiona McFarlane « C’est assurément un travail pas comme les autres en ce que l’humanité et l’optimisme survivent même dans les endroits les plus sombres – la cellule d’un pénitencier, la galerie d’une mine, la décomposition d’un mariage et la terre impitoyable. » Jim Crace Traduit de l’anglais (États-Unis) par Carine Chichereau – clr987

Le Chant de la Tamassee Ron Rash. L'Ombre Du Vent Carlos Ruiz Zafon.

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie. – clr987

Les corrections Jonathan Franzen.

Alfred et Enid Lambert voudraient réunir leurs trois enfants Gary, Chip et Denise pour les fêtes de Noël. Chacun d’entre eux tente de trouver l’excuse qui le tiendra éloigné de la maison familiale.Tous tentent de dissimuler leurs secrets et leurs contradictions : besoin d’amour et guerre conjugale, sens de la justice et obsession des stockoptions, goût du bonheur et abus des médicaments… Estil possible d’apporter quelques « corrections » à la trajectoire du clan ? Une satire féroce de la société américaine. – clr987

Le polygame solitaire Brady Udall.

Après Le Destin miraculeux d'Edgar Mint, Brady Udall raconte l'histoire exceptionnelle d'une famille non moins exceptionnelle. À quarante ans, le très mormon Golden Richards, quatre fois marié et père de vingt-huit enfants, est en pleine crise existentielle. Son entreprise de bâtiment bat de l'aile, son foyer est une poudrière minée par les rivalités et les menaces d'insurrection. Rongé par le chagrin depuis la mort de deux de ses enfants, il commence sérieusement à douter de ses qualités de père et de sa capacité à aimer. Golden Richards, tragiquement fidèle à ses idéaux, se sent seul. Mais dans le désert du Nevada, il va découvrir que l'amour est une mine inépuisable. Porté par une verve aussi féroce qu'originale, Le polygame solitaire nous parle avec humour du désir et de la perte, de la famille et de l'amour. – clr987

Les Fabuleuses Tribulations d'A Phaedra Patrick.

« Tendre, spirituel et surprenant, un roman qui vous ira droit au cœur ! » Library Journal Un an après la mort de Miriam, Arthur consent enfin à se séparer des affaires de sa défunte épouse. Il découvre alors un bracelet qu’il n’avait jamais vu, et les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ? « Un roman aussi réconfortant qu’une tasse de thé par un après-midi d’hiver. » Kirkus « Excentrique, charmant et plein d’esprit, ce roman illuminera votre cœur. » Nina George, – clr987

Sombre folie Eva Lorde.

Après quinze ans de culpabilité, Aline décide d’affronter la réalité et de découvrir si elle est où non responsable de la disparition de sa sœur. Pour cela, elle devra affronter ses angoisses et ses peurs de toujours. Ses recherches l’entraîneront dans l’univers de la psychiatrie du milieu du vingtième siècle, jusqu’à une forme de folie bien plus incompréhensible que ce qu'elle aurait pu imaginer. – clr987

L'amour dans un climat froid Nancy Mitford.

Chronique brillante, spirituelle et gaie - émouvante aussi - de l'aristocratie anglaise de l'immédiat avant-guerre, La Poursuite de l'amour forme, avec L'Amour dans un climat froid un diptyque qui valut à Nancy Mitford (1904-1973) non seulement la faveur d'un large public (La poursuite de l'amour se vendit en 1945 à plus d'un million d'exemplaires), mais aussi l'admiration profonde d'un Evelyn Waugh comme d'un Henry Green. Deux jeunes femmes à la poursuite de l'amour, tel est le sujet définitivement intemporel de ce roman. Elles sont cousines germaines et s'aiment tendrement. Autant Fanny se montre prudente et raisonnable dans cette quête, autant Linda, romanesque et sans frein, risque son va-tout chaque fois qu'elle s'éprend d'un homme ! La morale de l'histoire est tirée par Lord Merlin pour qui l'on se trompe toujours quand on est jeune : « L'amour, c'est pour les grandes personnes. » Avec ses excentriques, ses belles, ses châteaux et sa campagne - bref tout ce qui fait le charme pas toujours discret mais éternel, de la verte Albion -, l'inoubliable fresque des Radlett et des Montdore compte au rang des joyaux de l'humour anglais. – clr987

Mort de Bunny Munro Nick Cave.

