background preloader

Pacte de Responsabilité

Facebook Twitter

La politique déboussolée : purge à la française, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, septembre 2014) «Mon véritable adversaire, c’est le salaire. » Bien sûr, ce type de conviction ne s’affiche pas publiquement, et le président de la République française ne s’exprime pas ainsi. Mieux vaut clamer son rejet de la finance pour gagner, à gauche, une élection. Mais, une fois les urnes vidées, le dogme du « coût du travail » trop élevé a dicté la conduite de M. François Hollande, quel que soit son premier ministre — tout en rondeur, comme M.

Jean-Marc Ayrault, ou libéral décomplexé comme M. Manuel Valls. Il ne lui a pas fallu un mois après son arrivée à l’Elysée pour en faire la démonstration. Selon l’un de ces « visiteurs du soir » que semble priser l’hôte de l’Elysée, cette « hausse limitée » vise à « préserver les entreprises » (2). Mais l’attaque va bien au-delà. Les expériences précédentes ne laissaient d’ailleurs planer aucun doute. Le « toujours moins » salarial est devenu la doctrine officielle défendue par M. Début 2014, le ton change. La compétitivité est une idée morte. Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies.

Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée. Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. La priorité donnée par François Hollande à la compétitivité de la France s’inscrit en effet dans une vision de court terme — redresser la croissance des exportations du pays par la baisse du coût du travail et des dépenses publiques — qui est contraire à toute perspective de redistribution des richesses et de transition écologique. Deux courbes explosives Mais c’est précisément au moment où elle semblait près de se réaliser que cette promesse d’accomplissement tourne au cauchemar.

Pourquoi le taux de marge des entreprises a-t-il baissé ? Depuis vingt ans, la France diminue les charges des entreprises. Depuis le début des années 1990, les gouvernements ne cessent de vouloir diminuer le coût du travail. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Qui se souvient du rapport Malinvaud de 2001 ? Du rapport Charpin de 1992 ?

Ou de celui de Dominique de la Martinière et Alain Demarolle en 1996 ? Mis à part pour quelques historiens, ces documents sont tombés dans l'oubli. Ils ont pourtant un point commun avec le rapport que Louis Gallois vient de remettre au gouvernement Ayrault : ils plaidaient déjà pour un allègement des cotisations sociales payées par les entreprises. Comme le fera après eux Jacques Attali en 2007, entre autres. La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées "charges sociales", est en effet tout sauf nouvelle.

Et c'est ce qui est fait, par une série de mesures prises sous les gouvernements Balladur, Rocard et Juppé. Parmi ces niches, les exonérations de cotisations sociales représentent une part non négligeable. Non, les entreprises ne sont pas écrasées par les «charges» Jacques Généreux:«Il nous manque un raisonnement économique sain» Allègements de charges ne dites pas aux sénateurs que ça ne fonctionne pas. Le Choc de Compétitivité stimulera d'abord ...les profits. Le pacte de responsabilité n'inversera pas la courbe du chômage. Rapport michelle demesssine Exclusif le rapport qui bat en brèche les arguments du MEDEF. Exclusif : le rapport qui bat en brèche les arguments du MEDEF. Document en pièce jointe : Par Michelle Demessine SOMMAIRE DU RAPPORT (à télécharger ci dessous) 1. Aux origines, l’épreuve du chômage de masse 12 a) La France est confrontée à un chômage de masse depuis le début des années 1980 12 b) Ce phénomène a touché en priorité les personnes les plus vulnérables sur le marché du travail 12 c) Du retrait du marché du travail à la panoplie des contrats aidés, l’impuissance des politiques de l’emploi 13 2.

A) Une croissance sans emplois ? B) La proximité du Smic au salaire médian 15 3. 4. 5. 1. A) Le choix d’un standard de protection sociale élevé 19 b) Un salaire minimum conçu comme le garant du revenu des salariés 21 c) Un financement de la protection sociale assis sur les salaires via les cotisations sociales 21 2. A) Les réformes du marché du travail en Allemagne dans les années 2000 22 b) Une baisse du chômage mais une hausse des inégalités et de la pauvreté 23 1. A) Une progression des besoins 25 b) Une évolution parallèle des cotisations 27 2. 3. 4. 5. 1. Le Pacte de responsabilité supprime des emplois. Baisser les cotisations des entreprises n’a jamais créé d’emplois ! | A Babor !

