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Les migrations internationales

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Récits de migrants : l'enfer en mer Méditerranée. Place de la Chapelle, XVIIIe arrondissement de Paris. Des dizaines de migrants africains errent là. Des hommes pour la plupart, entre 15 et 30 ans. Le soir ils cherchent un recoin où dormir sur des cartons. Là, à deux pas du métro, nous rencontrons Abderrahmane, 25 ans. Il a fui son pays, le Soudan, à cause des violences. Abderrahmane a des traits fin, les joues creuses et des yeux noirs de jais. Son exode débute en février dernier. "On marchait dans la ville quand ils sont venus vers nous. Abderrahmane commence à nourrir de la rancœur contre ces hommes violents qui lui ont pris toutes ses affaires.

Le 14 août, à la nuit tombée, ils les suivent. Trois jours en enfer. "De toute façon au Soudan, c'était la mort assurée, alors je ne regrette pas d'être ici à Paris" Cela fait plus de 48 heures qu'Abderrahmane et ses 95 compagnons d'infortune ont quitté les côtes africaines quand les passeurs décident de faire demi-tour, de les laisser là au milieu de la Méditerranée. Le tout premier réfugié climatique du monde.

Il est peut-être encore trop tôt pour attribuer le titre mais le reportage de la BBC choisit de distinguer ainsi Ioane Teitiota, ressortissant de l’île de Kiribati dans le Pacifique. Parti avec sa famille en Nouvelle-Zélande en 2007, son visa depuis longtemps expiré, il essayait de faire valoir un statut de réfugié climatique. Peine perdue, lui et les siens sont de retour sur Kiribati. Ioane Teitiota est inquiet pour ses enfants, malades depuis leur installation sur l’île, inquiet devant l’avenir qui grignote son petit bout de plage. Ne pas dépasser les 1,5°C pour protéger les populations les plus vulnérables On nous répète à l’envie : 2° Celsius serait la limite acceptable du réchauffement climatique pour ne pas en souffrir. Pour les îles Fidji et Tuvalu, le réchauffement climatique, c'est déjà la routine "Les enfants d'ici parlent du changement climatique comme d'autres, ailleurs, parleraient de l'école ou de la télé.

Histoire de migrants : « J’ai l’impression d’être de nulle part et de partout en même temps » « Je m’appelle Mohamed et je suis originaire du Soudan. Mes parents sont Érythréens mais je suis né au Soudan, où j’ai étudié pour devenir informaticien. Mon père a investi beaucoup d’argent pour mon éducation. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai décidé de me rendre en Arabie saoudite car je ne trouvais pas de travail en tant qu’expert informatique au Soudan. Mais je ne me suis jamais senti le bienvenu en Arabie saoudite, notamment à cause de ma couleur de peau.

Alors j’ai décidé de rentrer au Soudan. En 2006, j’ai commencé à travailler pour MSF comme traducteur, principalement dans les cliniques mobiles. Au bout de quelques mois, MSF nous a toutefois remerciés parce que cela devenait trop dangereux. En tant qu’Érythréen né au Soudan, et parce que j’ai pas mal bougé pour travailler, je me sens un peu de nulle part et de partout – je suis très mobile.

Avant de monter sur ce bateau en partance pour l’Europe, nous avons passé trois mois en Libye. Dans le portable de Mohamad, les photos de son périple depuis la Syrie. Ce sont des "souvenirs", disent-ils. Des tranches de vie sur smartphone glacé d'un voyage dont ils veulent ne rien oublier. Les photos qui défilent sous nos yeux tranchent avec une réalité plus dramatique.

Il y a les photos d'avant, celles de la vie qu'ils ont laissée en Syrie, en Irak. Des photos avec leurs familles, leurs amis, leurs enfants, au travail, des selfies dans tous les sens, dans toutes les situations. Et puis, il y a les photos d'après. Des photos qui ne témoignent pas toujours de la brutalité de ces voyages, largement couvert par les médias, mais aussi d'un quotidien où les sourires s'affichent parfois.

Jordanie - Turquie : le point de départ "C'est le point de départ de mes souvenirs. Turquie - Grèce : "On a gonflé nous-mêmes le bateau" "J'avais un cousin à Istanbul que je connaissais bien, je suis resté dix jours chez sa mère avant d'aller à Izmir. Un gars était censé conduire ce 'pneumatique', mais cela se voyait : il n'y connaissait rien. "En Hongrie, c'était pire. Sur la route des migrants - BFM Business. ARGOS - RÉFUGIÉS CLIMATIQUE. Kingsley. Carnet de route d’un immigrant clandestin - Olivier Jobard. Kingsley, jeune camerounais de 22 ans a traversé l’Afrique subsaharienne puis l’Atlantique sur une embarcation de fortune avant d’entrer clandestinement aux Canaries.

Aujourd’hui, il vit en France où il a obtenu une carte de séjour. Le photographe Olivier Jobard l’a accompagné tout au long de son périple et a retracé, en photographie, cette épopée moderne. Olivier Jobard qui voulait comprendre et partager une expérience de migration a décidé de suivre l’itinéraire d’un sans papiers. Ce carnet de voyage, mêlant images et textes, raconte six mois de la vie de Kingsley, un émigrant camerounais, à travers son périple illégal depuis le Cameroun jusqu’en Europe via le Nigéria, le Niger, le désert du Sahara, l'Algérie, le Maroc, et Les Canaries. Lorsque Olivier Jobard fait la connaissance de Kingsley au Cameroun, ce dernier avait déjà tenté de gagner l’Europe deux ans plutôt. Olivier Jobard est né en 1970. Histoires Singulières - Portraits. I-Map: Animation sur l'évolution des routes et flux migratoires en Méditerrannée. La crise des réfugiés. Réfugiés - Le projet événement d'ARTE Reportage.

Parcours de réfugiés - Walter, migrant, ingénieur informatique… et animateur Ideas Box ! - Libération.fr. Par Romain B. En mars dernier, à notre arrivée dans le camp d’Eleonas à Athènes avec l’Ideas Box, un homme s’est tout de suite fortement impliqué dans l’animation et la maintenance de notre médiathèque en kit. Il s’appelle Walter.

Walter a 37 ans, il est Ougandais et ingénieur informatique de formation. Menacé en raison de ses opinions politiques, il fuit l’Ouganda en 2014, laissant derrière lui sa femme et sa petite fille de huit ans. Alors que nous déployons pour la première fois l’Ideas Box dans le camp d’Eleonas, Walter nous fait part de sa passion des nouvelles technologies. Utilisation d’ordinateurs au sein de l’Ideas Box, à Eleonas en Grèce. Rapidement, Walter, motivé et plein d’idées, souhaite s’impliquer plus directement dans les activités autour de l’Ideas Box et partager ses connaissances informatiques avec les autres habitants du camp d’Eleonas.