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Etude transversale : musique et racisme : le jazz

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"L’histoire du jazz s’inscrit dans la quête de la dignité humaine, de la démocratie et des droits civiques.

Son rythme et sa diversité ont renforcé la lutte contre toutes les formes de discrimination et de racisme - tel est le message que nous devons porter à travers le monde aujourd’hui", la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Le jazz pour promouvoir la liberté d'expression. JAZZ, Le jazz en France. Éducation musicale : L’Histoire du JAZZ – Histoire des Arts. LE JAZZ Histoire des Arts. (8) Leçon d'André Manoukian - Ep.9 : 1794, l'invention du jazz. (5) Facebook. Le jazz : une arme secrète - Regarder le documentaire complet. Quand Goebbels montait un groupe de jazz de propagande nazie. Temps de lecture: 3 min Même si vous êtes amateur de classements musicaux très pointus, vous serez sans doute surpris de découvrir les tags «Propaganda swing» ou «troisième Reich» pour qualifier un groupe de jazz.

Quand Goebbels montait un groupe de jazz de propagande nazie

Et pourtant… Le site du célèbre Smithsonian Museum de Washington raconte sur le blog Past Imperfect «la plus étrange initiative de propagande» prise par les Nazis durant la guerre. Le ministre de la Propagande Joseph Goebbels, personnage clé de la censure du régime, a développé en 1939 un groupe de swing nazi pour contrer le succès des orchestres anglo-saxons. La ligne officielle du parti nazi était pourtant de considérer que ces genres musicaux étaient de la «musique dégénérée», et que leurs breaks improvisés comme leurs pulsations sautillantes risquaient de porter atteinte à la pureté et à la discipline allemandes.

Dans leurs discours publics, les Nazis l’exprimaient encore plus durement. Affiche d'une exposition nazie sur la «musique dégénérée» Jazz chez les nazis - L'École Émancipée. Les nazis et le jazz : difficile d’imaginer couple plus antithétique tant l’idéologie de mort prônée par les uns paraît contraire à la joyeuse subversion libératoire de l’autre.

Jazz chez les nazis - L'École Émancipée

Le jazz est tout ce que les nazis exècrent : moderne et cosmopolite, il exprime la révolte contre l’oppression et se joue de toutes les règles de la musique conventionnelle. C’est pourquoi il a été banni de l’Allemagne nazie avec tout ce qui était suspecté de ne pas être allemand. Mais le jazz était déjà très populaire dans l’Allemagne de Weimar et, la guerre traînant en longueur, il faut bien se préoccuper du moral des troupes. C’est ainsi que Dussander, vieux pianiste jazzman, est tiré de sa retraite désabusée pour former très officiellement un orchestre de « musique de danse accentuée rythmiquement », l’expression désormais en vigueur dans la novlangue nazie, bref un groupe de jazz nazi.

Jazz et Rose blanche Stéphane Moulain Christophe Lambert, Swing à Berlin (Bayard Jeunesse), 12,5 euros. Les années jazz de 1920 à 1940. L'âge d'or du jazz traditionnel La première guerre mondiale est suivie d'une période de mutations culturelles et sociales.

Les années jazz de 1920 à 1940

L'Amérique est soucieuse de se délivrer de ses tabous et d'accomplir une révolution des mentalités. Les premiers artistes jazz refusaient "l'Amérique aux larges pelouses et aux esprits étroits" (citation d'Ernest Hemingway). Ils organisèrent donc la résistance en s'abandonnant au plaisir de l'expérimentation artistique, de la boisson et de la liberté sexuelle, leur but étant de s'amuser sans aucune retenue. Leur mode de vie et leur indépendance étaient admirés par la jeune génération, ce qui poussa celle ci à se révolter contre les règles rigides d'un protestantisme moralisateur. Les années swing A partir des années 1930 et ce jusqu’à mondial, le jazz se fait appeler swing. "Le Paris des années 20" est verrouillé Le Paris des années 20.

Centre Régional Résistance & Liberté - Ressources documentaires > Fiches thématiques > Occupation : Jazz et propagande. Le Jazz, un engouement rapide dans l'Europe des années 1920 Au cours des Années Folles, Joséphine Baker et Duke Ellington se produisent dans les grandes capitales européennes.

Centre Régional Résistance & Liberté - Ressources documentaires > Fiches thématiques > Occupation : Jazz et propagande

La population « swingue » sur de nouveaux rythmes. Ces nouvelles expressions artistiques se diffusent pour pénétrer la musique dite savante. Kurt Weill, en 1928, n’hésitant pas à bouleverser l’ordre établi, puise dans les inspirations jazz pour l’Opéra des Quat’sous. Le jazz pendant les années folles de Paris. Le Jazz sous le Troisième Reich. Sous la République de Weimar, le jazz conquit l’Allemagne et devint un symbole des années folles.

Le Jazz sous le Troisième Reich

Mais dès le départ, des critiques s’étaient élevées contre ce style musical du côté des conservateurs et des milieux de droite. Après l’arrivée au pouvoir de Hitler en 1933, le conflit s’intensifia. La musique « étrangère » (fremdländisch) devait être éradiquée. Après quelques interdictions en ce sens et la création dès 1933 de la Chambre de musique du Reich (Reichsmusikkammer) – qui entraîna l’exclusion des musiciens juifs et restreignit les échanges artistiques avec les musiciens étrangers –, le monde musical allemand connut une période d’accalmie et d’ouverture relative, due à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver et d’été dans le pays en 1936. Mais la répression, notamment à l’encontre des jeunes amateurs de jazz surnommés Swingjugend (« jeunesse Swing »), s’exerça à partir de 1937. L’entrée en guerre des États-Unis marque de nouvelles tentatives de boycott du jazz, sans succès.

Quand Goebbels montait un groupe de jazz de propagande nazie.