Il temps d’en finir avec un mythe bien repandu sur les ondes : non, baisser les « charges » des entreprises ne crée pas de l’emploi. Explications Baisser les cotisations sociales revient à remettre en cause vos droits sociaux. Nous préférons parler ici de cotisations, car ce qui est appelé « charge » fait en réalité parti de votre salaire – salaire indirect – qui permet de financer la sécurité sociale et tous vos droits qui vont avec. Pour tout comprendre, je vous invite à regarder cette petite vidéo, à la fois pédagogique, drôle et instructive à propos des cotisations sociales : Mais revenons à nos moutons ! Baisser les cotisations des entreprises n’a jamais créé d’emplois Comme on peut le constater avec ce graphique, qui reprend les chiffres de l’INSEE, les différentes baisses de cotisations faites sur le SMIC depuis 30 ans, n’ont eu aucune conséquence sur le chômage.

Mais pourquoi ça ne marche pas? L’objectif d’une entreprise est de dégager des bénéfices. Les salaires, variable d'ajustement : vous avez dit « baisser les charges » ?, par Christine Jakse. «Nous ne pouvons pas continuellement avoir des charges sociales qui pèsent sur le travail. » Cette conviction exprimée par le ministre socialiste de l’économie et des finances, M. Pierre Moscovici (Le Monde, 17 juillet 2012), compte au nombre des idées ayant survécu sans encombre à l’alternance politique du printemps dernier. Baisser le « coût du travail » en réduisant les « charges » à travers une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) « sociale » : telle était aussi la promesse du candidat de la droite, M.

Nicolas Sarkozy. Cet objectif figure également en bonne place sur la liste des conditions énoncées par le Cercle de l’industrie, une association de dirigeants d’entreprise, pour « rebâtir notre industrie » : « En France, affirme-t-il, la part prise sur les charges patronales pour financer la protection sociale est élevée, alors que le consommateur est relativement peu taxé. Taille de l’article complet : 2 732 mots. (1) Les Echos, Paris, 19 juin 2012. Les dividendes ont augmenté de 31% dans le monde depuis 2013. Croissance : zéro pointé pour la politique de Hollande. André Gauron. Cher Denis, Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt et d’attention les articles que tu publies dans Alter éco ou sur ton blog. Je suis souvent en accord avec toi mais parfois aussi en désaccord.

C’est le cas à propos de ton papier sur le smic “allégé” comme tu as pu le voir en lisant mon propre papier intitulé “toujours plus bas”. Comme nous partageons des convictions communes et un objectif commun de trouver une solution au chômage des moins formés, il me semble important que nous puissions débattre de nos différences d’analyse en profitant de tes qualités de pédagogue. La question qui nous occupe est de savoir si en abaissant le coût du travail des emplois peu qualifiés, il est possible d’accroitre l’offre de travail pour ces types d’emplois. Comme tu le vois, je distingue à dessein la qualification du salarié de celle de l’emploi. Celui qui n’est pas diplômé ou ne possède qu’un CAP n’est pas pour autant “non qualifié”.

Avec toutes mes amitiés. G_allegre : Tandis que le chef de l'Etat... 30 milliards d’euros de baisses de cotisations : ce que l’on pourrait faire à la place. Le "pacte de responsabilité" est un sacrifice inutile demandé aux Français | Nicolas Dupont-Aignan. Les annonces de Manuel Valls n'ont pas fini d'émerveiller les commentateurs officiels. La batterie de coupes budgétaires doit servir à financer le fameux "pacte de responsabilité", création du gouvernement Ayrault et nouveau totem de la pensée économique dominante.

Le Monde en est déjà tout émoustillé. L'objectif de ce "pacte" est connu: améliorer la compétitivité des entreprises françaises, c'est à dire rendre leurs produits plus attractifs sur le marché mondial. Il y a en effet urgence, comme le montre la balance chroniquement déficitaire de nos échanges avec le reste du monde. Un "pacte" aux effets minimes Tout d'abord, sur les marchés mondiaux le faible gain de compétitivité à en attendre -36 milliards de baisses de charges à comparer aux 1000 milliards de valeur ajoutée de nos entreprises- risque d'être rapidement annulé par la hausse continue de l'euro face au dollar. Lire aussi: • VIDÉO. Des coupes massives et périlleuses La sortie de l'euro : véritable planche de salut. 10 raisons de refuser le pacte de responsabilité, le plan d’austérité.

