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Réduire le temps de travail, pour le partager

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Le « partage du travail », alternative au « revenu universel » Accepter de travailler moins individuellement mais plus collectivement est avant tout un choix de société au même titre que celui du choix de la flexibilité ou de celui de la création d’un revenu universel, selon l’économiste Gérard Fonouni.

Le « partage du travail », alternative au « revenu universel »

LE MONDE | | Par Gérard Fonouni (Agrégé d’économie et gestion) Par Gérard Fonouni, agrégé d’économie et gestion Alors que la richesse économique ne cesse de s’accroître à un rythme inégalé ces cinquante dernières années, la contribution quantitative du travail à la création du produit intérieur brut se réduit parallèlement peu à peu. Nous nous trouvons à l’ère de la révolution numérique dans une situation dans laquelle moins de travail est nécessaire pour produire plus et mieux. Cette situation d’abondance se traduit inévitablement par moins de travail et plus de capital pour garantir la croissance économique. Le travail au-delà de l’emploi. A l’approche du scrutin des primaires de la gauche organisées les dimanches 22 et 29 janvier, des économistes réfléchissent au renouvellement des idées progressistes.

Le travail au-delà de l’emploi

Ainsi, Pierre-Yves Gomez, Bernard Stiegler et Roger Sue suggèrent une rupture radicale avec les politiques traditionnelles de lutte contre le chômage. "Travailler moins, vivre plus" : aux Pays-Bas, un phénomène inspirant. « Travailler pour vivre et non vivre pour travailler »… Aux Pays-Bas, cette façon de voir est en train de bouleverser les vieilles habitudes.

"Travailler moins, vivre plus" : aux Pays-Bas, un phénomène inspirant

Un Néerlandais sur deux est déjà passé au temps partiel… et le pays tient toujours debout ! Lumière sur un phénomène inspirant. Aux Pays-Bas, la durée moyenne de travail est désormais de 29 heures par semaine (contre 36 en France). Erreurs, mensonges et manipulations autour des 35 heures. Quinze ans après leur entrée en vigueur, les 35 heures restent un chiffon rouge. Plaidoyer pour la semaine de quatre jours. Rapport secret IGAS : la réduction du temps de travail peut favoriser l'emploi. L’Igas censure un rapport sur les 35 heures. Pourquoi il faut travailler moins. 4 jours qui vont vous changer la vie - Pierre Larrouturou. "Travailler moins, est-ce vivre mieux ?" Sujet de bac philo 2016. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marine Miller et Agathe Charnet « Marx dit : “La religion, c’est l’opium du peuple” ; Dieu est parfait, donc Dieu existe – c’est un syllogisme.

"Travailler moins, est-ce vivre mieux ?" Sujet de bac philo 2016

Dieu est mort… Qui a dit Dieu est mort, déjà ? » A toute vitesse et à quelques minutes du coup d’envoi de l’épreuve de philosophie du bac 2016, Stella débite les citations qu’elle a minutieusement consignées en petites lettres noires sur une feuille. Sur le trottoir du lycée Paul-Valery, dans le 12e arrondissement de Paris, elle tâche, avec Emmanuelle et Kaïma, également élèves en terminale littéraire, de graver dans sa mémoire d’ultimes paroles de penseurs. Une énorme goutte d’eau tombe du ciel parisien et vient s’écraser sur une phrase de Bergson : « Dieu permet d’oublier l’angoisse de la mort. » « Un signe du destin ! « Dépêchez-vous, sortez vos convocations et vos pièces d’identités », les presse Muriel, postée à l’entrée de l’établissement parisien, qui fait partie des centres d’examen.

Des pistes existent pour créer de l'emploi: semaine de 32 heures ou de quatre jours, compte épargne temps ... Semaine de 32 heures ou de quatre jours, compte épargne temps, job rotation, temps partagé…, de nombreuses possibilités ont déjà été expérimentées, notamment à l'étranger.

Des pistes existent pour créer de l'emploi: semaine de 32 heures ou de quatre jours, compte épargne temps ...

Travailler moins, pour travailler tous : proposition de Nouvelle Donne. Baisser le temps de travail, pour le partager avec ceux qui n'en ont pas. Emmanuel Macron et d’autres se sont de nouveau illustrés en dépeignant la réduction du temps de travail comme une recette inefficace du passé.

Baisser le temps de travail, pour le partager avec ceux qui n'en ont pas.

La réduction du temps de travail est pourtant amenée à se poursuivre. Elle semble inéluctable, et la principale question est de savoir comment l’organiser. Contrairement aux idées reçues, les Français ne travaillent pas moins que leurs voisins européens. Lorsqu’on se concentre sur la durée moyenne de tous les emplois, et non uniquement sur ceux à temps plein, les Français ont une durée hebdomadaire de travail de 35,9 heures en 2013, supérieure à la moyenne de l’Europe des Quinze (35,8 heures) mais également du Royaume-Uni (35,5 heures) et de l’Allemagne (35,2 heures).

Loin d’être une exception, la France a vu son temps de travail baisser dans des proportions relativement similaires à ses voisins européens. La première est liée à l’épuisement de la croissance économique. La deuxième raison a trait aux enjeux écologiques. « Produire autrement et partager le travail pour en finir avec le chômage » (Dominique Meda)

Reporterre - La Fête du Travail a-t-elle encore un sens pour vous qui avez écrit en 1995 Le travail.

« Produire autrement et partager le travail pour en finir avec le chômage » (Dominique Meda)

Une valeur en voie de disparition ? Dominique Méda - Dans cet ouvrage, je ne décrivais pas une situation objective. J’exprimais le souhait que le travail prenne moins de place dans nos vies et soit mieux réparti entre les membres de la société, pour que chacun assume ses rôles de travailleur, parent, citoyen, ami… Continuer à faire du partage du travail une cause commune aux travailleurs de tous les pays – puisque je rappelle qu’il s’agit d’une Fête internationale des travailleurs !

– et conserver un jour férié pour formuler des propositions destinées à améliorer leur situation me paraît non seulement une excellente chose, mais aussi une absolue nécessité. Les chiffres du chômage sont parus la semaine dernière : 3 349 300 demandeurs d’emploi. Malades du travail par burn out. De 30 000 à… 3 millions.

Malades du travail par burn out.

Telle est l’impressionnante fourchette qui permet d’évaluer, en France, le nombre de personnes touchées par le burn-out (épuisement professionnel). Le premier chiffre est avancé par l’Institut de veille sanitaire (InVS), le second par un cabinet spécialisé dans la prévention des risques.