Bunny Munro vend produits de beauté et rêves d’espoir aux ménagères esseulées de la côte sud de l’Angleterre. Lancé à la dérive par la mort subite de sa femme et luttant pour rester en phase avec la réalité, il fait la seule chose qui lui vienne à l’esprit – prendre la route, son fils de neuf ans à ses côtés. Tandis que Bunny colporte sa marchandise et son sex-appeal, Bunny Junior attend patiemment dans la voiture, explorant le monde à travers son encyclopédie. À mesure que leur étrange odyssée approche de son épilogue, Bunny réalise que les fantômes qui l’entourent sortent de l’ombre pour venir réclamer leur dû. Portrait sensible de la relation entre un père et son fils, Mort de Bunny Munro est un roman palpitant, plein de stvle et de fureur, regorgeant de cet esprit et de ce mystère que les fans reconnaîtront comme les marques de fabrique de la vision si singulière de Nick Cave. Chanteur dans les groupes Birthday Party, The Bad Seeds et Grinderman, Nick Cave est une icône musicale depuis plus de 30 ans. Il a aussi contribué à la bande originale du film La Route, d’après le roman de Cormac McCarthy, et à celle de L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Son premier roman, Et l’âne vit l’ange, fut publié en 1989 (Serpent à plume, 1995). – clr987

Les Thermes du Paradis Akli Tadjer.

Adèle Reverdy est une jeune femme pleine de complexes et, pour comble de malheur, les hommes la fuient dès qu elle avoue son métier de croque-morts. Mais sa vie va changer le jour de ses trente ans. Parmi les invités venus à la fête organisée par sa soeur, il y a Léo, ancien trapéziste devenu aveugle à la suite d un accident puis masseur aux Thermes du Paradis. Un soleil noir dans la vie d Adèle qui, aidée de sa meilleure amie Leila, talentueuse thanatopractrice, va tout faire pour conquérir le coeur de Léo. Un roman plein d humour et de tendresse où l on découvre que l on ne voit bien qu avec le coeur et que l essentiel est invisible pour les yeux. – clr987

Gagner la guerre Jean Philippe Jaworski.

Au bout de dix heures de combat, quand j'ai vu la flotte du Chah flamber d'un bout à l'autre de l'horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t'as encore tiré tes os d'un rude merdier. » Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d'écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon. – clr987

Baguettes chinoises Xinran.

"Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre !" C'est ce cri qui a donné envie à Xinran d'écrire cette histoire. Celle, lumineuse, chaleureuse, émouvante, de trois soeurs qui décident de fuir leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans la grande ville. Soeurs Trois, Cinq et Six n'ont guère fait d'études, mais il y a une chose qu'on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n'a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu'un numéro pour prénom. Les femmes, leur repète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont des poutres solides qui soutiennent le toit d'une maison. Mais quand les trois soeurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s'ouvrent sur un monde totalement nouveau ; les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de moeurs et la sophistication des habitants... Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l'argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C'est du coeur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. De Nankin, sa ville natale, dont elle nous fait voir les vieilles douves ombragées de saules, savourer les plaisirs culinaires et la langue truculente de ses habitants. Et d'un pays, la Chine, que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois soeurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l'avions jamais vue ainsi. – clr987

Le chagrin des vivants Anna Hope.

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l'Angleterre attend l'arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d'hommes ont disparu, cette cérémonie d'hommage est bien plus qu'un simple symbole, elle recueille la peine d'une nation entière. A Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l'armée ; Ada, qui ne cesse d'apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d'anciens soldats sur la piste du Hammersmith Palais pour six pence la danse. Dans une ville peuplée d'hommes incapables de retrouver leur place au sein d'une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l'équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les coeurs s'apaisent. – clr987

Tout ce qu'on ne s'est jamais d Celeste Ng.

Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l'ignore encore… Élève modèle, ses parents ont placé en elle tous leurs espoirs. Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu'elle n'a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d'université d'origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu'il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus. Mais le corps de Lydia gît au fond d'un lac. Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l'adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu'au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées. Bien sûr, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit distille un suspense d'une rare efficacité. Mais ce livre qu'on garde en soi très longtemps est bien plus que cela. Celeste Ng aborde la violence de la dynamique familiale, les difficultés de communication, le malaise adolescent, avec une intensité exceptionnelle qui évoque l'univers de Laura Kasischke. En distinguant cette œuvre envoûtante comme l'un des meilleurs romans de l'année, les critiques anglo-saxons ont salué la naissance d'un écrivain majeur et fait le succès du livre, vendu à plus d'un million d'exemplaires. – clr987

La maison dans laquelle Maryam Petrosyan.

Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter. Ensorcelante évocation de l'adolescence, La Maison dans laquelle est un chant d'amour à cet âge ingrat et bienheureux, à ses exaltations et ses tragédies, au sentiment de frustration et de toute-puissance qui le traverse. Mariam Petrosyan a réussi à créer un univers bariolé, vivant et réaliste, pétri de cette nostalgie et de cet émerveillement que nous avons tous au fond de nous et qui fait que, parfois, nous refusons de grandir et d'affronter la brutalité du monde qu'on appelle la réalité. – clr987

Ne pour courir Christopher McDougall.

