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Favoriser l'agroécologie et la permaculture

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Nourrir l’humanité sans détruire de nouvelles forêts. Selon la FAO, il est possible de produire davantage de denrées sans conquérir de nouvelles terres.

Nourrir l’humanité sans détruire de nouvelles forêts

L’organisation préconise plutôt d’améliorer les rendements avec des pratiques respectueuses des écosystèmes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laetitia Van Eeckhout L’agriculture est la principale cause de déforestation dans le monde ; pourtant il est possible de nourrir l’humanité sans détruire de nouvelles forêts, démontre l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans un rapport sur la situation des forêts du monde publié lundi 18 juillet. Entre 1990 et 2015, la superficie forestière mondiale a diminué de 129 millions d’hectares (3,1 %) et compte aujourd’hui un peu moins de 4 milliards d’hectares. Mode de production : L’agroécologie plébiscitée par « la Nation » Mode de production Adopté à 154 voix pour, 2 contre et 26 abstentions… Malgré des critiques, le projet d’avis « La transition agroécologique : défis et enjeux » présenté par Cécile Claveirole, consultante et journaliste indépendante, a été adopté le 23 novembre par l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Mode de production : L’agroécologie plébiscitée par « la Nation »

De quoi sans doute réjouir Stéphane Le Foll, qui avait fait de l’agroécologie son cheval de bataille. L’étude, commandée par Manuel Valls, devait juger si ce mode de production pouvait être une réponse aux enjeux économiques et environnementaux des filières agricoles. Le texte plaide donc pour une reconquête et une création de la biodiversité et une réorientation des politiques en faveur l’agroécologie (agroforesterie, techniques simplifiées de travail du sol, rotations longues et diversification, élevage de plein air et pâturage en système herbagé, etc).

L’agriculture « contre » un texte « stigmatisant » Le village éthiopien qui ne craint plus ni la sécheresse ni l’exode. Ce matin, Gidey Kahsay n’a pas grand-chose à faire.

Le village éthiopien qui ne craint plus ni la sécheresse ni l’exode

Il a passé les derniers jours à ensemencer son champ de blé, et attend désormais que la pluie tombe. Mais si elle n’est pas battante, ou si elle tarde à arroser son terrain, ce ne sera pas grave. Son champ de maïs, à quelques pas, est luxuriant. « Ici, nous n’avons plus besoin d’attendre que l’eau tombe du ciel. Nous faisons nos récoltes trois fois par an… », explique le quinquagénaire. A Abreha We Atsbeha, un village perché à 2 000 mètres d’altitude dans le nord de l’Ethiopie, connu pour abriter l’une des plus anciennes églises rupestres du pays, les 5 000 habitants, tous des fermiers, ne souffrent pas de la sécheresse qui frappe durement le pays depuis plus d’un an, et qui a plongé plus de 10 millions de personnes dans une situation d’insécurité alimentaire. « Nous aussi, nous avons connu la faim, raconte Gidey Kahsay en observant son fils griller des épis de maïs sur du charbon de bois.

Métamorphose Comme... La permaculture, une agriculture durable. La coopérative qui forme les agriculteurs écolos de demain. Se lancer dans l’agriculture biologique, paysanne et de proximité n’est pas toujours aisé.

La coopérative qui forme les agriculteurs écolos de demain

Heureusement, il existe des lieux pour tester et construire son projet. C’est le cas à la ferme de Toussacq, en Seine-et-Marne, dans une région céréalière grignotée par l’étalement urbain. Ici, les porteurs de projets peuvent se confronter à la réalité tout en étant soutenu par des formateurs, grâce à la couveuse d’activités Les Champs des possibles. Reportage dans cette pépinière où grandissent les paysans de demain. Sur la ferme de Toussacq, à Villenauxe-la-Petite, dans le sud de la Seine-et-Marne, Murielle Le Bihan avance sur ses rangs de radis avant la prochaine livraison pour les adhérents d’une Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap). Un paysage et une production qui détonnent sur ce territoire. . « J’ai eu envie de changer, de prendre l’air » « J’étais dans la fonction publique. Michel a les mêmes motivations. Expérimenter et être aidé Se confronter à la réalité. « Les paysages comestibles sont la clef de voûte de la production alimentaire de demain »

Designers en permaculture, Hugo Carton et Pascal Depienne sont membres de l’association Terre Paille et Compagnie.

« Les paysages comestibles sont la clef de voûte de la production alimentaire de demain »

Ensemble ils lancent l’Arche de Néo, un projet de pépinière conservatoire en permaculture. Pour le réaliser, une campagne de financement participatif est en cours. Reporterre - Qu’est-ce qu’une ’pépinière conservatoire’ en permaculture ? Hugo Carton - C’est un lieu où l’on conserve, où l’on multiplie et où l’on redistribue des variétés d’arbres traditionnelles.

Il en existe plusieurs centaines, des pommiers mais aussi des espèces moins connues comme le céanothe, mais la plupart ont été oubliées, abandonnées. Par paysage comestible, on entend des forêts jardins, c’est-à-dire des systèmes de production qui imitent les écosystèmes forestiers, avec une grande diversité de plantes vivaces et nourricières. L’agriculture d’aujourd’hui est extrêmement dépendante du pétrole. La permaculture s’adresse avant tout à des particuliers. La permaculture reste un système marginal. Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes. Privilégier l'agroécologie à toute autre forme d'agriculture. L’agroécologie considère le respect de la terre nourricière et la souveraineté alimentaire des populations sur leurs territoires comme les bases essentielles à toute société équilibrée et durable.

Privilégier l'agroécologie à toute autre forme d'agriculture

Elle est un ensemble de pratiques, une science et un art réconciliant l’écologie et l’agronomie, l’humanité et toute forme de vie. Son objet ne consiste pas uniquement à prendre soin du sol, de la plante, de l’animal ou de l’être humain, mais aussi de considérer l’ensemble des éléments de l’écosystème et des systèmes sociaux et de veiller à la qualité de leurs interrelations. En ce sens, l’agroécologie est un équilibre harmonieux mêlant, agriculture et écologie, quantité et qualité, activités humaines et biodiversité, philosophie et techniques, écosystèmes et systèmes sociaux.