
Catégorisation, stéréotypes et préjugès La catégorisation est donc un processus automatique de base bien connu des chercheurs. Ce qui définit le stéréotype, c’est sa dimension consensuelle. Pour mesurer les stéréotypes de façon concrète, on va soumettre au sujet une liste de traits concernant un groupe et le stéréotype sera défini à partir des items (propositions) les plus massivement choisis. Les études sur les stéréotypes montrent qu’ils auraient une activation quasi automatique. La formation du stéréotype correspondrait à une logique essentialiste. Le préjugé est, quand à lui, une attitude défavorable envers une ou plusieurs personnes en raison de leur appartenance à un groupe particulier. Si le stéréotype est plutôt descriptif et collectif, le préjugé serait plus individuel et normatif. Les stéréotypes sont sensibles à l’évolution des rapports entre les groupes (notamment conflictuel ou de domination). Les stéréotypes apparaissent alors comme une définition du groupe, l'essence même du groupe. cliquer-ici
Voici comment les médias français voient le monde Les médias nous donnent-ils une vision déformée du monde qui nous entoure ? La question est vieille comme Théophraste Renaudot, mais j’ai tenté d’y apporter une réponse moderne avec la série de cartes « anamorphosées » publiée ci-dessous — une idée que j’ai piquée à mes petits camarades d’Altermondes. Elles ont été réalisées en basant la déformation de chaque pays sur le nombre de résultats trouvés par Google quand on le cherche sur le site de l’un des vingt médias étudiés — je reviens plus en détail sur la méthode utilisée (et ses limites) dans un autre post. Avec l’avènement des réseaux sociaux, devenus pour beaucoup d’entre nous le principal point d’accès à l’information, ces cartes vont-elles se déformer davantage ? Et comme leur trafic dépend de plus en plus de cette plateforme, les médias sont tentés de « publier pour Facebook », laissant de côté l’actualité des pays trop lointains. Ces spécificités se retrouvent si on s’intéresse aux pays les plus cités, média par média.
Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversationPartie 3 : l’expression de la colère Dans cette nouvelle série d’articles, nous nous intéresserons à différents comportements qui sont typiques des dominants (occuper beaucoup d’espace, avoir beaucoup de temps de parole et parler fort, exprimer certaines émotions comme la colère…). Nous verrons également qu’il est considéré comme peu convenable pour une femme de les arborer. Brigitte Laloupe aborde ce thème dans son livre « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ». Les dominants ont droit à plus d’espace1. Plus précisément, l’espace personnel des dominants est plus grand2. En corrélation avec un plus grand espace personnel, les dominants ont tendance à occuper plus d’espace avec leur corps. L’utilisation de l’espace est donc un très bon indicateur de statut social. La plus faible utilisation de l’espace par les femmes est visible dans bien d’autres domaines. public. 1.
Que risque quelqu'un qui discrimine ? A SAVOIR Dans les lieux de travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauche, les personnes mentionnées à l’article L. 1132-1 du code du travail sont informées par tout moyen du texte des articles 225-1 à 225-4 du code pénal (définition et sanctions des discriminations prohibées). Qu’est-ce qu’une discrimination ? Comme le précise la loi du 27 mai 2008 citée en référence : Quelles sont les personnes protégées ? Tout salarié, tout candidat à un emploi, à un stage ou à une période de formation en entreprise est protégé contre les discriminations au travail. Les salariés témoins ou ayant relaté des agissements discriminatoires ne peuvent pas non plus être sanctionnés, licenciés ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire. Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire mentionnée à l’article L. 1132-1 du code du travail (voir ci-dessous) en raison de l’exercice des fonctions de juré (art. L’âge Le sexe Recours pénal
Les crampons de Messi font scandale en Egypte - BBC Afrique Lionel Messi, l’un des footballeurs les plus célèbres du monde, a fait don de l’une de ses paires de crampons à une vente caritative, mais ce geste généreux a contrarié de nombreux Egyptiens. Image copyright bbc Il y a seulement quelques semaines, Messi avait été félicité pour avoir réalisé le rêve d'un jeune supporter afghan en lui envoyant une chemise et un ballon de football. A l’inverse, son offre bien intentionnée de crampons, diffusée cette semaine à la télévision égyptienne, a été considérée par certains comme une insulte nationale. Au cours d'une interview télévisée dans l’émission "Yes I am Famous", le footballeur argentin a annoncé à la présentatrice qu'il voulait faire don de ses crampons de football pour qu’ils soient vendus lors d’enchères caritatives. Ce que Messi semble avoir oublié, c’est qu’en Egypte et dans d’autres pays arabes, les chaussures peuvent être utilisées pour signifier un manque de respect, une insulte. Image copyright "C’est révoltant.