Born to run, le best-seller américain, enfin traduit en français ! « Pourquoi ai-je toujours mal aux pieds ? » Comme la majorité des coureurs, Chris McDougall est hanté par cette question. Et quand ce ne sont pas les pieds ce sont les genoux, les hanches, les chevilles… La quête de la réponse va entraîner le narrateur dans les aventures les plus folles, au cœur du Mexique, à la recherche de l’homme qui courait comme les chevaux, surnommé Le Caballo blanco ; à la rencontre des Tarahumaras, une tribu de super-athlètes qui ont fait de la course à pied leur mode de vie et une source de joie permanente. Ils volent à petites foulées sur des terrains suicidaires. Personne ne peut les battre sur de très grandes distances. Les bobos, les maux de toutes sortes ? Disparus. Leur secret ? Ce récit passionnant le dévoile dans un texte qui tient à la fois d’Indiana Jones, de Tintin chez les coureurs de fond et d’une démonstration époustouflante sur de nouvelles techniques de course à pied. Un formidable récit d’aventure, où tout est vrai. Le lecteur est embarqué au cœur d’une grande course dans les Copper Canyons, et dans un plaidoyer scientifique et convaincant sur une philosophie qui fait de plus en plus d’adeptes dans le monde : la course minimaliste. L'auteur Né en 1962, journaliste de renom et coureur de longues distances, Christopher McDougall collabore avec de nombreux magazines aux États-Unis : Esquire, The New York Times Magazine, Outside, Men’s Journal, New York et Men’s Health. Il a également été correspondant pour l’agence Associated Press pendant les guerres civiles en Ouganda et au Rouanda. Le traducteur Adepte des longues distances depuis 2005 et conquis plus récemment par le « barefoot running », Jean-Philippe Lefief a notamment participé cinq fois à l’Ultra-trail du Mont-Blanc® (33 h 07 en 2009). Journaliste de profession et spécialiste de l’actualité internationale il exerce depuis 2000 à l’agence Reuters. – clr987

Le Grand Marin Catherine Poulain.

De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures… C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin. – clr987

Le Cricket Club Des Talibans Timeri Murari.

Car elle court de grands risques. Un des chefs taliban a jeté son dévolu sur elle et se déclare prêt à l’épouser, ce qui bien sûr fait horreur à la jeune fille. Mais comment lui échapper ? Et comment sortir, même déguisée en garçon pour entraîner son équipe, faire dire qu’elle est partie en province assister à un mariage et se cacher dans la cave – et cela tous les jours ou presque… Timeri N. Murari a longuement enquêté à Kaboul pour nous donner ici un tableau sans concession de la pire époque de la domination des talibans ? Mais – et heureusement… – il sait aussi nous faire rire de certains aventures de la merveilleuse Rukhsana. Un formidable récit d’aventures où tout pourrait avoir été vrai. Timeri N. Murari est un des plus célèbres romanciers indiens traduits dans plus de vingt langues, dont Les arrangements de l’amour, au Mercure de France. Il vit à Madras. – clr987

Les Perroquets de la place d'Ar Eric Emmanuel Schmitt.

Les grands platanes autour de la place d'Arezzo sont envahis par les perruches et les perroquets. Dans ce lieu vit une des populations les plus huppées de Bruxelles. Toutes sortes de personnes se croisent, gouvernées par leurs passions, leurs désirs, leurs fantasmes amoureux et sexuels. Jusqu'au jour où leur parvient une lettre anonyme, identique, envoyée par une colombe. «Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé : tu sais qui.» Cette lettre anonyme, est envoyée à différents habitants de la place d'Arrezo, envahie par les perroquets et autres oiseaux exotiques. Ce message entraîne autant de désirs et d’attentes que de déceptions et de désastres. Quand on n'arrive pas à dire aux gens qu'on les aime, le destin peut parfois donner un coup de main... ou pas. – clr987

L'insouciance Karine Tuil.

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde. – clr987

Des hommes de peu de foi Nickolas Butler.

« Les héros sont toujours gouvernés par le cœur, les lâches par le cerveau. Ne l’oublie jamais. » Nelson, jeune scout à lunettes, passe l’été 1962 au camp Chippewa, dans le nord du Wisconsin. Au programme : veillées au coin du feu, courses d’orientation dans la forêt, bains dans le lac glacé… et soirées clandestines. Trente ans plus tard, que reste-t-il du garçon d’antan chez ce vétéran à jamais hanté par la guerre du Vietnam ? Nickolas Butler signe un grand roman américain qui sonde les cœurs de trois générations d’hommes héroïques et imparfaits. – clr987

Dieu n'habite pas La Havane Yasmina Khadra.

