JE NE VEUX PLUS - pétition pour la reconnaissance de la discrimination pour raison de précarité sociale
Des enfants interdits de cantine parce que leurs parents sont chômeurs, une famille expulsée d'un musée parce qu'elle incommodait les visiteurs, des médecins qui n'accordent pas de rendez-vous à des malades parce qu'ils ont la CMU, des CV ignorés parce que le postulant vit dans un centre d'hébergement... Tous les jours au sein de nos syndicats, associations, nous alertons les pouvoirs publics sur ces situations qui montrent que les personnes en situation de pauvreté et de grande précarité subissent une double peine. C'est d'abord celle, évidente, de leur condition économique. Et c'est celle, plus insidieuse, mais qui doit être dénoncée, de la stigmatisation permanente qu'ils subissent et qui parfois conduit à de tels traitements discriminants, privant ces personnes de leurs droits.
Changement à moindre frais
Les luttes sociales mais aussi les querelles sociétales qui nous passionnent, en disent long sur l’histoire d’une société. Pourtant, depuis les années 1970, il semblerait qu’on ait plutôt tendance à privilégier le sociétal , c’est-à-dire les mœurs, les modes de vie, peut-être parce qu’ils sont plus susceptibles d’être révolutionnés à moindre frais qu’un mode de production aux multiples conséquences sociales. Au sortir de mai 68 et à la fin des Trente Glorieuses , les politiques ont fait le choix d’entamer un nouveau virage : celui des réformes des mœurs dont l’office était à la fois de garantir l’avancée moderne de notre société, mais aussi la protection d’un domaine qui allait devenir le dernier bastion de nos luttes : le domaine privé. L’individualisme à tout crin Pour dire vrai, depuis les années 1970, il semble bien que nous n’ayons jamais été aussi passionnés, voire divisés, par ces querelles qui se montent en puissance autour du domaine privé.
Revue Informations sociales 2012/1, L’accompagnement social vers l’emploi
Depuis quelques années, les politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion s’inscrivent dans des logiques d’« activation » qui visent à intégrer les personnes sur le marché du travail. Des mesures d’accompagnement social et professionnel, qui relèvent d’une forme de contractualisation articulant droits et devoirs, se sont développées afin de responsabiliser les bénéficiaires dans leur processus de réinsertion et de les sortir d’une situation d’assistanat. Ainsi, les pratiques professionnelles des « accompagnants » relevant d’institutions diverses, les travailleurs sociaux en particulier ont connu des changements du fait de l’essor de l’accompagnement personnalisé. Ce numéro interroge le développement des pratiques d’accompagnement au regard de l’objectif d’insertion sur le marché du travail. Point de repère
Assisté par l’État, Le Point dénonce le « scandale » des assistés
Toujours à la pointe du combat contre tous les scandales et toutes les injustices, Le Point s’attaque dans son édition du 24 octobre 2013 à l’ « assistanat », avec ce titre de Une : « Les assistés. Comment la France les fabrique. » Et d’énumérer comment, donc : « Peut-on vivre sans travailler ? Ces riches qui en profitent. Le grand délire des allocations. »
Assommons les pauvres !
Une expression obsède la novlangue d’aujourd’hui : « réformes de structure ». Il faut donc croire qu’il y a d’autres réformes, plus anodines, mais qu’on ne saurait plaisanter avec les réformes « de structure », si profondes, vitales et sans doute douloureuses. La litote sert à désigner les mesures destinées à accroître la flexibilité du travail, retarder l’âge de la retraite, diminuer les prestations sociales, baisser les dépenses de l’Etat, diminuer les impôts et les salaires. « Assommons les pauvres !
Qu’est-ce que la politique de la ville ?
La politique de la ville vise à réduire les écarts de développement au sein des villes, à restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Aujourd’hui, 5,5 millions de personnes vivent dans les 1 500 quartiers les plus pauvres, ciblés par la géographie prioritaire. Pour répondre au cumul de difficultés qui touchent ces territoires, la politique de la ville mobilise l’ensemble des politiques de droit commun et des services publics, et dispose de moyens d’intervention spécifiques.
Les pauvres n'ont pas la cote selon une étude du Crédoc
Le regard des Français sur les pauvres se fait plus dur selon une enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l'observation des conditions de vie) portant sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes de décembre 2013 à janvier 2014 publiée le 12 septembre 2014. 37 % des Français pensent que les personnes qui vivent dans la pauvreté n'ont pas fait d'effort pour s'en sortir alors qu’ils n’étaient quue 25% en 2009 au déclenchement de la crise... Il faut dire que la crise touche aujourd’hui de plus en plus de monde. Le pouvoir d’achat des classes moyennes a baissé Le niveau de vie médian a fléchi de 1 % en 2012 en euros constant et même 2 % pour les 20 % de population la plus modeste.
Qu’est-ce que la politique de la ville ? - La politique de la ville à l'épreuve des violences urbaines de 2005
Travaux de rénovation dans un quartier des Hauts-de-Seine. Photo : Dany Vienney © La Documentation française Agrandir l'image Dans son rapport sur la politique de la ville (2002), la Cour des comptes rappelait ses caractéristiques. « Depuis une vingtaine d’années, l’Etat a engagé des actions visant à lutter contre la dégradation de quartiers situés en général à la périphérie des grandes villes et contre l’exclusion des populations qui y habitent.