En finir avec l'opposition égalité/équité - Une heure de peine... Vous êtes peut-être déjà tombé sur l'image ci-dessus : sur Facebook, sur Twitter, sur Tumblr, dans un mail qu'un ami vous aura envoyé, sur un blog, un site ou que sais-je encore. Et vous vous êtes peut-être dit "ah ben ouais, pas con, tiens". C'est la force des memes : un message simple, un brin d'humour, l'apparence de l'évidence, et donc un pouvoir de conviction très important par rapport aux efforts déployés. Regardons les deux images : elles présentent deux situations différentes, certes, mais il n'y a pas l'égalité d'un côté et son contraire de l'autre. Si on regarde bien, il y a aussi des deux côtés des inégalités. Savoir quelles sont les inégalités justes, c'est savoir si elles sont équitables. L'équité, elle, n'est pas une question de mesure : c'est une question de choix politique. On voit ainsi que savoir si une situation est équitable ou non revient à savoir quelle est la forme d'égalité que l'on préfère. Simple question de vocabulaire ?
Le code pénal pourrait punir la discrimination pour pauvreté C'est une des mesures que la ministre déléguée à la lutte contre l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti, envisage, pour briser la spirale de la pauvreté qui mène inexorablement à une sous-citoyenneté de fait. La ministre s'exprimait jeudi lors d'une conférence sur la citoyenneté des personnes pauvres, à Paris. "Faut-il reconnaître légalement la discrimination pour condition sociale? Dossier unique pour les prestations sociales Marie-Arlette Carlotti a par ailleurs rappelé la décision, annoncée mercredi à l'issue du Comité interministériel de modernisation de l'action publique, d'expérimenter à partir du 1er janvier 2014 dans deux départements (Loire-Atlantique et Seine-et-Marne) un "dossier unique" pour les demandes de prestations sociales. Sous-citoyenneté Pour les associations ou institutions qui luttent contre la pauvreté, il y a urgence à combattre la précarité économique qui débouche bien souvent sur un statut de sous-citoyen. Sous-citoyen pour l'accès à la santé. "Double peine"
Les différences culturelles dans la manière de négocier Comment obtenir un oui, un Si, un Ja, un Hai, ou un Da dans la négociation ? Les nombreuses cartes de la négociation peuvent parfaitement fonctionner quand vous voulez passer un accord avec une entreprise de votre propre pays. Mais dans l'économie mondialisée d'aujourd'hui, vous pouvez être amené à négocier avec une entreprise en Chine, un accord de sous-traitance en Inde, ou un contrat de fournisseur en Suède. Si c'est le cas, vous pourriez vous retrouver à travailler à partir de cartes de communication très différentes. Dans un article de décembre 2015 intitulé " Getting to Si, ja, Oui, hai, and Da" et publié dans Havard Business Review, Erin Meyer explique les cinq règles de base pour négocier avec quelqu'un dont le style culturel de la communication diffère du vôtre.
Pourquoi le genre dérange Une décision que les pages idées de _Libération_ résument ainsi en titre: « Valérie Pécresse coupe les bourses au genre ». C’est en effet le nième épisode de cette absurde « chasse aux sorcières », déclenchée dans l’orbite de la Manif pour tous, contre un domaine de recherche extrêmement fécond, transdisciplinaire, né dans la foulée des mises en cause formulées par les mouvements féministes, et qu’on ne peut réduire à ce que ses adversaires désignent comme la « théorie du genre », qui n’est qu’un fantasme, une manipulation idéologique. En gros, cette prétendue « théorie » soutiendrait un « déni manifeste du sexe biologique » et « engendrerait un chaos identitaire et existentiel » avec la fin de la différence des sexes, la transformation des filles en garçons », voire « l’apprentissage de la masturbation à l’école… » D’une certaine manière c’est tout le contraire. Discrimination, ségrégation, la revue de psychanalyse Cliniques méditerranéennes en explore « les figures actuelles »
Le dessinateur Livio Bernardo inverse les rôles contre le racisme ordinaire Deux illustrations du lien d’appartenance au groupe dans les cultures collectivistes L’Arabe du futur (Allary), Riad Sattouf – La Corée, Won-bok Rhie, versions ang. et fr. (Gimm-Young) Trouver le point commun (L’Arabe du futur, Riad Sattouf) J’ai lu avec grand plaisir les deux tomes de l’autobiographie dessinée de Riad Sattouf. A la page 82 de ce deuxième tome, il y a une scène qui a particulièrement attiré mon attention car elle décrit très bien l’importance que constitue le lien d’appartenance dans les cultures où le groupe prédomine sur l’individu. Le père de Riad croise un type au hasard, Salut cousin. Mais quand un autre type s’approche du père de Riad, il s’annonce par Salut mon frère. Editions Allary, ©Riad Sattouf « Ils ont discuté jusqu’à ce qu’ils se trouvent une connaissance commune » : voilà une remarque essentielle pour comprendre que la palabre n’est pas une vaine dépense de salive mais un moment de socialisation où deux inconnus, tels une prise et le courant électrique cherchant à se connecter, discutent longuement pour trouver un point commun.