À l'heure où le régime castriste s'essouffle, " Don Fuego " chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille " rousse et belle comme une flamme ", dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle. Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux. – clr987

Nos adorables belles filles Aurelie Valognes.

Un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine. Leurs fils. Matthieu éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou. Et surtout... trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l'arrivée va déstabiliser l'équilibre de la tribu. Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d'une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le Dalai Lama, et un chien qui s'invite dans la famille et dont personne ne veut. Mélangez, laissez mijoter... et savourez ! – clr987

Au commencement du septieme jou Luc Lang.

4 h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu'il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d'abîmes sous ses pas. De Paris au Havre, des Pyrénées à l'Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines. Un roman d'une ambition rare. – clr987

Le contorsionniste Craig Clevenger.

« Une fois j’ai dit à une fille que je voulais être contorsionniste. J’avais vu un type à la télé quand j’étais petit, plier, tordre, déformer son corps dans une boîte scellée. Quand ils ont ouvert la boîte, il est sorti en rampant doucement comme une étrange créature s’extirpant de son œuf, tous les os intacts et la respiration normale. Je ne saurais pas l’expliquer, mais pour moi c’est ce qui se rapproche le plus de ce que je fais. » Un homme se réveille un matin dans un lit d’hôpital, victime d’une overdose, sous un nom qui n’est pas le sien. Daniel Fletcher a déjà vécu cette situation, mais la dernière fois il s’appelait Christopher Thorne, et la fois d’avant Eric Bishop… Faussaire de génie traqué par les hôpitaux psychiatriques, la police et la mafia, le héros endosse pour leur échapper des identités à l’infini. Pour chacune d’elles, il fabrique des preuves nouvelles : noms, papiers, adresses postales, et jusqu’à ses souvenirs… Une fuite en avant qui va vite s’enrayer. À mi-chemin de Fight Club et de Memento, ce récit d’un homme qui se fuit est un très beau texte sur le corps et le vertige de l’identité. – clr987

Arrive Un Vagabond Robert Goolrick.

C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises : l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D'abord, il s'éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d'un Dieu qu'ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d'autres : il n'y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra la belle Sylvan Glass. – clr987

Les nains de la mort Jonathan Coe.

La vie de William, jeune musicien en quête de gloire, parmi les clubs de jazz et les HLM de Londres, n'est qu'une longue suite de frustrations. Les membres du groupe où il joue transforment ses compositions subtilement rythmées en de sinistres parodies de rap ; la belle et froide Madeline reste insensible à ses charmes ; même attendre le bus un dimanche matin requiert de l'héroïsme. Les choses, semble-t-il, ne peuvent pas empirer. Mais si, pourtant : lorsque William devient le témoin involontaire d'un crime commis par deux lilliputiens cagoulés... Avec un humour féroce et un sens du rythme digne des meilleurs groupes pop, Jonathan Coe nous embarque dans un roman policier désopilant. Il nous fait découvrir le Londres des musiciens ratés, des filles de famille capricieuses, des barmaids écossaises et des nains assassins. – clr987

Le Garcon Marcus Malte.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques. – clr987

Le Syndrome de la vitre etoilee Sophie Adriansen.

Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant. Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils « bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ? Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence. Ce qui démarrait comme un chemin de croix frappe par sa lucidité, sa drôlerie, sa cruauté et prend la forme du journal rétroéclairé d’une jeune femme qui découvre le pouvoir d’être libre. – clr987

Chanson douce Leila Slimani.

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant. Biographie de l'auteur Leïla Slimani est née en 1981. Elle est l'auteur d'un premier roman très remarqué, Dans le jardin de l'ogre ("Folio" numéro 6062), paru en 2014 dans la collection blanche. – clr987

Testament A L'Anglaise Jonathan Coe.

Le narrateur, Michael Owen, a été chargé par Tabitha Winshow, une vieille femme à l'esprit dérangé, d'écrire l'histoire de sa famille. Tabitha, Godfrey, Lawrence et Rebecca sont frères et sœurs. Lors d'une mission pendant la guerre, Godfrey, le préféré de Tabitha, disparaît. Profondément bouleversée, celle-ci accuse Lawrence, l'aîné, d'être l'instigateur de cette mort. Résultat, Tabitha se retrouve enfermée dans un asile ! On lui accordera sa première permission dix-neuf ans plus tard. Une décision "qui allait bientôt se révéler malheureuse. Car, cette nuit-là, la mort visita de nouveau Winshaw Towers". Une fable cruelle et grinçante, une immersion dans l'univers du capitalisme torve, des déviances politiques et médiatiques, écrite avec drôlerie, suspense, angoisse ; magnifiquement britannique. Biographie: Jonathan Coe est né en 1961 à Birmingham. Après des études à Trinity College (Cambridge) et un doctorat à l'université de Warwick, il devient professeur de littérature. Son roman, "Testament à l'anglaise", le propulse sur la scène internationale. En 1998, il reçoit le prix Médicis étranger pour "La Maison du sommeil". "Le miroir brisé" est son premier ouvrage pour la jeunesse. C'est confesse-t-il,"l'un de mes livres les plus politiques même si je lui ai donné la forme d'un conte de fées". – clr987

Demande a la poussiere John Fante.