J’ai voté, ce lundi soir, au bureau national du PS, contre le texte de soutien au pacte de responsabilité et je soutiens les parlementaires qui le refuseront demain à l’Assemblée Nationale. Voici les 10 raisons qui fondent mon choix. - 1- 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques en 3 ans constituent une ponction massive sur le pouvoir d’achat, une baisse de l’investissement public, dangereuse économiquement et injuste socialement. Cette ponction va avoir un effet négatif sur la croissance et sur l’emploi et in fine sur les recettes fiscales qui seront moindre qu’attendues.

C’est la spirale de l’austérité observée dans tous les pays qui ont privilégié la réduction drastique des dépenses à une stratégie ciblée de relance. . - 2- Emploi, redressement productif, réduction des déficits doivent aller de pair. . - 4- Le système des baisses systématiques de cotisations sociales, organise un gaspillage de fonds publics. . - 6- Les efforts ne sont pas justement répartis. Une Europe en pilotage automatique néo-libéral ? Politique Hollande-Valls, idée reçue n°2 : le keynésianisme est dépassé.

Il n’y a pas de politique de relance par la demande possible dans une économie ouverte et mondialisée : il faut des politiques de l’offre. Tel est un des dogmes majeur du social-libéralisme gouvernemental, malheureusement battu en brèche par les chiffres et les perspectives. Un vrai feu d’artifice : quatre livres de personnalités ou d’économistes socialistes ont précédé, ou accompagné, la constitution du gouvernement de Manuel Valls et la présentation de sa politique visant à aller plus loin, plus vite et plus fort sur le chemin du "pacte de responsabilité". La France au défi d’Hubert Védrine est paru fin février (Fayard ). Éloge de l’anormalité de Matthieu Pigasse (Fayard), Quand la France s’éveillera de Pascal Lamy (Odile Jacob) en mars, et Changer de modèle des économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen en avril (Odile Jacob).

Chacun veut faire entendre sa petite musique personnelle, mais les différences comptent peu. Ces économistes sont dans le déni. Source du tableau. Diminuer le salaire brut pour hausser le net, c’est une indignité, c’est le programme de Marine le Pen depuis des années. Non, un salarié payé au Smic ne percevra pas 500 euros de plus par an ! Le « pacte de responsabilité » annoncé par Manuel Valls devrait s’accompagner, pour équilibrer les 15 milliards d’euros supplémentaires de cadeaux au patronat d’un « pacte de solidarité » de 5 milliards en faveur des salariés.

La disproportion est déjà manifeste car, si l’on ajoute les 20 milliards d’euros annuels de cadeaux au patronat, sans la moindre contrepartie en termes d’emplois, c’est 35 milliards d’euros que percevra le patronat. 5 milliards d’euros, cela ferait 7 fois moins. Mais surtout, ce qui est accorde de la main gauche, est retire de la main droite. Il s’agit d’un simple tour de passe-passe.

Le patronat n’aura pas à financer quoi que ce soit, ce sont les salariés qui financeront l’augmentation de leur salaire net en voyant diminuer leur salaire indirect, les cotisations sociales. Quel sera le résultat de ce tour de bonneteau ? Soit le manque à gagner pour la Sécurité sociale sera financé par les impôts. L'Imposteur Hollande et l'imposture européenne...

Samedi 26 avril se tenait le premier meeting parisien du « CNR-RUE » -Conseil National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne- pour le boycott des élections européennes. A un peu moins d’un mois de l’échéance, alors que le gouvernement Valls s’affirme comme jamais le bras armé de l’Union Européenne en France, notamment avec le « pacte de responsabilité », la question du boycott de ces élections prend toute son importance…Durant ce meeting, plusieurs des initiateurs du « CNR-RUE » ont pu expliquer les raisons de leur participation à la bataille pour le boycott. On trouvera les éléments sur le site du « CNR-RUE ». Je communique ici le contenu de mon intervention. Elle s’appuie sur le travail d’enquête que j’ai eu l’occasion de mener pour la rédaction de « L’Imposteur ». Jamais comme depuis l’élection de François Hollande il y a deux ans la soumission à l’Union Européenne n’a été aussi prononcée. « L’Europe » constitue l’une des principales impostures du président socialiste.