" Un jour j'ai sorti un livre, je l'ai ouvert et c'était ça. Je restais planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l'or à la décharge publique. J'ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculptée dans le texte. Voilà enfin un homme qui n'avait pas peur de l'émotion. L'humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J'avais une carte de la Bibliothèque. Je sortis le livre et l'emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu'il y avait là un homme qui avait changé l'écriture. Le livre était Ask the Dust et l'auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m'influencer dans mon travail. " Charles Bukowski, 1979 --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. Quatrième de couverture « On découvre dans Demande à la poussière une bourrasque littéraire qui conte les aventures d'Arturo Bandini, Rital du Colorado. Dans la lignée de Faulkner, et avant Charles Bukowski ou Jim Harrison, Fante ouvre une piste balayée par les poussières chères à l'Ouest sauvage. Elle se termine sur l'océan Pacifique, après moult détours, cuites et amours sans lendemain. Arturo Bandini, c'est l'alter ego de John Fante, fils de maçon bouillonnant, arpenteur de la dèche, écrivain avant tout. Arturo Bandini, c'est aussi toute l'enfance de l'immigré italien, la misère, l'humiliation de la mère trompée, les raclées du père. Les romans de Fante sentent la chaleur écrasante ou le froid mordant, les routes interminables, les chambres d'hôtel moites et les amoureuses sensuelles. » - Sophie Cachon, Télérama – clr987

La Zone du Dehors Alain Damasio.

2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. Premier roman de l'auteur de La Horde du Contrevent, la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007). – clr987

La Dame en blanc Wilkie Collins.

Ce roman, écrit en 1859 et publié sous forme de roman en 1860, est considéré comme l’ancêtre des polars et romans policiers. C'est l'histoire d'une manipulation machiavélique, d'un complot ignoble dans l’Angleterre victorienne, mais aussi du combat d’une femme pour conserver ses droits. Walter Hartright est un jeune professeur de dessin sans emploi qui, par un (heureux) hasard se voit proposer un emploi chez un particulier, M. Fairlie, pour enseigner le dessin aux deux pupilles de ce dernier. Il quitte donc le domicile familial pour se rendre à Limmeridge House et quelques temps après son départ, en plein milieu de la nuit, il se retrouve nez à nez avec une femme pour le moins étrange, entièrement vêtue de blanc. Ses propos sont incompréhensibles, dénués de sens. Elle semble échappée d’un asile…. Intrigué, il tente d’apporter son aide à la jeune femme, puis, son devoir fait, poursuit sa route et finit par oublier cette étrange apparition, jusqu’à son arrivée chez M. Fairlie et sa rencontre avec ses deux jeunes élèves, Marian Halcombe et Laura Fairlie. En apercevant cette dernière, il se rend compte à sa grande stupeur qu’elle ressemble étrangement à la mystérieuse Dame en blanc… Quel sera donc le destin de notre cher professeur de dessin, preux défenseur de ces dames ? Quel mystrère entoure cette Dame en blanc aux paroles si étranges ? Que cachent Sir Percival Glyde et le Comte Fosco ? Source du résumé : – clr987

Les Vestiges du Jour Kazuo Ishiguro.

Majordome méticuleux, Mr Stevens a passé sa vie à servir les autres, métier dont il s’acquitte avec plaisir et fierté. C’est un homme qui se croit heureux, jusqu’à ce voyage qu’il entreprend au soir de sa vie vers Miss Kenton, l’ancienne gouvernante du château où il servait : la femme qu’il aurait pu aimer, s’il avait su ouvrir ses yeux et son cœur. – clr987

L'histoire de Pi Yann Martel.

L'histoire de Pi est un roman fantastique écrit par Yann Martel (Canada) et publié en 2001. Le héros, Piscine Molitor « Pi » Patel, un jeune Indien de Pondichéry, explore dès l'enfance les questions sur la spiritualité et le sens pratique. Survivant d'un naufrage, il traverse l'océan Pacifique pendant 227 jours dans un canot de sauvetage, en compagnie d'un tigre du Bengale. Ce roman vient d'être adapté en film sous le nom de L'Odyssée de Pi, réalisé par Ang Lee. – clr987

Pour Quelques Milliards Et Une Vikas Swarup.

Vendeuse d'électroménager pour entretenir sa famille, harcelée chaque jour par sa sœur, starlette en devenir, son propriétaire pressé et son patron incompétent, Sapna Sinha voit s'éloigner toujours un peu plus ses rêves d'avenir. Mais voilà qu'un jour, le plus grand patron d'Inde lui offre sa fortune et son entreprise, à condition qu'elle passe sept mystérieuses épreuves. S'agit-il d'un jeu cruel ou se pourrait-il que ses prières soient enfin exaucées? Embarquée malgré elle dans d'incroyables aventures auprès de stars désespérées, de jeunes fiancées suicidaires et d'enfants exploités, Sapna devra prouver sa vaillance, son empathie et son honnêteté afin de construire un avenir meilleur pour elle et sa famille. Biographie de l'auteur Né en 1963 à Allahabad, en Inde, Vikas Swarup est diplomate. Après avoir été en poste en Turquie, aux États-Unis, en Éthiopie, en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, il est actuellement consul général de l’Inde à Osaka, au Japon. Prix Grand Public du Salon du livre 2007, traduit dans quarante-deux langues, son premier roman, Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire (Belfond, 2006 ; 10/18, 2007), a connu un immense succès international, avant d’être adapté au cinéma par Danny Boyle sous le titre Slumdog millionaire et de rafler huit oscars. Après Meurtre dans un jardin indien (Belfond, 2010 ; 10/18, 2012), Pour quelques milliard et une roupie est son troisième livre traduit en français. – clr987

Ne Tirez Pas Sur L'Oiseau Moque Harper Lee.

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise - les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier. – clr987

Le Complexe d'Eden Bellwether Benjamin Wood.

Benjamin Wood signe un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers – qui peuvent conduire aux plus extravagantes affabulations, à la démence ou au meurtre. Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique… Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre. L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître. – clr987

Les Derniers Jours de nos peres Joel Dicker.

Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill décide de créer une branche particulière des services secrets, le Special Operations Executive (SOE), dont les membres seront issus des populations locales pour être insoupçonnables. Soixante-dix ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill. – clr987

C'est pas la fin du monde Kate Atkinson.

Qu’est-ce que le monde moderne ? Existe-t-il vraiment ? Ou n’est-il qu’une apparence d’une autre réalité ? Ironique et profond à la fois, C’est pas la fin du monde, le premier recueil de nouvelles de Kate Atkinson, explore le monde que nous croyons connaître pour nous en révéler un autre… pour le moins dérangeant. Un monde où les mythes que nous avons bannis de nos existences sont étonnamment présents et où l’imagination a le pouvoir de transformer la réalité. De Charlene et Trudi, qui s’acharnent à faire des listes de courses sous les bombes, au petit Eddie, fasciné par la nomenclature des poissons, et à Marianne qui nous fait soudain entrevoir que l’enfer, version moderne, c’est la télévision des ménagères, chacune de ces histoires nous plonge dans un réalisme magique rafraîchi par la pluie écossaise. Résolument moderne et invraisemblablement vraisemblable, après Dans les coulisses du musée et La Souris Bleue, C’est pas la fin du monde est une méditation d’une savoureuse originalité sur les mythes, qui fait de Kate Atkinson un des écrivains les plus inventifs et les plus drôles de la littérature contemporaine. Kate Atkinson est la digne héritière de son écrivain favori, Lewis Carroll. Le Monde. Un petit chef-d’œuvre de charme, de finesse et d’humour. Daphné de Saint Sauveur, Madame Figaro. – clr987

Dans les coulisses du musee Kate Atkinson.

Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année. – clr987

Une vie apres l'autre Kate Atkinson.

11 février 1910 Ursula Todd naît – et meurt aussitôt. 11 février 1910 : Ursula Todd naît – et meurt, quelques minutes plus tard, le cordon ombilical enroulé autour du cou. 11 février 1910 : Ursula Todd naît – le cordon ombilical menace de l’étouffer, mais cette fois le médecin est là pour le couper, et Ursula survit… Ursula naîtra et mourra de nombreuses fois encore – à cinq ans, noyée ; à douze ans dans un accident domestique ; ou encore à vingt ans, dans un café de Munich, juste après avoir tiré sur Adolf Hitler et changé ainsi, peut-être, la face du monde… Etablis dans un manoir bucolique du nom de Fox Corner, les Todd portent sur leur environnement le regard distancié, ironique et magnanime de ceux que les tragédies de l’Histoire épargnent. Hugh, le père, travaille à la City, tandis que Sylvie, la mère, reste à la maison et élève ses enfants à l’ancienne. Mais le temps, en la personne d’Ursula, va bientôt se détraquer, se décomposer en une myriade de destins possibles qui vont, chacun à sa manière, bouleverser celui de la famille… Si l’on avait la possibilité de changer le cours de l’histoire, souhaiterions-nous vraiment le faire ? – clr987

Replay Ken Grimwood.