Le problème, ce n’est pas l’offre : c’est la demande ! Ce billet a été lu 2 277 fois. Le président Hollande a déclaré « L’offre crée même la demande ». C’est l’aveu de libéralisme clair et net. Il se prétend social-démocrate mais sa politique économique depuis mai 2012 n’est : - ni sociale, car cela implique des acquis sociaux et non des destructions telles que la retraite à 66 ans, la casse du droit du travail avec l’ANI, la hausse de la TVA et la casse des cotisations familiales. - ni démocrate car il trompe ses électeurs, dresse les parlementaires de sa majorité avec l’article 49.3 de la Constitution, cherche à supprimer les élections prud’homales et décide seul de sa politique socio-économique en s’appuyant sur des accords syndicaux minoritaires. La politique de l’offre n’est pas une politique pour l’entreprise mais pour les actionnaires. Cela ne marchera jamais car cette politique est appliquée dans pratiquement toute l’Europe et, c’est la récession généralisée. 1) Les économistes le disent… 2) … et les patrons aussi !

Gérard Filoche : Valls, "c’est cap suicide !" Pourquoi le taux de marge des entreprises a-t-il baissé ? LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Liêm Hoang Ngoc, économiste, député européen (PSE) La perte de compétitivité de l'économie française est souvent présentée comme la conséquence de la dégradation du taux de marge des entreprises. Lestées par un coût du travail trop élevé, celles-ci ne dégageraient pas suffisamment de marges d'autofinancement pour engager les investissements nécessaires afin de réorienter l'offre sur une trajectoire hors coût, à l'allemande. La restauration des marges d'aujourd'hui serait donc les investissements de demain et la compétitivité hors coût d'après-demain.

Tel est, en somme, l'énoncé du "théorème Gallois", avatar du "théorème Schmidt" de 1974, lorsque le chancelier allemand avait popularisé l'adage selon lequel "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain". Or, que nous enseigne l'analyse de l'évolution récente du taux de marge en France ? Il existe deux interprétations de cette baisse du taux de marge. Pascal Vallin - Ils volent nos salaires et ils violent nos. VALLS ANNONCE TRANQUILLEMENT LA FIN DE NOTRE PROTECTION SOCIALE. Valls fait payer tout le monde... même les pauvres ! La rigueur de Valls rappelle celle de Sarkozy. PACTE DE RESPONSABILITÉ - Austérité de gauche, austérité de droite, quelle différence? Manuel Valls a détaillé ce mercredi 16 avril les pistes de son gouvernement pour trouver les 50 milliards d'euros d'économies promises par François Hollande d'ici à la fin du quinquennat.

Un nouveau plan de rigueur accueilli plus que tièdement par certains élus de la majorité qui ont dénoncé un nouveau risque d'appauvrissement des Français. Le chef du gouvernement, qui a pris la parole entouré de ses ministres en charge des finances, du budget, des affaires sociales et de la fonction publique, a indiqué que les économies se répartiraient entre l'Etat (18 milliards), les collectivités territoriales (11 milliards) et la protection sociale (21 milliards). C'est ce dernier point, qui n'avait pas été précisé lors de sa déclaration de politique générale, qui a entraîné une première levée de boucliers dans la majorité. Des prestations sociales gelées: pire que sous Sarkozy. Manuel Valls, Laval des temps modernes. QU’EST-CE QUE LE SALAIRE SOCIALISE ? | Conscience Citoyenne Responsable.

LES COTISATIONS SOCIALES FONT PARTIE DE MON SALAIRE ! La famille, les retraites et le logement dans le viseur des «prestations» à raboter. Pour financer son pacte, Matignon veut piocher dans les cotisations retraites. Baisse des charges : ce qui va changer pour les ménages et les entreprises. Moi, parlementaire socialiste, je manifesterai samedi contre le pacte d’austérité.

Le Choc de Compétitivité stimulera d'abord ...les profits. Le « choc de compétitivité » stimulera d’abord… les profits ! Pourquoi le pacte de responsabilité va nous mener à la récession. Pourquoi le « pacte de responsabilité » ne créera pas d’emplois. Les fariboles du pacte de responsabilité. Que coûte un salarié ? Après les "pigeons", les chefs d'entreprises "moutons" du RSI. Un pacte irresponsable. Ref_1496-Cotisations_Depl_web. #mLOC1pQyeghDLaBu.01#mLOC1pQyeghDLaBu.01#mLOC1pQyeghDLaBu.01. La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef. «Les entreprises ne paient pas 30 milliards de cotisations familiales», assure le président de la Cnaf. Le patronat inflige un camouflet au président de la République. François Hollande et le Medef : plaisir d'offrir, joie de décevoir. Le président de la CNAF dément la Présidence de la République. La grande presse se tait.