La mort est un éternel recommencement… Quand Jeff décède d’une crise cardiaque à 43 ans, il se réveille 25 ans plut tôt dans sa chambre d’université, alors qu’il a 18 ans… Tout ce qui appartenait à son présent a disparu… dans le futur. Seuls les souvenirs subsistent. Un peu déstabilisant ? Toutefois, quand on a un quart de siècle d’avance sur l’humanité, on dispose de quelques atouts pour refaire sa vie. Ainsi, Jeff construira une fortune, un couple différent, essaiera en vain de changer le cours de l’Histoire, et ce jusqu’à ses 43 ans où il mourra d’une crise cardiaque… pour se réveiller à 18 ans, cette fois-ci dans un cinéma. Replay! Et ainsi de suite. La raison de ce cycle ? Jeff n’en a aucune idée. Peut-être Pamela, elle aussi sujette à ces retours à la vie, pourra-t-elle l’aider à comprendre. Humour, émotions, rebondissements à la pelle servant une intrigue admirablement ficelée, et Replay donne une dimension multiple au sens de la vie. – clr987

Les Quinze Premieres Vies D'Har Claire North.

Harry August se retrouve sur son lit de mort. Une fois de plus. Chaque fois qu’Harry décède, il naît de nouveau, au lieu et à la date exacts auxquels il est venu au monde la première fois, possédant tous les souvenirs des vies qu’il a déjà vécues. Peu importent ses actions ou ses choix, le processus est toujours le même. Harry ne sait comment ni pourquoi, seulement qu’il en existe d’autres comme lui. Alors qu’arrive la fin de sa onzième vie, une petite fille apparaît à son chevet. « J’ai bien failli vous rater, Docteur August, dit-elle. Je dois vous transmettre un message, passé d’enfant à adulte, d’enfant à adulte, à travers des générations depuis mille ans dans le futur. Le voici : « Le monde se meurt, et nous ne pouvons rien y faire. À vous de jouer. » Voici l’incroyable histoire d’Harry August, de ce qu’il a fait, de ce qu’il va faire, et comment il va essayer de sauver un passé qu’il ne peut changer, et un futur qu’il ne peut accepter. – clr987

L'extraordinaire voyage du faki Romain Puertolas.

Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye post-Kadhafiste, une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle. Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, " j'arrache ta charrue " ou " achète un chat roux "), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d'anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d'emploi : Ikea, et ce aux fins d'y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous. Taxi L'auteur (selon lui-même...) Romain Puértolas est né à Montpellier en 1975. Ballotté entre la France, l'Espagne et l'Angleterre, il devient DJ turntablist, compositeur-interprète, professeur de langues, traducteur-interprète, steward, magicien, avant de tenter sa chance comme découpeur de femmes dans un cirque autrichien. Évincé à cause de ses mains moites, il s'adonne alors à l'écriture compulsive. Auteur de 450 romans en un an, soit 1,2328767123 roman par jour, il peut enfin ranger ses propres livres sur les étagères de sa bibliothèque Ikea et en cacher ainsi les affreuses fixations en plastique. – clr987

Cosmetique De L'Ennemi Amelie Nothomb.

RESUME: « Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. » C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas. – clr987

Un gros bobard Jorn Riel.

« À dix-neuf ans, en 1949, un impétueux jeune homme quitte son Danemark natal "trop rigide" et part courir l'aventure au Groenland. Jorn Riel y restera seize ans, à mesurer les glaciers et à se mesurer à lui-même, à défier l'immensité, la solitude, la peur, le froid. Pour adoucir les nuits polaires et les jours sans soleil, il s'amuse à écrire des contes. À coups d'anecdotes pétillantes, il met en scène ses compagnons, des hommes bourrus, trappeurs au grand coeur, chasseurs de phoques, buveurs de tord-boyaux, fiers solitaires et pourtant indécrottables sentimentaux en quête de l'âme soeur. Drôles et gouleyants, les Racontars de Jorn Riel mettent le feu à la banquise. » – clr987

Un cure d'enfer Jorn Riel.

Avec son parapluie pour seule épée de justice, l’inébranlable curé Pollesøn débarque au Groenland, histoire de ramener dans le giron de la morale ces brebis égarées que sont les chasseurs du nord-est... et il y a du pain sur la planche! – clr987

Le voyage a Nanga Jorn Riel.

Le versant arctique de l'oeuvre de Jørn Riel (dédié pour une part à Paul-Émile Victor - les deux hommes se sont côtoyés sur l'île d'Ella -, pour l'autre à Nugarssuguaq, la petite fille groenlandaise de Jørn Riel) est d'abord constitué de la série des Racontards arctiques, suite de fictions brèves ayant toujours pour héros- ou antihéros magnifiques - les mêmes trappeurs du Nord-Est groenlandais, paumés hâbleurs, écrivain de pacotille, tireur myope, philosophe de comptoir devant un imbuvable tord-boyaux, bourrus bienveillants, amoureux de cet être cruellement absent de la banquise, la femme. Au-delà du rire, parce que ces livres sont de nature à dérider les plus mélancoliques, c'est bien toute une nouvelle vision du monde que nous offre Jørn Riel. Celui qui a vécu le désert, désert de sable ou désert de glace, sait aller à l'essentiel. – clr987

La vierge froide et autres raco Jorn Riel.

« Cap sur le Groenland avec Jørn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique il a rapporté des anecdotes, des récits, des "racontars". En un mot, des histoires d'hommes seuls sur une terre glacée ou le soleil, l'hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d'étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d'enfants. Les solitaires s'emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller "se vider" chez un ami. Ces nouvelles de l'Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours viriles, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde ou la littérature ne se lit pas mais se dit, ou l'épopée se confond avec le quotidien, ou la parole a encore le pouvoir d'abolir le présent et de faire naître des légendes. » – clr987

Le naufrage de la Vesle Mari Jorn Riel.

Comment des chasseurs du nord-est du Groenland, sains de corps et d'esprit, rompus à l'art de transformer l'ours blanc en carpette de lit et d'ingurgiter entre potes un infâme distillat maison, pourraient se réacclimater à la moiteur quasi tropicale du Danemark ? Comment échapper à cette fatale descente aux enfers décrétée par un bureaucrate blafard et cravaté de Copenhague ? Comment ? Nos héros arctiques ont l'imagination fertile, et plus d'un tour dans leur sac... – clr987

La circulaire et autres raconta Jorn Riel.

IX de Racontars arctiques Une circulaire gouvernementale annonce la fermeture des stations situées dans l'Arctique. Tous les hommes basés au Nord-Est du Groenland doivent évacuer les lieux et revenir au Danemark. La terrible nouvelle se répand dans la communauté. C'est la consternation chez les irrésistibles trappeurs, incapables de vivre ailleurs que sur ces territoires gelés et sauvages... L'heure est grave pour William-le-Noir et Petit Pedersen, Mads Madsen qui se sait atteint d'un cancer et Anton, médiocre poète qui finira pourtant par retourner, de manière assez inattendue, à son point de départ. Drôles et picaresques, ces racontars sont aussi nostalgiques, tendres et attachants. Avec La Circulaire, Jorn Riel, qui a fait du racontar un genre littéraire à part entière, en a bientôt fini avec le Grand Nord et sa familière île d'Ella. Ce neuvième recueil est l'avant-dernier consacré au " versant arctique " de l'œuvre de l'écrivain danois. – clr987

Le canon de Lasselille Jorn Riel.

"Fjordur n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il se retournait et se tortillait dans sa couchette inférieure, tourmenté par les nombreuses pensées que la visite de William avait mises en branle. D'abord cette histoire de canon. Il devait y avoir une arrière-pensée dans ce désir qu'avait Bjorken qui chargerait le canon pour ensuite laisser le soin à Lasselille de tirer. Cette histoire de salve de bienvenue était louche. On pouvait aussi bien monter le drapeau danois et tirer en l'air avec les fusils. personne n'irait confier un canon à Lasselille sans avoir de très bonnes raisons." – clr987

La passion secrete de Fjordur Jorn Riel.

Fjordur pensait à sa passion, il lui arrivait d'en avoir des palpitations comme un garçon de dix-sept ans avant un rendez-vous d'amoureux, et cette pensée le rendait à la fois nerveux et sauvage. Mais Fjordur luttait. Il réprimait ses pulsions du mieux qu'il pouvait, parce qu'il savait qu'ici aussi, mises à jour, elles risquaient de faire de lui un homme marqué à vie. Pendant deux ans, à la cabane de Hauna, il tint bon, chassant assidûment pour tenir sa passion à distance. Mais la troisième année, quand fut installé l'émetteur de Cap Rumpel, sa passion fit voler en éclats les gardefous patiemment édifiés. Dans un état proche de la transe, il partit à Cap Rumpel pour envoyer un télégramme à Copenhague. – clr987

Fils du feu Guy Boley.

Nés sous les feux de la forge où s’attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l’un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s’invente sa parade : si le père s’efface dans les vagues de l’ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s’était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d’un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu’il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu’on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d’exister. Dans une langue splendide, Guy Boley signe ainsi un premier roman stupéfiant de talent et de justesse – clr987